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Effectivement Daniel...

Décidement, quand je veux aller trop vite...

Pour répondre à votre email ( ici, car je pense que ça peut en intéresser d'autres ), Le COMPENDIUM SORTILEGIONIS fait, ou fera, 256 pages. Il se "limitte" bien au Close up, mais pas du tout à la "Bizarre-Magick" ( qui n'est d'ailleurs pas tout à fait le terme adéquat dans ce cas-ci ) : C'est le rôle de la CAFETERIA (pour répondre en même temps à Kozou), sorte de "SAS" qui assure la transition. Cette pièce (ou ce chapitre, comme vous voulez...) est un lieu de rencontres entre magiciens, qui y font la démonstration (en toute convivialité, autour d'une absynthe par exemple) de leurs tours préférés. Cartes, pièces, etc. Du close up classique, sérieux, inspiré, humoristique,... "un peu de tout" comme le dit une publicité pour les fromages belges.

Certains des classiques qui ont fait la réputation de Christian Chelman au Magic Castle y sont d'ailleurs aussi (pour la première fois) repris dans le détail.

Les autres chapitres, la visite du Muséum en soi, proposent entre autres choses, la "réactivation" en live, pour le visiteur, des artefacts, (quelqu'en soit la matière, plastique y compris, quoique je ne me rappelle pas en avoir vu...) exposés, leur "effet" si vous préférez. Le conservateur propose alors parfois sa version des faits (une des explications, si l'on voulait refaire l'expérience du point de vue d'un illusionniste, soit, "techniquement"), ou d'autres membres du personnel s'en chargent parfois. Cela dépend qui vous croisez au détour des couloirs.

J'espère vous avoir éclairé quelque peu. Je me ferai un plaisir de continuer à vous répondre, mais il serait dommage de ne faire que me les "emailer". Faites-en donc profiter tout le monde, vos questions sont judicieuses.

Benoit Drager , expert en Cafétérias.

[ 21 Février 2003, 18:26: Message édité par : Thomas THIEBAUT ]

Publié le

Cher docteur,

En ce qui concerne la dédicasse, cela peut toujours s'arranger rassurez-vous (pour celle de Christian Chelman, voyez ça avec lui), mais pour le livre..., il serait peut-être utile qu'il soit publié d'abord !!!

Benoit Drager , expert en signatures illisibles

Publié le

Blague à part j'aimerais apporter de l'eau au moulin des Chelmaniens. Ce qui m'a séduit dans son précédent bouquin " Légendes Urbaines" ce sont les multiples facettes de l'ouvrage. Malgré que certaines routines s'adressent aux magiciens "professionnels " il s'agit d'un ouvrage pouvant être lu par monsieur tout le monde. Je m'explique : en tant que collectionneur et bibliophile j'ai été agréablement surpris par la présentation du livre, la qualité du papier, les photographies couleurs et

Noir/blanc. Le découpe en paragraphe clair, agréable à lire. Qui parmi nous ne s'est jamais retrouvé avec des méchantes photocopies reliées par une spirale en plastique ? Mais non seulement l'emballage est de qualité mais le contenu est du même niveau ! A la limite un non magicien y trouve des récits (routines pour les spécialistes) dignes de Jean Ray ou Thomas Owen, récits dans lequel le "truc" final est secondaire. C'est tellement vrai qu'un des récits "Rhésus" a donné naissance à un livre indépendant. Ce genre de magie ne diffère des autres que de par le récit et ne plait pas nécessairement à tout le monde mais elle à le mérite d'exister et qui sait, de faire naître des vocations. J'ai ces derniers mois, eut l'occasion de rencontrer plusieurs magiciens de métier. La question qui revient souvent à propos de Chelman est toujours la même: comment caser ses routines ou histoires fantastiques dans un spectacle ? J'avoue m'être moi aussi posé la question. J'ai eu la chance d'assister à une soirée de Chelman en novembre dernier. Ce sont les histoires qui passent comme une lettre à la poste et des "tours" comme retrouver les tarots pensés par des spectateurs où encore trouver la date de naissance d'un spectateur ont un effet bœuf malgré la simplicité du "truc".

Comme quoi c'est la présentation qui compte. Bref vous aurez compris que je suis en fan….

Publié le

Comme la tempête semble se calmer, revenons en au sujet d'origine.

Puisque c'était l'une des questions de mon premier message, j'ai donc demandé directement à Christian Chelman de m'en dire un peu plus sur le contenu de son ouvrage.

Je vous livre ci-dessous sa réponse, qu'il m'a bien gentiment fait parvenir, je l'en remercie.

Christian Chelman : " Suite à un courrier avec Jean-Marc Mourier (Kozou) et par l’amitié qui me lie à lui,

Je l’autorise à publier ce texte qui apportera de l’eau à ce forum.

Le Compendium Sortilegionis n’est pas un Légendes Urbaines 2.

Si le premier ouvrage explorait de manière introspective divers aspects de la magie et de l’illusionnisme et redéfinissait les rôles possibles du « magicien », le Compendium se veut être un travail d’équipe.

Le talent de Benoît n’ayant jamais pu être exploité à sa juste valeur, je lui ai demandé de participer à la réalisation de mon nouveau livre. Le langage graphique y joue un rôle prépondérant car il va permettre au lecteur de se plonger émotionnellement dans l’univers du Surnatéum, en suivant la course du lapin blanc d’Alice. Ce livre ré-interprète également les grands classiques de la prestidigitation au travers du chapitre de la « Boîte de Magies » (amorcé dans LU, et développé dans Compendium). Je prend le temps de me pencher sur la magie « bizarre » de poche, explore la partie expositions et Ghost stories, donne de nouvelles façons de percevoir le mentalisme au travers d’une routine-spectacle utilisant le thème des cartes ESP, etc. Un espace essentiel est consacré à la magie bizarre pour enfants. Le chapitre le plus important du livre est celui du Département Secret, mais comme il est secret, seuls les lecteurs auront connaissance de son contenu. Le livre filtre la prestidigitation classique au travers d’un nouvel univers et d’un nouveau background pour l’illusionniste, en tenant compte de l’évolution des nouveaux paradigmes. Ces derniers influenceront la manière dont on percevra le magicien dans les décennies à venir.

Ce livre ne s’adresse PAS aux amateurs de trucs rapides et faciles qui considèrent que la prestidigitation s’arrête à une mauvaise prestation de close-up table à table, soit-disant « commercial ». Il est, par contre, une marque de respect et d’amitié pour le lectorat qui a si bien accueilli Légendes Urbaines. C’est la raison pour laquelle je limiterai fortement l’édition de ce livre et, comme LU, ne le republierai plus. Quand je vois la qualité d’un ouvrage publié par Christian Fechner, j’ai envie de montrer qu’en Belgique aussi, nous pouvons produire un travail qui restera dans les mémoires.

Il est vraisemblable que nous auto-produirons le livre et que nous choisirons un seul et unique distributeur pour la France. "

Publié le

Waou!!! On en est à combien de messages ? 33 ? Bien joué la pub (sincèrement). J'espere que Husky était complice.

A part ça, pour répondre au post de départ, (qui effectivement enfonce des portes ouvertes mais nous permet de rentrer dans un débat évidement intéressant) : oui nous sommes beaucoup à nous être éclaté à la lecture de Légendes Urbaines. Maintenant quesqu'on en fait ? On copie les routines, le style, on crie au génie?

Copier certaines des routines ne me semble pas totalement impossible (les plus simples biensur), et pas forcément comdanable : ne rejoue-t-on pas Molière? Par-contre Le danger est de se fondre dans le style Chelman. Même si on reprend ses histoire il-y-a 1000 façon de les raconter (peut-être même mieux que lui).

Le véritable intérêt d'un livre comme celui là, c'est qu'un auteur nous livre sa démarche de travail un peu comme Tamariz dans "Magicway" . Je dirais que Chelman ne nous introduit pas dans l'univers de "l'illusionisme fantastique" mais qu'il nous explique comment y rentrer. Ce qui est intéressant ce ne sont pas ses routines mais la façon dont il y arrive. Une démarche créative est un processus pratique (il y a des choses à faire) et c'est au bout de ce processus que se trouve l'idée de génie. C'est dans ce sens que ce livre peut être trés utile : en suivant les conseils d'un chercheur dans l'espoir de trouver quelques pépite. Le temps fait beaucoup.

Publié le

Merci beaucoup à BD d’avoir confirmé ici que je n’étais pas le triste sire pour lequel il m’avait pris.

J'ai eu des fleurs et je lui ai proposé de lui offrir un bon café un jour. Cool non ?

Moi complice ? Ouaiche, je me suis fait plein de potes au Surnateum, tu imagines !!!

Ca en fait du coup de la pub avec tout ça effectivement.

En remarque ça tombe bien car dès le départ je dis que les idées et principes de Christian Chelman sont extrêmement importants.

Mais les intéressés l'ont ils bien vu ?

Enfin bon je suis surtout devenu insomniaque de jour à avoir dû surveiller ce qu’on disait sur moi, car la nuit est bien plus mon train de vie.

Alx, pour le « il va pouvoir dormir, dormir. » ça me fait bien rire.

Moi, après tout ça, je n'aurais plus osé écrire quelque chose de tel, car après des gens risquent de se refâcher pour ce genre de petites choses pas du tout méchantes ou me dire que je suis vraiment tout en bas de la pente. (En remarque, normal, si on s'est endormi !).

Et tout ça, ça n’a rien de drôle car c’est vraiment dommage, ce n'est pas le but.

Husky

Ps: Et place à la suite du sujet, bye bye définitif.

[ 21 Février 2003, 21:16: Message édité par : Husky ]

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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