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Oui, c'est une excellente idée : ça permet de savoir instantanément dans quelle partie du jeu se trouve la carte.

Note que ça demande quand même une gymnastique intellectuelle un peu plus poussée que dans la solution que je proposais, mais rien d'insurmontable, effectivement... (enfin, à condition d'avoir déjà mémorisé le deck Mnemonica ^_^).

Il y a quand même un inconvénient : avec ma méthode, il y a une probabilité assez importante que la carte choisie soit déjà vers le milieu, puisqu'on demande au spectateur de ne pas choisir une figure. Avec un deck Mnemonica, si on te demande l'as de trèfle ou l'as de coeur, ils seront respectivement en dernière ou avant-dernière position... des positions très "suspectes".

Pour justifier la coupe, quel que soit le classement retenu, il est aussi possible de passer rapidement en revue le jeu sous les yeux du spectateur, et de constater que, apparemment, aucune carte n'est face en bas. Poser alors le jeu sur la table et le couper du bout des doigts (pas de geste suspect) puis expliquer qu'on a dû passer la carte trop rapidement, et faire défiler les cartes à nouveau, plus lentement, pour finir par la trouver.

Une autre solution serait d'utiliser deux paquets : un paquet dont l'ordre serait 1/52 - 2/51... 26/27 et un autre dont l'ordre serait identique, mais avec un décalage de 13 cartes (13/40 - 14/39... 26/27 - 1/52... 12/41). En fonction de la carte choisie, ouvrir un paquet ou l'autre.

Ce n'est plus compatible avec la Wonderbox, mais ça se prête bien aux effets de mentalisme ("j'ai dans la poche un paquet de cartes qui contient une prédiction...")

 

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L'important, c'est que ça valide !

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Publié le
il y a 8 minutes, Alx a dit :

Il y a quand même un inconvénient : avec ma méthode, il y a une probabilité assez importante que la carte choisie soit déjà vers le milieu, puisqu'on demande au spectateur de ne pas choisir une figure. Avec un deck Mnemonica, si on te demande l'as de trèfle ou l'as de coeur, ils seront respectivement en dernière ou avant-dernière position... des positions très "suspectes".

Effectivement, les positions en avant-dernier et dernier sont un peu suspectes, tu as raison !

Et je trouve que c'est aussi le cas pour une carte en 2ème position...

Donc, les cartes "chaudes" seraient, dans un sens 9D, 3H et 2C, et dans l'autre KD, 2H et 4C...

Pas vraiment de solution pour orienter le choix du spectateur...

 

Publié le
Il y a 4 heures, Sébastien a dit :

Voici cette idée, à laquelle je viens de penser, et donc ce n'est qu'une théorie :

J'utilise un stack Mnemonica, en mettant dos à dos les cartes 1 et 52 (AC-9D), 2 et 51(2H-AH), etc...

J'ai donc la 1ère moité de mon stack par ordre croissant d'un côté, et la 2ème de l'autre côté, toujours en ordre croissant, puisque je retourne le jeu.

Je vais de ce pas réorganiser mon Invisible Deck !B|:P

L'idée de combiner ces 2 effets me plaît bien... à tester, faut pas se craquer en calcul mental ! "Alors si 10H=38, 53-38=... euh et je retiens 1... euh...euh 15 euh non, ah si, si donc 15 c'est quoi déjà ? Ah oui le 6S !!"

Pour le coup, très dur à retracer pour les spectateurs. C'est l'avantage !

NB : sinon pour moi 1=4C

Publié le (modifié)
Il y a 6 heures, Sébastien a dit :

Bonjour à tous,

en pleine réflexion sur le Jeu Invisible, j'ai cherché les sujets, et peut-être que celui-ci est le plus pertinent...

Sinon, merci de me remettre sur les bons rails !;)

Il n'y a qu'une chose qui me chagrine un peu dans le jeu invisible : parfois, en fonction de la carte choisie, celle-ci se trouve très près du début du jeu, et on se fait un peu "surprendre" lorsqu'on commence l'étalement.

Avant de commencer l'étalement, il faudrait avoir une idée de la position approximative de la carte qui vient d'être nommée, pour que l'étalement soit plus naturel...

J'ai bien une idée de mon côté, mais je viens un peu à la pèche ici, pour échanger des astuces à ce sujet !:ph34r:

Quite à utiliser un chapelet, autant faire  le jeu invisible version Michael Close avec un jeu normal, la carte nommée se trouve toujours en milieu de jeu.  Plus ici:

 

Modifié par Fredzik
Publié le

Pour les adeptes du jeu mémoriser voici ce que je conseille : quitte à avoir mémorisé la position de chaque carte, autant garder cet ordre !

Les cartes sont dans l'ordre, mais une sur deux est retournée.

La séparation est donc non pas 1-26 / 27-52 mais paire / impaire.

Les avantages :

  • aucun calcul mental car chaque carte est à sa place, ça devient naturel
  • la position de la carte est anticipée sans aucun effort, les cas limites sont donc facile à gérer

Testez, vous m'en direz des nouvelles !

Publié le
Il y a 12 heures, hannibal a dit :

Pour les adeptes du jeu mémoriser voici ce que je conseille : quitte à avoir mémorisé la position de chaque carte, autant garder cet ordre !

Les cartes sont dans l'ordre, mais une sur deux est retournée.

La séparation est donc non pas 1-26 / 27-52 mais paire / impaire.

Les avantages :

  • aucun calcul mental car chaque carte est à sa place, ça devient naturel
  • la position de la carte est anticipée sans aucun effort, les cas limites sont donc facile à gérer

Testez, vous m'en direz des nouvelles !

En effet je suis justement en train de tester cette configuration. Seule petite gymnastique nécessaire à laquelle il faut quand même s'habituer:
Si la carte choisie est impaire il faut partir du côté pair (faire défiler le jeu depuis la carte 52) et cibler la carte paire se situant juste après la carte impaire choisie pour effectuer la "manoeuvre"
Si la carte choisie est paire, il faut partir du côté impair (faire défiler le jeu depuis la carte 1) et cibler la carte impaire se situant juste avant la carte impaire choisie pour effectuer la "manoeuvre".

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Publié le
Il y a 13 heures, hannibal a dit :

Pour les adeptes du jeu mémoriser voici ce que je conseille : quitte à avoir mémorisé la position de chaque carte, autant garder cet ordre !

Les cartes sont dans l'ordre, mais une sur deux est retournée.

Super idée !

J'ai donc immédiatement testé...;)

il y a une heure, XyGreg a dit :

En effet je suis justement en train de tester cette configuration. Seule petite gymnastique nécessaire à laquelle il faut quand même s'habituer:
Si la carte choisie est impaire il faut partir du côté pair (faire défiler le jeu depuis la carte 52) et cibler la carte paire se situant juste après la carte impaire choisie pour effectuer la "manoeuvre"
Si la carte choisie est paire, il faut partir du côté impair (faire défiler le jeu depuis la carte 1) et cibler la carte impaire se situant juste avant la carte impaire choisie pour effectuer la "manoeuvre

Effectivement, si la carte choisie est paire, disons 6D (6), on part côté impair, et la carte choisie se trouve face en bas, solidaire et juste après la carte n°5, le 4H : c'est pour moi le cas facile, je suis juste un peu déstabilisé, car le 4H arrive en 3ème position (et oui, les cartes sont solidaires 2 par 2:/).

Autre exemple de carte paire, KC (18), elle va se trouver sous le 9H (17), c'est simple, c'est dans l'ordre, mais je dois faire attention au fait que mon 9H (qui reste pour moi un n°17, car j'ai le cerveau mnémonicosé :)) va arriver plus vite dans l'étalement, en 9ème position.

Quand j'organise par moitiés de stack, je dois c'est vrai que j'ai une soustraction à faire, mais une fois faite, les cartes restent à leur numéro normal.

Si la carte choisie est impaire, disons 7C (47), elle va se trouver sous la QS (48) : même chose, je suis un peu déstabilisé, ici parce que je dois faire mon chapelet à l'envers...

Je n'en ai pas l'habitude, mais c'est juste une question d'entraînement !

Et là aussi, la carte à repérer arrive plus vite dans l'étalement, car le chapelet se dévide 2 par 2.

En fait, chacune de ces idées est bonne, je pense, mais, comme toujours avec les chapelets, il y a un peu de gymnastique neuronale !

Je ne sais pas encore quelle sera la gymnastique la plus simple pour moi, même si mon habitude des additions-soustractions pour les ACAAN risque de me pousser vers la solution la plus "mathématique" !

En tout cas, merci pour toutes ces idées !:x

 

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Juste une petite remarque pour ceux qui spnt effrayés de faire une coupe visible aux yeux des spectateurs si la carte se retrouve vers le haut où la bas. Si vous avez anticipé ça avec l'une des méthodes ci-dessus (je salue d'ailleurs toutes ces bonnes idées), il vous suffit de réaliser un petit sdc pour recentrer la carte dans le jeu ! 

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Dans le DVD Roughing project de Big blind media, ils donnent un ordre qui fait que la carte est facilement trouvable : 

 

-Par exemple le 5 pique sera derrière la carte située entre le 4 et 6...de trèfle :)

Au moins que ce soit la version existante de base de l'invisible et vous connaissez déjà ce montage du coup ? 

 

 

Publié le
il y a 6 minutes, MagicMax20 a dit :

Juste une petite remarque pour ceux qui spnt effrayés de faire une coupe visible aux yeux des spectateurs si la carte se retrouve vers le haut où la bas. Si vous avez anticipé ça avec l'une des méthodes ci-dessus (je salue d'ailleurs toutes ces bonnes idées), il vous suffit de réaliser un petit sdc pour recentrer la carte dans le jeu ! 

Le problème du SDC, c'est que, même quand il est bien fait, c'est un mouvement qui est encore plus suspect que la coupe : le spectateur devine que tu fais quelque chose, mais ne sait pas trop quoi... à mon avis, ça nuit à l'effet.

De toute façon, en exerçant une légère pression sur le jeu, tu peux couper sans crainte : le jeu UM se coupe toujours sur une carte visible ;)

PS : @Thomas cette discussion serait peut-être plus à sa place dans la CDS, non ?

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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