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Chouette version. J'aime bien le côté calme, la présentation très personnelle ; ça peut paraître manquer de "pêche", mais ça passe très bien, tu arrives a créer "ton" rythme.

Je ne trouve pas qu'il y ait tant de longueurs que ça, on sent que le courant "passe" entre vous, ça en fait un moment charmant.

Pour la "double erreur", je ne sais pas trop ; si on en juge par les réactions de tes spectatrices, la première est un moment fort....

Mon interrogation dans cette routine porte plus sur le côté "prédiction". Je trouve que ton approche "nombre monumental de possibilités", "hasard", "coïncidence", est très intéressante. Et du coup, c'est presque en contradiction avec le fait que tu fasses des prédictions (même avec des erreurs ;))....

Montrer une incroyable coïncidence dont tu serais aussi le "spectateur", que tu "découvrirais" en même temps que tes spectatrices, m'aurait semblé plus cohérent avec le thème que tu as choisi. (Je dis ça, mais je ne sais pas vraiment comment le mettre en œuvre, je te livre mes impressions à chaud après visionnage.... ça pourrait peut-être des informations écrites dans un carnet que tu aurais trouvé, ou quelque chose comme ça....)

Beau boulot en tous cas. Merci du partage.

if....

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Publié le

La vidéo est soigné et agréable a regarder.

Juste deux remarques :

Premièrement comme cela était dis précédemment la première erreur est inutile et nuit même à la deuxième pour moi. Les spectateurs voient arrivent le fait que ben non tu ne t'es pas trompé ...

Deuxièmement pour la révélation finale si tu veux que les spectateurs remarquent ton "erreur" plus rapidement je te conseil d'utiliser un truc du genre toutes les cartes noires sont des piques/trèfles ou encore le plus efficace pour moi : il n'y a pas de figure dans les cartes noires. Ça peut te permettre d'éviter certaine fois ou les spectateurs vont être en mode : oui oui toutes les cartes sont paires ....

Publié le (modifié)
Jolie présentation de la routine d'ARONSON (il me semble). J'ai bien aimé l'introduction (le nombre de possibilité dans un jeu mélangé) et le choix laissée à chaque fois de désigner le paquet que l'on va couper et retourner pour le mélanger à l'autre.

La qualité du tournage est également très agréable, dynamique, précise quand il le faut (gros plan...).

Merci pour le partage.

A Colombini ;)

Le principe de base est bien de Aronson.

Ensuite l'idée d'ajouter une multitude de prédiction grâce au papier est de Ali Bongo, et plusieurs versions existent depuis, dont celle effectivement de Aldo Colombini "Pre-Deck Ability" ou même de Paul Green "Jeopardy", ou également celle de Lennart Green "Rainman".

Bravo pour la vidéo Romain c'est très bien présenté.

Modifié par LuDo
Publié le (modifié)
Suggestion :

En lui disant bonjour, tu glisses la dernière carte de visite dans sa poche à son insu, sans utiliser d'enveloppe.

Tu auras pris la peine d'écrire ta dernière prédiction au stylo FriXion ball. Tu t'es trompé... Mince, je vais le refaire en mieux.

Tu utilises un briquet ou du papier flash pour faire disparaître la prédiction écrite. UN rub a dub pour faire disparaître le morceau de papier, et là tu peux dire "voilà, je l'ai refait mais en mieux ! Regarde dans ta poche". Tadaaa ! (ou POW ! comme on veut ;) )

Et enfin, trouve toi une astuce pour une carte clé et couper sans avoir besoin de regarder le jeu ;)

Tes idées sont une possibilité, mais vont à l’encontre de ce qu’il a dit faire au début :

« On ne va pas faire un tour de carte… » Sous-entendu, vous n’allez pas voir de prestidigitation…

L’ensemble est basé sur « prédiction contre hasard », y ajouter des techniques de transformation de la réalité serait introduire un autre thème parasite dans le tour, je pense…

Autrement :

La coupe :

La carte clef est une solution.

Perso, j’utilise une méthode visible et assumée :

Un joker se trouve sur la face du jeu, quand je le sort de l’étui, je l’enlève, et cherche l’autre joker qui doit être quelques part dans le jeu, car « il ne faut surtout pas de joker dans cette expérience, vous allez comprendre pourquoi… »

Cela me donne l’occasion :

1 : de donner l’impression que je n’ai pas préparé le truc, vu que je ne suis pas prêt et doit enlever les jokers…

2 : de couper le jeu ou je veux, pour avoir deux tas presque égaux (mais pas trop…)

3 : de donner de petits paquets de cartes à mélanger aux spectateurs, pendant que je continue de chercher le joker du milieu

Oui, je donne le jeu à mélanger, soit à deux personnes, dans un cas comme celui montré, avec 2 spectateurs, soit des petits paquets que je distribue dans le public (4 paquets, typiquement, que je reprends et regroupe avant de les poser sur la table)

Quand on fait le tour à deux, je donne une moitié de jeu à mélanger au spectateur, et mélange moi-même l’autre moitié à titre d’exemple.

Puis on inverse, et ensuite :

« On va continuer à les mélanger, mais de façon plus intéressante… »

La révélation finale :

Effectivement, je trouve que la première erreur n’est pas bien placée :

La courbe d’intensité doit avoir le temps de monter, avant de faire une cassure, c’est pour cela que beaucoup de magiciens utilisent les deux premières prédictions exactes, et une erreur sur la troisième…

La première erreur dévoile et affaiblis la prédiction de l’erreur finale…

La dernière prédiction avouée, je la fait sur la famille de carte (que des trèfles (sauf l'As de pique) ) et non sur les cartes paires:c'est un peu mieux visible de loin...

La carte sous enveloppe donnée en début de séance marche bien sur un petit groupe… (sur un grand groupe, il y a risque de soupçon de compérage…) mais si on y réfléchi un peu, ce n’est pas plus fort que poser les cartes de visites sur la table avant de commencer.

Mais cela « parait » plus fort.

Perso, je fais un changement d’échelle (ce qui reviens au même du point de vue de l'impossibilité, mais bon...) :

J’ai une banderole tissus qui est posée à coté depuis le début et je la déploie pour que le public puisse lire : « sauf l’as de pique », phrase que j’ai prononcé deux fois juste avant, quand j’ai récapitulé les succès et infortunes de l’expérience…

Le changement d’échelle, avec une banderole ou un truc vraiment grand, permet de donner un petit coup de pouce supplémentaire au final, pour bien enfoncer le clou : on n’a pas vu un tour de carte (pas besoin de le dire, du coup…)

Je précise que je fais souvent ce tour avec des cartes format A4 :

Cela évite les suspicions de « manipulation », et en plus, cela permet de le faire en petite scène (jusqu’à 300 personnes, suivant la disposition de la salle), en ayant fait venir du monde sur scène pour m’assister…)

De la même façon, j'ai choisi l'AS de pique pour la révélation finale, car je trouve un 7, par exemple, moins immédiat à identifier de loin: On lis mal l'index, et il y a plein de points qu'il faut compter...

Un as est un peu bateau, mais bon, on le repère bien, au moins...

Dernière remarque:

on peut facilement adapter le tour pour utiliser des cartes atypiques:

je le fais aussi avec des carte "médiévales", ou les familles sont bâton, denier, coupe et épée.

la révélation en banderole est alors:"sauf le deux de bâton" (car l'as de bâton telle que dessiné sur mes cartes est moins explicite visuellement que le deux, je ne me sert donc pas de l'as...)

Un très bon tour, nous sommes bien d’accord :)

et une belle vidéo et présentation! :)

Il me semble pourtant que tu fait une attaque frontale au début, en insistant sur le fait que tu ne va PAS faire de tour de carte:

je préfère personnellement ne pas attaquer si directement, et laisser penser le spectateur lui même que ce n'est pas un tour de carte, par une accumulation de non dit et de détail (d’où mon usage, entre autre, de cartes super jumbo...)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Suggestion :

En lui disant bonjour, tu glisses la dernière carte de visite dans sa poche à son insu, sans utiliser d'enveloppe.

Tu auras pris la peine d'écrire ta dernière prédiction au stylo FriXion ball. Tu t'es trompé... Mince, je vais le refaire en mieux.

Tu utilises un briquet ou du papier flash pour faire disparaître la prédiction écrite. UN rub a dub pour faire disparaître le morceau de papier, et là tu peux dire "voilà, je l'ai refait mais en mieux ! Regarde dans ta poche". Tadaaa ! (ou POW ! comme on veut ;)

Idée très sympa, mais comme dit plus haut, c'est infiniment éloigné de mon style. A la limite le put-pocketing au départ ça peut être marrant ! Je salue la réflexion ;)

Essaie de dynamiser le truc, notamment en n'utilisant pas de mot "vagues" qui laisse place à l'incertitude (peut être, probablement, et mieux maitriser le texte pour couper les longueurs, changer d'avis sans raison sur qui fait quoi.).

Je prends bonne note de tout ça, la présentation a beau être essentiel dans notre domaine c'est quelque chose que j'ai du mal à travailler. Mais genre vraiment. J'ai beau avoir des tas d'idées, savoir ce que je dois faire pour être plus percutant, je suis arrivé à un moment de ma progression où j'ai l'impression de bloquer. M'enfin je suppose que l'expérience fera une part du travail. Ou alors il me manque une méthode plus costaude pour travailler tout ça !

Concernant le nombre de possibilités de jeux mélangés, "un nombre suivi de 68 chiffres" est tellement grand qu'on a finalement du mal à se le représenter... Mais quand on pense à la quantité d'atomes qu'il y a dans notre système solaire... et qu'on le multiplie par un milliard! Là ça commence à donner le vertige.

(si si, un milliard de fois le nombre d'atomes constituant notre système solaire, ça fait bien un nombre à 68 chiffres... )

Waouh ! C'est vrai que dit comme ça... Ça m'a donné le vertige... Je garde !

De plus, pourquoi ne pas avoir laissé les spectatrices mélanger?

Ou au moins les faire compter les cartes.

(à 3:45, l'une d'elle demande qui va compter les cartes, elle avait peut-être envie de le faire?

Et comme tu le fait toi-même, elle te taquine sur le fait que tu remonte tes manches pour ne pas être suspect.

Autant la faire compter directement et être clean ;))

Je mélange moi même parce que si c'était les spectatrices qui le faisaient, ce serait trop impossible. Je vais peut être dans le mauvais sens en réfléchissant comme ça, mais si je ne touchais pas du tout au jeu pour un effet aussi puissant, ce serait trop clean pour être crédible, ça sentirait du coup beaucoup trop le tour automatique. Je serais ravi d'avoir vos points de vu sur le sujet tiens !

Pour le comptage, je fait le premier juste pour gérer le rythme lié à la première erreur, mais c'est vrai que c'est dommage. Surtout que cette première erreur ne fait pas l’unanimité. Du coup je vais te suivre sur l'idée de supprimer cette erreur. (Toi et Chakkan, Pascallas, seb55, Whysmerhill, Gilbus,

Chouette version. J'aime bien le côté calme, la présentation très personnelle ; ça peut paraître manquer de "pêche", mais ça passe très bien, tu arrives a créer "ton" rythme.

Je ne trouve pas qu'il y ait tant de longueurs que ça, on sent que le courant "passe" entre vous, ça en fait un moment charmant.

Merci vraiment, ça met une sacré patate ces petits mots ;)

Mon interrogation dans cette routine porte plus sur le côté "prédiction". Je trouve que ton approche "nombre monumental de possibilités", "hasard", "coïncidence", est très intéressante. Et du coup, c'est presque en contradiction avec le fait que tu fasses des prédictions (même avec des erreurs ;))....

C'est justement cette contradiction qui me plait ! Cette idée qu'il y a beau y avoir énormément de possibilités, on se retrouve avec quelque chose que j'ai pu prévoir. Comme si dans "ma réalité", les probabilités n'avaient pas la même emprise ou que j'étais capable de les tordre. C'est ce que j'aime !

Deuxièmement pour la révélation finale si tu veux que les spectateurs remarquent ton "erreur" plus rapidement je te conseil d'utiliser un truc du genre toutes les cartes noires sont des piques/trèfles ou encore le plus efficace pour moi : il n'y a pas de figure dans les cartes noires. Ça peut te permettre d'éviter certaine fois ou les spectateurs vont être en mode : oui oui toutes les cartes sont paires ....

C'est simple, mais ça me manquait. Je prends !

Oui, je donne le jeu à mélanger, soit à deux personnes, dans un cas comme celui montré, avec 2 spectateurs, soit des petits paquets que je distribue dans le public (4 paquets, typiquement, que je reprends et regroupe avant de les poser sur la table)

Quand on fait le tour à deux, je donne une moitié de jeu à mélanger au spectateur, et mélange moi-même l’autre moitié à titre d’exemple.

Puis on inverse, et ensuite :

« On va continuer à les mélanger, mais de façon plus intéressante… »

C'est très bon ça, j'utilisai ce principe dans d'autres routines, mais j'avoue ma faute, je ne l'ai jamais appliqué à celle là. Merci de la piqûre de rappel !

Le changement d’échelle, avec une banderole ou un truc vraiment grand, permet de donner un petit coup de pouce supplémentaire au final, pour bien enfoncer le clou : on n’a pas vu un tour de carte (pas besoin de le dire, du coup…)

Pour le coup, situation informelle, aucune prise sur l'environnement, donc pas idéal. Mais sinon, bien entendu d'accord. Pour de la scène ça m'a l'air essentiel ;)

Plus généralement : Merci à tous pour vos retours, ça me laisse pas mal à réfléchir !

Publié le

Je postais un truc en octobre sur VM sur les probabilités d arrangements d un paquet mélangés dans le cadre d une routine ( lorsque tu parles d un truc lu sur facebook :))

Et c était precisement cette routine ( de M Aronson si je ne m abuse)un peu adapté à laquelle je travaille. Les grands esprits se renvontrent : )).

Beau travail et belle vidéo.

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Je prends bonne note de tout ça, la présentation a beau être essentiel dans notre domaine c'est quelque chose que j'ai du mal à travailler. Mais genre vraiment. J'ai beau avoir des tas d'idées, savoir ce que je dois faire pour être plus percutant, je suis arrivé à un moment de ma progression où j'ai l'impression de bloquer. M'enfin je suppose que l'expérience fera une part du travail. Ou alors il me manque une méthode plus costaude pour travailler tout ça !

Je dirais plutôt que le travail apportera l'expérience.

Les choses n'arrivent pas toutes seules.

Si c'est LE point que tu as identifié, fais en ton axe de travail. Prends des cours de théâtre par exemple.

Un tour moyen peut être transcendé par une belle présentation, mais le meilleur tour sera une daube avec la mauvaise attitude... Bon courage ;)

Publié le
Concernant le nombre de possibilités de jeux mélangés, "un nombre suivi de 68 chiffres" est tellement grand qu'on a finalement du mal à se le représenter... Mais quand on pense à la quantité d'atomes qu'il y a dans notre système solaire... et qu'on le multiplie par un milliard! Là ça commence à donner le vertige.

(si si, un milliard de fois le nombre d'atomes constituant notre système solaire, ça fait bien un nombre à 68 chiffres... :blush: )

Eh ! vu que dans un jeu de carte il y a déjà 52 cartes comme les 52 semaines, 4 couleurs comme les saisons, etc., ce nombre à 68 chiffres, c'est peut-être une information sur le nombre de quelque chose dans l'univers... ;) (Peut-être pas des atomes, hein, parce que seulement un milliard de fois notre système solaire ça parait un peu chiche... mais, je sais pas moi, un truc un peu plus gros....)

Peut-être que tout est dans un jeu de carte en fait.... Peut-être que le jeu de carte, c'est Dieu.... ;)

Et d'ailleurs, y en a qu'utilisent des chapelets... ;) Ce serait pas une preuve ça ?

Bon ok je vais faire ma piqûre.... Non ! pas la piqûre ! pas la piqû....

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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