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Arrêtez d'aller chercher des citations de ci de là. Vous faites bouillir le compteur et après notre cher Christian croit que ce sujet passionne les foules. :D

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je vais répondre en essayant de garder le débat dans le clous, pour ne pas laisse la discussion partir en vrille.

Je ne parlais pas seulement de la vache folle mais aussi de la grippe aviaire. Et je ne parlais pas spécialement de la France. Regarde ce qui se passe dans le monde.
Encore une fois je ne parle pas que de la France. Il n'y a pas que la France, dans le monde.
Tu t'intéresses beaucoup aux vaches, mais il n'y a pas que les vaches en France.

ceci est très vrai, kristo, mais peu importe, je te parle des élevages bovins français, restons sur ces élevages stp. as-tu compris qu'ils n'étaient pas industriels?

Deux articles qu'on m'a transmis :

L’élevage industriel est incontournable

L’élevage industriel des animaux de ferme est là pour rester, ne serait-ce qu’en raison de sa dimension écologique.

"(...) grâce à l’élevage industriel et à l’amélioration de l’alimentation animale. Il souligne ainsi qu’une vache produit cinq fois plus de lait qu’en 1920 avec la moitié moins de nourriture. "

Ferme des mille vaches: L'élevage du futur sera-t-il intensif?

Un projet de ferme gigantesque provoque de vives oppositions dans la Somme...

article_levage.jpg

Cet azote a en fait deux origines. D’un côté, les déjections animales (240 à 250 000 tonnes d’azote rejetés chaque année), de l’autre les engrais minéraux (100 000 tonnes). Le cochon pointe sa truie dans la première catégorie. Mais à côté de ses congénères ruminants, il fait figure de poids plume. Si les vaches bretonnes déversent chaque année 140 000 tonnes d’azote, les porcs ne sont responsables « que » de 60 à 65 000 tonnes et les volailles de 40 000 tonnes. Vous voilà tout décontenancé, la fourche prête à vous tomber des mains.

Sauf que le cochon, contrairement à ses cousines bovines, est majoritairement élevé hors sol.

tout à fait, il y a les phosphates d'un côté, amené par les lessives et l'industrie, et l'azote, amené par les épandages et les engrais. les épandages comme les engrais sont très réglementés. d'un côté les plans d'épandages sont stricts et de l'autre les quantités d'engrais sont limitées. par ailleurs, je te ferai observer que les engrais, autrefois très bon marché (quand l'état français a demandé aux agriculteurs d'en mettre beaucoup), sont aujourd'hui très chers et les agriculteurs ont intérêt à mettre une dose raisonnable, souvent inférieure au maximum autorisé.

Il y a toujours des abus, puisque les algues vertes prolifèrent.

les animaux tuent leur semblables, tuent d'autres animaux pour le plaisir ou même sans raison.

Je pense que c'est beaucoup plus rare.

Les hommes par contre tuent des animaux pour le plaisir (la chasse) et se tuent entre eux pour le pouvoir (la guerre) de manière industrielle.

c'est le contraire, kristo. les chasseurs mangent le fruit de leur chasse. et encore, là on ne parle que d'une très mince proportion de la population humaine, donc non représentative. les chats (un exemple parmis beaucoup d'autres) par contre, sont tous capables de tuer un rongueur pour le plaisir, sans le consommer.

Ok. Mais seul l'homme le fait de façon industrielle.

l'homme n'est pas plus un parasite que d'autres animaux pour la planète.

Les animaux vivent en général en équilibre avec leur écosystème, alors que les activités humaines d'aujourd'hui dérèglent l'écosystème.

on ne détruit pas d'écosystème, contrairement à certains animaux. les criquets par exemple. par ailleurs, l'homme s'efforce de préserver des écosystèmes, choses que ne fait aucun animal.

L'homme s'efforce... d'en parler, comme ici, et souvent on lui fait la sourde oreille...

Mais dans la pratique la pollution augmente, notamment les gaz à effet de serre (mais pas que).

maintenant kristo, j'ai une question à te poser. comment estimes-tu ta connaissance de l'agriculture et de l'agro-alimentaire? dirais-tu que c'est un sujet que tu connais, que tu maîtrises?

Disons que je m'y intéresse.

tu n'as pas répondu à ma question, et j'aimerais que tu y répondes. dirais-tu que l'écologie est un sujet que tu maîtrises?

Je pourrais te retourner la question. Je ne suis pas un professionnel de l'écologie. On ne peut être spécialiste en tout et je n'ai pas cette prétention. Je m'y intéresse.

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bon, déjà kristo, j'aimerais qu'on débatte ensemble, je préfèrerais donc que tu me répondes, avec des arguments, au lieu de systématiquement me balancer des liens ou des photos. un débat ce n'est pas une bataille de sources ou l'on se lance des liens au visage.

"(...) grâce à l’élevage industriel et à l’amélioration de l’alimentation animale. Il souligne ainsi qu’une vache produit cinq fois plus de lait qu’en 1920 avec la moitié moins de nourriture. "

effectivement, les techniques d'élevage laitier (ainsi que les races des vaches) ont beaucoup évolué, et le rendement s'est amélioré depuis 100 ans, mais pour autant cela n'a rien à voir avec de l'industrie. le mot "industriel" ici désigne un élevage laitier, ou les vaches sont dans les champs dès que le climat le permet, dans des bâtiments ouverts le reste du temps. en plus de l'herbe verte des champs, elles se nourrissent d'ensilage de maïs, souvent produit sur place, et de foin

Ferme des mille vaches: L'élevage du futur sera-t-il intensif? [/b]

Un projet de ferme gigantesque provoque de vives oppositions dans la Somme...

effectivement, ce projet est inquiétant et inquiète beaucoup de monde. ça prouve bien qu'en l'état actuel des choses, l'élevage bovin n'est pas un élevage industriel. je n'ai pas dit qu'il ne le serait jamais.

article_levage.jpg

cette image représente des vaches allaitantes dans une stabule en train de manger. des vaches qui vivent presque intégralement en plein champ.

Il y a toujours des abus, puisque les algues vertes prolifèrent.

non, ça ne veut rien dire. il faut attendre que les sols soient lavés, que l'azote revienne doucement à un taux normal, ça peut prendre du temps.

c'est le contraire, kristo. les chasseurs mangent le fruit de leur chasse. et encore, là on ne parle que d'une très mince proportion de la population humaine, donc non représentative. les chats (un exemple parmis beaucoup d'autres) par contre, sont tous capables de tuer un rongueur pour le plaisir, sans le consommer.

Ok. Mais seul l'homme le fait de façon industrielle.

l'homme est le seul à contrôller l'industrie, donc évidemment, ça ne veut rien dire. le fait est que ce qu'il tue, il le destine à être mangé, contrairement aux animaux qui tuent sans raison.

L'homme s'efforce... d'en parler, comme ici, et souvent on lui fait la sourde oreille...

non, il y a des quantités de programmes fort coûteux qui sont mis en place par les hommes pour sauvegarder des espèces, ou des écosystèmes, ce ne sont pas simplement des paroles, ce sont des actes.

me concernant, tu sais très bien que je connais l'agriculture pour être en contact avec elle. mais, pour la troisième fois, j'aimerais que tu répondes à ma question: dirais-tu que l'écologie est un sujet que tu maîtrises?
Publié le
bon, déjà kristo, j'aimerais qu'on débatte ensemble, je préfèrerais donc que tu me répondes, avec des arguments, au lieu de systématiquement me balancer des liens ou des photos. un débat ce n'est pas une bataille de sources ou l'on se lance des liens au visage.

Parfois il faut bien sourcer pour étayer ses arguments.

"(...) grâce à l’élevage industriel et à l’amélioration de l’alimentation animale. Il souligne ainsi qu’une vache produit cinq fois plus de lait qu’en 1920 avec la moitié moins de nourriture. "

effectivement, les techniques d'élevage laitier (ainsi que les races des vaches) ont beaucoup évolué, et le rendement s'est amélioré depuis 100 ans, mais pour autant cela n'a rien à voir avec de l'industrie. le mot "industriel" ici désigne un élevage laitier, ou les vaches sont dans les champs dès que le climat le permet, dans des bâtiments ouverts le reste du temps. en plus de l'herbe verte des champs, elles se nourrissent d'ensilage de maïs, souvent produit sur place, et de foin

Ok

Ferme des mille vaches: L'élevage du futur sera-t-il intensif? [/b]

Un projet de ferme gigantesque provoque de vives oppositions dans la Somme...

effectivement, ce projet est inquiétant et inquiète beaucoup de monde. ça prouve bien qu'en l'état actuel des choses, l'élevage bovin n'est pas un élevage industriel. je n'ai pas dit qu'il ne le serait jamais.

article_levage.jpg

cette image représente des vaches allaitantes dans une stabule en train de manger. des vaches qui vivent presque intégralement en plein champ.

Il y a toujours des abus, puisque les algues vertes prolifèrent.

non, ça ne veut rien dire. il faut attendre que les sols soient lavés, que l'azote revienne doucement à un taux normal, ça peut prendre du temps.

Le rapport sur les algues vertes qui accuse les agriculteurs bretons

Le phénomène des algues vertes en Bretagne ne peut que "perdurer" car la profession agricole "n'est pas prête" à "accepter un changement profond des pratiques", écrit le préfet des Côtes d'Armor...

Volume d’algues vertes ramassé et communes concernées par la collecte en Bretagne

Malheureusement, le volume ne baisse pas...

c'est le contraire, kristo. les chasseurs mangent le fruit de leur chasse. et encore, là on ne parle que d'une très mince proportion de la population humaine, donc non représentative. les chats (un exemple parmis beaucoup d'autres) par contre, sont tous capables de tuer un rongueur pour le plaisir, sans le consommer.

Ok. Mais seul l'homme le fait de façon industrielle.

l'homme est le seul à contrôller l'industrie, donc évidemment, ça ne veut rien dire. le fait est que ce qu'il tue, il le destine à être mangé, contrairement aux animaux qui tuent sans raison.

Je parlais aussi de la guerre, qui est une boucherie, sauf qu'on ne mange pas les morts...

Publié le
Parfois il faut bien sourcer pour étayer ses arguments.

effectivement, mais il ne faut pas se limiter à donner des sources. d'abord l'argument, ensuite éventuellement la source.

effectivement, les techniques d'élevage laitier (ainsi que les races des vaches) ont beaucoup évolué, et le rendement s'est amélioré depuis 100 ans, mais pour autant cela n'a rien à voir avec de l'industrie. le mot "industriel" ici désigne un élevage laitier, ou les vaches sont dans les champs dès que le climat le permet, dans des bâtiments ouverts le reste du temps. en plus de l'herbe verte des champs, elles se nourrissent d'ensilage de maïs, souvent produit sur place, et de foin

Ok

donc tu as compris que l'élevage bovin français n'était pas un élevage "industriel" et que les conditions d'élevage étaient saines?

ce n'est pas ce que dit cette source, du même site, mais plus récente: http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Les-menaces/Marees-vertes/Les-marees-vertes

La surface totale couverte par les algues vertes a diminué de moitié par rapport à la moyenne 2002-2008. Démarrée « normalement » (- 6 % en avril-mai par rapport à la moyenne 2002-2010), la saison de prolifération a toutefois été marquée par de grandes disparités, avec des secteurs plutôt tardifs (baie de Saint-Brieuc) et d’autres précoces (baie de Douarnenez, de Saint-Michel-en-Grève ou de la Forêt). La saison s’est terminée avec un niveau exceptionnellement limité, en lien avec les flux d’azote particulièrement bas sur la période sensible en 2011.

Je parlais aussi de la guerre, qui est une boucherie, sauf qu'on ne mange pas les morts...

les animaux aussi se font la guerre, de façon plus violente parfois, car il n'y a pas de prisonniers.

par ailleurs, je te repose à nouveau la question: estimes-tu que l'agriculture est un sujet que tu maîtrises?

Publié le (modifié)

C'est l'histoire d'une jolie carotte qui ne demandait qu'a grandir tranquillement, bien cachée sous terre, entourée de ses consœurs et amies.

un jour, la terre se mis à trembler et une énorme machine commença de retourner la terre pour nous arracher sans ménagement. On nous jeta brutalement dans des caisses ou l'on pouvait encore sentir l'odeur de la terreur laissée par nos prédécesseurs.

S'en suivit un long voyage, dans le noir, dans un camion malodorant pour nous décharger dans une usine.

Nous avons été plongées dans l'eau froide puis brossées, nos fanes coupées, et enfin entassées dans des cageots direction le supermarché.

Les tortures ont alors commencées.

Morales pour les préliminaires.

Nous voilà nues, exposées aux regards des passants. J'essaye bien de me cacher sous les copines, mais j'étouffe en n'arrive plus à respirer. Des femmes nous prennent, nous tripotent, nous rejettent, en mettent certaines des sacs plastiques pour les emporter. Nous crions à nos amies : Ne part pas, je t'aime …. mais rien n'y fait.

Le pire c'est le regards des hommes, concupiscents et envieux, qui se lèchent déjà les babines.

Viennent alors les tortures physiques.

Arrivées chez la bonne dame, elle nous arrache la peau lambeau par lambeau. Nous sommes écorchées vives, avec cette outils terrible qu'ils appellent un économe. Que d'hypocrisie pour désigner cet horrible instrument de torture.

On nous jette ensuite dans une casserole d'eau bouillante avec une bonne poignée de sel. Vous imaginez ce que fait l’eau bouillante salée sur la peau à vif ?

Nous avons beau crier, hurler notre douleur, mais les gros bouillonnements de l'eau cachent nos pauvres voix.

Ils vont ensuite nous planter dans le dos une fourchette pour nous enfourner dans leur bouche immonde et puante. Ils nous broient sous leurs dents pour ensuite nous ingérer. Nous tombons dans un bain acide, puis … Mais par correction je tairais la suite. Et puis vous la connaissez, vous y allez tous les jours.

Nous, on ne demandait pas grand chose, juste le plaisir de grandir en paix avec nos congénères. Sentir la rosée du matin sur nos fanes, puis les doux rayon du soleil qui venaient réchauffer nos corps.

On demandait juste de nous multiplier. Mais, vous ne le savez peut être pas, même la reproduction nous est interdite. Cela doit être fait en laboratoire dans des conditions contrôlées. Et si on vous faisait la même chose, messieurs les humains. Fini le tagada panpan. Il faudra maintenant passer par un laboratoire agréé.

Et ils disent qu'ils aiment la nature. Ils veulent sauver la faune, la flore et la planète. Mais si vous voulez vraiment faire quelque chose pour la planète, bouffez vous entre vous et laissez nous vivre notre vie simple et paisible.

Modifié par Bill
Publié le
Nous avons beau crier, hurler notre douleur, mais les gros bouillonnements de l'eau cachent nos pauvres voix.

Merci Bill pour ce moment de vérité poignante. C'est terrible, le cri de la carotte. Je propose une minute de silence. :cry:

effectivement, les techniques d'élevage laitier (ainsi que les races des vaches) ont beaucoup évolué, et le rendement s'est amélioré depuis 100 ans, mais pour autant cela n'a rien à voir avec de l'industrie. le mot "industriel" ici désigne un élevage laitier, ou les vaches sont dans les champs dès que le climat le permet, dans des bâtiments ouverts le reste du temps. en plus de l'herbe verte des champs, elles se nourrissent d'ensilage de maïs, souvent produit sur place, et de foin

Ok

donc tu as compris que l'élevage bovin français n'était pas un élevage "industriel" et que les conditions d'élevage étaient saines?

Tu veux toujours ramener la discussion sur l'élevage bovin français, qui est apparemment le seul sujet qui t'intéresse. Mais ce fil sur la cause animale ne traite pas que de ça. Tu peux continuer à répéter inlassablement la même information depuis près d’un an, on a compris ton point de vue.

ce n'est pas ce que dit cette source, du même site, mais plus récente: http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Les-menaces/Marees-vertes/Les-marees-vertes

La surface totale couverte par les algues vertes a diminué de moitié par rapport à la moyenne 2002-2008. Démarrée « normalement » (- 6 % en avril-mai par rapport à la moyenne 2002-2010), la saison de prolifération a toutefois été marquée par de grandes disparités, avec des secteurs plutôt tardifs (baie de Saint-Brieuc) et d’autres précoces (baie de Douarnenez, de Saint-Michel-en-Grève ou de la Forêt). La saison s’est terminée avec un niveau exceptionnellement limité, en lien avec les flux d’azote particulièrement bas sur la période sensible en 2011.

Ok, tant mieux pour 2011. Après l'augmentation importante notamment entre 2006 et 2009, espérons qu'une baisse s'engage et se confirme par la suite.

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C'est vrai ce texte est formidable, depuis que je lis les accrochages entre vous c'est la 2ème fois que je lis Bill avec plaisir et ça fait du bien dans tout ce bazar ou on finit par ne plus rien comprendre, enfin un peu d'air humoristique ne fait pas de mal lui.

Publié le
Mais, vous ne le savez peut être pas, même la reproduction nous est interdite. Cela doit être fait en laboratoire dans des conditions contrôlées. Et si on vous faisait la même chose, messieurs les humains. Fini le tagada panpan. Il faudra maintenant passer par un laboratoire agréé.

Monsanto, Monsanto, Monsanto, Monsanto, Monsanto, Monsanto

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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