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La parole comme n’importe quel son est une vibration émise sur une certaine fréquence d’onde.

Juste pour la montée d'adrénaline :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mantra

Bon ok… GRANDOZZIO… Si tu veux aller sur ce terrain on peut (ch’uis open, hein ! :) ).

Dans son dernier livre, Doreen Virtue, docteur en psychologie et spécialiste d'Angel Therapy (ouille, ouille, ouille !) s’amuse à regarder et a analyser l’amplitude graphique des mots sur divers enregistrements sonores...

... à savoir ce genre de graphique (que tous ceux qui utilisent des outils informatiques liés au son connaissent) :

image003.png

Elle fait des constatations amusantes. Elle remarque, par exemple, que quand elle prononce le mot ange, le graphique prend la forme des ailes d’un ange. Ok… J’entends déjà certains, ici, me dire : "Facile, le graphique présente une symétrie donc…"

Plus étonnant : elle remarque que l’amplitude du mot Amour et beaucoup plus grande que celle du mot Haine, celle du mot Construire plus grande que celle du mot Détruire, celle du mot Joie plus grande que celle du mot Peine… Je pourrais continuer comme ça longtemps, il y en a des pages et des pages !

Notons pour satisfaire les esprits scientifiques (chuis open, hein ! :) ) qu’en sémantique générale, il est admis qu’il existe une relation entre le signifiant, le signifié et la forme phonique… Ce qui, par ailleurs, n’explique quand même pas tout… Mais bon cela risque de nous faire dériver du sujet de l’hypnose.

heeu !!

et est ce que l’expérience marche dans toute les langues ?

ça me fait penser à ceux qui voit l'image de la vierge dans les nuages...

C'est un peu comme les couleurs chaude ou froide.

Un même objet peut aussi être désigné par différents mots à la forme phonique différente, voire opposée.

Par exemple le poète utilisera selon l'émotion qu'il veut faire passer le mot verge ou le mot teub pour parler de ce que vous savez.

"Notons pour satisfaire les esprits scientifiques (chuis open, hein ! ) qu’en sémantique générale, il est admis qu’il existe une relation entre le signifiant, le signifié et la forme phonique… Ce qui, par ailleurs, n’explique quand même pas tout…"

Ben si...

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Lorsque je vois Messmer en vidéo je me dit que l'hypnose n'est qu'une sorte de "je veux bien jouer le jeu avec toi car je fait parti du spectacle." Mais lorsque je vois Derren Brown faire des Inductions rapides et ensuit 'l'oublie du prénom", etc.. je me dit merde, qu'est ce qu'il fait de spécial pour obtenir des résultat si convaincant?

Je comprend que la vision d'un sujet affichant une certaine "compliance" (mais c'est déjà un état hypnotique) et les "expériences " réalisées avec des sujets préparés (mais ça c'est pas précisé) peuvent engendrer doutes et confusion sur la réalité des phénomènes ...

Hélas, en plus pour "arranger" le tout, il y a des "magiciens" (très médiatisées) qui font preuve d'un grand irrespect envers leur public. Ils n'hésitent pas en effet à abuser de compères, de trucages et de montages vidéo sans aucun état d'âme ...

Gardons nous de mettre en doute l'hypnose que ce soit en thérapie ou en spectacle, mais surtout gardons nous d'en faire l'amalgame ...

car n'oublions pas que l'hypnose de spectacle c'est avant tout ... du spectacle !

Myr et Miroska disait à la fin de leurs numéro : "S’il n’y a pas de truc c’est formidable, mais s’il y a un truc, reconnaissez que c’est encore plus formidable. »

" J'aurais voulu être magicien, mais je ne me faisais pas d'illusions " Raymond Devos

www.magilius-hypnose.fr

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CITATION DE ?(chéplus):"Notons pour satisfaire les esprits scientifiques (chuis open, hein ! ) qu’en sémantique générale, il est admis qu’il existe une relation entre le signifiant, le signifié et la forme phonique… Ce qui, par ailleurs, n’explique quand même pas tout…"

Ah bon???

Alors, ça... j'aimerais savoir où tu as trouvé tes références parce que moi, ce que j'ai appris en lisant Ferdinand de Saussure est tout l'inverse:

IL N'Y A AUCUN RAPPORT ENTRE LE SIGNIFIANT (la forme d'un mot) ET LE SIGNIFIE (le sens d'un mot)

ça a un nom:

LE COTE ARBITRAIRE DE LA LANGUE

la bible du père de la linguistique moderne et du structuralisme (Ferdinand de Saussure)

le bouquin de référence: "Cours de linguistique général"

si quelqu'un a des références SERIEUSES (scientifiques!) contre-disant ce fait... je suis preneur!

Modifié par Maurice Popin
Publié le
IL N'Y A AUCUN RAPPORT ENTRE LE SIGNIFIANT (la forme d'un mot) ET LE SIGNIFIE (le sens d'un mot)

ça a un nom:

LE COTE ARBITRAIRE DE LA LANGUE

la bible du père de la linguistique moderne et du structuralisme (Ferdinand de Saussure)

le bouquin de référence: "Cours de linguistique général"

si quelqu'un a des références SERIEUSES (scientifiques!) contre-disant ce fait... je suis preneur!

mdr

... ça me rappelle la dernière page de Télépathie Réelle :

Ferdinand de Saussure (Cours de linguistique générale, 1916) édicta le principe de l’arbitraire du signe. Ses découvertes peuvent être résumées ainsi : il existe une relation directe entre le référent (objet désigné) et le signifié (par exemple, entre l’objet table et le concept « table ») d’une part, entre le signifié et le signifiant d’autre part (par exemple, entre le concept« table » et la forme phonique [table]), mais il n’y a qu’une relation indirecte entre le signifiant et le référent.

Même s'il défend le côté arbitraire de la langue (et encore faudrait-il définir ce qu'il entend par "arbitraire") Ferdinand de Saussure admet donc bien une relation (indirecte certes !) entre le signifiant et le signifié.

Il existe un débat entre linguistes sur l’origine du langage (naturelle ou conventionnelle). Roman Jakobson ou Otto Jespersen, par exemple, admettent des liens beaucoup plus directs entre le signifiant et le signifié.

On ne peut pas nier qu’il existe des mots dont nous ressentons instinctivement l’adéquation à exprimer les idées qu’ils représentent. Otto Jespersen

Sinon il y a aussi d'autres hypothèses encore sur l'origine du langage... scientifiques ou pas... Celle d'Henry Munn, par exemple :

Visionary-Origin-of-Languag.jpg

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)

:D

Salut Shiva,

Heuuu... oui, effectivement

Tu nous fais glisser de la linguistique sémantique vers... heuuu... la poésie?

Je parie que tu dois déjà connaître, mais pour... heuuu... explorer (?) ces frontières il y a:

"les portes de la perception" de Uxley

et "l'infini turbulent" de Michaux.

Quant à ta citation de "télépathie réelle":

elle me semble complètement folle...

relation "directe" (ou "indirecte"?, je ne capte pas bien ça...) entre objet désigné et signifié: ça semble ok

je pense à un objet désigné, exemple: "arbre"

j'ai une image d'arbre qui me vient à l'esprit (avec du son et plein d'autres choses encore: sensations, odeurs, souvenirs, émotions, etc...)

donc il existe un lien "directe" entre les deux

relation directe entre signifiant et signifié: non, je ne pense pas (?)

l'argument principal est le suivant

lorsque l'on observe les langues étrangères le même concept peut prendre une forme radicalement différente

ex:

arbre

tree

شجرة

etc...

(bon, heu, les 2 derniers étaient sensés être des traductions en chinois et arabe, mais jetez un œil et une oreille dans Google translation)

Modifié par Maurice Popin
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:D

Salut Shiva,

Salut Maurice ! mdr

Tu nous fais glisser de la linguistique sémantique vers... heuuu... la poésie?

Je parie que tu dois déjà connaître, mais pour... heuuu... explorer (?) ces frontières il y a:

"les portes de la perception" de Uxley

et "l'infini turbulent" de Michaux.

Oui !

Quant à ta citation de "télépathie réelle":

elle me semble complètement folle...

Il s'agit d'une citation tirée d'une encyclopédie qui figure à la fin du livre. Mais il est vrai que Télépathie Réelle est un ouvrage complètement fou ! mdr

relation directe entre signifiant et signifié: non, je ne pense pas (?)

l'argument principal est le suivant

lorsque l'on observe les langues étrangères le même concept peut prendre une forme radicalement différente

C’est effectivement le grand argument qui plaide pour le côté arbitraire de la langue.

En même temps, en y réfléchissant bien le fait que les formes phoniques et graphiques du signifiant soient variables suivant les langues ne contredit pas formellement le fait qu’il y ait une relation entre le signifiant et le signifié.

Pour dire les choses autrement : En quoi une relation entre le signifiant et le signifié impliquerait-elle une forme phonique ou graphique universelle ? Après il faudrait aussi définir la nature de cette relation (inconsciente ? psychologique ? instinctive ? inconsciente ? "énergétique" ?...magique ?). Par ailleurs le mot "arbitraire" me semble mal choisi. "Signe arbitraire" me parait déjà une expression antinomyque. Peut être faudrait-il parler de signe conventionnel ou signe naturel.

Tout ça est un peu complexe et nous fait sortir du sujet de l’hypnose (encore que ces considérations sémantiques et linguistiques sont largement prises en compte et travaillées en hypnose).

Tu nous fais glisser de la linguistique sémantique vers... heuuu... la poésie?

Oui… Nous sommes avant tout des artistes, hein ? (même si certains magiciens ont tendance à se prendre pour des scientifiques sous prétexte qu'ils font de la physique amusante mdr ).

Si tu as accès à la chambre des secrets, j’ai lancé il y a deux ans un sujet qui s’appelle Perspectives et Défis en Psy Magie, il y est largement question de langue des oiseaux qui est encore un autre angle d’approche (plus poétique et moins scientifique certes mais plus magique aussi). J’y aborde certaines considérations assez magiques autour de la lettre X qui vont complètement dans le sens d'une relation entre le signifiant et le signifié.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Si tu as accès à la chambre des secrets, j’ai lancé il y a deux ans un sujet qui s’appelle Perspectives et Défis en Psy Magie, il y est largement question de langue des oiseaux qui est encore un autre angle d’approche (plus poétique et moins scientifique certes mais plus magique aussi). J’y aborde certaines considérations assez magiques autour de la lettre X qui vont complètement dans le sens d'une relation entre le signifiant et le signifié.

Hello Shiva,

Je ne suis pas certain qu'il soit opportun d'aborder ce genre de chose sur un forum de magie...

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Hello Shiva,

Je ne suis pas certain qu'il soit opportun d'aborder ce genre de chose sur un forum de magie...

Hello Viktor,

Pour quelles raisons ?

… De peur de révéler certains de nos secrets de "pur mentalisme" ?

Rassures toi : La langue des oiseaux va être considérée par les magiciens qui s'y interesseront comme une curiosité amusante, un jeu de l’esprit, de la poésie, rien de plus… La plupart n’en saisiront ni la profondeur, ni les possibilités magiques.

L'art du doute est sain mais utilisé comme il l'est par les magiciens, il est juste une grille de lecture de la réalité de plus (grille déformante qui plus est).

Au fond le scepticisme ambiant dans le monde magique est aussi le meilleur gage de protection de nos secrets.

Finalement, c’est pour ça que je combats le scepticisme… pour mieux le renforcer ! ;)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Hello Shiva,

Je ne suis pas certain qu'il soit opportun d'aborder ce genre de chose sur un forum de magie...

Finalement, c’est pour ça que je combats le scepticisme… pour mieux le renforcer ! ;)

j'aime bien cette dernière phrase

une sorte de sophisme de la confusion .

question pour qu'elle raison combattre le scepticisme ?

et qu'est ce que tu renforce ?

le scepticisme ?

autre remarque

peut on dire que l'inverse de septique est crédule ?

" Finalement, c’est pour ça que je combats la crédulité ... pour mieux la renforcer ! "

sa sonne moins bien

et on se demande toujours ce que l'on renforce . :)

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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