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La "magie fantastique" est pour moi une façon de peindre ce que l'on veut partager, raconter.

On peut vouloir représenter du mentalisme, du close-up plus traditionnel, de la magie générale...

La "magie fantastique"est une façon d'appréhender les choses. Il serait réducteur, selon moi, de la résumer ou la caricaturer à du storytelling ou de la magie avec des accessoires sortis d'un antiquaire obscur.

Alice, Harry Potter, Néo et bien d'autres, tous partent d'univers différents pour glisser invisiblement vers une réalité différente, dissimulée, complémentaire, véritable ?...

Donner un cadre, avoir un support, s'appuyer sur quelque chose font déjà partie pour moi du cadre fantastique, et je suis sûr que beaucoup en font déjà sans le savoir, comme la prose.

On parlait d'un effet commercialisé par Jay sur un autre post, j'y ai finalement trouvé un univers, un cadre, une situation qui prend le spectateur par la main et le fait voyager avant de revenir changé. Je ne sais pas si je peux avoir la prétention de l'appeler désormais "ma" routine, mais je sais qu'elle s'inscrit dans l'univers qu'Antoine appelle fantastique sans pour autant avoir d'objets vieux ou cher, le voyage est spirituel, le spectateur sait qu'il vient de partager un moment unique, il ne se pose plus la question "comment ?" comme on peut trouver à la fin d'un tour traditionnel.

C'est pour cela qu'Antoine explique entre autres les liens avec le personnage, ce qu'on a envie de présenter, de raconter. Les choses sont justifiées, je sais que certains trouvent cela inutile et masturbatoire quand ce n'est pas un grand nom qui le dit, mais l'intrigue de départ a une raison, les procédés sont réfléchis, la fin n'apparaît pas dans le but d'en mettre encore plus dans la tête du magicien.

Je parlais de Tommy Wonder avec un pote. Il fait pour moi partie de la "magie fantastique", sa routine de carte folle est un exemple, parmi tant d'autres, qui est à la base ce que certains appellent "commercial" et dans le cadre de ce que je conçois comme "fantastique"...

Si j'étais contraint de résumer pour moi ce qu'est la magie fantastique, je dirais tout simplement "donner un sens à ce que je présente, ce que je partage".

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[...] je jouais que en Hardcore.

Moi j'étais très sorcière, bowa et baba. Clair que la Bowazone c'était le top !

Le palouf était que pour rushes les Uber. Très puissant mais pas mon pref'.

Je te prie de rester correct et si cela est au dessus de tes forces, il y a des endroits pour ça.

(et je dirais même plus mdr , :D et ;) !)

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-dernier point: la raison pour laquelle j'ai acheté le livre!!! L'essai sur les définitions magie, fantastique, merveilleux, spectateur, rêve, suspension du refus de croire...

C'est aussi la raison qui fait que j'ai failli acheté le livre (je ne me suis pas laissé tenter encore).

Ces questions me fascinent (autant que les paradoxes, les contradictions et parfois l'hypocrisie des magiciens sur ce thème).

Serait-il possible d'en savoir un peu plus sur ce sujet fondamental... "Fantastique" apporte-t-il une vision interpellante ? originale ? nouvelle ?

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Serait-il possible d'en savoir un peu plus sur ce sujet fondamental... "Fantastique" apporte-t-il une vision interpellante ? originale ? nouvelle ?

Par rapport à quoi et à qui?

Bonne question Christian ! lol

On va dire par rapport aux deux positions extrêmes (et désespérantes ! mdr ) sur le sujet :

- Celle des "illusionnistes pur sucre" : La magie ce n'est que du spectacle et du divertissement et puis d'ailleurs ça n'existe pas la magie !

- Celle des "mentalistes déviants" : J'ai des supers pouvoirs et je peux aussi vous aider à aller mieux.

Bon, ok, je caricature à l'extrême les deux positions mais c'est pour faire simple et compréhensible.

Je sais que la réponse est un peu dans la question. Et tu es, Christian, depuis des années, l'initiateur d'une sorte de troisième voie entre ces deux extrêmes. Ton approche m'a énormément fait réfléchir, tu le sais. Mais finalement je n'arrive pas à saisir ce qu'il y a de très neuf dans "Fantastique" (du point de vue de la philosophie de ce style de magie, j'entends).

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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