Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Ne pense pas à un éléphant rose...

T'es conscient que tu ne dois pas y penser mais t'es obligé d'y penser pour ne pas y penser (j'espère ne pas t'avoir perdu)

En gros c'est parce qu'il y a "conflit" entre le conscient et le subconscient.

1 - T'es conscient de ce que tu fais car l'information, bien qu'analyser de manière moindre par ton conscient, va directement dans à ton subconscient

2 - Ton subconscient imagine la chose (un éléphant rose, un bras impossible à plier, un prénom que tu as sur le bout de la langue impossible à dire) et réagit en fonction de ça (bras impossible à plier = flemme, contraction musculaire, pas envie, ...)

D'un côté ton esprit conscient te dis "bah c'est con bien sur que si je peux le plier mon bars" d'où le fait que tu te rends compte de ce qu'il t'arrive. De l'autre on demande à ton subconscient d'imaginer et de mettre tout en oeuvre pour réagir à une information de la manière dont tu te l'imagine d'où le "je peux pas m'empêcher".

Bien sûr que si on peut s'empêcher, mais il faut que le subconscient le décide aussi. Si le subconscient veut jouer alors il joue, si le conscient lui dit "c'est dangereux arrête" il arrête mais s'il n'a pas de raison d'arrêter, le subconscient étant joueur il continue.

Quand on dit que la conscience est contourné c'est que la personne analyse moins, se laisse aller, fait parler son ressenti et non son sens de l'analyse la "couche de protection" consciente (comme dans le schéma) est beaucoup plus "fine", plus permissive. C'est en ce sens qu'on la "contourne".

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 298
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le (modifié)

Prenons l'exemple de Dubosc :

- l'hypnotiseur lui dit qu'il devra se comporter comme un voleur.

- Dubosc le fait aussitôt.

- A la fin quand Messmer "le réveille", Dubosc dit avoir été conscient mais ne pas avoir pu résister.

Remplacer l'hypnotiseur par un réalisateur qui lui ordonne de faire la même chose, nous aurions le même résultat.

Ce que je veux dire : qui me dit que Dubosc est hypnotisé ?

Ne se lâche-t-il pas tout simplement (car il est comédien, et il aime jouer des rôles, sa seconde nature en qques sorte) comme il le ferait par habitude dans son travail ? L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?

Est-ce que "le conscient" (comme tu l'appelle) de Dubosc ne recherche-t-il pas ce genre de situation à vivre (jouer la comédie) ?

Modifié par Melvin
Publié le

Melvin,

Je suis tout a fait dacord avec toi pour la terminologie malheureusement c'est celle utiliser par ces praticien et formateur, et je t'avoue que cela m'a pas mal embrouillé aussi au départ.

Comme je l'ai dit j'ai fait un raccourci en fait il ne s'agit que d'une fraction de la conscience qui est contournée : la partie de l'esprit critique.

Emalex.

Publié le

"Ce que je veux dire : qui me dit que Dubosc est hypnotisé ?"

Dans ce cas précis tout à fait d'accord avec toi, il est difficile de savoir s'il est hypnotisé ou non. Mais dans tous les cas c'est pareil. Dans ma vidéo, qui me dit que la jeune fille est hypnotisée ?

Sur des stars qui ont l'habitude de "se mettre à nu" et jouer un jeu c'est difficile à voir. Sur des personnes plus communes, les réactions sont difficile à faire de manière volontaire à moins d'être excellent acteur... tiens comme les "stars" de l'émission. Ce qui les décrédibilise ici c'est qu'étant habitué à jouer un rôle, sous hypnose elle réagisse similairement. D'où le fait du choix de prendre des stars peu judicieux je trouve.

"Ne se lâche-t-il pas tout simplement comme il le ferait par habitude dans son travail ? L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?"

C'est exactement ce que l'hypnose permet. Vivre des situations qu'au quotidien nous ne pouvons/voulons pas vivre ou dont nous n'avons tout simplement pas conscience. En hypnose on dit en gros - et que ce soit en thérapie ou en spectacle -, "vas y "l'esprit conscient" ne t'empêchera pas de faire ça (dans la mesure où la suggestion reste correcte) alors profite, défoule toi, lâche toi !"

Par exemple avec un fumeur :

Il veut arrêter de fumer mais trouve toujours une excuse (je suis stressé, mes amis vont fumer je les accompagne, c'est la dernière). C'est le conscient qui génère ces excuses. Il réfléchit et se dit "ben tiens mon pote vas fumer pourquoi pas moi". Derrière si le subconscient veut arrêter ben bon courage...

Il va voir un hypnothérapeute, l'hypnose va faire en sorte que l'esprit conscient ne réfléchisse plus, qu'il laisse la place au subconscient qui a toujours eu envie d'arrêter mais freiner par les excuse du conscient. L'hypnothérapeute va, en gros, dire "ben voilà lache toi, mais tout en oeuvre pour arrêter de fumer. Imagine un goût de vinaigre, imagine le gros lard qui s'enrichie sur ton dos, peu importe mais je te donne l'autorisation d'arrêter, le conscient n'a rien à dire".

En espérant que ce soit un peu plus clair :)

Publié le

Batou :

"L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?"

C'est exactement ce que l'hypnose permet. Vivre des situations qu'au quotidien nous ne pouvons/voulons pas vivre ou dont nous n'avons tout simplement pas conscience. En hypnose on dit en gros - et que ce soit en thérapie ou en spectacle -, "vas y "l'esprit conscient" ne t'empêchera pas de faire ça (dans la mesure où la suggestion reste correcte) alors profite, défoule toi, lâche toi !"

On avance, on avance.

Donc l’hypnotiseur seraient une autorité morale donnant la permission à l’hypnotisé de faire ce qu’on lui a demandé. On serait en présence du même principe que dans l’expérience de Milgram, où une autorité permet à qqun d’attribuer une punition à un autre individu (levée de la culpabilité).

En fait l’hypnotiseur enlève à une personne des freins à effectuer des comportements.

Batou :

"Par exemple avec un fumeur :

Il veut arrêter de fumer mais trouve toujours une excuse (je suis stressé, mes amis vont fumer je les accompagne, c'est la dernière). C'est le conscient qui génère ces excuses. Il réfléchit et se dit "ben tiens mon pote vas fumer pourquoi pas moi". Derrière si le subconscient veut arrêter ben bon courage...

Il va voir un hypnothérapeute, l'hypnose va faire en sorte que l'esprit conscient ne réfléchisse plus, qu'il laisse la place au subconscient qui a toujours eu envie d'arrêter mais freiner par les excuse du conscient. L'hypnothérapeute va, en gros, dire "ben voilà lache toi, mais tout en oeuvre pour arrêter de fumer. Imagine un goût de vinaigre, imagine le gros lard qui s'enrichie sur ton dos, peu importe mais je te donne l'autorisation d'arrêter, le conscient n'a rien à dire".

Par contre je ne suis pas d’accord pour dire que ces freins sont forcément conscients et qu’ils touchent forcément la raison.

Par exemple dans ton cas du fumeur. Ce serait plutôt raisonnable qu’il arrête de fumer. D’ailleurs quand le fumeur réfléchit de manière raisonnable à sa situation, il sait qu’il devrait arrêter, mais il ne peut pas s’en empêcher car qqchose d’irréfléchi le pousse à continuer, quelquechose qu’il ne peut pas contrôler, que sa raison ne peut pas freiner. Dans ce cas l’hypnotiseur n’aboli pas la raison de l’hypnotisé, mais au contraire la réactiverait pour qu’il arrête de fumer. L’hypnotiseur va empêcher les mauvaises habitudes.

Donc à mon avis il y a une erreur à dire que :

- l’hypnose « coupe » le conscient (dans lequel vous mettez : l’analytique, le rationnel, la mémoire à court terme, la volonté).

- et que l’hypnose laisse la place à ce que vous appelez le subconscient (dans lequel vous mettez : la mémoire permanente, les émotions, la préservation de soi-même, les habitudes).

En fait vous avez attribuez à votre « conscient » ce que l’hypnose semble inhiber et à votre « subconscient » ce que l’hypnose semble libérer d’où pour moi des confusions avec la terminologie officielle des mots tel que la conscience.

Publié le

Comme une dizaines de pages se sont ajoutées aux première réactions qui avaient été postées le soir de la diffusion du show de Messmer j’en profite pour préciser mon avis initial :

Remplacer l'hypnotiseur par un réalisateur qui lui ordonne de faire la même chose, nous aurions le même résultat.

Ce que je veux dire : qui me dit que Dubosc est hypnotisé ?

Ne se lâche-t-il pas tout simplement (car il est comédien, et il aime jouer des rôles, sa seconde nature en qques sorte) comme il le ferait par habitude dans son travail ? L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?

Exact Melvin c’est une hypothèse tout à fait valable et je la partage.

A - Du coté du « sujet » j’aime évoquer 3 motivations intrinsèques pas forcément clairement conscientes, qui peuvent entrainer sa complicité volontaire :

1- La pression de conformité : quand il est de bon ton que tout le monde tombe en catalepsie ou se mette a faire les pires singeries sur scène la résistance peut pour certaines personnes devenir gênante et "douloureuse" aussi est il mieux pour la conservation de leur propre image qu’ils suivent le mouvement et fassent comme les autres.

(De plus lorsque vous êtes un artiste et que vous recherchez la promotion de votre prochain film ou disque vous avez peut-être une pression supplémentaire a ne pas planter le show dans lequel on vous invite et à faire tout bien comme il faut pour être réinvité ? maybe)

2- Le sas de décompression : avoir l’autorisation sous couvert d’hypnose de pouvoir se comporter en public de façon incongrue et de libérer son enfant intérieur est pour certains une vraie opportunité de s’évader de leur image publique. Le sas de la cours de récré est utilisé aussi bien par les grands déconneurs qui n'attendent souvent que ça, ou par des gens très sérieux qui peuvent l'appréhender comme une soupape salvatrice. "jamais on t'aurait cru capable de faire ça" "moi non plus mais je ne pouvait pas controler".

3- l’effet « il m’est arrivé un truc de dingue » : certaines personnalités vont participer activement car l’expérience représente une aubaine pour briller ensuite dans les conversations. Pour elles c’est très gratifiant de participer à une expérience hors du commun et plus ce qui va se passer est énorme, plus grande sera l’histoire de dingue à raconter. Très gratifiant pour l’égo vu sous cet angle la, même si on s’est roulé au sol en faisant le singe.

J’évoque ces trois éléments en quelques lignes, ils sont largement étudiés dans des littératures spécialisées et ne sont d’ailleurs pas exhaustifs. Ca ne veut pas dire que ces biais sont les seuls déterminants pour qu'une personne passe dans un état hypnotique bien entendu, mais ils constituent une grille de lecture intéressante dans certains cas.

Quand ils sont opérants ils peuvent amplifier et accélérer la participation active à l’expérience d’hypnose, ou parfois à l'inverse la rendre complètement simulée. Pour distinguer les deux il faudrait mesurer les ondes cérébrales et l’état de conscience du sujet donc on ne départagera pas le vainqueur objectivement.

B - Du point de vue de l’hypnotiseur de spectacle peu importe au final. C’est un magicien il se nourrit de tout ce qui peut améliorer la prestation. Donc si un spectateur se livre plus ardemment à répondre aux injonctions qu’on lui propose et tombe en catalepsie au moindre claquement de doigts la question pour l’homme de spectacle n’est pas vraiment de se demander si le sujet est en état de conscience modifiée et à quel niveau, mais plutôt de savoir comment profiter de l’aubaine.

Evidemment dans l’émission on était tellement souvent confronté à de l’énormissime et du « mal joué » par certains sujets qui se transformaient instantanément en compères volontaires que ça finissait par devenir gênant d’esquisser un réflexe d’analyse critique. Mais bon, ceci est lié à l’angle d’attaque choisit pour le spectacle, et qui constitue justement une des raisons pour lesquelles je n’ai pas vraiment apprécié cette soirée alors que j’aime l’hypnose.

C – Ce qui ne m’a pas séduit dans cette émission tient en deux points :

1 – L’angle d’attaque :

L’hypnose est une discipline subtile et délicate, elle ne fonctionne pas comme un tour automatique. Or l’essentiel du show à œuvré à réunir trois critères d’une hypnose de caractère divin : l’infaillibilité (ça marche à tous les coups), l’universalité (tout le monde succombe) et la puissance (les effets sont spectaculaires). Et le commentateur de renforcer en lançant en boucle d’incantatoires « tout est vrai ».

C’est une manière de présenter un show d’hypnose OK. Mais il est possible de produire quelquechose de plus nuancé, en expliquant différemment l’hypnose aux spectateurs, en acceptant que cela prenne parfois plus de temps pour générer une transe hypnotique, que parfois cela donne des effets plus mesurés, que parfois cela rate, que sur 10 invités peut être 1, 2 ou 3 ne soient pas réceptifs au niveau escompté.

C’est plus risqué, c’est moins show business à tout prix mais personnellement cette finesse m’aurait plus séduit car elle permet de satisfaire tous les publics, et elle a le mérite d’élever les gens vers un autre niveau de compréhension et d’intelligence.

Le programme à choisit une voie plus classique et grandiloquente : l’hypnose est un véritable pouvoir « magique » !

On choisit le camp de la croyance mystique plutôt que celui de la psychologie. Trop obscurantiste et caricatural pour moi, j’aurai préféré plus de subtilité et de réalisme. Avec les moyens techniques et financiers de la chaine c’est tout à fait envisageable, j’ai regretté qu’on ne sache pas nous émerveiller en nous faisant rêver tout en nous éclairant intelligemment plutôt que de nous vendre des énormités.

Je ne vais pas le cacher j’ai toujours préféré l’approche de James Randi à celle de Uri Geller.

2 – La modernité :

J’ai vu mon premier spectacle d’hypnose en 1980, en live, avec C.Chriss. « Le roi de l’hypnose » si je me souviens bien du titre du spectacle. Nous avions eu comme entrée en matière l’expérience des doigts collés sur tout le public, et mon meilleur ami assis a côté de moi était d’ailleurs un sujet parfait puisque ses doigts ne se décollaient plus. Tous ceux qui étaient dans cet état étaient invités à aller sur scène. Sur moi cela ne marcha pas (damned). Mon ami fit le chien et pas mal d’autres clowneries sur scène et il fut un peu le héros le lendemain à l’école quand nous devions raconter l’expérience.

C’était il y a 34 ans, et pour ainsi dire j’ai assisté quasiment à la même chose dans le show télévisé l’autre soir, avec quelques moyens techniques en plus.

Quand je vois les évolutions développés dans les différentes disciplines magiques sur les dernières décennies en terme de styles, de techniques, de nouvelles idées, de mise en scène, j’ai l’impression qu’on est a des années lumières de ce à quoi j’ai assisté l’autre soir. Un peu comme si Derren Brown produisait en 2014 un spectacle identique à celui des mentalistes des années 80.

Je le confesse j’ai été déçu de ce qui est apparu pour moi comme un certain manque de modernité et d’innovation sur la discipline.

My two cents. That's all folks

14 pages déjà! Mais est-ce que Kamel est hypnotisable?

(Voilà, on est parti pour 30 pages de plus...)

unstoppable teaser you are ;)

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...