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heu .. pas pareil ?

pourquoi ? tu fais pas de farces dans ta cour de récréation ?

et personne ne t'en fait ?

Si, si… J’en ai fait et on m’en a fait aussi. mdr

ceci étant, ta récréation me semble un temps entre deux autres moments, qui eux ne seraient pas récréation.

C’est effectivement là notre nuance (dont nous avons, déjà parlé ensemble) : Pour toi, la "récréation" dépend de conditions extérieures. Si la "récréation" s’arrête, en bon révolutionnaire, tu vas t’attacher à changer les choses extérieurement.

En ce qui me concerne je considère que la "récréation" est un état à l’intérieur de moi et qui ne dépend pas des conditions extérieures. Je ne dis pas qu'il ne faille pas essayer de changer les conditions extérieures mais je préfère garder mon énergie à essayer de me changer moi-même (question d'efficacité :) ).

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... Je ne suis pas tout à fait certain que nos lecteurs nous suivent. mdr

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ah zut!

bon bah je poste quand même!!!

donc c'est un plaisir de voir que VM est un lieu de passionnés...et je suis très content de lire les derniers post avec lesquels je suis d'accord.(merci Leureu)

je voudrais faire juste une remarque sur mes interventions préalables: j'ai écris "quand on me demande si j'ai des pouvoir..." je n'ai jamais écrit qu'il fallait crier sur tous les toits "attention ce n'est que du spectacle etc" la dessus je rejoints donc Leureu...

j'ai écrit "ma réponse est en accord avec mes croyances"...

quand on écrit un spectacle on le fait avec "qui on est" donc nos croyances, émotions, vécu...etc...et donc bien sûr un spectacle n'est jamais totalement neutre. le spectacle est un lieu de paraboles, images, métaphores ou réalisme pour exprimer ce qui veut être dit. c'est flagrant avec les conteurs...ils n'ont rien et pourtant nous amènent dans leur abstraction pour passer une idée, un message...etc...tout univers peut être intéressant, du troll au zombie, des fées à la cage d'escalier... il n'empêche que à la fin de mon histoire même si je me suis renseigné sur la culture zombie et que j'ai conté 40000fois mon histoire en y croyant, en la vivant, personnellement je n'y crois toujours pas dans la vraie vie...et ce avec un très grand respect pour le vaudou...

par contre le "ce qu'on veut mettre dans le spectacle" le "ce qu'on veut faire passer" et dans quel dosage cela reste une vraie question individuelle, et quand on y répond on sait qu'on ne pourra pas plaire à tout le monde...du coup doit-on vraiment prendre en considération les opinions des futurs spectateurs qu'il ne faudrait pas choquer car eux au moins ils croient aux zombies??? (on peut rire de tout...si on ne peut plus rire des zombies...il ne reste alors que le Khanar)

et j'ai l'impression que quelques soient nos avis politiques religieux etc tout le monde s'est déjà retrouvé devant un spectacle à se dire "bon il est mignon avec sa morale (de telle ou telle obédience religieuse ou politique)" et du coup ne pas pouvoir adhérer au spectacle...

du coup j'en reviens au dosage ,si le spectacle se rapproche trop en contenu d'un tract de manif cela manque tellement de finesse que le spectateur à l'origine en désaccord le restera et ne remettra pas en cause sa pensée.et pourtant l'important du spectacle (cela n'engage que moi)n'est pas de démontrer et défendre un mode de pensée mais de permettre d'ouvrir un débat/un dialogue...après le spectacle...

le problème du l'illusionniste (toutes disciplines confondues)est bien sûr très particulier car il peut recréer du "paranormal" sur scène , univers auquel il peut croire à l'extérieur du spectacle...cela ne le dédouane pas d'être honnête si on le questionne...mais je pense que nous avons tous eu un "ça a dû vous demander beaucoup de boulot..."

bien évidemment je parle la de spectacle "long", durant un mariage avec un jeu de carte j'ai encore du mal à l'envisager!!!

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et j'ai l'impression que quelques soient nos avis politiques religieux etc tout le monde s'est déjà retrouvé devant un spectacle à se dire "bon il est mignon avec sa morale (de telle ou telle obédience religieuse ou politique)" et du coup ne pas pouvoir adhérer au spectacle...

Cela dépend effectivement du dosage et surtout du talent de l’artiste. Je connais beaucoup de personnes qui, tout en étant d’un autre bord politique que Jean Ferrat, adorent ses chansons et se retrouvent même dans sa révolte. Peut être par ce, qu’on fond, il ne parle pas de politique mais de choses universelles.

En tout cas sympa ce fil, très sympa ! Nous partons d’une question anodine. Bon… une question de fond, certes, mais assez anodine et évidente quant à sa réponse, n’est-ce pas ? Et puis nous en venons à questionner profondément notre art, notre éthique et notre identité de magicien… jusqu’à tenter de faire la psychanalyse du magicien :) … pour basculer sur des questions sociétales et finir sur une vision spirituelle et quelque peu mystique… Pas mal, pas mal… !

Tout comme Viktor, j’avais peur que les lecteurs aient quitté le navire en route… Tellement ce fil est devenu un bus un peu fou :D . Mais non… Le compteur continue de tourner…

Bon 1er mai à tous !

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il n'empêche que à la fin de mon histoire même si je me suis renseigné sur la culture zombie et que j'ai conté 40000fois mon histoire en y croyant, en la vivant, personnellement je n'y crois toujours pas dans la vraie vie...et ce avec un très grand respect pour le vaudou...

En fait, personnene te demande à y croire. D'un point de vue théâtral (et somme toute, c'est ça qui compte), tu dois plonger tes spectateurs dans une autre réalité. C'est ce qu'on appelle la suspension d'incrédulité, sujet sur lequel j'ai beaucoup publié.

Le vrai problème est donc de faire entrer l'autre dans le monde fictionnel que tu crées, et non pas d'y croire toi-même.

Et pour Khanar, je pense qu'il n'est pas inutile d'ajouter: Mille Fois son NOM Béni.

Publié le
tu dois plonger tes spectateurs dans une autre réalité. C'est ce qu'on appelle la suspension d'incrédulité, sujet sur lequel j'ai beaucoup publié.

Effectivement !

... Tout comme Pascal de Clermont qui a pas mal écrit sur le sujet aussi dont l'excellent "The Styx - Make them believe" (jamais traduit en français à ma connaissance).

Je vais, peut être, te faire hurler là CED... C'est pas grave ! mdr

(Notes que j'ai bien compris tout de même que le mot important de ton intervention était "théâtral".

Uri Geller lui aussi aurait pu nous dire bien des choses sur la suspension d'incrédulité.

(appelée aussi "suspension du refus de croire")

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Les spectateurs sont-ils censés croire à nos illusions ?

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J'ose espérer que non.

Tu me semble un peu au ras des paquerettes là, Gérard... Pas du tout à la hauteur de vue où se situe le débat ! mdr

Elle est complètement dépassée ta question... comme l'illusion de la femme sans tête !

(je plaisante, hein, bien sûr ! )

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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