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Dans le cadre des conférences TED et du programme TEDx (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_TED) voici Logan (non, pas celui des X-Men) :

Logan Laplante est un jeune garçon de 13 ans. Il aime apprendre, mais pourtant il a quitté l'école pour devenir un "hacker de l'école".

Sur Youtube, la vidéo originale a été vue 7 060 629 fois. Ci-dessous une version sous-titrée en français :

[video:youtube]http://www.youtube.com/watch?v=RskUU3MScgI

Merci à Paloma pour ce lien. :D

***

Quelques commentaires tous azimuts ici :

http://www.demotivateur.fr/article-buzz/voil-ce-qui-arrive-quand-un-enfant-de-13-ans-abandonne-l-ducation-traditionnelle--1163

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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JaB

~~~~~~~~~~

Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

1/Si temps R. (temps du réel) = V. (temps du virtuel) =/ R. (temps du réel),

2/ Alors temps RV. ?(temps de la réalité virtuelle) = V.=R.

3/ Et temps RA. (temps de la réalité augmentée) = [(RV. * RV.)*w.] / T.

#

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage...

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

Si l’utopie traduisait l’impossible, la vie, l'humain n'existeraient pas.

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A considérer également

[video:youtube]

;)

Oui, merci Dom pour cette suggestion, Logan Laplante évoque effectivement Sir Kenneth Robinson lors de son intervention. Voici une autre vidéo relative à certaines réflexions de ce dernier :

[video:youtube]

À lire, cette page Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Robinson

Dans la foulée, un lien sur la pensée latérale (un mode qui m'a toujours séduit) :

"[font:Comic Sans MS]La pensée latérale se définit par opposition à la pensée verticale, qui est la pensée classique, caractérisée par la continuité entre les étapes et la validation pas à pas des hypothèses et de chaque résultat intermédiaire. En pensée verticale, une idée dont l'applicabilité n'est pas validée est rejetée et n'est plus considérée dans la suite du processus. L'invalidation d'une idée en pensée verticale se fait classiquement à travers les objections suivantes :

si cela était vrai, c'est tellement simple qu'on l'aurait trouvé auparavant.

ce n'est pas une nouvelle idée

ce n'est pas comme ça

ça ne peut pas marcher

c'est trop cher

c'est irréaliste

c'est stupide

A contrario, la « pensée latérale » aide l'innovation en considérant que l'imagination d'une solution impossible ou irréaliste peut servir d'étape à la découverte d'une solution possible éventuellement innovante. Les étapes potentiellement illogiques servent alors de « tremplin » vers d'autres idées, elles-mêmes réalisables ou non, jusqu'à l'obtention d'une solution valide. La base de la pensée latérale consiste ainsi à réaliser des « sauts discontinus », éventuellement dans le domaine de l'impossible, souvent illogiques, mais toujours dans une optique de « changement ». La solution apportée apparaissant a posteriori incontestablement logique (ceci étant naturellement nécessaire pour que cette solution soit considérée comme valable).

Ces discontinuités peuvent être provoquées de plusieurs manières (Cf. Techniques), par exemple en inversant ou en exagérant le problème, en considérant des solutions pratiques ou des analogies avec des problèmes provenant d'un domaine très différent, ou encore en utilisant des mots aléatoires comme stimuli.

Ces techniques de pensée sont donc d'une grande utilité dans les processus créatifs et dans la résolution des problèmes.[/font]"

Lire la suite (très intéressante) ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_lat%C3%A9rale

***

Dans la foulée, un lien sur la pensée divergente (un mode qui m'a toujours séduit ;) ) :

"[font:Comic Sans MS]La pensée divergente se présente chez les personnes qui présentent des aptitudes à l'anticonformisme, à la curiosité, à la prise de risques et à la persévérance. De plus, des chercheurs de l'université Vanderbilt ont découvert que les musiciens ont davantage tendance à utiliser leurs deux hémisphères et sont plus aptes à utiliser la pensée divergente dans leurs processus de pensée[/font]."

La suite ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_divergente

Publié le (modifié)

Ce qui me fait un peu peur avec ce genre de "gourous" c'est une certaine vacuité de leur propos.

Certes le gars est amusant, il m'a bien diverti avec ses blagues (il n'a fait quasi que ça).

Certes il dit des choses avec lesquelles on ne peut être que d'accord (l'homme est curieux, les enfants nous étonnent...).

Mais ce qui me fait peur c'est sa conclusion : il faut réformer les systèmes éducatifs... et puis rien... on ne sait pas ce qu'il propose, il n'y a pas de critiques fines de ce qui n'irait pas dans les systèmes éducatifs actuels.

S'il y a des critiques à effectuer sur notre système educatif par exemple, je pense que ce n'est vraiment pas sur ce plan là qu'il faille les faire.

Quant au gamin :

"Logan Laplante est un jeune garçon de 13 ans. Il aime apprendre, mais pourtant il a quitté l'école pour devenir un "hacker de l'école".

Ce que j'ai mis en gras est point crucial : OK ce gamin est curieux et veut s'élever dans la connaissance mais ce n'est pas le cas de tout les enfants.

Laissez la plupart du temps les gamins tous seuls et ce ne sont pas des pages de Wikipédia qui seront lues, mais bien la console de jeu qui sera branchée en permanence.

Alors OK, on peut ne pas aller à l'école, ne pas réussir une bonne scolarité et pourtant réussir sa vie sur le plan affectif et financier.

Mais je ne pense pas que l'école soit là pour ce genre de réussites.

L'école n'apprend pas à séduire une femme, à faire en sorte d'optimiser son compte en banque.

On peut peut-être regretter cela, que l'école, ne soit pas l'école de la vie, que l'école soit désolidarisée de ce qui va nous servir plus tard.

Mais l'école à l'heure actuelle est là surtout pour faire grandir le cerveau sur les connaissances de notre monde.

Modifié par Melvin

Melvin

Publié le (modifié)
(...)

Mais l'école à l'heure actuelle est là surtout pour faire grandir le cerveau sur les connaissances de notre monde.

????

Melvin, t’es dans le monde des Bisounours ou quoi ? Qu'as-tu fumé ? Ça devait pas être du bon....De mon point de vu, l’école est faite pour établir des spécialisations, spécialisations faites pour enfermer l’apprenant dans un schéma étroit, schéma utile au fonctionnement du « system », entendu capitaliste. Et ce, utile pour des raisons comme précisément ne pas pouvoir globaliser notre vision du monde et être simplement un rouage, de bas ou plus au moins haut étage au service d’un « system » spécifiquement marchand. Sans compter que la plupart des matières, loin d’être ouvertes, sont écrites par les vainqueurs ou tenants du « system », toujours… Et sans compter également, l’accès à l’instruction qui se monnaye en fonction de classes et moyens.

Alors, l'école à l'heure actuelle est là surtout pour faire grandir le cerveau sur les connaissances de notre monde, ça se saurait, ça se verrait et nous n’en serions pas là ! avec tout ce foutoir mondial engendré par cet unique problème, cette unique illusion qu'est l'argent ! fouteur de M%"#de.

Je me permets de citer un extrait la page 324 de DdM

« Je débute précisément ce témoignage par cet amer constat que le quotidien de notre monde est un parcours incessant d’obstacles et de joies et que les problèmes sont bien souvent plus nombreux que les plaisirs. Alors que la vie toute entière devrait être une fête ! Il y a un rouage de coincé quelque part dans la machine.

Et encore… s’il n’y en avait qu’un seul !

Pourtant des signes capteurs clignotent de partout !

Un exemple parmi tant d’autres, à l’occasion d’une fête scolaire où le magicien est bien souvent convié, je prends toujours plaisir à discuter avec les enfants. Entouré de toute la classe, nous en venons à discuter de ce qu’est la fête, du sens qu’ils lui donnent. À peu de choses près, ils ont les bons mots pour la définir. J’en viens alors à leur demander : peut-on toujours faire la fête ? D’un « sens commun » dogmatique… ils me répondent que non ! Illustrant même leurs réponses de l’exemple : qu’à l’école… ils sont là pour… TRAVAILLER ! Ah ? Je croyais que l’on venait pour y apprendre ! Et apprendre est une fête de l’esprit. – Mais on va à l’école pour avoir un « boulot » plus tard… pas pour apprendre… ! Ça se saurait si à l’école on apprenait à rendre la vie parfaite… Travail : summum, faîte de forfaiture des mots, parfaite illusion. Aujourd'hui, dans un système où l'efficacité et la performance sont devenues les critères, la fête est perçue comme un moment de pause, entre un temps de travail et un autre, comme une récréation. Et pourtant la fête à un sens, démontrer que l’homme n’est pas que purement fonctionnel. »

JaB

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Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

1/Si temps R. (temps du réel) = V. (temps du virtuel) =/ R. (temps du réel),

2/ Alors temps RV. ?(temps de la réalité virtuelle) = V.=R.

3/ Et temps RA. (temps de la réalité augmentée) = [(RV. * RV.)*w.] / T.

#

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage...

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

Si l’utopie traduisait l’impossible, la vie, l'humain n'existeraient pas.

Modifié par JacK Barlett
Publié le (modifié)

"Melvin, t’es dans le monde des Bisounours ou quoi ? Qu'as-tu fumé ? Ça devait pas être du bon....De mon point de vu, l’école est faite pour établir des spécialisations, spécialisations faites pour enfermer l’apprenant dans un schéma étroit, schéma utile au fonctionnement du « system », entendu capitaliste..."

A l'école tu vas apprendre à lire, à écrire, apprendre des notions de maths, de biologie, de physique, des notions en langue étrangères... (ça dure jusqu'au collège ça, donc vers 15 ans quand même) !

Selon tes goûts et tes capacités, on va ensuite t'orienter vers les disciplines qui seront A LA BASE, si tu poursuis le même chemin, de ton futur boulot.

Donc non, on ne t'enferme pas dans un chemin pré-établi et étroit.

"...Et ce, utile pour des raisons comme précisément ne pas pouvoir globaliser notre vision du monde et être simplement un rouage, de bas ou plus au moins haut étage au service d’un « system » spécifiquement marchand."

Moi je donne des cours de SVT et je peux te dire que je globalise, que je donne une vision construite du monde à partir de ce que m'a appris ma science. C'est valable aussi pour un prof de philo, de français ,et de tous mes collègues, chacun dans leurs disciplines.

Le gros problème c'est comment l'élève, qui réceptionne toutes ces données, va en garder une certaine mémoire, va ne pas déformer ces connaissances, etc...

Donc on peut apprendre plein de choses encore à l'école et je ne vois pas où serait l'influence du système marchand dont tu parles. Développe.

... Sans compter que la plupart des matières, loin d’être ouvertes, sont écrites par les vainqueurs ou tenants du « system », toujours…

Je peux te dire que les programmes de biologie et tous les autres ne sont pas du tout écrits par le système marchand ou le système des médias mais bien par des spécialistes des matières en question.

Et sans compter également, l’accès à l’instruction qui se monnaye en fonction de classes et moyens.

En France l'école est gratuite.

Par contre il est vrai qu'à casser l'école par des politiques du chiffre (ne plus avoir de redoublants, donner le BAC au maximum sans se préoccuper du niveau réel de l'élève...), on va finir par dégouter les gens de mettre leurs enfants dans le service public.

Veut-on éliminer l'école public pour ne voir subsister que l'école privée ? Voilà un autre débat. Mais si c'est le cas, cela voudrait dire que l'école n'est pas au service du système marchand, mais que le système marchand veut tuer l'école publique pour ensuite mettre la main dessus pour la marchander.

Alors que la vie toute entière devrait être une fête ! Il y a un rouage de coincé quelque part dans la machine.

C'est lui qui vit dans le monde des Bisounours !!!!

Nous serions dans un monde idéal, alors oui la vie ne serait que fête, mais je crois qu'on est loin d'en être là : il subsistera toujours la peine, la tristesse, le mensonge, la désillusion, ...

...qu'à l’école… ils sont là pour… TRAVAILLER ! Ah ? Je croyais que l’on venait pour y apprendre ! Et apprendre est une fête de l’esprit.

Encore une fois croire qu'apprendre ce n'est pas du travail, c'est un peu n'avoir jamais appris.

Le sens du mot travail est ici "se forcer".

Alors on peut jouer sur les mots mais l'étudiant en médecine qui doit apprendre le nom des os du squelette humain, et bien il faut qu'il fasse un effort même s'il aimerait surement faire autre chose à ce moment là et qu'il aimerait ça lui rentre dans l'esprit tout seul.

– Mais on va à l’école pour avoir un « boulot » plus tard… pas pour apprendre… ! Ça se saurait si à l’école on apprenait à rendre la vie parfaite…

L'école n'est pas là pour rendre la vie parfaite et c'est justement à l'école qu'on apprend qu'apprendre exige des efforts et une rigueur.

Travail : summum, faîte de forfaiture des mots, parfaite illusion. Aujourd'hui, dans un système où l'efficacité et la performance sont devenues les critères, la fête est perçue comme un moment de pause, entre un temps de travail et un autre, comme une récréation. Et pourtant la fête à un sens, démontrer que l’homme n’est pas que purement fonctionnel.

Justement il ne faut pas que l'école ne soit vue que comme un système où on doit être performant en permanence. Au contraire à l'école on doit faire des erreurs pour mieux s'améliorer.

Alors évidemment il y a des notes, mais il faut bien évaluer ce que sait ou ne sait pas l'élève, voir ses capacités dans une matière, pour mieux l'orienter ensuite.

Et puis les heures de cours sont quand même de bons moments... tout le monde à d'ailleurs des tonnes d'anecdotes sur les cours de son enfance.

Modifié par Melvin

Melvin

Publié le (modifié)

Ces vidéos me semblent alléchantes mais que ce cache-t-il derrière tout ça ?

Peut-être une pensée libertarienne, celle qui prône un modèle "philosophique tendant à favoriser au maximum la liberté individuelle, que celle-ci soit conçue comme un droit naturel ou comme le résultat du principe de non-agression. De ce fait, ses partisans, les libertariens, s'opposent à l'étatisme en tant que système fondé sur la coercition, au profit d'une coopération libre et volontaire entre individus."

Et les possibles dérives que l'on connaît (cf. Philosophie magazine du mois d'octobre par exemple), avec les chantres de Google, Facebook, Amazon, Paypal ...

Ce monde ne me fait pas du tout rêver.

La question de la créativité à l'école est vaste et des réponses existent depuis .... la fin du XIXéme siécle (Montessori, Freinet, Oury, Kozak ...). Ce n'est pas le problème des dispositifs à inventer qu'il faut poser, mais la question de l'inertie du système éducatif. Ce qui est bien différent.

Pour paraphraser Mérieu : "En pédagogie, tout a déjà été inventé ou presque, la difficulté est de faire." J'ajouterai "à grande échelle".

Derrière la question de la créativité se cache à mon sens une question plus cruciale, celle de l'identité. J'imagine que le minet à bonnet a un environnement et une histoire familiale qui lui permettent d'appréhender la question de son identité, mais ce n'est vraiment pas le cas tous les élèves ! Je ne pense pas que l'invention est possible sans connaissance réelle de soi, ce qui constitue en soi un apprentissage. Je ne pense pas que les réponses systémiques avec par exemple les 8 modules vers le bonheur soient une réponse. Ce sont des réponses flatteuses et creuses.

Personnellement, je me méfie de ces interventions alléchantes à la Keynote avec un gentil minot à bonnet. Derrière les blagues, l'aspect décontracté et les belles sentences sur le bonheur, j'ai bien l'impression qu'il se cache quelque chose de plus sombre influencé par des idéologies très implicites.

Ce n'est que mon point de vue.

Modifié par gulliver

le rêve est une seconde vie.

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Heureux que des gens, comme toi, ne se laisse pas embarquer par le style décontracté et la blague facile de l'intervenant qui fait que son public ne peut-être qu'acquis (car les gens veulent être surtout divertis plutôt que de réfléchir).

En effet la créativité ne peut venir - dans la plupart des cas - qu'après avoir absorbé des connaissances ou des savoirs-faire qui ont demandé du travail.

Et dans le travail on peut aussi en retirer du bonheur.

En tout cas Gulliver, tu as bien exposé ce que je pensais.

Melvin

  • 1 année plus tard...
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Très instructif ;) : Le Pacte immoral de Sophie Coignard

Biographie

Grand reporter à l'hebdomadaire Le Point, elle est l'auteur de plusieurs ouvrages d'investigation, concernant notamment la franc-maçonnerie. Elle s'est fait une spécialité de dévoiler les secrets de la République.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Coignard

Des ministres et un Président qui annoncent des réformes mais n'arrivent pas à les faire appliquer. Des enseignants qui font faire des dictées en cachette. Le CAPES accordé à des candidats qui n'ont pas eu la moyenne... Pourquoi ne fait-on rien ? Pointant du doigt l'impossibilité des réformes en France, Sophie Coignard met à nu l'Education nationale et l'engrenage infernal qui mène l'école à la ruine.

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***

Dans la foulée :

Najat Vallaud-Belkacem torpille le bac

La ministre de l'Éducation vient de donner le coup de grâce à cet examen, en toute discrétion, par le biais d'une mesure toute simple mais redoutable.

PAR SOPHIE COIGNARD

À lire ici : CLIC

Extrait :

La ministre de l'Éducation vient de donner le coup de grâce à cet examen, en toute discrétion, par le biais d'une mesure toute simple mais redoutable.

D'abord, on croit à une mauvaise blague. Mais non. C'est publié au Journal officiel du 27 octobre. À partir de la rentrée 2016, les candidats qui échouent au baccalauréat auront cinq ans pour le réussir. Ils pourront choisir de conserver les notes au-dessus de la moyenne qu'ils ont obtenues et ne repasser l'examen que dans les matières où ils ont échoué. Le bac, désormais, c'est exactement comme pour le permis de conduire ! Après l'obtention du code, chacun a droit à cinq présentations maximum dans un délai de cinq ans.

Tous ceux qui veulent depuis des années supprimer le bac, qu'ils considèrent comme une vieille chose poussiéreuse qui sanctionne des connaissances au lieu de valider des « compétences », doivent se frotter les mains. Depuis longtemps, certes, cet examen a perdu de sa valeur, puisque pour parvenir à l'objectif de réussite fixé, et qui ne peut pas baisser (87,8 % en 2014 et en 2015), les correcteurs reçoivent des consignes d'indulgence, tandis que les notes sont ensuite remontées au cours de séances d'« harmonisation ».

Mais cette instauration d'un baccalauréat par étapes est fatale : « Cet examen est un verrou qui fixe un niveau national, explique Romain Vignest, président de l'Association des professeurs de lettres. Dans la mesure où l'enseignement est bradé depuis des années, ce verrou est devenu gênant. Plutôt que de le supprimer, ce qui aurait soulevé des protestations, le ministère a trouvé un moyen détourné de le faire sauter. »

Démagogique et inégalitaire

Symboliquement, le baccalauréat cesse d'être ce qu'il a toujours été, le premier grade universitaire, pour devenir un diplôme de fin d'études destiné à tous. Aller jusqu'au bout de cette logique consisterait à le (...)

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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