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Le 30/01/2017 à 19:07, If.... a dit :

Tu viens gentiment te moquer d'eux (après tout pourquoi pas ?) et après tu te plains de te sentir jugé quand on te répond... euh... o.O

Un peu d'ironie, tout au plus, je ne me suis moqué de personne me semble-t-il, mais tout ceci est dit cordialement c'est tout ce qui importe dans un débat d'idées :)

Cela étant, le fondement de tout çà ne tient-il pas dans la nature de nos contrat commerciaux qui nous lient à EDF? Si je refuse ce compteur, je refuse aussi l'avenant de contrat qui l'accompagne, mais en attendant que peut-il arriver à l'utilisateur qui refuse? Son contrat ne peut-être rompu pour autant? Si? il doit au moins y a voir un préavis ?(c'est une réelle question).

Quand aux pénalités annoncées, elles ne sont pas stipulées au contrat initiale, donc me semblent nulles et non avenues... (encore une réelle question).

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Publié le
Il y a 1 heure, PaulMagie a dit :

Un peu d'ironie, tout au plus, je ne me suis moqué de personne me semble-t-il, mais tout ceci est dit cordialement c'est tout ce qui importe dans un débat d'idées :)

C'est dans cet état d'esprit que je te disais qu'il n'est pas utile de se sentir jugé. Quand on manie l'ironie on peut concevoir ne pas être le seul... ;)

Tes questions me semblent pertinentes.

Pour ce qui est du contrat, tout dépend de sa date : les contrats signés à partir du 1er février 2014 prévoient les modifications qu'impliquent le dispositif linky (modification de la nature du courant fourni par la superposition du CPL de type G3 dans un premier temps - 95 kHz à 490 kHz - au courant de 50hz de l’électricité domestique). Ce qui n'est pas le cas des contrat signés auparavant qui décrivent précisément le courant fourni, avec la seule fréquence de 50hz  (défini par la norme AFNOR EN 50-160).

Dans l'état actuelle de la situation, ENEDIS n'a pas l'air de s'être posé la question et prétend jusqu'ici que ça ne nécessite pas de modification de contrat ; ce qui est peut-être vrai en l'absence d'une signification de refus par l'abonné, ce serait une sorte d'"acceptation tacite". Mais à partir du moment où le problème est soulevé, il s'agit bien d'une modification unilatérale du contrat.

C'est compliqué de couper l'électricité, surtout à quelqu'un qui paye. Rappelons qu'avant d'être une tête de pont pour création de BIG DATA, ils ont une mission de service public : fournir de l'électricité aux citoyens.

Ce qui s'est surtout passé, c'est qu'ils ont sous-estimé le nombre de refus qu'ils allaient rencontrer. Il est probable que dans un premier temps ils ne s’occupent pas trop des gens qui refusent de manière ferme (après avoir essayé toutes sortes d'intimidations ou de menaces - notamment d'amende ou de coupures d'électricité).

Et certainement, quand le déploiement aura avancé, ils proposeront à ceux qui ont fait valoir cette modification unilatérale du contrat, un nouveau contrat ou un avenant, comme tu le supposes, en prétendant que sinon ils ne seront plus en mesure de fournir l'électricité. (Sûrement avec des prétextes techniques.)

Mais ça c'est pas tout de suite. Beaucoup de choses, y compris légales, peuvent bouger dans un sens ou dans l'autre. Et en fonction du nombre de refus, leur attitude ne sera pas la même. S'il y en a plusieurs millions ils ne bénéficieront pas du même rapport de force que s'il y en a quelques milliers...

Pour ce qui est des amendes, je pense que c'est surtout un effet d'annonce, pour impressionner. (Tout en n'ayant finalement pas été votées, parce que ça aurait fait trop coercitif, il ne faut pas non plus alarmer les gens...) Mais on ne sait pas comment ça peut évoluer, comme toujours, dans n'importe quelle situation. Ce qui est vrai aujourd'hui, peut ne pas l'être demain, et inversement...

Mais au delà de la question légale qui est surtout, pour les différentes parties, un outil pour défendre son point de vue, c'est, j'ai déjà eu l'occasion de le dire cet aspect "obligatoire sans l'être", cette façon d'imposer un dispositif à tout le monde qui me parait problématique.

Voilà des éléments de réponse à tes questions, en fonction de ceux que j'ai, sans prétention d'exhaustivité.

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Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Publié le (modifié)

Le Linky est une Directive Européenne qui doit s'appliquer en France au plus tard en 2021 pour l'ensemble des Foyers privés.

Aucun recours n'est donc possible pour le refuser, c'est une obligation Européenne.

 

Le problème est que le Linky peut être activé à distance et donc:

EDF pourra dont augmenter, réduire la puissance, voire couper, sans aucune intervention physique.

D'autre part, le téléreport facturera exactement la consommation.


En cas d'empêchement à l'installation, EDF facturera chaque mois 50 euros de relevé de compteur.

Source: Formation EDF au Linky

Modifié par Amagie
Publié le
Il y a 5 heures, Amagie a dit :

Le Linky est une Directive Européenne qui doit s'appliquer en France au plus tard en 2021 pour l'ensemble des Foyers privés.

Aucun recours n'est donc possible pour le refuser, c'est une obligation Européenne.

Arf :D

Bon ben tant pis alors, si aucun recours n'est possible on va rien faire...:ph34r:9_9

 

Le Linky n'est pas une Directive Européenne ; c'est un compteur électrique "communicant" (on n'entend plus trop dire "intelligent").

La directive européenne n'impose absolument pas tel ou tel compteur, c'est son interprétation en droit français, qui s'appelle la loi sur la transition énergétique et la croissance verte (sic.), sur laquelle s'appuie ENEDIS pour prétendre nous lier à Linky.

L’Allemagne en a fait une autre interprétation et n’installera ce type de compteur que chez de très gros consommateurs (industriels principalement).

Et il ne s'agit pas seulement d'un "recours", mais d'une contestation de la pertinence du dispositif, des conditions anticonstitutionnelles dans lesquelles il est imposé, d'un certain nombre de problèmes, financiers et éthiques notamment, que cela pose (en plus du compteur).

 

Du reste, une directive européenne déciderait demain que nous devions tous sauter par la fenêtre, je ne me poserai pas la question de "est-ce qu'il y a un recours?", je ferais tout pour ne pas sauter par la fenêtre (sauf si à ce moment là j'en ai particulièrement envie...) ;)

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Publié le
Il y a 18 heures, Amagie a dit :

Le problème est que le Linky peut être activé à distance et donc:

EDF pourra dont augmenter, réduire la puissance, voire couper, sans aucune intervention physique.

D'autre part, le téléreport facturera exactement la consommation.

J'ai quand même du mal à comprendre... comment pourraient-ils couper l'électricité à distance à quelqu'un qui consomme et paye son électricité? 
Si on va par là, c'est également possible pour les opérateurs de télécom depuis toujours, et jamais (sauf erreurs marginales) cela n'est à déplorer.
Pourquoi agiter cette menace ?

Quand à augmenter et réduire la puissance... là encore, je vis peut-être au pays de Marshmallows, mais si je suis en train de faire tourner une machine, que j'ai mon four qui tourne, et que j'ai ma télé, et d'autres appareils en fonctionnement... il me semble improbable que mon fournisseur baisse subitement et justement à CE moment là ma puissance... par contre enfant, je me souviens que le disjoncteur sautait régulièrement après avoir ré-équipé certains appareils, il a donc fallut l'intervention d'un technicien + coût, délai d'attente, confort d'utilisation...  confort gagné si on considère que l'usage de Linky est à l'effet inverse (s'adapter en conso à l'usage réel de l'utilisateur)

Encore une fois, je ne fais pas l'apogée de ce compteur, et je ne partage pas l'aspect forcé des choses, surtout sans avenant, et sans solution alternative.
 

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Publié le
Il y a 16 heures, If.... a dit :

Du reste, une directive européenne déciderait demain que nous devions tous sauter par la fenêtre, je ne me poserai pas la question de "est-ce qu'il y a un recours?", je ferais tout pour ne pas sauter par la fenêtre (sauf si à ce moment là j'en ai particulièrement envie...) ;)

Et bien en fait le soucis est qu'à l'heure actuelle la France s'aligne sur un grand nombre de directives européennes, et entre parenthèses ça nous fiche un beau bazar.

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. 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Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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