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En tout cas ça fait enfin bouger les autruches : l'ONU appelle tous les pays à se joindre à la lutte contre Derch (pardon, Daech). Une bonne invasion terrestre, genre 1945, ça devrait être efficace.

Et ensuite, on y reste combien de temps ? Aussi longtemps que les états-uniens en Irak ? ou au Vietnam ? Ou aussi longtemps que les soviétiques en Afghanistan ?

Ce qui compte c'est aussi dans quel état on laisse le pays en partant et si on lui permet de se reconstruire. Sinon ce n'est qu'un foyer pour de futures guerres et de futurs terroristes.

Allez un dessin pour se dérider un peu:

112214Daesh.jpg

et en photo (c'est bien la preuve) :

01.jpg

Lave plus rouge que blanc.

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, ou l'ouvrier qui les fabrique,

Tsss, tsss, tsss, tu t'égares Kristo.

L'ouvrier qui les fabrique a certainement d'autres priorités plus terre à terre que de se poser des questions sur les répercussions de l'activité qui lui permet d'essayer de vivre.

Circulez !

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Donc le pilote, le militaire, le politique, l'industriel, l'ouvrier et l'ingénieur sont tous coupables de lâcheté ? De la même lâcheté ?

Pas la même, suivant leur degré d'implication...

Mais à mon avis, il y a une part de lâcheté, de bêtise et d'égoïsme chez ceux qui fabriquent ou vendent des armes sans se soucier de leur utilisation.

Il y a des circonstances atténuantes chez l'ouvrier qui fait ce boulot parce qu'il n'en a pas trouvé d'autre. Mais il aurait certainement pu en trouver un autre s'il l'avait vraiment voulu.

La France est le troisième exportateur d'armes au monde (ou quatrième, suivant les années), et peu de gens s'en inquiètent, même lorsqu'en contrecoup la guerre s'invite chez nous...

On vend des chars ou des Rafales à l'Arabie, au Qatar, à l'Egypte, aux Emirats... à des pays instables ou des dictatures sans penser que ces armes pourraient se tourner contre les populations, ou se retourner un jour contre nous...

, ou l'ouvrier qui les fabrique,
Tsss, tsss, tsss, tu t'égares Kristo.

L'ouvrier qui les fabrique a certainement d'autres priorités plus terre à terre que de se poser des questions sur les répercussions de l'activité qui lui permet d'essayer de vivre.

Ca me rappelle qu'à Maisons-Laffitte, tu t'en souviens peut-être, il y avait des militaires qui s'étaient engagés parce qu'ils ne voulaient pas devenir éboueurs... Le régiment se préparait à partir en Irak...

Même ceux-là auraient eu le choix, même si c'est un choix difficile, et je suis sûr qu'ils auraient pu trouver un boulot épanouissant ailleurs.

Ca me rappelle aussi les ouvriers réquisitionnés au STO pendant la seconde guerre mondiale, pour les usines d'armement en Allemagne. Certains y travaillaient sans états d'âme (un certain Georges Marchais chez Messerschmitt...) d'autres résistaient en sabotant le travail (relire les Russkoffs de l'excellent Cavanna)

Il y a des gens qui sabotent ce genre de boulots aujourd'hui en France, mais ils sont assez peu nombreux...

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Quelque pistes de réflexion au passage...

Si on remonte une dizaine d'année avant le 11 septembre 2001 (donc avant la guerre en Afghanistan et avant la deuxième guerre en Irak en 2003), dont il a été question dans ce sujet, il y a la première guerre en Irak (ou la guerre de le golf, selon les terminologies...).

Il me semble que c'est surtout là que s'est joué un tournant géopolitique, dont la situation actuelle découle. Peu de temps après la chute de l'union soviétique, de nouveaux ennemis se déclarent à la une des médias, de nouvelles menaces se profilent. de nouveaux contours géopolitique se dessinent ; qui ne sont pas sans évoquer les conflits permanents et les incessants changement d'alliances de 1984 (encore quelques années avant ;) ).

Avant W. Bush et sa guerre au terrorisme*, il y avait Bush père, rappelez-vous :

 Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix.

(Extrait d'un discours du président américain George H. W. Bush au Congrès le 11 septembre 1990.)

Si l'on applique la grille d'analyse Orwellienne, selon laquelle la guerre, c'est la paix, force est de constater que son programme n'a cessé de se réaliser et se réalise encore.

Les années 90 ont vu des conflits aux ramifications difficilement compréhensibles dans les Balkans.

C'est toujours compliqué de savoir ce qui se joue dans une guerre, de savoir réellement qui se bat contre qui et pourquoi . De démêler les nombreux enjeux stratégiques, économiques, idéologiques qui sont à l'oeuvre.

Je n'ai pas retrouvé la source de cette citation, mais il me semble que c'était lors d'une émission "droit de réponse" animé par Michel Polac dans les années 80, qu'un enfant, en parlant de la deuxième guerre mondiale je crois (mais c'eut été tout aussi juste, voir peut être encore plus, au sujet de la première), a dit :" c'est la guerre contre les allemands et contre les français"...

J'aurais tendance à penser que les guerres sont très souvent contre les populations, quelle qu'elles soient. Même et surtout si elles sont livrées en leurs noms, ce qui sert généralement a camoufler d'autres buts. De réels mouvement populaires, de réelles tentatives d'émancipations de populations par elles mêmes, où que ce soit sur le globe, sont plutôt qualifiées aujourd'hui d’insurrections ou d'émeutes.

Orwell, 10 ans avant l'écriture de 1984, à livré une analyse quasiment en temps réels des événements de la guerre d'Espagne, c'est son magnifique Hommage à la Catalogne. Parti d'Angleterre pour combattre le franquisme, il va sur place être confronté aux différents factions, prendre conscience de sa propre naïveté (qu'il ne dissimule pas, ce qui fait la force du livre, on voit sa réflexion en mouvement, nullement figée par quelque idéologie), et livrer une analyse extrêmement profonde et intelligente, tant d'événements très localisés que d'enjeux géopolitique internationaux...

Difficile d'être aussi intelligent et clairvoyant qu'Orwell...

On peut néanmoins constater que 25 ans de bombardements assez intensifs en différents endroits (qui touchent généralement principalement des civils) n'ont pas rempli la promesse d'éradiquer le terrorisme. Mais en est-ce la réelle fonction ?

Et on peut faire attention à ne pas tomber dans le manichéisme (au sens moderne du terme) qui est peut-être, d'où qu'il émane sur la planète, le réel responsable de la situation actuelle.

Bon courage.

* Terry Jones, un des Monty Python, j'ai déjà du en parler, à publié il y a une dizaine d'année sous le nom de "Ma guerre contre la guerre au terrorisme", un recueil d'articles très intéressants sur le sujet, certainement d'actualité, qui montre en outre qu'aucuns bombardement n'a jamais participé à réduire aucun terrorisme. En voici un extrait :

Péril en la grammaire

Il y a quelque chose qui m’inquiète particulièrement, dans la « guerre au terrorisme » du président Bush : c’est la grammaire. Comment livre-t-on une guerre contre un substantif abstrait ? C’est un peu comme de bombarder le « meurtre ».

Imaginez un peu que Bush ait dit : « Nous allons bombarder le “meurtre” partout où il rôde. Nous allons pourchasser les meurtriers et les candidats au meurtre partout où ils se cachent et nous allons les traduire en justice. Nous allons aussi bombarder tous les pays qui abritent des assassins avérés ou des personnes susceptibles de le devenir. »

Un autre truc me tracasse au sujet de la « guerre au terrorisme » de Bush et Blair : quand et comment sauront-ils qu’ils ont gagné ?

Dans la plupart des guerres, on peut prétendre avoir gagné quand l’autre camp est exterminé, ou quand il capitule. Mais comment le « terrorisme » capitulerait-il ? C’est bien connu, dans les milieux linguistiques, qu’il n’est pas simple du tout, pour un substantif abstrait, de se rendre. D’ailleurs, c’est très difficile pour les substantifs abstraits d’accomplir quoi que ce soit de leur propre gré - et difficile, même pour les plus chevronnés des linguistes, de négocier avec eux. Il est ardu de trouver leurs caches, et vain de chercher à leur couper les vivres ou à intercepter leurs communications ; toute tentative pour les amener à capituler est vouée à l’échec.

Qu’on le veuille ou non, les substantifs abstraits ne fonctionnent pas comme ça. J’ai bien peur que l’amère vérité sémantique soit que l’on ne peut gagner contre ce genre de mots - à moins, j’imagine, de les faire expulser du dictionnaire. Ça leur servirait de leçon !

Un voisin, professeur de sémiotique ontologique (actuellement occupé à chercher ce que son titre signifie) m’informe que la Seconde Guerre mondiale a été livrée contre un substantif abstrait : le « fascisme » - vous vous souvenez ? Mais je lui fais remarquer que ce substantif abstrait se cachait sournoisement derrière les très réels dirigeants de l’Allemagne nazie. En 1945, il nous suffisait de vaincre l’Allemagne nazie pour gagner. Dans la « guerre au terrorisme » du président Bush, il n’existe pas de solution de ce type. Il a beau claironner, tel le capitaine Haddock secouant un palmier : « Nous allons détruire le terrorisme. Et ne vous faites pas de souci, nous gagnerons ! », c’est à peu près aussi sensé que de dire : « Nous anéantirons l’insolence », ou : « Nous allons tourner l’ironie en ridicule. »

En fait, le mot même de « terrorisme » semble avoir changé de sens ces dernières années. Tout au long de l’histoire, le terrorisme a été un outil privilégié des gouvernements - on pense (ou peut-être pas) à la chevauchée [2] d’Édouard III à travers la Normandie en 1359. Mais, dans son acception courante, le « terrorisme » ne peut être le fait d’un pays. Quand les États-Unis ont bombardé une usine pharmaceutique au Soudan en 1998, sur la foi d’un tuyau percé de la CIA prétendant qu’il s’agissait d’une fabrique d’armes chimiques, ce n’était pas un acte de terrorisme. C’était juste complètement stupide. La pénurie de médicaments qui s’est ensuivie a probablement tué des milliers de personnes, mais ce n’était pas un « acte de terrorisme » selon la signification courante du mot, parce que c’est le gouvernement américain en tant que tel qui l’a commis. En plus, il s’est excusé. Ceci est très important. Aucun terroriste qui se respecte ne présente jamais ses excuses. C’est du reste l’un des rares critères qui permettent de distinguer les gouvernements légitimes des terroristes.

Il était donc vraiment malaisé pour le président Bush de savoir qui bombarder après les attentats du World Trade Center. Si la responsabilité en avait incombé à un pays comme les Bermudes ou la Nouvelle-Zélande, alors ça aurait été simple : Bush aurait pu bombarder les Bahamas et l’Australie. Que les auteurs d’une catastrophe si abominable ne fussent pas une nation, voilà qui devait être vraiment irritant. Qui plus est, les terroristes - à la différence d’un pays - ne se tiennent pas tranquilles dans leur coin, à attendre qu’on vienne les bombarder. Ils ont cette détestable habitude de bouger, et parfois même de sauter les frontières. Décidément, tout cela n’est pas très américain - euh, sauf en ce qui concerne leur entraînement...

Pour couronner le tout, on n’a pas la moindre idée de leur identité. Enfin, je présume que la CIA et le FBI n’avaient aucune idée de qui étaient les terroristes du World Trade Center - sinon ils auraient commencé par les empêcher de monter dans les avions. C’est le propre des terroristes de rester anonymes tant qu’ils n’ont pas personnellement commis un acte de terrorisme. Jusque-là, il n’y a que des gens ordinaires, comme ce brave Tim McVeigh qui habite la porte à côté, ou ce sympathique M. Atta qui prend des cours de pilotage.

Bon, pourrait-on objecter, il y a ce pas-si-gentil-que-ça (quoique assez bon en propagande) Oussama Ben Laden : nous savons qu’il a commis des actes de terrorisme, et qu’il a l’intention de recommencer. Très bien. Au moins, nous connaissons un terroriste. Mais tuons-le et nous n’aurons toujours pas tué le terrorisme. En fait, nous ne lui aurons pas infligé le moindre mal. C’est l’ennui quand on déclare la guerre au terrorisme. En tant que substantif abstrait, il ne peut se résumer à des individus ou à des organisations.

MM. Bush et Blair sont probablement les premiers chefs d’État à embarquer leurs pays dans une guerre sans savoir qui est l’ennemi.

Aussi, oublions le substantif abstrait. La guerre du président Bush, renommons-la pour lui, et appelons-la plutôt « guerre aux terroristes » ; ça fait déjà un peu plus concret. Mais, à vrai dire, la sémantique n’en devient que plus obscure. Qu’est-ce que le président Bush entend exactement par « terroristes » ? Comme il n’a en effet pas défini le terme pour nous, il ne nous reste plus qu’à tenter de déduire ce qu’il veut dire de ses actions.

À en juger par lesdites actions, les terroristes instigateurs des attentats contre le World Trade Center vivent tous ensemble dans des « camps », en Afghanistan. Apparemment, après la réussite de leur mission, ils se sont tous regroupés dans ces « camps » où il ne nous reste donc plus qu’à aller leur balancer une grêle de bombes dessus. Sans doute passent-ils leurs soirées là-bas à jouer de la guitare et à pique-niquer autour du feu.

Dans ces « camps », les terroristes se consacrent aussi à « l’entraînement » et stockent des armes, qu’il ne tient qu’à nous de détruire à coups de bombes à fragmentation et de missiles à l’uranium. Il semble que personne n’ait expliqué au président Bush que quelques cutters ont suffi pour perpétrer les horreurs du 11 Septembre. Bien sûr, les États-Unis pourraient bombarder toutes les réserves de cutters à travers le monde, mais quelque chose me dit que ça n’éradiquera toujours pas les terroristes...

Du reste, je croyais que les terroristes qui ont fait s’écraser ces avions sur le World Trade Center vivaient en Floride et au New Jersey. Je croyais que le réseau Al-Qaida opérait dans soixante-quatre pays, notamment aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe - que le président Bush lui-même préfère peut-être éviter de bombarder. Mais non : le président Bush, le Congrès américain, le Premier ministre Blair et la quasi-totalité de la Chambre des communes sont convaincus que les terroristes vivent en Afghanistan et qu’on peut les bombarder depuis une distance confortable. Nous assistons clairement, là encore, à un autre exemple de glissement de sens.

Les déclarations n’ont plus la même signification qu’avant. Par exemple, des gens me disent à tour de bras : « Nous devons continuer normalement, comme si de rien n’était. » De quoi parlent-ils ? Le World Trade Center a été détruit, des milliers de personnes y ont trouvé la mort, les États-Unis et le Royaume-Uni sont actuellement en train de bombarder l’Afghanistan. Cela ne ressemble pas pour moi à une définition du « normal ». Pourquoi devrions-nous faire comme si ça l’était ?

Et que signifie : « Nous ne devons pas céder au chantage des terroristes » ? C’est pourtant ce que nous avons fait, dès l’instant où les premières bombes sont tombées en Afghanistan. Les instigateurs du 11 Septembre, morts de rire, ont dû faire sauter les bouchons de leur champagne sans alcool ! Ils avaient réussi : les États-Unis attaquaient, une fois encore, un pays pauvre dont ils ignoraient jusqu’alors à peu près tout, soulevant dans tout le monde arabe une authentique vague de réactions écœurées, garantie de soutien aux fondamentalistes islamiques.

Les mots ont perdu de leur valeur, certains d’entre eux ont changé de sens et les linguistes, impuissants, en sont réduits à hocher la tête en se demandant si tout ça n’est pas, au bout du compte, un énorme gâchis grammatical. La première victime de la guerre, c’est la grammaire.

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

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Si on remonte une dizaine d'année avant le 11 septembre 2001 (donc avant la guerre en Afghanistan et avant la deuxième guerre en Irak en 2003), dont il a été question dans ce sujet, il y a la première guerre en Irak (ou la guerre de le golf, selon les terminologies...).

Il me semble que c'est surtout là que s'est joué un tournant géopolitique, dont la situation actuelle découle.

Oui c'est un tournant, Bush père a fait sa guerre en 1991 et Bush fils a voulu comme papa avoir sa guerre à lui dix ans après (comme si pour être un vrai président, il fallait avoir fait une guerre), en terminant le boulot de papa, aller jusqu'à Bagdad pour se faire Saddam Hussein.

Pour déclencher la guerre du golfe en 90-91, les états-uniens ont fait croire à Saddam qu'ils n'agiraient pas s'il attaquait le Koweit... pour mieux le laisser envahir et lui déclarer la guerre ensuite.

Une bonne guerre, ça fait marcher le commerce de ceux qui savent en profiter. Rappelez-vous Dick Cheney avec Halliburton. Il a reçu près de 1 350 000 stock-options de la part de Halliburton, d'une valeur totale supérieure à 43 millions de dollars.

Si l'on applique la grille d'analyse Orwellienne, selon laquelle la guerre, c'est la paix, force est de constater que son programme n'a cessé de se réaliser et se réalise encore.

Avec la novlangue toujours d'actualité, suivez ce lien ne serait-ce que pour les définitions de "paix" ou "kamikaze", "ennemi" ou "terrorisme".

Terry Jones, un des Monty Python

Excellent Terry Jones.

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Radical ? Je suis pour la défense face à des barbares sanguinaires, tout simplement, pas pour accepter que l'on nous mène à l'abattoir comme des moutons. On nous sort la peur, régulièrement, justement par manque d'arguments, pour tenter de la substituer au courage.

Certains peuvent sans doute trouver normal de risquer sa vie dès que l'on sort de chez soi (voire même en étant attaqué ou torturé chez soi), que des étrangers viennent chez nous pour nous assassiner, que l'on ne puisse plus vivre dans un pays libre sans risquer de sauter dans un attentat et qu'il faille craindre pour nos enfants. Il ne faut pas confondre peur et rage. Se défendre est non seulement un droit, mais un devoir. Et j'avoue que j'ai du mal à comprendre certaines personnes, comme les communistes (ou les verts, ces faux écolos vrais communistes), par exemple, qui s'en accommodent très bien tant que ce sont les autres qui sont des victimes. L'égoïsme à l'état pur, je leur souhaite de se retrouver un jour dans la peau d'une victime.

La lâcheté, également, serait de ne pas se défendre, par peur.

Chaque guerre a eu ses collabos, qui sont les vrais peureux, eux. prenons l'exemple de la dernière guerre : les nazis, ce n'étaient pas les lâches, eux ? Et de Gaulle, il a sans doute combattu par peur ?

Le cri en dont je parlais, c'était pour citer ce qu'un témoin avait entendu, la dernière fois, comme pour beaucoup d'autres fois et qui indique justement le profil de l'assaillant. Or, ce cri est le plus souvent poussé par des gens qui osent parler de Dieu en l'associant à de la tuerie. Eh oui, une tuerie de lâches, qui tuent des gens sans défense et ayant pour cibles des civils innocents. Pour eux ce ne sont pas des dommages collatéraux, ce sont des cibles, voulues et recherchées. Ce ne sont pas des lâches, ceux qui égorgent des innocents, qui enlèvent et violent des femmes, par centaines ? Un vrai renversement des valeurs, plutôt.

Mais maintenant, heureusement, ils vont payer, car le monde s'est enfin réveillé, russes, américains, européens et certains pays arabes. Ces barbares sont les nouveaux nazis, qu'il va bien falloir exterminer et avec le moins possible de victimes de notre côté. La paix ne sera jamais possible avec eux, ce sont des fanatiques préhistoriques, dotés du cerveau d'une huitre, qui ne connaissent que la boucherie. La preuve, leurs dirigeants peuvent les manipuler sans problème, en leur affirmant n'importe quoi. Aucune intelligence, aucun libre arbitre, le vide des robots.

Et je remercie bien sincèrement nos forces de l'ordre qui risquent leur vie pour sauver des innocents et nos soldats actuellement sur le Charles-de-Gaulle, alliés à une coalition qui va les passer au rouleau compresseur et tirer la chasse. Il va bien falloir désigner qui sont nos amis et qui sont nos ennemis.

P.S. : quelqu'un m'a dit un jour que lorsqu'on pratique la politique de l'autruche, on est dans la bonne position pour se faire enc... Et ce quelqu'un c'était une arabe.

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Quand on veut on peut.
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If... un parfait exemple en est la dernière guerre : les bombardements sur l'Allemagne n'ont jamais abouti à rien. Il a fallu une coalition mondiale et une invasion terrestre pour que cesse enfin la boucherie. Quand on en arrive à un point insupportable, tous les moyens sont bons pour cela cesse.

L'assaillant a le choix d'attaquer ou pas, celui qui se défend de se défendre ou pas. Mais c'est toujours l'assaillant qui a eu le premier choix et qui a poussé la victime à se défendre. Tant pis pour lui et pas tant pis pour les victimes.

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Quand on veut on peut.
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Kristo, je n'ai jamais pensé une seule seconde que les américains agissaient par grandeur d'âme. Comme beaucoup d'autres (et comme nous récemment également), ils agissent surtout par cupidité et calcul. Il était prévisible que les américains et les français ont précipité le chaos en éliminant les seuls qui étaient capables de maintenir un semblant de paix (par cupidité et calcul également) et en ouvrant toutes grandes les portes aux islamistes. L'UE, Merkel en tête continue aussi de faire des erreurs monstrueuses, en cachant plus ou moins soigneusement les vraies raisons derrière un blabla trompeur et manipulateur.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui un chancre s'est développé, qu'il va bien falloir éradiquer. Car l'homme est un monstre, il a toujours été un monstre et il le sera toujours, tout comme toute ce qui vit sur Terre. La vie c'est la mort de l'autre. Mais je reconnais avoir la faiblesse de préférer ma vie à celle de ceux qui voudraient m'assassiner.

P.S. : puisqu'on on est aux plaisanteries, on dit souvent que les kamikaze islamistes acceptent leur mort parce qu'on leur a promis 72 vierges après (entre parenthèses, qu'ont t-elle fait pour mériter ça ?). Mais c'est oublier que les arabes lisent de droite à gauche : en réalité il faut lire une vierge de 72 ans. :-)

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Quand on veut on peut.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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