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Publié le (modifié)
Le 13/09/2022 à 16:09, Frédéric NOWACKI a dit :

Je pense que si Bébel préfère contrôler une sélection dans la majorité des cas plutôt que de la forcer, c'est qu'il y a une raison.

Pour le coup si Bébel force une carte dans une routine c'est effectivement qu'il a une bonne raison de le faire, pas liée à la perception du spectateur mais à un impératif du tour. Du coup, il a sans doute dans son escarcelle tout simplement plus de tours (selon toi en tout cas) pour lesquels une carte peut être librement choisie que de tours nécessitant de forcer une carte, c'est tout. Ce n'est pas lié à une idée saugrenue qui serait : « Un tour avec une carte librement choisie est toujours plus fort qu'un tour avec une carte forcée, c'est comme ça et puis c'est tout ! ». 😉 

 

Le 13/09/2022 à 16:09, Frédéric NOWACKI a dit :

A mon avis, ils pensent qu'un choix libre, c'est mieux qu'un forçage.

Cela n'a pas de sens en l'état : cela dépend de tellement de facteurs connexes...  Je ne vois pas la nécessité de donner un exemple même simpliste mais je le fais quand même 😉 : une carte est librement choisie puis retrouvée bêtement, eh bien c'est sans doute moins fort pour le public qu'une carte forcée avec des effets "de malade" qui s'ensuivent...  

Et (je vais souvent me répéter sur ce point) dès lors qu'un forçage est perçu comme un choix libre, où est le problème, y aurait-il une sorte d'onde invisible façon quantique qui signerait immanquablement dans le cerveau d'un spectateur, subliminalement et inconsciemment, la présence d'une carte forcée ? Le ressenti du spectateur, son "intuition profonde" ferait clignoter une sorte de lumière d'alarme pour signaler : « Attention, carte forcée ! » ?

Bon, je vais me permettre une petite anecdote personnelle, qui date quand même d'environ trente ans : j'étais chez Bébel (qui a peut-être oublié cette scène, je ne sais pas) à qui je montrais différents tours de ma conception. À un moment donné, je lui ai présenté un tour de cartes à la fin duquel, comme à son habitude, il tenta une analyse à rebours pour remonter le tour jusqu'à... ce qu'il bloque sur un point, perplexe.  Eh oui, tout reposait sur une carte librement choisie au début, et la succession des effets ne pouvait s'expliquer dès lors que ce choix était libre. 

Finalement, je lui ai révélé le "secret" qui lui faisait défaut (et j'ajoute ma conclusion) :

Révélation

La fameuse carte librement choisie, je la lui avais en réalité forcée à l'aide d'un "simple" forçage classique ! Oh, je n'en fais pas état comme d'une espèce de gloire personnelle, ou pour « amoindrir » Bébel, ce serait ridicule. Je tiens juste à signaler qu'il connaissait bien à l'époque mon niveau, mes "habitudes" et mes connaissances cartomagiques encore bien fraîches ; donc il n'a pas vu venir un forçage classique, surtout de ma part (pour être sûr de ne pas "planter" mon tour il aurait fallu que je fasse un forçage au stop, bien plus plus "secure").  Bref j'ai pris un risque ce jour-là et ce fut payant ! Bébel fut en réalité très content de vivre ce qu’un spectateur profane peut ressentir lui-même, ce sentiment d'un effet "impossible". Il m’avoua même que personne (?) ne tentait de lui faire des forçages classiques, ceci expliquant en partie cela...

 Tout ça pour dire quoi ? Eh bien que si qu’un forçage est bien amené, bien exécuté et au moment idoine, dans un contexte adéquat, avec la bonne personne ou le bon public, il est alors perçu comme un choix totalement libre, sinon ce ne serait pas un forçage !

(De toute façon, faire choisir une carte dans un jeu c'est déjà un forçage puisqu'on force le jeu lui-même 😉, donc à prendre une carte parmi 52 cartes imposées par le magicien ; le spectateur, lui, n'a rien demandé, le bougre. Est-ce que les spectateurs s'y refusent, mus par ce fameux sixième sens qui signalerait magiquement le forçage du paquet ? Allons, allons...)

 

Modifié par Christian GIRARD
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Publié le
Le 13/09/2022 à 18:32, Eric DUBS a dit :

Si votre réponse est non, rangez l'aspirine et travaillez le forçage (manutention, psychologie, timing,...) pour qu'il soit indétectable.

Perso, j'ai pas fait d'études statistiques sur le sujet, mais j'ai pu me rendre compte que certains spectateurs sont sensibles au fait que le magicien ne mette jamais ses grosses papattes sur le jeu lors de certaines étapes d'une routine.

Un forçage indétectable sans que le magicien ne mette ses grosses papattes sur le jeu ? Un jeu à forcer de 52 cartes identiques est le tour est joué (si je puis dire 😉). 

Publié le
Le 27/09/2022 à 14:18, Christian GIRARD a dit :

« Un tour avec une carte librement choisie est toujours plus fort qu'un tour avec une carte forcée, c'est comme ça et puis c'est tout ! ».

Je ne pense pas que c'était le sens du discours. Je le lisais le commentaire comme "toutes choses égales par ailleurs, remplacer une carte forcée par une carte librement choisi devrait renforcer un tour"

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Publié le

Selon moi, une carte librement choisie (et toutes choses égales par ailleurs) n’est bien souvent qu’une contrainte supplémentaire que s’impose un magicien (et c’est très bien, pourquoi pas !) mais si un forçage n’est pas perçu comme un choix libre par le spectateur c’est que le forçage n’est pas bon (pour différentes raisons). Notez quand même que je n’affirme pas à contrario (de Janeiro) qu’il faut effectuer des forçages à tout va, voire qu’un forçage serait « mieux » qu’un choix libre. Mon point de vue est que l’objectif ultime d’un forçage réussi c’est quand même de donner l’impression totale d’un choix absolument libre et si tel n’est pas le cas c’est que le forçage n’est bon ; s’il l’est (réussi) il ne peut y avoir aucune différence de ressenti de la part du public. image.png.eab38d19760b12cca4ea9122d74402b0.png

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Il y a 7 heures, Christian GIRARD a dit :

Selon moi, une carte librement choisie (et toutes choses égales par ailleurs) n’est bien souvent qu’une contrainte supplémentaire que s’impose un magicien (et c’est très bien, pourquoi pas !) mais si un forçage n’est pas perçu comme un choix libre par le spectateur c’est que le forçage n’est pas bon (pour différentes raisons). Notez quand même que je n’affirme pas à contrario (de Janeiro) qu’il faut effectuer des forçages à tout va, voire qu’un forçage serait « mieux » qu’un choix libre. Mon point de vue est que l’objectif ultime d’un forçage réussi c’est quand même de donner l’impression totale d’un choix absolument libre et si tel n’est pas le cas c’est que le forçage n’est bon ; s’il l’est (réussi) il ne peut y avoir aucune différence de ressenti de la part du public. image.png.eab38d19760b12cca4ea9122d74402b0.png

Tout chapeleïste te dira qu'un forçage n’est bien souvent qu’une contrainte supplémentaire que s’impose le magicien. 😁

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Ce qui revient à dire :

LISEZ CE LIVRE !!

https://virtualmagie.com/forum/sujet/81636-liberté-dexpression-de-dani-daortiz/#comment-664723

index.jpg

Bref, ce bouquin m'a détendu sur le forçage et rappelé que les meilleures techniques ne sont pas les moins bonnes !
Enfin, finalement, il suffit de dire "prenez une carte ... si, si, tenez ... celle-là qui traîne sur le dessus du jeu !"

Ni vu, ni connu, l'air naïf et niais (mais pas autant niais que naïf, il ne faut qu'un soupçon de niaiserie !) c'est passé !

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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