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Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

C'est une citation qui est plutôt à mettre au crédit du Professeur Raoult... de son côté humble (pour une fois 😁) et de son non-dogmatisme. 🙂

Admettre et corriger ses erreurs sont des attitudes essentielles à la construction des sciences, il n'est donc question ni de jeter le discrédit sur le professeur Raoult ni de mettre à son compte une « humilité » que tu n'évoques toi-même que de façon presque ironique. C'est un constat de ce qu'est la science et de sa méthode auto-correctrice. On peut tirer la même conclusion avec le LancetGate dont il a été question dans ce sujet, mais ce n'est pas la seule polémique qu'il y ait eu dans l'histoire de ce journal, voir ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Lancet 

On a tendance à vouloir toujours trop vite créer des héros ou des martyrs. 

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Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, Patrick FROMENT a dit :

C'est une citation qui est plutôt à mettre au crédit du Professeur Raoult... de son côté humble (pour une fois 😁) et de son non-dogmatisme. 🙂

Raoult insiste sur le fait qu'il ne fait et n'a jamais fait de prévisions, il se refuse à faire des prévisions sachant trop bien le caractère aléatoires des épidémies, c'est les médias qui lui attribuent des prévisions.

Modifié par Claudemage SALONI
Publié le

Encore un très bon article d’introduction à la zététique ici :

La zététique, l'art du doute

Il me semble que c’est un bon article car il aborde les choses sous l’angle de la philosophie, mettant bien en relief que la zététique est avant tout une démarche philosophique (plus que scientifique). 

Le souci (et l’ambiguïté) étant que les zététiciens prétendent, le plus souvent, s’extraire de la philosophie pour faire de la science... Les plus zélés allant même jusqu’à assimiler la démarche zététique dans son ensemble à la démarche scientifique !

 

Extraits :

Citation

Selon Henri Broch. « l’outil principal de la zététique est la relation de cause à effet, à rechercher pour la validation d’une information ».

Moui... Peut être que si Henri Broch (et d'autres zététiciens) avaient une connaissance plus large de la philosophie, ils sauraient qu'il existe dans la tradition philosophique une critique très intéressante, radicale (et aussi très rationnelle 🙂) du concept même de "causalité" (voir Chez David Hume et ses continuateurs).  David Hume - La relation de causalité

 

Citation

Si nous posons la science comme un processus d’élaboration de connaissances efficientes sur le monde, selon un mode testable, réfutable, à l’aide d’une épistémologie logique et rationnelle et dans le cadre d’un monisme méthodologique matérialiste excluant toute intervention dualiste d’entités immatérielles dans le champ considéré, alors la démarche scientifique en son ensemble est zététique. Plus précisément, la zététique n’est rien d’autre que la méthode scientifique, mais appliquée à des champs de connaissance soulevant une telle charge affective qu’elle nécessite d’intégrer les impasses intellectuelles et les biais cognitifs relevant de la croyance, de l’adhésion ou de l’engagement.

Notons que  "l’épistémologie logique et rationnelle et dans le cadre d’un monisme méthodologique matérialiste" est un parti pris métaphysique… le grand parti pris métaphysique des zététiciens et rationalistes ! (j’ai abordé cette question maintes fois ici et ailleurs).

 

Citation

Gardons a l’esprit cette pensée de Nietzsche ; « Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou ». Les deux extrêmes sont dangereux. Le doute perpétuel conduit à l’aporie platonicienne, au scepticisme et au pessimisme voir au cynisme. Quand aux certitudes elles sont bien sur des prisons écrivait Nietzsche. (…) Le doute assumé, accepté positivement est l’essence de la sagesse scientifique et de la sagesse philosophique.

Je suis plutôt en parfait accord sur ce dernier passage qui est la conclusion de l’article.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Je trouve amusant qu'on attache tant d'importance à un mot, pas très bien choisi d'ailleurs car à la sonorité un peu ridicule que Patrick aime bien déformer 😁, et qui n'était qu'un coup de marketing des années 1990 pour raviver un scepticisme un peu endormi, une plaisanterie  de potache sur laquelle on disserte en convoquant aujourd'hui Platon et Nietzsche. Sic mundus creatus est...

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Publié le
il y a 46 minutes, Georges PERON a dit :

un coup de marketing des années 1990 (...) une plaisanterie  de potache 

Ok ! J'ai compris ! La zététique c'est du divertissement ! (rien que du divertissement !) 😁

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a 24 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Ok ! J'ai compris ! La zététique c'est du divertissement ! (rien que du divertissement !) 😁

Comme le paranormal, qui n'est lui aussi qu'un divertissement.

Le gros problème de la zététique c'est qu'elle a, depuis ses débuts,  souvent été représentée dans les médias ou sur les réseaux sociaux par des personnalités un peu clivantes, et dans l'esprit du public la "discipline" est malheureusement souvent associée à une forme d'hargnosité scientiste alors qu'elle devrait représenter une forme de sagesse : après tout ne vise-t-elle pas l'ataraxie ? 

 

 

Publié le
Le 17/10/2020 à 09:19, Christian DELAMORINIERE a dit :

Le docteur Blachier a quitté le débat avec le professeur Toussaint pour éviter de perdre son temps.

Et Patrick Froment pourra peut-être ajouter que ce qui suit est « une citation qui est plutôt à mettre au crédit du docteur Blachier... » (C'était sur LCI, cf. « 24H Pujadas ») :

« Oui, ça c'est sûr que ma prédiction n'était pas bonne. Il y a eu quelque chose que j'ai pas anticipé, c'est l'arrivée des mauvais jours. » 

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Publié le
il y a 1 minute, Christian GIRARD a dit :

 

« Oui, ça c'est sûr que ma prédiction n'était pas bonne. Il y a eu quelque chose que j'ai pas anticipé, c'est l'arrivée des mauvais jours. » 

On ne pouvait pas prévoir !

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  • 3 weeks plus tard...
Publié le

Petite question et petit sondage : La zététique (si tant est qu'on puisse dire LA zététique tellement les groupes et groupuscules qui se réclament de cette approche sont devenus une vaste nébuleuse), la zététique donc peut elle être considérée comme représentant et défendant une "raison ouverte" au sens qu'Edgar Morin donne à cette expression ?

Citation

La raison ouverte reconnaît l'a-rationnel, c'est-à-dire ce qui n'est ni rationnel ni irrationnel, comme l'être et l'existence, qui sans raison d'être, sont. La raison ouverte reconnaît le sur-rationnel et essaie de le concevoir (ainsi, toute création comporte quelque chose de sur-rationnel que la rationalité peut éventuellement comprendre après coup). La raison ouverte reconnaît qu'il y a des réalités à la fois irrationnelles, a-rationnelles, sur-rationnelles comme les mythes, alors que la raison close n'y voit qu'erreurs, sottises, superstitions. La raison ouverte est ainsi le seul mode de commerce entre le rationnel, l'irrationnel, l'a-rationnel, le sur-rationnel, et par là elle nous est absolument nécessaire pour combattre ses ennemis intérieurs : la lutte contre rationalisation, déification, instrumentalisation de la raison est la tâche même de la rationalité ouverte.

Edgar Morin - Pour sortir du XXe siècle

Vous avez 3 heures ! 🙂

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 11 heures, Patrick FROMENT a dit :

 l'a-rationnel, c'est-à-dire ce qui n'est ni rationnel ni irrationnel,

 le sur-rationnel

des réalités à la fois irrationnelles, a-rationnelles, sur-rationnelles

Pas de jolies définitions de l'infra-rationnel, du méta-irrationnel et du trans-sur-rationnel ? Au point où on en est...

Sacré Edgar ! 

 

Il y a 11 heures, Patrick FROMENT a dit :

la raison close

On a bien compris, il s'agit d'un plaidoyer pour la fermeture des raisons closes. 

 

Il y a 11 heures, Patrick FROMENT a dit :

Vous avez 3 heures ! 🙂

Je vais plutôt aller me coucher, il faut savoir raison garder. 

Modifié par Christian GIRARD
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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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