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Radical ? Je suis pour la défense

Moi aussi, pour la défense et pas spécialement pour l'attaque.

En l'occurrence, là la France (enfin le gouvernement) a attaqué en Syrie avant d'être attaqué(e).

face à des barbares sanguinaires,

En guerre, tous ceux qui tuent sont facilement appelés ainsi par ceux d'en face.

Si tu te prends une bombe sur ta ville, ton village, tu peux considérer que celui qui la balance est un barbare sanguinaire et tu veux te venger.

Les bombes françaises sont tout aussi sanguinaires voire bien davantage, en nombre de morts, que les explosifs artisanaux des islamistes.

Enfin, si on avait aidé le PKK (les Kurdes) depuis qu'ils se battent, on n'en serait pas là !

Mais ils gênent trop l'allié turc !

tout simplement, pas pour accepter que l'on nous mène à l'abattoir comme des moutons.

Tu n'as toujours pas réagi à l'argument tout simple, que la guerre menée (au moins depuis 2001, en Irak, Libye, Syrie...) n'a fait que renforcer le terrorisme et que la guerre de Hollande, en fac-similé de Bush père et fils, risque d'avoir exactement le même effet ?

On nous sort la peur, régulièrement, justement par manque d'arguments, pour tenter de la substituer au courage.

Certains peuvent sans doute trouver normal de risquer sa vie dès que l'on sort de chez soi (voire même en étant attaqué ou torturé chez soi),

Evidemment non. Qui a dit ça ?

que des étrangers viennent chez nous pour nous assassiner,

En l'occurrence ils étaient quasiment tous français, nés en France. C'est pas un problème, ça ? Que des Français se mettent à haïr d'autres français à ce point ? Il faudrait peut-être s'attaquer aux causes ?

Quelques équivalences de coût, vite fait :

1 mirage 2000 = 1 hôpital

1 missile nucléaire = 70 écoles

1 porte-avions = 1 an de nourriture pour 20 millions de réfugiés

1 avion rafale = 6 000 bourses d'études à 1 830 €

1 sous-marin nucléaire = Le salaire annuel de 20 000 professeurs

qque l'on ne puisse plus vivre dans un pays libre sans risquer de sauter dans un attentat et qu'il faille craindre pour nos enfants. Il ne faut pas confondre peur et rage. Se défendre est non seulement un droit, mais un devoir. Et j'avoue que j'ai du mal à comprendre certaines personnes, comme les communistes (ou les verts, ces faux écolos vrais communistes),

Houla, les verts et les communistes sont très très différents !

Le PC est productiviste, presque autant que la droite... Le PC soutient la politique nucléaire de la France, l'industrie de l'armement...

Pas d'anathème ni de procès d'intention stp...

par exemple, qui s'en accommodent très bien tant que ce sont les autres qui sont des victimes. L'égoïsme à l'état pur, je leur souhaite de se retrouver un jour dans la peau d'une victime.

Pas d'insulte stp !

Si on s'envoie des noms d'oiseau, on n'a pas fini.

La lâcheté, également, serait de ne pas se défendre, par peur.

Chaque guerre a eu ses collabos, qui sont les vrais peureux, eux. prenons l'exemple de la dernière guerre : les nazis, ce n'étaient pas les lâches, eux ? Et de Gaulle, il a sans doute combattu par peur ?

De Gaulle a choisi la décolonisation de l'Algérie, Chirac et Villepin au nom du gaullisme ont choisi de ne pas attaquer l'Irak en 2003...

Regarde Villepin : "non, il ne faut pas intervenir militairement en Syrie"

"Une intervention militaire, c’est la destruction d’une société". Quant aux causes de cette crise et de cet exode– la guerre en Syrie -, l’ancien ministre estime qu’il ne faut pas intervenir militairement en Syrie "non ! Je le dis fortement et solennellement. Nous avons déjà commis cette erreur-là, qu’il s’agisse de la Libye ou de l’Irak. Et on sait tous que cela rajoute de nombreux drames et que cela ne faut qu’aggraver les choses. N’oublions pas qu’une intervention militaire, c’est la destruction d’un Etat mais aussi d’une société. Et c’est souvent irréparable…"

Le cri en dont je parlais, c'était pour citer ce qu'un témoin avait entendu, la dernière fois, comme pour beaucoup d'autres fois et qui indique justement le profil de l'assaillant. Or, ce cri est le plus souvent poussé par des gens qui osent parler de Dieu en l'associant à de la tuerie. Eh oui, une tuerie de lâches, qui tuent des gens sans défense et ayant pour cibles des civils innocents. Pour eux ce ne sont pas des dommages collatéraux, ce sont des cibles, voulues et recherchées. Ce ne sont pas des lâches, ceux qui égorgent des innocents, qui enlèvent et violent des femmes, par centaines ? Un vrai renversement des valeurs, plutôt.

Ces atrocités, c'est la guerre. Un cercle vicieux d'attaques et de contre-attaques. Tuer en appuyant sur un bouton depuis son avion ou depuis sa salle de guidage de drones à des milliers de kilomètres n'est pas moins lâche que de tuer avec un couteau, une kalachnikov ou avec une ceinture d'explosifs, toute connerie mise à part...

Mais maintenant, heureusement, ils vont payer, car le monde s'est enfin réveillé, russes, américains, européens et certains pays arabes. Ces barbares sont les nouveaux nazis, qu'il va bien falloir exterminer et avec le moins possible de victimes de notre côté.

On dirait mot pour mot un communiqué de Daesh, je me trompe ?

La paix ne sera jamais possible avec eux, ce sont des fanatiques préhistoriques, dotés du cerveau d'une huitre, qui ne connaissent que la boucherie.

Les fanatiques dont tu parles sont morts, ils se sont fait sauter ou sont tombés sous les balles de la police, t'as oublié ?

Ca va être très dur de faire la guerre contre des morts, non ?...

La preuve, leurs dirigeants peuvent les manipuler sans problème, en leur affirmant n'importe quoi. Aucune intelligence, aucun libre arbitre, le vide des robots.

A voir ici : Stratégies de manipulation

LaurentCourau10.jpg

Et je remercie bien sincèrement nos forces de l'ordre qui risquent leur vie pour sauver des innocents et nos soldats actuellement sur le Charles-de-Gaulle, alliés à une coalition qui va les passer au rouleau compresseur et tirer la chasse. Il va bien falloir désigner qui sont nos amis et qui sont nos ennemis.

Attention, ce discours belliciste est sûrement copyright Bush. C'est pas beau de plagier, comme un vulgaire Valls ou Hollande...

P.S. : quelqu'un m'a dit un jour que lorsqu'on pratique la politique de l'autruche, on est dans la bonne position pour se faire enc... Et ce quelqu'un c'était une arabe.

Et ça, ça doit être copyright Poutine... du genre, "On ira buter les terroristes tchétchènes jusque dans les chiottes"

If... un parfait exemple en est la dernière guerre : les bombardements sur l'Allemagne n'ont jamais abouti à rien.

Ben si, des millions de morts des deux côtés et des millions de dollars dans les poches des marchands d'armes... et un certain Prescott Bush qui tire les marrons du feu... oui, le grand-père Bush qui faisait des affaires avec les nazis.

Kristo, je n'ai jamais pensé une seule seconde que les américains agissaient par grandeur d'âme. Comme beaucoup d'autres (et comme nous récemment également), ils agissent surtout par cupidité et calcul. Il était prévisible que les américains et les français ont précipité le chaos en éliminant les seuls qui étaient capables de maintenir un semblant de paix (par cupidité et calcul également) et en ouvrant toutes grandes les portes aux islamistes.

Là t'as compris. On est d'accord.

L'UE, Merkel en tête continue aussi de faire des erreurs monstrueuses, en cachant plus ou moins soigneusement les vraies raisons derrière un blabla trompeur et manipulateur.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui un chancre s'est développé, qu'il va bien falloir éradiquer. Car l'homme est un monstre, il a toujours été un monstre et il le sera toujours, tout comme toute ce qui vit sur Terre.

L'humain est bien différent des autres espèces, bien pire que les autres. Capable de tuer sans raison vitale. Capable de tout parasiter au point de détruire l'équilibre de la nature.

La vie c'est la mort de l'autre. Mais je reconnais avoir la faiblesse de préférer ma vie à celle de ceux qui voudraient m'assassiner.

P.S. : puisqu'on on est aux plaisanteries, on dit souvent que les kamikaze islamistes acceptent leur mort parce qu'on leur a promis 72 vierges après (entre parenthèses, qu'ont t-elle fait pour mériter ça ?). Mais c'est oublier que les arabes lisent de droite à gauche : en réalité il faut lire une vierge de 72 ans. :-)

Ah ça y est voilà la blague sur les vierges que je cherchais depuis un moment ! mdr

Je l'avais oubliée, merci !

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Publié le

Moi j'ai une question que me mange l'esprit. Comment cela se fait que daesh ne touche jamais à Israël ? Malgré les milliers de palestiniens qui se fond massacré. s'il y a bien un première cible logique de ces fous ça serai Israël vous ne pensez pas ? ( j'ai rien contre les israéliens sauf leur gouvernenement qui sont des voleurs de territoires mais c'est un autre débat )

J'ai parlé de cela avec d'autres personnes et il ressort deux options :

- Israël est tres bien protègé

- un fils ne tue pas sa propre mère

Publié le

Pour le mot "logique" concernant Israël c'est juste qu'il ne faut pas se cacher (non pas casher :) ) c'est le pays qui fait le plus de mal aux musulmans.

Pour l'endroit et le moment je pense pas qu'il y est de mauvais endroit et moment pour dire la vérité

Publié le

J'ai pas pensé à cette option, peut être que pour daesh les palestiniens ne sont pas des musulmans en effet.

Cela paraît dingue mais possible. Malgré que tout les musulmans soient derrière les palestiniens.

Je me demande vraiment comment peut on en arriver là.

Publié le
La preuve, leurs dirigeants peuvent les manipuler sans problème, en leur affirmant n'importe quoi. Aucune intelligence, aucun libre arbitre, le vide des robots.

C'est un peu ce que je me dis en te lisant.

Publié le

Dans toutes les religions il y a des ratés, des personnes qui vont faire remarquer les autres pour rien,

On paie tous à un moment donné les conséquences des erreurs des autres en plus de payer les nôtres .

Publié le (modifié)
La preuve, leurs dirigeants peuvent les manipuler sans problème, en leur affirmant n'importe quoi. Aucune intelligence, aucun libre arbitre, le vide des robots.

"L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui !" - Desproges

Modifié par TanMai

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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