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Le 03/09/2018 à 23:45, Invité a dit :

Il y a le pussy painting de l'art de rien et du crétin :

La débilité a presque atteint son paroxysme sinon encore plus débile

En réalité il existe une antériorité forte pour ce genre d'approche, à savoir celle de Carolee Schneemann :

Citation

Durant les années 1970, en réaction au néologisme de « Herstory » forgé par Robin Morgan dans Sisterhood is powerful, elle parle d'Istory, de manière à neutraliser une histoire dominée par l'idéologie patriarcale. En août 1975, Schneemann réalise la performance Interior Scroll dans le cadre de l'exposition Women Here and Now à East Hampton. Elle se penche sur ce qu'elle appelle l'« espace vulvique » et à la symbolique matriarcale (se référant notamment à l'iconographie du corps féminin au Paléolithique). Remettant en question l'association systématique du corps et de la sensibilité au féminin d'une part, et de l'intelligence et de la rationalité au masculin d'autre part, elle se met en scène juchée sur une table, totalement nue, et propose une lecture de son propre ouvrage, Cezanne, She Was A Great Painter (rédigé dans les années 1960 et 19708, paru en 1974). Le point culminant de la performance la voit tirer et dérouler un rouleau de papier logé dans son vagin, lisant le texte qui y est inscrit (un texte féministe tiré de son film Kitch's Last Meal). Invitée par Brakhage à réitérer cette performance au Telluride Film Festival, elle introduit l'action comme suit : « À la fois décrite et proscrite par l'imagination masculine durant si longtemps, plus aucune femme artiste ne veut désormais endosser le rôle de la "femme érotique" pour les autres femmes [...]. Peut-être que cette "femme érotique" sera [désormais] perçue comme primitive, dévorante, insatiable, glaciale, obscène ; ou décidée, courageuse, entière »

Source et détails ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carolee_Schneemann

Article de Slate auquel il est fait référence :

Citation

En 2017, le Lion d'or a été décerné, lors de la Biennale de Venise, à cette « doyenne de l'art féministe » alors âgée de 77 ans. Ce prix récompense l'ensemble de sa carrière et son rôle pionnier. Le MoMA de New York et le Barbican, à Londres, ont dans la foulée exposé « l'artiste radicale, sauvage et stimulante », morte d'un cancer en 2019. Son influence s'est faite sentir au-delà du domaine des arts plastiques : l'actrice Gwendoline Christie explique avoir fait de Carolee Schneemann son héroïne, pour avoir « déconstruit les préjugés sexistes et le regard masculin ».

https://www.slate.fr/culture/its-happening/carolee-schneemann-interior-scroll-agnes-varda-choc-artiste-feministe-performance

 

  • 3 weeks plus tard...
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Publié le (modifié)

Toujours plus loin :

Le 15/06/2023 à 08:49, Christian GIRARD a dit :

En attendant certains écologistes continuent de penser que cibler des œuvres d’art permettra de sensibiliser positivement à leur cause : 

« La police suédoise a annoncé que deux militantes écologistes de l’organisation Återställ Våtmarker ( « Restitue les zones humides ») avaient étalé de la peinture rouge sur la vitre de protection du tableau Le Jardin de l’artiste à Giverny, de Claude Monet, exposé au Musée national de Stockholm, avant d’y coller leurs mains. »

Source :
https://www.lejdd.fr/international/suede-un-tableau-de-monet-asperge-de-peinture-par-des-militantes-ecologistes-136803

Un ami m'a relayé cette info :

« Attaque au marteau de la « Vénus au miroir » de Vélasquez par des militants écologistes »

Citation

En 1914, cette même peinture, acquise par le musée en 1906, y avait été lacérée au hachoir par la suffragette canadienne Mary Richardson, qui protestait contre l’emprisonnement d’une autre défenseuse du droit de vote des femmes au Royaume-Uni.

 

Si on voulait créer une aversion contre l'écologie on ne s'y prendrait pas autrement ! C'est bien dommage, la cause écologique est partagée de tous, ce genre d'action n'est approuvée que par une poignée de militants. 

Source :

https://www.beauxarts.com/grand-format/attaque-au-marteau-de-la-venus-au-miroir-de-velasquez-par-des-militants-ecologistes/

Mon ami suppose avec humour que lesdits iconoclastes militent sans doute contre la peinture... à l'huile !

Modifié par Christian GIRARD
  • 2 months plus tard...
  • 2 weeks plus tard...
Publié le (modifié)

Quand on évoque les problèmes alimentaires en gâchant de la nourriture

« Une toile de Monet aspergée de soupe, le musée des Beaux-Arts de Lyon porte plainte. »

Citation

Moins de 15 jours après la Joconde au Louvre, deux militantes du collectif Riposte alimentaire ont aspergé de soupe une toile de Claude Monet au musée des Beaux-Arts de Lyon. Le tableau « Le Printemps » était vitré. Le musée annonce déposer plainte pour « acte de vandalisme ».

 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le

« La Naissance de Vénus  de Botticelli ciblée par des militants en Italie » :

Citation

Cette fois, c’est le chef-d’œuvre du peintre italien Sandro Botticelli, La naissance de Vénus, qui a non pas été aspergée de soupe ou de peinture colorée mais plutôt recouvert de photos particulièrement évocatrices sur les dégâts causés par le changement climatique dans le pays.

https://www.huffingtonpost.fr/environnement/video/la-naissance-de-venus-de-botticelli-ciblee-par-des-militants-de-derniere-generation-en-italie_229779.html

  • 2 months plus tard...
Publié le (modifié)
Citation

« L’Origine du monde » de Gustave Courbet taguée : qui est Deborah De Robertis, à l’origine du happening

L’artiste franco-luxembourgeoise a déjà marqué les esprits à plusieurs reprises lors d’actions pendant les Gilets jaunes, à Lourdes ou au Musée d’Orsay.

Article à lire ici : 

:https://www.huffingtonpost.fr/culture/video/l-origine-du-monde-de-gustave-courbet-taguee-qui-est-deborah-de-robertis-a-l-origine-du-happening-clx1_233619.html

Modifié par Christian GIRARD
Publié le

Même si je ne m'y prendrais sûrement pas comme ça si je devais faire passer le même genre d message, en toute objectivité, dans toutes ces performances ou actions militantes, les œuvres ne sont pas dégradées. Je trouve la façon qu'ont les médias ici de traiter ces faits complètement biaisée. 

  • 1 month plus tard...
Publié le
Le 01/10/2023 à 03:09, Christian GIRARD a dit :

Est-ce qu'on peut dire que ce sont des œuvres dard ? 

  • Haha 2

Mon regard sur les publications Close-Up :

http://closeupcritique.wordpress.com/

Publié le
Le 01/10/2023 à 03:09, Christian GIRARD a dit :

A 10:04 minute du mémorable sketch LE SAR RABINDRANATH DUVAL des regrettés Pierre Dac et Francis Blanche :

[...]
FRANCIS BLANCHE : C'est merveilleux. Tout à fait extraordinaire ! Votre Sérénité, monsieur que voici que voilà a-t-il un signe particulier ?
PIERRE DAC : Oui, un tatouage.
FRANCIS BLANCHE : Ah ! Un tatouage ! Très intéressant ! C'est bien exact, n'est-ce pas ? Je ne le lui fais pas dire ! C'est bien exact ! Et où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
PIERRE DAC : Je suis extrêmement fatigué, je m'excuse...
FRANCIS BLANCHE : Allons, allons, voyons... Monsieur Schumaker !
PIERRE DAC : ... C'est très délicat et je suis fatigué.
FRANCIS BLANCHE : II est dans un état épouvantable, excusez-le. Votre sérénité, je vous demande où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
PIERRE DAC : Le tatouage de monsieur est situé à un endroit que l'honnêteté et la décence m'interdisent de préciser d'avantage.
FRANCIS BLANCHE : Ah ! bon, mais qu'est-ce que vous entendez par là ?
PIERRE DAC : Oh ! par là j'entends pas grand-chose !
FRANCIS BLANCHE : Je vous prie de vous concentrer davantage, espèce de malotrou ! Alors, que représente le tatouage de monsieur, s'il vous plaît ?
PIERRE DAC : Bon ! Le tatouage de monsieur représente... enfin... lorsque monsieur est en de bonnes dispositions... le tatouage représente : d'un côté la cueillette des olives en Basse-Provence, et de l'autre un épisode de la prise de la Smalah d'Abd el-Kader par les troupes du duc d'Aumale en 1843.
FRANCIS BLANCHE: Ah ! Parfait ! Et de plus ?
PIERRE DAC : Et c'est en couleurs !
FRANCIS BLANCHE : Ah ! C'est en couleurs ! Bravo ! Mes félicitations, monsieur ! Vraiment, si, si, vraiment très bien ; mes compliments, madame ! Madame a de la lecture pour les longues soirées d'hiver, c'est parfait.
[...]

Bob

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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