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Bonjour,

J'ai décidé de partager avec vous mon expérience de spectateur aprés avoir vu le spectacle de magie de Noel du CE de ma femme. Pourquoi partager une expérience négative ? 2 raisons :

- D'abord pour expliquer ce que je considère comme un mauvais spectacle (mais cela n'engage que moi).

- Si le (les) magicien(s) que j'ai vu me lisent, je suis à leur dispo pour en parler dans le détail.

Je tairai évidemment leur nom par respect pour eux.

Tout commence par une volonté de faire assurer un voyage au "pays de la magie". Pourquoi pas (à la limite) ? le magicien n'a rien d'un voyageur si ce n'est un sac de voyage mais bon. Si l'histoire est sympa j'ai pas de contre-indication.

S'ensuit une histoire où une sorcière (dénommée Mazera) sensée être gentille débarque en costume rouge/masque blanc, assez effrayant, et du coup, destinée (j'imagine) à faire peur aux enfants. On ne sait pas ce qu'elle fait là, quel est son rôle et où va-t-elle.

Le message est bizarre, faire peur aux enfants pour un spectacle de Noel me semble assez inapproprié. Un second magicien, déguisé en balayeur de la scène, la fait fuir et finalement l'emprisonne sur une grande illusion afin de faire un change de personnage (mes excuses, mes connaissances en grande illusions étant proches du néant). Ca n'a ni tête ni queue, ne donne rien à l'histoire si ce n'est qu'on comprend qu'elle s'est échappée.

On change de magicien. Pourquoi ? On ne sait pas. Le voyage au pays de la magie est bien loin. Le nouveau magicien nous montre un tour avec un sac en papier, des "lunettes 360" nous explique-t-il qui lui permette de voir les choses qui se passent dans son dos. Et de prendre un spectateur adulte pour venir l'aider sur scène. Il lui met le sac sur la tête pour confirmer qu'il ne voit rien.

A un spectacle de noel, destiné au enfants, on leur montre un adulte qui se met un sac sur la tête. J'ai entendu des mère dire à leurs enfants "alors tu vois mon chéri, mettre un sac sur la tête, c'est in-ter-dit". Suit un numéro de mentalisme où le magicien devine les ballons de baudruche éclatés par le spectateur, yeux cachés par les lunettes 360. Je note l'absence de concordance entre le texte et "l'histoire". Les lunettes 360 sont sensées te faire "voir" à 360 degrés. Et lorsque le magicien devine les couleurs, il "pense" que c'est le ballon rouge/bleu/autre qui a éclaté. Curieux...

Un numéro suit, sensé être poétique (neige japonaise). Le magicien, c'est quelqu'un qui "fait des choses extraordinaires à partir d'objets ordinaires" (je le cite). Et là, de sortir un rouleau de PQ, d'en découper quelques morceaux, de confectionner deux cœurs (ohhh poésie), de redéchirer tout cela et en faire de la neige japonaise s'envolant grâce à un éventail. Rien de poétique la dedans, le voyage au pays de la magie est toujours aussi loin. Et le message de la même mère à son fils "tu vois, jouer avec le papier toilette et le découper, ça aussi c'est interdit".

Retour du second magicien, habillé en magicien cette fois. et qui fait une routine de cordes, les nœuds sauteurs, cordes coupée raccommodée, corde autour du cou et qui traverse le cou (!!!). Le message de la même mère (qui n'est pas non plus une mère poule mais quand même) : "tu vois mon chéri, la corde autour du cou comme ça, c'est in-ter-dit"...

Troisième mauvais message passé par le magicien... je suis outré, le magicien est en train de me perdre. Je passe sur une malle des indes avec des balais qui transpercent un panier en osier (message curieux passé au enfants), une lévitation ratée et une sorcière Mazera qui devient le personnage de Caroline, on ne sait pas par quel mystère.

Le magicien me perd sur la dernière partie, je discute avec mon voisin. J'aperçois de loin la participation de 3 enfants, un "roi", une "reine" et le "magicien" qui aux dires de ma femme était plutôt réussi. Je ne l'ai pas vu.

En bref, j'ai vu un condensé de TOUT  ce que je n'aime pas dans la magie pour enfants. C'était mal ficelé, pas scénarisé, pas hyper bien maitrisé techniquement, mal écrit, deux grandes illusions qui n'avaient pas lieu d'être, une lévitation ratée...

C'est dommage.

Si les deux magiciens (et/ou Caroline "Mazera") me lisent et veulent des détails sur mon ressenti qu'ils n'hésitent pas à me contacter en MP.

Bien à vous,

Matt

 

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Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

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Cela me rappelle une vidéo d'une vingtaine de minutes vue sur Youtube avec un magicien qui ne faisait qu'une suite de tours sans lien avec à un moment une production de bouteilles, j'ai pas compris le rapport.

 

C'était là aussi destiné à des enfants.

Publié le

La magie pour les enfants est une spécialité exigeante (mais tellement valorisante) qui nécessite un réel savoir-faire et une passion, personnellement je ne m'en sens pas capable donc je ne le fais pas et j'admire ceux qui le font si bien. Ce CR est édifiant de maladresses, d'un manque d'écriture, de mise en scène...C'est dommage pour la magie et l'esprit de Noel! Parfois le terme "professionnel" est très galvaudé.

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www.dedales-hypnose.fr

  • Thomas changed the title to CR d'un spectacle de Noêl catastrophique
Publié le (modifié)

Un spectacle qui essaye d’être a la mode du moment Une histoire avec deux GI, parfait pour être vendu dans des Gros CE, le problème est le même avec le close-up ou l'on se retrouve avec des prestations sans style, brouillons, des tours automatiques aucune connaissance de l'art.

On notera qu'il y a quand même un effort on voit maintenant rarement des guéridons à frange, et on sent de plus en plus une patte artistique.

Modifié par carabas (Hugo)
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Publié le

Le choix des illusions en lui-même ne me choque pas. Ces dernières peuvent, selon moi, parfaitement être présentées devant un public composé majoritairement d'enfants. Cependant, une mise en scène adaptée est nécessaire mais pour cela, encore faut-il prendre le temps d'en élaborer une convenablement, c'est-à-dire de se fixer des objectifs (Combien d'enfants est-ce-que je veux faire participer ? Que vais-je leur demander ? Avec quels mots et quels gestes ? Quel effet je veux obtenir ? Quelle image je veux donner à ce moment là ? Etc...), d'anticiper les choses (Que risque t-il de me répondre ou de faire ? Serait-il souhaitable de provoquer cette réaction ? Que faire si l'enfant ne vient pas ? Si il se met à pleurer ? Si il est trop turbulent ? Que dire ? Etc...).

Rien ne s'improvise.

En d'autre termes, je dirais que ce spectacle a été tout simplement mal conçu et mal préparé. La présentation en découle.

Mais se mettre un sac sur la tête, faire passer une corde à travers son cou, découper du papier toilette ou le panier transpercé ne sont pas des mauvais choix d'illusions à présenter devant des enfants.

Le sac sur la tête :

Déjà, j'imagine qu'il ne s'agissait pas d'un sac plastique mais d'un sac en papier kraft. Ce sont plutôt les sacs plastique qui renvoient une mauvaise image dès le départ.

Sur un sac en papier kraft, on peut dessiner (des yeux, un nez, une bouche par exemple). On peut faire un trou pour passer la langue (petit gag).

Voici une proposition de présentation : sac peint en jaune avec, dessiné sur une des faces principales, de grands yeux bleus, un petit nez et une grande bouche avec un long ruban (1 ou 2m) rose en satin en guise de langue.

L'ensemble doit ressembler à la tête de Bob l'éponge par exemple. Au niveau de la bouche, une ouverture permettra la sortie de la langue en satin. A l'intérieur du sac, une enveloppe sera collée au niveau de la bouche pour contenir le ruban replié.

Sur chaque ballon coloré sera dessiné au marqueur noir un visage (joyeux, triste, dormeur, rieur, etc...les plus différents et simples possibles).

Au départ, le sac est posé sur une chaise ou un guéridon ouverture vers le haut et face dessinée cachée du public. Sur vous ou sur un guéridon : une paire de ciseaux, un éventail, un marqueur noir, une charge de neige japonaise rouge ou rose (comme la langue fixée sur le sac), une aiguille et une petite bouteille en plastique remplie de chocolats ou de bonbons fixée dans un splash bottle.

1) Présenter les ballons : je vous présente monsieur "Sapin Vert", monsieur "Thierry Jaune", monsieur "Barbe Bleue" et Mme "Rosita" (ballon vert avec mèche de cheveux façon sapin, ballon jaune avec visage au sourire inversé, ballon bleu avec personnage barbu et ballon rose avec personnage féminin; grand sourcils).

"Nous sommes essentiellement constitués d'eau mais dans la famille Ballon, on ne manque pas d'air.

Cependant, chaque air à son odeur. Mme Rosita sent toujours bon la rose, Barbe bleue sent plutôt le fromage, Thierry Jaune, le miel. Quant au dernier, ça sent le sapin !"

2) Le questionnement au public : "savez vous comment on s'amuse dans la famille Ballon ?"

On s'éclate !

Qui veut venir s'éclater avec la famille Ballon ?

3) On choisit un enfant volontaire qui ne semble pas trop turbulent. Pas trop petit (car on va lui demander d'éclater des ballons et lui confier donc une aiguille lorsque nous aurons le visage caché.

4) On lui explique clairement et simplement le jeu auquel il va se prêter : "Je vais te confier cette aiguille et tu vas éclater le membre de la famille Ballon de ton choix. Quant à moi je vais essayer de deviner qui a pété... enfin quel ballon à éclaté (les blagues pipi / caca, ça marche toujours mais il faut savoir rester assez soft; là je pense qu'on reste dans la petite blague à ne pas prendre au sérieux) et cela les yeux cachés par ce sac !"

On enfile le sac.

"Vas-y ! Eclate l'un des membre de la famille Ballon !"

L'enfant le fait.

"J'ai l'impression que ce n'était pas vraiment un éclat de rire. C'est monsieur Thierry Jaune, n'est-ce pas ?"

ou

"Je sens comme un bouquet de rose. C'est Mme Rosita !"

ou

"Alors là, ça sens vraiment le sapin. C'est M. Sapin Vert !"

ou

"Le bruit était un peu étouffé. En voilà un qui a éclaté dans sa barbe : c'est Barbe Bleue !"

On retire le sac pour vérifier et pour jeter un œil à l'enfant (il a une aiguille dans les mains et il faut veiller à ce qu'il comprenne la suite.

5) "Tu vas à présent en éclater un deuxième mais cette fois, pour ceux qui penseraient que je vois au travers du sac, je vais te demander de me dire ce que tu vois à part tes pieds si tu ne relèves pas la tête"

On lui met le sac un instant puis avant de le remettre sur la tête (la nôtre), on cache les yeux du personnage en dessinant avec le marqueur un ruban ou mieux, des lunettes de Soleil.

6) On réitère l'opération pour la seconde divination.

7) "En fait, je capte les odeurs avec ma langue. Je vous ai dit, chaque membre de la famille ballon à son odeur. Elle est presque indétectable mais grâce à cette langue (on la déploie), c'est un jeu d'enfants !"

😎 L'enfant éclate encore un ballon. On fait celui qui a du mal à capter. On saisi la langue (le sac est sur notre tête), on la fait tournoyer comme une hélice d'hélicopter (gag) en criant "ça y ait, ça vient, je l'ai sur le bout de la langue !" et on révèle le dernier personnage éclaté et celui qu'il reste du coup.

On prend le dernier ballon, on l'éclate en produisant la bouteille remplie de chocolats que l'on offre à l'enfant. On l'invite à retourner à sa place sous les applaudissements.

La routine de corde (dont l'effet de la corde au cou) :

Elle sera réalisée avec le ruban qui servait de langue dans le numéro précédent.

Jeux de mots possibles :

Ruban coupé : "Quand quelqu'un parle trop, il faut lui couper la langue. Mais attention ! Uniquement avec des ciseaux magiques ! Ces ciseaux ! Sinon, ça fait très mal !"

On coupe le ruban. On obtient deux morceaux (deux langues).

"And Know ladies and gentlemen, dear children..."

"Oh mince ! Je suis bilingue maintenant !"

Et après reconstitution du ruban, tout revient dans l'ordre.

"Et si j'essayais de m'en faire une cravate ? Alors, pour faire le nœud, il faut passer ce bout là ici et celui là..." (on réalise la situation pour faire le ruban à travers le coup comme si on était en train d'essayer de retrouver comment faire un nœud de cravate).

Comme on ne retrouve pas comment faire, on fait passer le ruban à travers le coup.

"c'est ce qui s'appelle avoir la langue bien pendue"

Autre jeu de mot possible :

"C'est ce qui s'appelle prendre sa langue à son cou"

La neige japonaise :

"Avec une langue, on peut parler. On peut gronder, on peut chanter, on peut raconter, on peut goûter, on peut discuter (découper un cœur dans le ruban ou faire une ribambelle de cœurs), on peut aussi dire "je t'aime" (montrer le cœur ou la ribambelle de cœurs".

En rangeant la paire de ciseaux utilisée, on charge le bloc de neige japonaise.

On échange le bloc et le cœur (ou la ribambelle) par la méthode de votre choix. On sort l'éventail. Neige japonaise.

"L'amour rempli les cœurs de joie"

J'y pense seulement maintenant mais à la place du ruban en satin, on peut utiliser du papier toilette. A dérouler du sac (langue), cela n'en sera que plus drôle et économique !

Pour la routine de ruban coupé / raccommodé, plus besoin de ciseaux. Pour la charge du bloc, elle peut se faire en allant chercher l'éventail.

Il n'y a que pour la routine de ruban à travers le cou que cela poserait problème : le papier se déchirera trop facilement.

Cela dit, si on prend un rouleau de papier toilette industriel (non prédécoupé), ça résiste !

Pour le panier hindoue, je vous laisse trouver une présentation plus appropriée pour un spectacle enfants mais encore une fois, ce n'est pas le choix de l'illusion qui est un problème mais uniquement la façon de l'amener.

Bon aller, encore une idée :

Le panier peut très bien être "maquillé" en pelote de laine géante au travers de laquelle on vient placer des aiguilles à tricoter. La fille qui entre dans le panier y être avec un pull horrible et filé. Elle en ressortira avec un beau pull bien tricoté. Et durant la mise en place des aiguilles, on entendra des "ahhh ! ah ! ah ! ça chatouille !"

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Publié le

le problème c'est que beaucoup de magicien traditionnel qui bosse toute l'année croit que pour les enfants 

il peuvent faire la même chose qu'avec les adultes .

Magicien pour les enfants est un métier , et pas que pour noel !!!

chacun son job !

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Publié le

Hier j'ai fait le dernier Noel d'un Comité des fetes , car celui-ci va se dissoudre (age , deception vis à vis des politiques qui les ignorent sauf à l'approche d'une election et , ET ..... deception de plusieurs  organisations manquées . 

Après le spectacle j'ai pu discuter avec eux . Ils m'ont avoué qu'ils avaient  BEAUCOUP hésité pour ce "dernier Noel" car ils avaient eu de tres nombreuses offres et voulaient IMPERATIVEMENT TERMINER EN BEAUTE !!

Ils m'ont expliqué les derniers Noels "loupés" Spectacles MINABLES( c'est leur terme!)  avec balloniste  qui n'arrivait à rien , magicien ringard ou gningnin , clowns "tartes à la creme" etc ...PIRE..... artiste  se desistant au dernier moment car ayant trouvé mieux payé ailleurs  ( c'était  un blackos de Noel  ne faisant que l'artiste à cette periode " pour payer son noel )  , puis enfin  séance de cinema   boudée par un grand nombre  d'habitant du village . 

Avec GRAND ORGUEIL ( désolé  pour la tete qui enfle) ils ont terminé en beauté avec une salle comble , des enfants qui ne courraient pas partout  comme les dernières années et un public adulte qui vient à la fin leur dire "merci" pour la tres bonne soirée passée . C'est les larmes au yeux que le president m'a expliqué tout cela ( désolé pour le patos)  Ce que j'en tire ? C'est que nous devons serieusement nous remettre en cause , artiste c'est un VRAI METIER qui ne s'improvise pas  que nous soyons amateur ou professionnel . Il en va de l'avenir   de notre activité 

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
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