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On se retrouve ce soir à 19h30 pour le 42e VM Live.

Je parlerai et présenterai cela :

C'est ici pour les membres soutenant VM : https://virtualmagie.com/forum/topic/67779-vm-live-42-erazer-acumas-principle-way-out-lelephant-invisible/

VM Live 42.jpg

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  • 1 month plus tard...
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Publié le (modifié)

Je viens de commencer le livre... Je n'ai pas terminé l'introduction que c'est déjà extraordinaire (et pour une fois, une préface qui donne envie de lire la suite :)).

Ah et oui, non je ne dis pas cela parce qu'il est de bon ton de dire que c'est bien. J'avais acheté le bouquin il y a longtemps, en anglais, car je sortais de Max Dif et de David Britland ("Phantoms of the card table" magnifique et pour le coup  facile à lire);  je me faisais donc une joie de poursuivre avec "Hiding the Elephant". Las ! A l'époque, je ne l'avais pas trouvé du tout évident à lire. Bref, je le lis et je reviens confirmer ce que j'ai écrit ci-dessus. Ou pas :);) .

Modifié par Woody (Philippe)
  • J'aime 2
  • 1 month plus tard...
Publié le

Il est des livres que l’on se reproche de lire trop vite.

Il est des ouvrages qui, dès les premières lignes, vous attrapent et ne vous lâchent qu’au point final.

Il est une Histoire qui ne ressemble à aucune autre, captivante, envoutante, émouvante, qui vous emporte deux siècles en arrière, dans un temps où la Magie, élevée au rang d’art, semble bien plus moderne qu’aujourd’hui.

 

Une fois la lecture terminée, « L’Éléphant invisible » demeure à ma vue, sur ma table basse.  Étonnamment, je me refuse à le ranger dans la bibliothèque. Une place l’attend, pourtant. Mais je ne veux pas coincer ce chef d’œuvre entre deux autres récits. Pas tout de suite, en tous cas. Comme pour le laisser respirer encore un peu. Comme pour ne pas éteindre les lumières de ces magnifiques théâtres. Comme pour ne pas étouffer les applaudissements de ces publics que l’on entend, si fort.      

L’éléphant. Invisible. Le titre est parfaitement choisi. Au-delà de la référence à la légendaire disparition de l’éléphant, Jim Steinmeyer parvient à enfermer une immense part de l’Histoire de la Magie dans un ouvrage d’un peu moins de quatre-cent pages, à l’apparence simple, anodine, presque invisible.

Il me semble impossible de résumer son contenu. Disons simplement qu’en utilisant cette incroyable disparition du pachyderme en 1918 à l’Hippodrome de New-York par Harry Houdini lui-même, l’auteur vous emmène à la rencontre de magiciens mythiques du 19e et du 20e siècle dans leur quête respective des secrets de l’invisibilité et de ses fantômes.

 

Notre route débute avec les étonnants Henry Dircks et John Henry Pepper, et leur fameux effet permettant pour la première fois de faire apparaître des spectres sur scène (méthode encore largement utilisée et étudiée de nos jours). S’en suit une exploration captivante du monde d’Ira et William Davenport et de leur fameuse armoire spirite, une étude approfondie de la fameuse « formule de l’invisibilité » développée par le Colonel Stodare, une visite de l’Egyptian Hall, magnifique théâtre londonien dirigé par John Nevil Maskelyne qui y développera en compagnie d’autres grands noms des effets qui demeurent aujourd’hui le socle de bon nombre de grandes illusions actuelles.

Mais nous voilà au tout début d’un long voyage, de la traversée d’une époque qui nous permet de croiser des génies de la magie, tels que David Devant, Harry Kellar, Guy Jarrett, Jean-Eugène Robert-Houdin, Howard Thurston, Paul Valadon, P. T. Selbit, Buatier de Kolta, ou encore Charles Morritt et sa fantastique disparition d’un âne qui demeure l’une des énigmes les plus fortes et l’un des fils rouges de l’ouvrage.

Les théâtres décrits sont sublimes, les atmosphères feutrées et envoutantes, les spectacles absolument stupéfiants et les relations entre ces pointures, belles et féroces.

Comme l’écrit si bien Jean Merlin dans sa préface, « Jim dresse un tableau chatoyant et passionnant de toutes ces grandes gloires du passé qui ont, par petites touches, écrit la grande histoire de notre art ».

 

Oui, la magie peut-être élevée au rang d’art pour qui prend le temps, comme Jim Steinmeyer ne cesse de nous le rappeler, d’appréhender cette pratique, non comme un simple truc, mais comme un langage qui s’intègre au sein d’une mise en scène proprement théâtrale.

Les parcours décrits dans cet ouvrage nous rappellent à quel point nous devons demeurer humbles. Et à quel point les anciens seront toujours une source d’apprentissage. « L’Éléphant invisible » nous fait prendre véritablement conscience que ces magiciens sont, pour la plupart, bien plus actuels, modernes et présents que de nombreux contemporains. Car les effets, les trucs, les illusions décrites s’intègrent au cœur d’une mise en scène où chaque spectateur est emporté dans une ambiance absolument mystique et magique. Et cette ambiance, au-delà de cette mise en scène, est surtout soutenue par un personnage.

Robert-Houdin nous rappelle qu’un « prestidigitateur n’est point un jongleur ; c’est un acteur jouant un rôle de magicien ».

Peu de magiciens parviennent de nos jours à nous faire ressentir cela. La mise en scène n’est parfois plus interrogée. Le rôle est rarement travaillé. Le théâtre, pourtant la base du spectacle, n’est même plus pratiqué. Régulièrement, les tours se réduisent à un casse-tête, une épreuve de force entre un démonstrateur et un spectateur.

Peu d’effets bouleversent de nos jours. Peu d’effets permettent de faire ressentir aux spectateurs ces quelques secondes, furtives et précieuses, où le sol se dérobe sous leurs pieds, où le réel se tord, où il ne sait plus distinguer ce qui relève de la réalité ou de la fiction.

Mais quelques-uns y parviennent encore.

 

Un grand merci à Ludovic Mignon, de m’avoir permis de découvrir ce chef d’œuvre. Un grand merci à Pierre Taillefer pour cette très belle traduction. Et à toutes les personnes qui ont contribué à cette publication.

Si vous avez pour projet d’acheter le prochain tour à la mode, faites-moi plaisir. Repoussez votre achat. Et procurez-vous cet ouvrage. Vous aurez entre les mains l’une des plus belles leçons du monde.

 

Bon, finalement où est passé l’éléphant ? Qu’importe. La finalité importe peu. Le voyage est bien plus beau.

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Publié le
Le 19/11/2018 à 22:37, Woody (Philippe) a dit :

Je viens de commencer le livre... Je n'ai pas terminé l'introduction que c'est déjà extraordinaire (et pour une fois, une préface qui donne envie de lire la suite :)).

Ah et oui, non je ne dis pas cela parce qu'il est de bon ton de dire que c'est bien. J'avais acheté le bouquin il y a longtemps, en anglais, car je sortais de Max Dif et de David Britland ("Phantoms of the card table" magnifique et pour le coup  facile à lire);  je me faisais donc une joie de poursuivre avec "Hiding the Elephant". Las ! A l'époque, je ne l'avais pas trouvé du tout évident à lire. Bref, je le lis et je reviens confirmer ce que j'ai écrit ci-dessus. Ou pas :);) .

Histoire de bien commencer l'année, je m'autocite. Certains parleront d'égo moi je dis que, ce faisant,  je limite les risque de faire une faute de goût :) . Bref, tout ça pour dire que, comme prévu,  je termine le bouquin et je reviens pour donner mon avis (c'est pas que ce soit tellement indispensable, nous sommes d'accord, mais j'avais promis, alors... :)). Bon ben, sans surprise, c'est top. Un ou deux passages m'ont peut-être paru un peu longs et encore c'est juste histoire de dire mais quelle lecture ! Pour reprendre les mots d'Etienne, c'est effectivement un magnifique voyage dans le temps que nous fait vivre Jim Steinmeyer, en compagnie de légendes comme Howard Thurston, David Devant ou Harry Houdini (pour ne citer qu'eux, sinon il faudrait parler aussi de P.T Selbit, Horace  Goldin, Charles Morrit, Buatier de Kolta, John Nevil Maskelyne, etc.).

Enfin, au delà de l'Histoire au demeurant passionnante du début à la fin du livre, j'ai été étonné de constater que finalement ces monstres sacrés de la magie étaient sans cesse à la recherche de l'effet ultime qui les ferait entrer dans l'Histoire, sans se douter qu'ils étaient eux-mêmes  en trains de l'écrire. Extraordinaire. D'autre part, ironie de l'Histoire, Harry Houdini était très certainement le pire magicien de cette époque, comparé par exemple à un David Devant, considéré ici comme le meilleur illusionniste de son temps et pourtant... Qui, parmi le grand public, connait David Devant aujourd'hui (tandis que Harry Houdini fait pratiquement partie de la culturelle générale) ? 

Bref, encore une fois, oui c'est un passionnant périple à la rencontre de géants qui ont marqué de leur empreintes l'art de l'illusion - quels génies, quels Ingénieurs ! - mais plus que cela, Jim Steinmeyer donne le sentiment à son lecteur de faire réellement connaissance avec ces grands noms de la magie bien plus que d'en lire le simple parcours et cela donne une toute autre dimension à la lecture de cet ouvrage. Magistral.

Un grand merci à LuDo et à son équipe pour l'édition en Français de ce monument (qui aurait peut-être gagné à être édité avec un marque-page, tiens ;)) :) .

W.

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Publié le

Je suis en plein dedans et j'adore !

On y découvre aussi qu'à l'époque certains n'hésitaient pas à monter sur la scène des concurrents pour les prendre en défaut, et que la course au plagiat et au brevet étaient d'actualité.
Quand l'un découvrait un système, on pouvait être certain que tous les autres de la place faisaient la même chose.

Bref, c'est culturel on dirait... sacré héritage. :D 

Ce livre est d'utilité publique, je me régale. 
Et en le laissant traîner dans mon salon, un pote l'a parcouru un sacré paquet de temps, et m'a dit "tu me le prêtera ?". Autrement dit : il aurait LARGEMENT sa place en librairie généraliste.

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  • 7 months plus tard...
  • 1 année plus tard...

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    • @Christian GIRARD expérience anthropique validée ensuite par la science. On est bien là! 🙂 Ca me donne envie de vous raconter une accecdote ...beaucoup plus mystique😅: Wolfgang Pauli, un des premiers physiciens quantique, était fasciné par le chiffre 137. 1/137 c'est la constante de structure fine (découverte en 1916) qui régit tout notre univers et autrement appelée "alpha"! Ce chiffre est constant partout à la fois dans les charges électriques, la physique quantique, la vitesse de la lumière et la relativité. Les physiciens savent mesurer cette constante avec précision, mais ils ne savent pas encore expliquer pourquoi elle possède cette valeur particulière. Voir: https://www.pbs.org/video/why-is-1137-one-of-the-greatest-unsolved-problems-adec86/?utm_source=chatgpt.com Pauli (comme Richard Feynman) pensait donc que le nombre 137 cachait peut-être une clé fondamentale permettant de comprendre les lois de la nature. Par ailleurs Pauli s'était associé à Carl Gustav Jung pour réfléchir aux significations psychologiques et philosophiques que pouvaient revêtir les synchronicités et, naturellement prend en compte de manière archétypale ce fameux nombre 137. Grâce à ses échanges avec Jung et Gershom Scholem il apprend que dans la guématria (méthode traditionnelle de la mystique juive) chaque lettre hébraïque possède une valeur numérique. Le mot de  «Kabbale» lui-même (nous parlons de la branche mystique du judaïsme qui cherche à comprendre la nature de Dieu et de l'Univers et dont l'origine est 2 siècles avant J.-C.) ...et bien la valeur du mot "Kabbale" vaut lui aussi précisément137.   Jusque là, vous me direz qu'un heureux hasard pourrait expliquer cette convergence. Mais le plus étonnant est que Wolfgang Pauli va être atteint d'un cancer foudroyant du pancréas en 1958. Le 15 décembre de cette année Pauli est hospitalisé. Juste avant de mourir il se rendra compte qu'il a été placé, comme un ultime signe de synchronicité, dans la chambre 137 de l'hopital de Zürich. @Taha MANSOUR, j'adore raconter cette histoire lorsque je parle de synchronicités dans "Le Scarabée de Jung".
    • Suite à un désistement ,je remets en vente  ce produit : -Produit Neuf (utilisé une fois pour test avant la vente ). -Livré avec la facture d'achat (le petit magicien, achat effectué le 08/08/2026) -le prix inclus la Livraison via mondial relay pour la France. -prix neuf : 249 euros, vendu 170 euros .
    • Merci Thomas 🙂 !  (Avec Viméo, j'arrive jamais à faire comme avec Youtube 😝)
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