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Et si chaque routine était accompagnée d'un texte connu par coeur ? Tout le monde n'est pas capable d'improviser !

Improviser un texte sur une routine, à moins d’être un génie de l’improvisation, n’est pas facile.

Ou en tout cas pas facile si on veut le faire aussi bien qu’un texte travaillé…

Comme le texte est au moins aussi important que la mécanique du tour, j’imagine que tout le monde ici travaille ses textes, et ne les improvise pas entièrement, quitte à broder pour s’adapter aux réactions du public et aux impondérables, non ?

Cependant, le terme « par cœur » me gêne un peu.

Justement, quand on apprend un texte par cœur, on n’est pas libre de dériver en fonction du public, et on est davantage à la merci du « trou » que si on apprend son texte à la manière d’un conte, c’est-à-dire en sachant la structure du texte, quelques point de passage obligés, et qu’on ne se laisse pas bloquer par les mots exacts que l’on a choisi au départ, mais par l’idée que l’on désire faire passer.

Ce qui est important, c’est l’histoire, pas les mots.

Qu’il y ait une histoire ou non dans votre tour, d’ailleurs ;)

Les mots vont trouver leurs places au fil des répétitions, bien sûr, et venir souvent de façon identique, mais ce n’est pas bloqué.

D’autre part, pour l’interprétation, un texte sut par cœur demande beaucoup plus de travail pour paraitre naturel qu’un texte dit sur une trame, ou les mots sortent naturellement.

Comme je suis paresseux, je n’apprends jamais mes textes par cœur.

Autre problème du « par cœur » :

Cela fige l’interprétation.

Du coup, on essaie de s’aligner sur ce qui est écris, et cela ferme la porte en grande partie aux améliorations qui émergent lors des interprétations.

Un texte est vivant, et s’il se fige plus ou moins dans le temps, avec des mots qui tombent bien, il ne doit jamais être fermé à une trouvaille nouvelle :

Car il n’y a pas de texte parfait, et un texte que l’on trouve idéal à un moment ne nous sera plus exactement approprié à un autre : le magicien aussi, évolue…

Mais pour l’essentiel, oui, tu as raison, c’est mieux quand on a un texte travaillé sur une routine.

Ceci dit, je ne vois pas trop le rapport avec le sujet, tu peux développer ?

Car cela m’étonnerai que tous les soirs, le mentaliste dont on parle prédise la mort d’un spectateur ;)

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Gibus,

Tout à fait juste, mais pour comprendre ça il faut vraiment travailler son spectacle et avoir un minimum d'expérience sur scène dans des circonstances différentes, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.

En ce qui concerne le magicien Mentaliste écervelé, même si nous avons eu des "divergences d'opinions" par le passé, je trouve que ce qu'il a dit au spectateur n'était pas si grave... si on ne peut plus rigoler sur la fin du monde, alors interdisons l'humour une fois pour toute et punissons de mort les rigolos pour que tout le monde retourne devant sa télé.

Un stage en cabaret (je parle de vrai cabaret) ne ferait pas de mal à certains, ça permettrait de relativiser ce genre de chose.

Au fait joyeux Noël à toutes et à tous

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Et si chaque routine était accompagnée d'un texte connu par coeur ? Tout le monde n'est pas capable d'improviser !

Improviser un texte sur une routine, à moins d’être un génie de l’improvisation, n’est pas facile.

Ou en tout cas pas facile si on veut le faire aussi bien qu’un texte travaillé…

Comme le texte est au moins aussi important que la mécanique du tour, j’imagine que tout le monde ici travaille ses textes, et ne les improvise pas entièrement, quitte à broder pour s’adapter aux réactions du public et aux impondérables, non ?

Cependant, le terme « par cœur » me gêne un peu.

Justement, quand on apprend un texte par cœur, on n’est pas libre de dériver en fonction du public, et on est davantage à la merci du « trou » que si on apprend son texte à la manière d’un conte, c’est-à-dire en sachant la structure du texte, quelques point de passage obligés, et qu’on ne se laisse pas bloquer par les mots exacts que l’on a choisi au départ, mais par l’idée que l’on désire faire passer.

Ce qui est important, c’est l’histoire, pas les mots.

Qu’il y ait une histoire ou non dans votre tour, d’ailleurs ;)

Les mots vont trouver leurs places au fil des répétitions, bien sûr, et venir souvent de façon identique, mais ce n’est pas bloqué.

D’autre part, pour l’interprétation, un texte sut par cœur demande beaucoup plus de travail pour paraitre naturel qu’un texte dit sur une trame, ou les mots sortent naturellement.

Comme je suis paresseux, je n’apprends jamais mes textes par cœur.

Autre problème du « par cœur » :

Cela fige l’interprétation.

Du coup, on essaie de s’aligner sur ce qui est écris, et cela ferme la porte en grande partie aux améliorations qui émergent lors des interprétations.

Un texte est vivant, et s’il se fige plus ou moins dans le temps, avec des mots qui tombent bien, il ne doit jamais être fermé à une trouvaille nouvelle :

Car il n’y a pas de texte parfait, et un texte que l’on trouve idéal à un moment ne nous sera plus exactement approprié à un autre : le magicien aussi, évolue…

Mais pour l’essentiel, oui, tu as raison, c’est mieux quand on a un texte travaillé sur une routine.

Ceci dit, je ne vois pas trop le rapport avec le sujet, tu peux développer ?

Car cela m’étonnerai que tous les soirs, le mentaliste dont on parle prédise la mort d’un spectateur ;)

Gilbus.

Je ne peux dire autre chose mis à part que c'est totalement vrai, naturel et c'est en plein comment j'apprend mes textes.

Publié le

Au théatre on commence toujours par apprendre son texte par coeur. Ensuite toute la qualité du comédien consiste a donner l'impression que c'est naturel. Si le "mentaliste" dont on parle avait appris son texte et s'y était tenu il aurait évité de "dérailler". J'ai l'impression que ce qu'il a dit était une phrase spontanée, une phrase bouche trou avec risque de dérapage. Il a fait montre d'un mauvais esprit d'à-propos. Il vaut parfois mieux se taire !

email : zoroastre@skynet.be   ou  rbottemanne@skynet.be

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Après quelques échanges intéressants en MP et, disons le, quelque encouragement public, permettez-moi de revenir sur cette notion d'éthique, dont le concept semble partagé par tous mais dont la notion même, paradoxalement, semble être propre à chacun.

Certes, tout artisse se doit d'être fidèle à une certaine éthique, cependant n'oublions pas non plus que ce même artisse, lorsqu'il est sur scène, se doit avant tout d'être fidèle à sa vision de l'art telle qu'il la conçoit au risque de se perdre lui-même.

Ainsi, ne confondons pas éthique et morale; ainsi, pour éviter toute confusion, posons-nous régulièrement la question lorsque nous écrivons nos textes ou concevons nos performances, de savoir quelles sont les limites que nous nous imposons mais surtout si nous nous les imposons vraiment (éthique) ou si elles nous sont imposées (morale). Et, une fois ces contraintes clairement comprises, l'artisse pourra alors légitimement se présenter devant son public sans crainte d'être jugé pour ce qu'il fait ni pour ce qu'il est, lorsqu'il montrera sa bite. Sinon, achetez "Strong Magic" de Darwin Ortiz, c'est très bien.

Publié le
Ainsi, ne confondons pas éthique et morale; ainsi, pour éviter toute confusion, posons-nous régulièrement la question lorsque nous écrivons nos textes ou concevons nos performances, de savoir quelles sont les limites que nous nous imposons mais surtout si nous nous les imposons vraiment (éthique) ou si elles nous sont imposées (morale).

Tout à fait d'accord !

C'est une idée que j'ai, déjà, un peu développé ici et

(et dans d'autres messages aussi ! :) )

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

Un texte par coeur n'est pas obligatoire et n'est peut-être pas la meilleur solution possible. Je préfère des lignes directrices dans mes routines qui peuvent s'adapter aux réactions de mon public :)

Publié le

Quatre définitions utiles quand on parle des règles de l’art (c'est-à-dire ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire) :

Morale : Ensemble des principes de jugement et de conduite qui s’imposent comme fondés sur les impératifs du bien et du mal érigés en doctrine.

Ethique : Ensemble des valeurs et des comportements auxquels se réfère un individu en fonction d’une multitude de facteurs personnels tels que sa conscience, son éducation, son expérience de vie, son affectivité, sa compréhension du monde et des autres…

Déontologie : Théorie des devoirs et des droits dans l'exercice d'une activité ou d'une profession.

Loi : Ensemble des règles et obligations générales et permanentes qui émane d'une autorité souveraine et qui s'impose à tous les individus d'une société.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)

si on ne peut plus rigoler sur la fin du monde, alors interdisons l'humour une fois pour toute et punissons de mort les rigolos pour que tout le monde retourne devant sa télé.

Un stage en cabaret (je parle de vrai cabaret) ne ferait pas de mal à certains, ça permettrait de relativiser ce genre de chose.

Hahaha Viktor. Excellent.

Moi je pense que certain mentaliste n'ont rien compris a rien. De la fumée... Des dès truqués... Je recommande a certain con-current de bien réfléchir a la manière dont les gens appréhendent un mentaliste plutôt que de juger un spectacle qu'ils n'ont pas vu... Relaté par des gens qui ne sont pas là!

En a peu près 600 representations de Mental E. j'ai eu un seul cas de mec complètement con qui n'a pas compris que c'était un gag. C'était un gendarme. J'ai encore gardé son mail sur Facebook. Mais inutile de vous le retranscrire il disait a peu près la même chose que Nikola.

Modifié par lelapinblanc

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    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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