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il y a 10 minutes, Florian L a dit :

Quel est l'intérêt finalement de votre démarche, de rendre public vos critiques ?

Discuter des erreurs de certains peut permettre à d'autres de les éviter. Cela permet aussi à ceux qui veulent se présenter un jour d'être averti sur certains points, de faire les bons choix.

Les critiques sur ce forum ne sont donc pas inutiles (mais toutes ne sont pas utiles à tout le monde, c'est sûr).

Et puis, comme je l'ai dit, le public est tout de même restreint aux passionnés de magie ici. Ce n'est pas comme une critique dans la presse qui pourrait avoir un impact sur la notoriété d'un artiste.

Modifié par marc page
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Quel est l'intérêt finalement de votre démarche, de rendre public vos critiques ?

Ben on papote, on discute d'un truc et puis une chose en amenant une autre on expose notre vision de tel ou tel numéro ou de tel ou tel article. Et paf.

Si l'on suit ton raisonnement Florian, on pourrait d'ores et déjà demander à Thomas de supprimer les "Etagères Magiques", par exemple. Car après tout, lorsque l'on discute du dernier gimmick de tel magicien ou de son dernier DVD, en y exposant, à notre avis ses points forts et ses points faibles, cela relève de la même chose : on critique un truc que le mec a peut-être mis 10 ans à sortir.

Et puis lorsqu'on lit du Gilbus, du Munky, du Seb, du Bruno Vairone et Cie, on apprend des trucs, on se dit tiens j'avais pas pensé à ça comme ça. Bref, on bavarde. Exception faite de mes propres remarques :D;) , je n'ai vu aucune critique réellement critique, si je puis me permettre. Gilbus, par exemple, puisque c'est lui qui s'y est collé en détail (avec Marc aussi, il est vrai), n'a rien dit de méchant ou de gratuit, il a juste été constructif. Et puis nous sommes sur un forum dont la vocation est l'échange. 

Pour ma part, je vais être franc, je ne pense pas que j'aurais fait mieux que Max car ce type de numéro se rapproche le plus de celui que je pourrais proposer. Sauf que maintenant grâce à Gilbus, j'ai identifié quelques écueils que je saurais éviter (mais je ne dis pas que j'éviterais tous les autres, bien sur. Le mieux serait de filmer l'une de mes prestas et de la soumettre au regard acéré mais encore une fois bienveillant de Gilbus, les autres j'ai pas confiance, et puis y sont méchants  :D:D:D;)).

Après, il y a aussi un petit esprit sale gosse mais c'est aussi ce qui fait le charme de VM :) .

My2Cents

W.

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Publié le
il y a 27 minutes, Florian L a dit :

 

Quel est l'intérêt finalement de votre démarche, de rendre public vos critiques ?

Ben!, justement sur un Forum on compare nos avis (positifs parfois, critiques souvent), on veut savoir si on est à côté de la plaque, ou si l'on est le seul sur un avis?....

Pourquoi sur un Forum, et pas au comptoir du bar d'à côté ?

Hé bien parce que ici, on se retrouve entre passionnés,

Et comme au bar on ne demande pas ses références à notre voisin, on s'en fout, c'est juste pour discuter, pour se marrer des outrances de Pierre, Paul, Jacques.

C'est à prendre avec des pincettes, et surtout pas s'en offuscer quand on se fait traiter de k.n.

C'est le jeu, ma pauvre Lucette.

mdrmdrmdrmdrmdr

 

Publié le

En dehors de la qualité ou non des prestations dans ce championnat, une autre réflexion me vient à l'esprit:

Pourquoi dans nos sociétés toujours tout ramener à la notion de compétition? Je vois le numéro d'un artiste, j'aime ou je n'aime pas, il me rêver fait ou pas (les gouts et les couleurs tout ça...). Mais l'art magique doit-il avoir son championnat comme le football ou l'athlétisme ?

Suis-je le seul à avoir du mal avec la notion de championnat en magie? J'ai aussi du mal avec les émissions style "Incroyable talent" qui hiérarchisent des disciplines si différentes.

C'est bien aussi de regarder simplement une prestation et simplement d'aimer ou pas l'artiste et son univers. Ou alors peut-être simplement faire voter le public, qui plébiscite simplement ce qui l'a le plus aimé?

Enfin on peux aussi se poser la question de la représentativité réelle. J'ai la chance dans une autre discipline que la magie de faire partie d'une troupe championne du monde, d'Europe et de France. Mais c'est très relatif, combien de pratiquants, combien de clubs contactés et réellement représentés...etc On peut se poser la même question pour un championnat de magie... Après un titre c'est comme "Vu à la télé" cela fait bien sur une plaquette de présentation mais que vaut-il réellement, en magie comme ailleurs tous les championnats ne se valent pas je crois...

En ce sens le Plus grand cabaret du Monde permet de voir les artistes sans les faire noter par un jury. 

  • J'aime 2

www.dedales-hypnose.fr

Publié le
il y a 33 minutes, darlone a dit :

En dehors de la qualité ou non des prestations dans ce championnat, une autre réflexion me vient à l'esprit:

Pourquoi dans nos sociétés toujours tout ramener à la notion de compétition? Je vois le numéro d'un artiste, j'aime ou je n'aime pas, il me rêver fait ou pas (les gouts et les couleurs tout ça...). Mais l'art magique doit-il avoir son championnat comme le football ou l'athlétisme ?

Suis-je le seul à avoir du mal avec la notion de championnat en magie? J'ai aussi du mal avec les émissions style "Incroyable talent" qui hiérarchisent des disciplines si différentes.

C'est bien aussi de regarder simplement une prestation et simplement d'aimer ou pas l'artiste et son univers. Ou alors peut-être simplement faire voter le public, qui plébiscite simplement ce qui l'a le plus aimé?

Enfin on peux aussi se poser la question de la représentativité réelle. J'ai la chance dans une autre discipline que la magie de faire partie d'une troupe championne du monde, d'Europe et de France. Mais c'est très relatif, combien de pratiquants, combien de clubs contactés et réellement représentés...etc On peut se poser la même question pour un championnat de magie... Après un titre c'est comme "Vu à la télé" cela fait bien sur une plaquette de présentation mais que vaut-il réellement, en magie comme ailleurs tous les championnats ne se valent pas je crois...

En ce sens le Plus grand cabaret du Monde permet de voir les artistes sans les faire noter par un jury. 

Oui et Non, 

Justement l'innovation à mon sens c'est en grande partie ce qui doit être jugé ( à mon sens) dans une compétition de magie.

Hé oui cela peut se qualifier, la présentation, l'atmosphère, la maîtrise, c'est du plus.... 

Au cas où il n'y a pas d'innovation alors oui c'est presque idiot de classer un spectacle.

Mais ils sont venus pour cela, pour se comparer avec les autres concurrents, donc pas de problème.

Quand tu vois un Yann Frish, Hector MANCHA, etc.....

Je pense qu'il y a pas photos, ils innovent dans la magie de la manipulation pourtant vraiment un secteur ou ont pourrait pas s'attendre à du nouveau, et moi je suis très content de les avoir vu, peut-être jamais je n'aurai décidé d'aller voir un jongleur, et encore moins un espagnol.

Mais vraiment je remercie ces concours pour avoir vu de mes yeux ces "monstres" en vrai et de près.

 

Publié le

C'est ainsi !

Il y a les spectacles (galas) et les concours. Je n'aime pas trop l'esprit de concurrence non plus mais :

- on peut être concurrents et se respecter, s'apprécier voir être de très bons amis

- tout le monde est confronté un jour où l'autre à une certaine concurrence, dans un domaine ou dans un autre, c'est inévitable car nous sommes tous différents : nous n'avons pas les mêmes capacités, les mêmes idées, les mêmes goûts,  les mêmes envies, les mêmes choses à offrir ou à vendre donc on se compare.

Le concours est une façon de savoir se situer par rapport aux autres.

Le tout étant d'être le meilleur possible sans écraser les autres.

Après, il est certain que le Champion de France, du Monde ou autre n'est jamais réellement le Champion de France, du Monde, etc... mais le meilleur ce jour-là, face à ces candidats-là et selon ce jury. Tout est relatif.

C'est comme n'importe quel jeu. Nous jouons pour gagner (ceux qui disent "ce qui compte, c'est de participer" n'ont rien compris de ce qu'était un jeu ou essaie de justifier une défaite). Cela ne signifie pas que le vainqueur sera à jamais invaincu et que le vaincu sera toujours vaincu.

La différence avec le jeu, c'est qu'ici, le concours a aussi pour but d'inciter à l'innovation, à la créativité, à l'élévation du niveau. Une part non négligeable de l'avenir de l'illusionnisme puise sa source dans les concours.

Si on déteste vraiment les concours, on peut ne pas les regarder mais personne ne les empêchera d'exister car il aura toujours des personnes qui aiment les concours justement par ce qu'ils apportent de nouvelles idées, de nouvelles têtes, de nouvelles approches.

Ce que je n'apprécie pas par contre, c'est lorsque l'on remplace un gala par un concours...parce que ça coûte moins cher. Un tel concours peut très bien être génial mais le choix (et la raison du choix) des organisateurs est alors discutable.

Andy, je ne pense pas que critiquer soit nécessairement une histoire d'ego. Personnellement, je sais qu'en postant une critique, je ne vais pas plaire à tout le monde et le fait que certains vont me coller l'étiquette de "prétentieux qui critique sans légitimité" ne flatte pas mon égo. Je pense vraiment aider en faisant cela et la majorité des retours que je reçois me confortent dans cette idée mais lorsque j'ai l'impression du contraire, je sais la boucler. 

En revanche, il est certain qu'il faut savoir mettre son égo de côté pour être ouvert à la critique.

 

 

Publié le (modifié)
il y a une heure, marc page a dit :

La différence avec le jeu, c'est qu'ici, le concours a aussi pour but d'inciter à l'innovation, à la créativité, à l'élévation du niveau. Une part non négligeable de l'avenir de l'illusionnisme puise sa source dans les concours.

Oui je comprends bien la théorie mais dans l'exemple qui nous occupe dans ce sujet je vois surtout une présentation de tours commercialisés.

Est-on réellement obligé de passer par des concours pour innover? La création d'un numéro pour le public ne permet-il pas d'innover pour son public.

J'aime bien regarder les concours pour admirer les numéros, le classement par contre ne m'intéresse pas plus que cela.

Je sais que la magie a parfois un aspect plus "technique", mais il n'y a pas de championnat de France de Théatre. La reconnaissance vient avant tout du public. J'aime à considérer la magie plus comme un art visuel que comme un sport. Mais je comprends parfaitement que l'on puisse avoir un esprit de compétition, c'est un peu le principe des étoiles en cuisine...

Dans l'absolu je préfère une reconnaissance par ses pairs, ce qu'apporte parfois certains concours de magie.

Modifié par darlone
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www.dedales-hypnose.fr

Publié le

Je te rejoins complètement. L'innovation ne passe pas nécessairement par les concours mais les concours sont toujours source d'innovation car ils incitent à cela. Je n'ai jamais vu un seul concours où il n'y ait pas eu au moins une idée nouvelle parmi tous les numéros. En revanche, j'ai déjà vu des galas sans idée nouvelle.

J'aime assister à des concours car je ne sais pas ce que je vais voir exactement et que je sais que chaque artiste donnera le meilleur de lui même, justement parce qu'il y a la motivation supplémentaire des prix, d'un titre, d'une notoriété et/ou de la reconnaissance de ses pairs. Les grands noms affichés au menu d'un congrès, j'ai déjà bien souvent une idée de ce qu'ils vont présenter et c'est un plaisir de les voir en vrai bien souvent mais j'aime aussi l'inconnu.

Quand on pratique depuis un certain temps, être réellement surpris ou emporté par un numéro devient rare. Et quand je dis "surpris" ou "emporté", je ne sous-entends pas que ce à quoi j'ai assisté est forcément sans explication pour moi (sinon cela signifierait qu'il faudrait forcément faire de la magie pour magiciens dans les concours) mais que j'ai assisté à la mise en oeuvre d'idées novatrices ou de présentations qui m'ont touchées.

 

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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