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Invité bénocard
Publié le
Il y a 2 heures, Melvin a dit :

Or chacun sait que depuis 2000 les émissions de CO2 par l'Homme ont continué donc on peut conclure comme suit : le calcul du forçage tel qu’il est fait par le Giec est faux.

T°.png

Salut Melvin,

Je salue ton opiniâtreté, en tout cas !

J'ai dit mes croyances, je vais plus en parler, c'est inutile. Par contre, le sujet m'intéresse (un peu), et je vois que tu postes régulièrement des graphiques, mais je comprends jamais ce que c'est. Peut-être bien que je suis pas le seul ^_^

Puisque c'est ta spécialité, peut-être est-ce que tu pourrais faire un peu de pédagogie et expliquer ce que sont ces shémas ? Parce que pour un non initié, c'est pas très parlant, en fait !

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Publié le

Tu n'as pas tord Benocard. Voici quelques explications :

Les courbes des T° publiées un peu partout proviennent de différents instituts de traitement de données : la NOAA, le GISS de la NASA, l'UAH ou le HadCRUT. Ils utilisent tous les mêmes bases de données thermométriques (au sol) ou satellitaires.

Il faut savoir qu'on ne nous donne jamais les températures en valeur absolue (par exemple 15°C) mais on nous donne l'écart de T° par rapport à une moyenne de référence. Cet écart est l'ordonnée des courbes de T°, c'est le deltaT (par exemple en ordonnées, on lira qu'en telle année, on est à 0.5°C de plus que durant la période de référence).

Or chaque institut n'utilise pas forcément la même période de référence pour calculer ces écarts. Cela introduit donc un premier biais sur ces deltaT.

En pratique, seul l'UAH (mesures satellitaires) se conforme aux stipulations de l'OMM qui prescrit que la base de référence choisie doit être celle de la moyenne des 3 décennies précédentes.

Voici les périodes de référence choisies par les différents instituts :

GISS (données thermométriques) : Jan 1951 - Dec 1980 (30 ans)

NOAA (données thermométriques) : Jan 1901 - Dec 2000 (100 ans)

RSS (mesures satellitaires) : Jan 1979 - Dec 1998 (20 ans)

UAH (autres mesures satellitaires) : Jan 1981 - Dec 2010 (30 ans)

A noter que le nombre des stations de mesure des T° au sol, réparties sur la surface du globe, par ces différentes institutions a considérablement diminué au cours des années.

https://climateaudit.org/2008/02/10/historical-station-distribution/

Pour "remplacer" les données des stations manquantes, ces organismes préfèrent utiliser des algorithmes d'homogénéisation à partir des résultats de stations existantes. Ces algorythmes pour traficoter les vraies mesures est un deuxième biais.

Les mesures satellitaires de l'UAH (Version 6) et du RSS-MSU donnent des résultats comparables .

Les mesures dites UAH proviennent du centre dédié de l'Université de l'Alabama Huntsville et, d'autre part, les mesures dites RSS-MSU, d’une autre émanation de la NASA.

Ces deux organismes utilisent des satellites différents, des détecteurs différents, des corrections différentes et des algorithmes de traitement des données différents (la somme des incertitudes revendiquées par les deux institutions est de 0,18°C).

On peut retrouver toutes ces données ici (il suffit de sélectionner les périodes, les instituts et tout un tas d'autres paramètres : http://woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:1850/to:2018

C'est là que j'ai récupéré les deux courbes rouges de mon message précédent.

En ce qui concerne le premier graph (que je remets ci-dessous), il est tiré de cette publication constamment citée par le giec : https://pubs.giss.nasa.gov/docs/1988/1988_Hansen_ha02700w.pdf

Cet article de Hansen est important puisque les forçages radiatifs des gaz à effet de serre calculés dans les différents rapports du giec le sont avec les données de Hansen qu'il a développé dans son article de 1981 paru dans Science.

Sur ce graph, on voit l'évolution des T° (jusqu'en 1985, puisque l'article parait en 1987) et il donne les évolutions des T° du futur (que nous connaissons désormais). On se rend compte que le scénario C qui prévoit la T° en arrêtant d'émettre du CO2 à partir de 2000 montre le plateau de T° que nous avons connu ! Alors que les scénarios avec continuité des émissions de CO2 donne d'après les calculs de Hansen les scénario A ou B. Or le CO2 a continué à être émis et les prédictions ne se sont pas produites !

 

 

T°2.png

  • Merci 1

Melvin

Publié le
il y a 13 minutes, Melvin a dit :

Or le CO2 a continué à être émis et les prédictions ne se sont pas produites !


Parlons plutôt de prévisions (c'est pas Mme Soleil)

 

Il y a 3 heures, Melvin a dit :

Sur le déni de réalité : c'est toi qui en est victime Kristo.

Tu refuses d'admettre cette réalité, celle du hiatus climatique reconnue même par le giec et discuté dans ses rapports


Je ne refuse pas ça. Je dis qu'il y a une explication et que tout n'est pas simple. Par exemple, malgré ce hiatus des températures moyennes, la fonte des glaces s'accélère aux pôles !

 

Ensuite, si les températures stagnent en ce moment, il y a des explications, et ce n'est pas forcément rassurant.

Climat : pourquoi les températures stagnent depuis 15 ans

Voici deux schémas qui se passent d’explication et qui montrent le palier sur lequel stagnent les températures depuis plusieurs années.

rechauffement-stagnation-temperatures.jp

rechauffement-ralentissement.jpg


3 phénomènes naturels expliquent à eux seuls pourquoi les températures font une pause :

1 – L’activité du soleil s’est effondrée

2 – A cause du phénomène Nina, les océans absorbent plus de chaleur que d’habitude

3 – Des poussières dans l’atmosphère font écran aux rayons solaires : A cause de nombre d’éruptions volcaniques majeures depuis le début 2005...

Lire l'article pour avoir les détails.

et celui là :

Réchauffement climatique: le doute fait son retour

Ecarts-Temps-1963-2013-et-CO2_460.png

Océans: une protection temporaire
Si les océans s’arrêtent aussi brutalement de nous refroidir qu’ils ont commencé à le faire, la surprise pourrait être de taille.

Pendant ce temps, Pour un tiers des Français, le réchauffement climatique n’existe pas (en 2013)

Plus précisément : 13 % des Français estiment que que « le changement climatique n’est pas  prouvé«. 22 %, en revanche, sont plus nuancés. Ils ne contestent pas le dérèglement du climat, mais restent convaincus que « rien ne prouve que ce soit dû aux activités humaines« .

Publié le

Le hiatus des T° de près de 20 ans montre donc que les prédictions du giec sont fausses car leurs modèles informatiques sont faux. Et pourquoi sont-ils faux ?

1 - le système climatique du globe n'est pas compris dans sa totalité, il ne prend donc pas en compte tous les paramètres existants. Acctuellement on ne sait pas modéliser la formation des nuages. Pour l'anecdote, Pascale Delecluse, qui a modélisé l'océan, dit elle-même dans une conférence publique filmée : "on connait moins l'océan que la surface de mars". C'est dire !

2 - Il manque des données expérimentales sur le forçage radiatif des gaz à effet de serre.

3 - Il manque une théorie physique fiable au mécanisme de l'effet de serre.

De plus, le giec essaie depuis 20 ans de trouver des explications aux failles de leurs modèles, explications qui sont encore des hypothèses mais qui sont présentées par le giec comme du sûr : "nos modèles prédictifs ne peuvent se tromper, qqchose cache momentanément les résultats de nos modèles".

En soi, cela ne me gène qu'on essaie d'avoir des modèles prédictifs du climat, mais que les chercheurs en charge de cela restent humbles face à ce défi. Or ce n'est pas du tout le cas. Et le problème c'est que ces projections non fiables dans le futur, influencent les décisions politiques actuelles. On se sert du prétexte du CO2 pour nous sortir des taxes par exemple.

 

Melvin

Publié le
il y a une heure, Melvin a dit :

De plus, le giec essaie depuis 20 ans de trouver des explications aux failles de leurs modèles, explications qui sont encore des hypothèses mais qui sont présentées par le giec comme du sûr : "nos modèles prédictifs ne peuvent se tromper, qqchose cache momentanément les résultats de nos modèles".

 

Les modèles prédictifs ne sont pas assez bons face à la complexité du problème, c'est possible. On manque de précision.

Il n'empêche qu'il y a une réalité avérée, reconnue par les scientifiques.
Un peu comme en biologie, l'évolution des espèces : on sait qu'elle existe mais il y a plusieurs théories pour expliquer leurs mécanismes.

En bref, tu réclames des précisions et tu as raison, mais ce n'est pas une raison pour nier le problème.

 

il y a une heure, Melvin a dit :

En soi, cela ne me gène qu'on essaie d'avoir des modèles prédictifs du climat, mais que les chercheurs en charge de cela restent humbles face à ce défi. Or ce n'est pas du tout le cas. Et le problème c'est que ces projections non fiables dans le futur, influencent les décisions politiques actuelles. On se sert du prétexte du CO2 pour nous sortir des taxes par exemple.

 

Bien peu, puisqu'encore aujourd'hui, les activités professionnelles les plus polluantes sont aussi les moins taxées !

Il y a encore ZERO taxe sur le kérosène des avions, et presque zéro (ou remboursement des taxes), sur le gazoil des routiers, sur celui des pêcheurs, des taxis etc.

Or il est clair que si on veut encourager les activités les moins polluantes, il faut une incitation fiscale, c'est à dire qu'on peut diminuer leurs taxes tout en augmentant celles des activités les plus polluantes. Tout en gardant un niveau constant au total. Tout ça est politique, et on ne le fait pas.

Publié le
il y a 3 minutes, Kristo a dit :

Les modèles prédictifs ne sont pas assez bons face à la complexité du problème, c'est possible. On manque de précision.

Il n'empêche qu'il y a une réalité avérée, reconnue par les scientifiques.

En bref, tu réclames des précisions et tu as raison, mais ce n'est pas une raison pour nier le problème.

C'est génant quand même de clamer au monde entier des prédictions non fiables et de faire des congrès "scientifiques" à plusieurs millions d'euros sur de si maigres résultats, car ça c'est notre pognon.

Nier le pb : je ne sais pas s'il y a un pb climatique en ce qui me concerne.

il y a 6 minutes, Kristo a dit :

Un peu comme en biologie, l'évolution des espèces : on sait qu'elle existe mais il y a plusieurs théories pour expliquer leurs mécanismes.

Il n'y a qu'UNE théorie de l'évolution et plusieurs mécanismes permettant l'évolution des espèces.

il y a 7 minutes, Kristo a dit :

Bien peu, puisqu'encore aujourd'hui, les activités professionnelles les plus polluantes sont aussi les moins taxées !

Il y a encore ZERO taxe sur le kérosène des avions, et presque zéro (ou remboursement des taxes), sur le gazoil des routiers, sur celui des pêcheurs, des taxis etc.

Or il est clair que si on veut encourager les activités les moins polluantes, il faut une incitation fiscale, c'est à dire qu'on peut diminuer leurs taxes tout en augmentant celles des activités les plus polluantes. Tout en gardant un niveau constant au total. Tout ça est politique, et on ne le fait pas.

Tout à fait : on ne parle pas de l'augmentation catastrophique du taux de benzène (cancérigène) dans l'atmosphère de Paris par exemple.

Melvin

Publié le
Il y a 16 heures, Kristo a dit :


Pour mieux comprendre la droite et la gauche, le mieux c'est de réécouter Didier Super :


On rigole mais il y a du vrai...
 

En effet, bien dit et amusant.
Sauf que la Droite à viré sur la gauche et la Gauche sur la droite.
La notion de droite et de gauche est aujourd'hui dépassée, il y a seulement des mondialistes et des nationalistes. Le tout sur un semblant illusoire de démocratie.

Citation
Quand on veut on peut.
Publié le
il y a 51 minutes, Melvin a dit :

C'est génant quand même de clamer au monde entier des prédictions non fiables et de faire des congrès "scientifiques" à plusieurs millions d'euros sur de si maigres résultats, car ça c'est notre pognon.


Attention, le GIEC ne fait pas de prédictions. Il fait des prévisions.

 

il y a 51 minutes, Melvin a dit :

Nier le pb : je ne sais pas s'il y a un pb climatique en ce qui me concerne.

Il n'y a qu'UNE théorie de l'évolution et plusieurs mécanismes permettant l'évolution des espèces.


Sans compter le créationnisme, il y a eu plusieurs théories de l'évolution : celle de Lamarck, de Darwin, de Morgan... mais il est vrai que maintenant on s'accorde sur une théorie synthétique de l'évolution.

Publié le

Des libertariens veulent trouver refuge sur des îles artificielles

Là bas si j'y suis - Aujourd’hui, dans la série "les riches s’organisent" : comment font les riches pour préparer la montée du niveau des mers et se mettre à l’abri du dérèglement climatique qu’ils provoquent ? En se faisant construire des îles artificielles pour leurs vieux jours, bien sûr !

 

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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