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Publié le
il y a 5 minutes, Nissim a dit :

Mais que fait Mark Hamill sur ce site? 🤔  

Cela fait partie du mystère:

On ne va pas commencer ici un débat sur la réalité de l'imaginaire, déjà qu'on a eut des centaines de message sur "l'existence de la réalité" en chemin de traverse...

Ça ne serait pas honnête...

Gilbus

  • Haha 2

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Publié le
il y a 3 minutes, Gilbus a dit :

déjà qu'on a eut des centaines de message sur "l'existence de la réalité" en chemin de traverse...

Chuuuuut ! Tu vas le faire venir ! :o

L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, Gilbus a dit :

Je n’aime pas faire de la magie devant les gens.

Déjà parce que je n’aime pas les gens.

Ensuite parce que je préfère faire de la magie « avec » les gens.

Tu rigoles, mais c'est un peu ce qui me pose problème en tant que débutant : j'adore quand je peux établir un vrai contact avec les gens à qui je présente un truc, et dans ce cas, j'aime beaucoup avoir une relation "d'honnêteté" avec eux, une posture naïve, du genre "j'en reviens pas de ce qui se passe !!!", comme si je découvrais la magie avec eux. Ce climat ne peut s'établir que si l'univers du tour et du magicien est bien travaillé, bien fidèle à sa personnalité, ou si les spectateurs ont déjà une sensibilité voisine de cet état d'esprit. Si aucun de ces éléments n'est présent, on tombe vite dans des clichés : les gens montrent leur côté "mouton" et là, moi aussi je ne les aiment pas ! Si j'ai l'impression qu'ils attendent de moi quelque chose qu'ils ont déjà vu, un "cliché magique", je me sens mal à à l'aise et si un truc ne se passe pas bien, je peux envoyer des ondes négatives...

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Par contre si je suis bien dans mes bottes, l'imprévu ne me fait pas peur, au contraire. Les artistes chevronnés de ce forum me diront sûrement que c'est une question d'expérience, d'habitude, et donc de travail. Avec de la bouteille, le magicien fait plus vite rentrer dans son univers, notamment parceque celui-ci est travaillé, et rodé.

Modifié par Fredopathe

Fredopathe

Publié le
Il y a 4 heures, Fredopathe a dit :

Les artistes chevronnés de ce forum me diront sûrement que c'est une question d'expérience, d'habitude, et donc de travail.

Bon, je ne sais pas si je suis un artiste, vu que je suis pas vraiment...

Mais j'imagine que tu as raison.

A, ne pas mélanger cependant les notions d’expérience et de travail...

On peut être un bourreau de travail tout seul dans son coin, passer des heures à s'entrainer pour avoir une technique parfaite, un texte ou une gestuelle parfaite, et ne jamais se produire.

C'est se produire en public qui donnera l’expérience.

Le travail de préparation, en amont, cela ne crée par d’expérience, juste des conditionnements nécessaires pour ne pas avoir à penser à ce qu'on fait, et donc avoir l'esprit libre pour la relation avec le public.

Le don inné + le travail  + l’expérience, avec leurs divers degrés de progression,  constituant la quantité de talent dont on dispose...

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

En disant que tu préfères faire de la magie avec les gens, tu me fais à la fois penser à Claude RIX qui dit souvent "je ne vais pas vous présenter un tour de cartes. Je vais vous présenter un tour avec des cartes" et à Salvano qui reprochait aux magiciens de dire presque tout le temps "je fais des tours de cartes, de boules, de pièces,..." au lieu de "faire des tours avec des cartes, avec des boules, avec des pièces, ...".

Utiliser "avec" plutôt que "de" , c'est dire que les cartes, les boules, les pièces, etc... ne sont que des supports.

La différence de sens n'est cependant pas aussi importante que dans le cas que tu as indiqué (à savoir : définir la relation que tu souhaites avoir entre tes spectateurs et toi).

Il y a 4 heures, Fredopathe a dit :

Tu rigoles, mais c'est un peu ce qui me pose problème en tant que débutant : j'adore quand je peux établir un vrai contact avec les gens à qui je présente un truc, et dans ce cas, j'aime beaucoup avoir une relation "d'honnêteté" avec eux, une posture naïve, du genre "j'en reviens pas de ce qui se passe !!!", comme si je découvrais la magie avec eux.

Je pense que Gilbus ne parlait pas forcément d'un personnage qui semble subir les effets de ses propres tours même si c'est parfois le cas dans ce que j'ai pu voir de lui. Il l'a d'ailleurs précisé :

Citation

Après, c’est juste une option : on peut avoir un personnage de roublard qui va duper sans arrêt les gens, et ça se verra, et cela peut donner de très bons spectacles aussi…

Chacun doit trouver son style, ou ses styles, et choisir la relation qu’il souhaite instaurer avec le public…

Le principale, c’est qu’il y ait une relation élaborée, et pas juste faire de la magie « devant » des gens.

Si les spectateurs ont compris que le roublard était un personnage et qu'ils suivent son histoire facilement, ils rentreront dans le jeu tout comme on aime suivre le parcours d'un hors-la-loi dans un bon western alors que quand même, il vole et tue parfois des gens (même si ils sont plus méchants que lui). Le tout est d'avoir quelque chose d'élaboré comme il le dit, ne pas se contenter de vouloir juste bluffer les gens.

On souhaite les bluffer, c'est évident. Mais si on se limite à "je vais tous les avoir" on se place (souvent sans nous en rendre vraiment compte) dans une situation de "défi", de "supériorité" comme le décrit Gilbus. Et c'est dans ces cas-là qu'on a le plus de "ça m'énerve, je ne comprend rien !" (pas péjoratifs d'ailleurs ! C'est juste une façon dont les spectateurs s'expriment pour manifester le fait qu'ils sont justement bluffés).

Mais Gilbus ne veut pas seulement bluffer ses spectateurs. Il veut partager un moment avec eux, s'amuser avec eux, avoir des retours plus variés liés à des ressentiments plus variés (des émotions).

Il y a plusieurs façons de faire participer les spectateurs. Gilbus souhaite les impliquer dans ses spectacles : c'est-à-dire que cela va un peu au delà de faire choisir une carte, tenir une baguette ou garder une boîte dans sa poche. Si il réalise ce genre de chose, il va lui donner un sens au travers de son boniment, de l'histoire qu'il raconte et chaque participation ou choix d'un spectateur permet à ce dernier de révéler ses goûts, ses préférences, des informations sur lui (son parfum préféré, l'un de ses traits de caractère, sa date de naissance,...).

En impliquant ainsi les spectateurs, il cherche à les mettre en valeur aux yeux des autres. Il peut aussi jouer avec certains voir les taquiner lorsque la situation s'y prête.

Ne serait-ce que poser quelques questions aux spectateurs (en lien avec notre histoire ou le sujet abordé bien sûr) ou demander leur prénom (et s'en souvenir ! Et montrer qu'on s'en souvient en le réutilisant, même longtemps après) permet de créer ce côté convivial, l'ambiance "discussion autour du feu".

Bon, il faut préciser, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, que Gilbus est avant tout conteur. Non pas qu'il soit mauvais magicien (loin de là !) mais qu'au premier abord, il vous raconte une histoire ou aborde un sujet et la magie va intervenir pour illustrer et/ou souligner certaines parties de l'histoire. Dans tout ce que j'ai pu voir de lui, la magie était au service de l'histoire. Cependant la magie n'était pas un détail non plus et occupait une place presque aussi importante que l'histoire. Le côté "conte" a le dessus mais légèrement. La mesure est très bien trouvée.

Il a donc tout a fait raison lorsqu'il dit qu'il n'est "pas vraiment magicien".

Personnellement, j'adhère tout-à-fait à cet état esprit mais je ne sais pas encore interpréter (incarner) plusieurs personnages dans un même numéro ou spectacle. Bref, je ne sais pas encore conter correctement (mais je sais très bien compter par contre :D). Pour l'instant, je ne fais que raconter. Je me limite donc à un rôle de narrateur.

Malgré tout, je pense qu'il y a des limites pour ce qui est de la proximité avec les spectateurs. Tout dépend de l'endroit où on se produit, de notre public bien sûr. Je pense que, comme avec mes élèves (et tu me comprendras d'autant plus facilement sur ce point Fred), on peut être sympathique, avoir de l'estime, avoir envie qu'ils nous dépasse un jour, qu'ils réussissent sans nécessairement faire ami-ami avec eux. Un minimum de distance est nécessaire. Dans une classe, le simple fait d'être un adulte et de se placer au niveau du tableau, derrière un bureau (même si on s'assoit, même si on se déplace dans la classe par la suite) marque cette distance. En magie, le simple fait de monter sur scène, d'arriver debout devant une table où tout le monde est assis ou de poser un tapis (scène de table) marque cette distance. Je pense qu'elle est nécessaire car elle pose la situation : "je viens vous présenter quelque chose". Et ce n'est pas, selon moi, une marque de défi (de supériorité) à condition de ne pas prendre encore plus de distance au travers de notre présentation. C'est-à-dire que je considère qu'il doit y avoir une distance mais faible. Une distance suffisante pour marquer une différence, attirer l'attention, se mettre dans une position où on va pouvoir échanger avec tous le monde (être vu, entendu mais aussi pouvoir voir et entendre chacun). Notre position (debout devant une table, sur une scène, à un point stratégique dans un groupe debout) n'est pas choisie dans l'idée d'être "au dessus des gens" mais de pouvoir échanger avec tous.

Et pour revenir à l'honnêteté en magie mais dans le cadre d'un personnage, d'une histoire : tout est possible à conditions que le spectateur comprenne qui vous êtes, ce que vous faites, ce que vous racontez, où vous êtes (dans votre histoire), à quelle époque, etc... et ainsi faire en sortent que les spectateurs nous suivent et aient envie de s'impliquer lorsqu'on leur demandera.

De notre côté, les prestations sont ainsi moins répétitives, moins "mécaniques", nos textes ne font pas "récités", nos blagues et réactions plus spontanées.

La première chose que j'ai retenu de Gilbus et qui m'avait assez surpris, c'est qu'un conteur n'apprend pas une histoire par cœur. Il l'a lit une ou deux fois (même si c'est lui qui l'a inventée) et la raconte ensuite avec ses mots en se basant uniquement sur ce qu'il a retenu (c'est-à-dire qu'il va oublier certains détails qu'il a lu, en modifier ou inventer d'autres au moment de raconter l'histoire). Ensuite intervient la distribution des rôles entre un narrateur et un ou plusieurs personnages qu'il faut incarner et là, il faut apprendre à jouer. Bref, on passe ensuite de "raconter" à "conter". Et je peux affirmer que Gilbus sait très bien conter.

Je pense qu'on oublie trop souvent que pour être naturel, pour qu'un personnage soit correctement incarné (distinct des autres), pour qu'un texte ne fasse pas récité, pour qu'une prestation ne semble pas trop "convenue", il faut de la spontanéité et par conséquent pas de par cœur (mais une trame tout de même, les grandes lignes, les choses indispensables) et impliquer les spectateurs (ainsi chaque prestation a son côté unique apporté par les spectateurs).

C'est ça aussi, être honnête avec les gens.

 

Modifié par marc page
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  • Merci 1

L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Publié le (modifié)
il y a 53 minutes, marc page a dit :

Je pense que Gilbus...

...

Il a donc tout a fait raison...

La vache, je fais tout ça, moi????? 😨

il y a 53 minutes, marc page a dit :

La première chose que j'ai retenu de Gilbus et qui m'avait assez surpris, c'est qu'un conteur n'apprend pas une histoire par cœur.

 

il y a 53 minutes, marc page a dit :

Je pense qu'on oublie trop souvent que pour être naturel, pour qu'un personnage soit correctement incarné (distinct des autres), pour qu'un texte ne fasse pas récité, pour qu'une prestation ne semble pas trop "convenue", il faut de la spontanéité et par conséquent pas de par cœur (mais une trame tout de même, les grandes lignes, les choses indispensables).

Bon, là, je préfère laisser la parole à un vrai magicien, faut pas déconner...

Petite citation de Tamariz, dans son livre l’arc en ciel magique, page 174 de la version Française :

Citation

« Je considère que la majeure partie des séances que je présente est improvisée quant au boniment ou quant aux lignes dramatiques et comiques. Je m’explique : Je n’ai jamais établi ni écrit, à froid, des plaisanteries, un texte ou un boniment, mais j’ajoute peu à peu certaines choses qui sont improvisées au fur et à mesure de mes spectacles et qui fonctionnent bien. Et cela jusqu’à ce que soit constitué un boniment comprenant des gags forts, et une bonne ligne dramatique. Je peux ainsi dire, sans falsifier la réalité, que presque toutes les plaisanteries (gags) et le boniment sont improvisés, au sens où ils naissent et sont nés d’improvisation sur le vif. Et parce que tout cela est né d’improvisations et n’a jamais été écris à l’avance, cela conserve une fraicheur adaptée à ma manière d’être, à ma manière de présenter les tours. »

Et c'est vrai que ne pas réciter un texte par cœur, mais le dire avec sincérité et (presque) spontanément concours largement à rendre une relation plus honnête.

Si on débite son texte figé, on est dans notre propre sphère. On n'est pas avec le public, mais avec notre texte. on n'est pas présent.

Pour que le texte soit plein de "fraicheur", on a plusieurs solutions:

-Soit prendre la méthode du conteur (ou de Tamariz), qui ne part pas d'un texte figé dans l'écris, mais d'un texte qui s'ancre (s'encre? ;) ) dans l'oralité.

-Soit on fait des années de conservatoire d'art dramatique, pour arriver à dire naturellement un texte figé, en lui redonnant vie.

J'ai parlé de présence : ça aussi, ça a un lien avec l'honnêteté...

Celui qui interprète son numéro gagne à être présent, consciemment, avec le public.

Pas en train de penser à la technique, ou de penser à ce qu'il va manger ce soir, ou à la fille du second rang qui à une robe trop courte... (quoique dans ce dernier cas, on se sent tout de suite plus proche du public...)

être présent, à l'instant ou on parle aux gens, ou on leur montre des choses, c'est un signe majeur d'honnêteté:

On est avec eux, on est la pour ça!

Eux ont fait l'effort de venir nous voir, le moins que nous puissions faire est d'être là pour eux.

Pour qu'ils n'aient pas en face d'eux une coquille vide qui dit et fait des choses, mais que l'on soit vraiment .

"être présent", lors d'un spectacle, est épuisant.

En tout cas, c'est une des choses que je trouve le plus dur, car notre esprit vagabonde, comme tous les autres...

Mais il faut rester avec notre public, tout le temps, autant que possible... Sinon, on n'est pas pleinement honnête.

Bon, on peut tricher aussi, avec quelques astuces techniques:

Ne pas laisser dériver son regard vers le sol ou le plafond, même quand on pense à autre chose.

Régulièrement retisser les regards (Tamariz, toujours...) pour que la relation soit restaurée.

Avoir une physionomie expressive, qui parfois remplace notre présence réelle par une apparence convaincante...

etc.

Mais toujours essayer d'être là pour le spectateur, c'est je crois une des bases de l'honnêteté en spectacle vivant...

A ce qu'on m'a dit, moi, je ne suis pas vraiment artiste...

Gilbus

Modifié par Gilbus
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  • Merci 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Le 12/05/2018 à 00:08, Gilbus a dit :

 Petite citation de Tamariz, dans son livre l’arc en ciel magique, page 174 de la version Française :

Citation

Tu le vendrais pas par hasard? :) 

"Le magicien est intrinsèquement contradictoire:

Il doit faire croire que rien ne se passe quand tout se passe et que tout se passe quand rien ne se passe" NB

Publié le
Il y a 10 heures, Nissim a dit :

Tu le vendrais pas par hasard? :) 

honnêtement? non.

Désolé..

Gilbus

  • Triste 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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