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calmez vous les gars. Si le commissaire priseur est commissionné sur le montant de la vente , il a tout intérêt à gonfler les estimations. Mais estimations et prix final d'adjudication n'ont rien à voir ! Ce qui m'intéresse avant tout , c'est la mise à prix qui , sauf erreur, ne figure pas sur le site.

Le prix final sera celui que les enchérisseurs voudront bien lui donner.

Des boites de magie Nathan des années 60-70, j'en trouve à chaque vide-grenier pour moins de 10 euros, si le commissaire-priseur estime cela entre 150 et 200 euros, cela n'engage que lui.

Modifié par ellieba
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Publié le (modifié)

Question naive : Pourquoi Gerard vend ces objets ? Soucis financières ? ou d'autres ? Dépression ? Demenagement ? Besoin d'espace ?

otto

La réponse de G.Majax

Avant tout

Pourquoi vendre une partie de mon univers ? Pour les

livres d’abord, je pense qu’il est important de permettre

à d’autres passionnés de l’Art Magique de les parcourir.

C’est la meilleure façon de donner à ces ouvrages un

second souffle magique… Pour ceux qui traitent de

l’occultisme, de la magie noire et de la parapsychologie,

même si je ne crois pas à toutes ces manifestations du

Paranormal, je suis curieux de leurs principes, de leurs

histoires et de leurs symboles. On découvre dans ces

livres un aspect ethnologique passionnant. Il faut toutefois

se méfier des dangereux escrocs qui gravitent dans

ce monde parallèle, d’où les nombreux ouvrages écrits

par des magiciens épris de vérité et qui ont dévoilé les

trucages employés par des thaumaturges peu scrupuleux.

Tous les livres traitant de l’Art Magique sous toutes ses

formes (physique amusante, mnémotechnie, télépathie,

cartomagie, tricheries aux cartes, optique, illusionnisme...) ont souvent été édités en petite

quantité ce qui explique leur rareté.

J’ai aussi été passionné par la découverte de gravures anciennes, de vignettes publicitaires,

de timbres, d’appareils en métal blanc, en cuivre, en bois, et même... en titane. Par ailleurs,

des boîtes de magie anciennes, des appareils du pré-cinéma, des objets de décoration, des

automates et des affiches anciennes, complètent cette collection.

Pour les fans qui m’envoient régulièrement des lettres et des emails chaleureux, j’ai tenu

à leur présenter des affiches et des objets personnels qui sont tous rattachés à ma carrière.

Les voir partir me serre le coeur mais je sais que l’acquisition des ces oeuvres enchantera leurs

nouveaux propriétaires... Et moi, je continuerai à chercher des livres que je n’ai pas encore lus

et des objets curieux pour garnir mes étagères vides.

Très magicalement,

Gérard Majax

peut être que sa fille a été kidnappée de nouveau (voir le film sur VM) et que pour payer la rançon il est obligé de vendre tous ses biens....voilà aussi une réponse qui peut satisfaire les curieux....lol

Ou peut-être que...

A moins que...

Oui mais j'ai entendu dire que...

Ah bon....incroyable ...c'est pas possible..!!!

AH....et bien çà alors...c'est de la folie...

Mais que va t'il faire de tout cet argent???

Merde alors...je pensais qu'il allait tout me donner....

Il pourrait offrir tout à la FFAP... ou à Magicus Journal...ou aux petits frères des pauvres...

...il parait qu'il a une femme qui lui coute très cher...!!!

Il s'est ruiné au casino...

Il voudrait s'offrir un camion de Jerry Nuggets avec le résultat de la vente (à chacun son fantasme)

Il veut changer de profession et devenir guérisseur ...

Il veut racheter la péniche de Jean Madd...

Il veut racheter la collection Fechner à Copperfield...

Il veut renflouer le déficit de la Sécurité sociale...

Il veut financer l'UMP...

Il doit faire partie d'une secte qui l'oblige à faire ça...

Mais que fait la police???

....etc....etc...Voilà, j'espère avoir répondu aux principales questions des curieux....

Eub ben Francis s'est planté mdr

;)

Modifié par Dom
Publié le (modifié)
Bonjour.

Majax était l'invité des Grosses Têtes ce vendredi,

et ça s'écoute ici...

Merci pour cet extrait des G.T

Salut Dom.

Tu ne sources pas

la réponse de Gérard.

Jean Yves, c'est l'introduction du catalogue de la maison de vente ;)

Modifié par Dom
Publié le (modifié)

Merci Dom de ta réponse.

Gérard a fait preuve

de beaucoup d'humour

chez Bouvard en racontant

que depuis l'annonce

de cette vente,

beaucoup de ses amis (inquiets)

l'avaient appelé pour se rassurer

et lui demander

s'il n'avait pas besoin de sous,

s'il n'était pas malade.

Modifié par petitbonhomme
Publié le

Sacré Gérard !

Déjà j’aime bien l’intitulé de la vente : De la magie blanche à la magie noire

Dans son introduction au catalogue, Gérard résume ce qui ressemble à l’engagement d’une vie : sa curiosité pour le paranormal, son histoire et ses symboles et "leur aspect ethnologique passionnant" et dans, le même temps, sa méfiance envers "les dangereux escrocs qui gravitent dans ce monde parallèle".

Ce que Gérard exprime là est bien le dilemme des illusionnistes qui s’intéressent au paranormal (et ils sont nombreux).

Pas facile d’avoir une attitude équilibrée entre l’étude de l’aspect ethnologique et symbolique passionnant du paranormal et la nécessaire vigilance envers les dérives (notez que je préfère grandement le mot vigilance au mot méfiance mdr ).

Certains illusionnistes ont plus investi l’aspect ethnologique et symbolique du paranormal (je pense à Eugène Burger).

D’autres ont plus investi le côté lutte contre les dérives et les escrocs (je pense à James Randi). C'est sûrement le cas de Gérard aussi.

Question de sensibilité personnelle sûrement… Il faut de tout pour faire un monde ! :)

Publié le

"sa curiosité pour le paranormal, son histoire et ses symboles et "leur aspect ethnologique passionnant" et dans, le même temps, sa méfiance envers "les dangereux escrocs qui gravitent dans ce monde parallèle".

Ce que Gérard exprime là est bien le dilemme des illusionnistes qui s’intéressent au paranormal (et ils sont nombreux)."

Au contraire, je ne pense pas qu'il y ait dilemme :

Un être aux facultés paranormales aurait des pouvoirs magiques tout comme le magicien.

Il est donc normal que le magicien (qui truque) mais qui au fond de lui rêverait d'avoir de vrais pouvoirs magiques, s'intéresse à tout ce que l'homme a écrit sur la façon d'obtenir réellement de tels pouvoirs.

Le problème c'est qu'après de telles lectures sur le paranormal, le magicien est vite déçu et au nom du respect intellectuel, il se sent investi de dénoncer toutes supercheries visant à faire escroquer les gens.

Cependant comme tu le dis, le magicien utilisera quand même l'atmosphère, l'ambiance, la symbolique, les histoires du paranormal pour faire "voyager" son spectateur et rehausser ses effets.

Publié le

Il est donc normal que le magicien (qui truque) mais qui au fond de lui rêverait d'avoir de vrais pouvoirs magiques, s'intéresse à tout ce que l'homme a écrit sur la façon d'obtenir réellement de tels pouvoirs.

Le problème c'est qu'après de telles lectures sur le paranormal, le magicien est vite déçu

Un peu de psychanalyse :

Il y a effectivement cette déception dont tu parles Melvin. Cette déception qui est ce qu’on peut appeler, symboliquement, la scène primitive mdr vécue par tout illusionniste qui s’intéresse au paranormal.

Après cette déception, il semble que certains vont pencher vers un rejet du paranormal, alors que d’autres vont aller vers une sorte de sublimation.

Tout dépend de ta réceptivité personnelle :

- Tu n’acceptes que le côté rationnel, tangible et matériel des choses et donc là, tu vas surtout être sensible à la vérité et au Réel (qui conduit à la dénonciation du côté tromperie et escroquerie).

- Tu as une sensibilité pour des réalités plus subtiles et tu vas être sensible à l’aspect Symbolique des choses (première forme de sublimation).

- Tu privilégies l’aspect Imaginaire des choses et là tu investis surtout le côté artistique (ce qui devrait être le cas des illusionnistes).

Il y a des liens étroits entre ces trois aspects, la réalité humaine étant au cœur du nœud boroméen entre les dimensions Réelle, Symbolique et Imaginaire de l'existence (voir le travail de Lacan sur ce thème).

fullERES_CENTN_2006_01_art15_img001.jpg

(fin du hors sujet)

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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