Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Recommended Posts

Invité bénocard
Publié le
Le 10/28/2017 à 07:46, Shiva a dit :

Cela me fait penser au point de vue « évolutionniste » qui a été évoqué par ici je crois. en gros ça dit quelque chose comme ça : Si notre perception de la réalité était si distordue que ça nous n’aurions certainement pas pu survivre.

C’est drôle car j’ai entendu récemment un point de vue totalement inverse : La fonction du cerveau est de garantir notre survie et la survie de l’espèce et non pas de nous faire percevoir la réalité ‘telle qu’elle est’.

La logique des deux visions est diamétralement opposée. Les deux possèdent leurs arguments qui mériteraient d’être développés. Pas trop le temps là mais l’angle est intéressant…

Salut Shiva, content de te revoir !

Oui, d'après Laborit, par exemple, la fonction première du cerveau est l'action. La compréhension est un moyen sophistiqué permettant une action adaptée aux besoins de l'organisme.

A partir de là, comme nos perceptions sont partielles, nos représentations le sont aussi, et notre compréhension est forcément limitée. Nous sommes bornés, physiquement et mentalement.

Nous sommes tous des paramécies.

Qu'en pensent ces crevettes à mille yeux ? Ces lézards multicolores ? Un jour, c'est peut-être leurs sous-réalités à eux qui prévaudront sur la planète.

 

 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

 Hello Bénocard,  ;)

J'imagine que ce que tu appelles "sous-réalité" c'est ce que j'appelle "l'interface utilisateur" 

 

Le 1 août 2017 à 12:44, Shiva a dit :

« L’interface utilisateur » est un concept inventé par Daniel D Hoffman (professeur de sciences cognitives). D’après Hoffman les expériences percéptuelles ne correspondent ni de près ni de loin au propriétés du monde objectif, elles sont simplement une « interface utilisateur » du monde spécifique à chaque espèce.

Si une chauve souris, une fourmi et un être humain pouvaient communiquer pour échanger à propos de leur expérience percéptuelle du monde, il ny a de très grandes chances qu’il n’y ait pas de consensus ni de cohérence intersubjective entre les différentes espèces.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Invité bénocard
Publié le
Il y a 5 heures, Shiva a dit :

J'imagine que ce que tu appelles "sous-réalité" c'est ce que j'appelle "l'interface utilisateur" 

Oui, sous-réalité dans le sens de sous-ensemble, pas une réalité inférieure.

  • 3 weeks plus tard...
Publié le

Oui, c'est aussi un peu ce que m'a évoqué ce renversement un peu simple des deux propositions.

Il n'est pas nécessaire qu'une "liberté" "inconditionnée" soit possible pour que le monde ne soit pas tel qu'il nous apparaît.

En fait, même dans la première proposition, je ne vois pas tellement de rapport de cause à effet (qui se manifeste par l'emploi du "si"). Les deux me semblent complètement indépendant.

Que le monde ne soit pas uniquement tel qu'il nous apparaît, me semble une évidence. (Du simple fait même qu'à l'intérieur de ce "nous", il existe plusieurs perceptions différentes de la façon dont le monde apparaît...)

Pour ce qui est d'une "liberté" "inconditionnée" , je pense que les termes mériteraient d'être plus précisément définis... je ne suis pas certain de bien comprendre ce que ça veut dire. Quand au fait que ce soit "possible" (ce qui ne signifie pas que cela soit), je ne vois pas bien comment on pourrait le démontrer ou démonter le contraire, puisque qu'une "possibilité", par définition, ne signifie pas la certitude que cela soit un jour.

  • J'aime 1

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Invité bénocard
Publié le (modifié)
Il y a 19 heures, Shiva a dit :

20171120_181036_resized.png

C'est marrant c'est plein de schmilblicks logiques ton truc.

Si on se place en logique propositionnelle (classique), tout est vrai !

D'abord la deuxième proposition est la contraposée de la première, donc si la première est vraie la seconde aussi. D'autor'.

Ensuite la première est vraie. Parce que sa prémisse est fausse. Et en logique classique, un truc faux implique tout ce qu'on veut. La proposition est donc vraie. Mais c'est aussi le cas de "si le monde est tel qu'il nous apparaît, je saute de la tour Eiffel demain matin". Ou "si le monde est tel qu'il nous apparaît, toute liberté inconditionnée est possible".

Donc si on s'en tient à la logique classique, les deux phrases du papier sont vraies. Et en particulier la deuxième, celle qui conclut que le monde n'est pas tel qu'il nous apparaît. Mais cette fois, la prémisse est incompréhensible, donc on ne sait même plus ce qu'on veut prouver...

Au final, c'est pas une bande de Moëbius mais presque :). Drôle d'objet, en tout cas.

Modifié par bénocard
  • 2 weeks plus tard...
Publié le

Je n'ai pas trouvé le gars de cette vidéo très convainquant. Il passe sans sourciller de "Qui suis-je" à "Qu'est-ce que la réalité" avec une pincée de "Je suis un physicien quantique qui a abandonné ses études en cours de route" avec peu de cohérence à mon avis. 

Je me permets donc également de sauter du coq à l'âne (ou plutôt de l'âne au coq).

***

D'Antonio Damasio vient juste d'être publié L'Ordre étrange des choses : La vie, les émotions et la fabrique de la culture. Il est également l'auteur de L'erreur de Descartes : La raison des émotions dont on a déjà parlé dans VM mais aussi de L'Autre moi-même :

 

9782738119407.jpg

Citation

« Mon âme est un orchestre caché, écrivait le poète Fernando Pessoa. Je ne me connais que comme symphonie. » D’où vient donc cette musique si particulière qui se joue en nous et nous accompagne à chaque moment ? D’où vient que nous soyons des êtres conscients, éprouvant toujours, dès que nous ouvrons les yeux et quoi que nous fassions, le sentiment inébranlable d’être toujours les mêmes ? Et quels sont, au tréfonds de nos cellules, les mécanismes qui permettent l’émergence de ce qu’il y a de plus humain en nous, nos sentiments, nos pensées, nos créations ?

Antonio Damasio, l’un des spécialistes des neurosciences les plus importants et les plus originaux, lève ici le voile sur la fabrique de la conscience. Au sein du cerveau, bien sûr, et qui plus est dans ses parties les plus profondes, si intimement liées au corps et à la régulation de la vie biologique.

 

  • J'aime 1
Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, Christian Girard a dit :

Je n'ai pas trouvé le gars de cette vidéo très convainquant.

ça ne m'étonne pas ;)

 

Il y a 3 heures, Christian Girard a dit :

Il passe sans sourciller de "Qui suis-je" à "Qu'est-ce que la réalité"

Il me semble, justement, que c'est une seule et même question ou, qu'en tous les cas, ces deux questions essentielles sont intimement liées.

Ce n'est pas un hasard si nous tournons continuellement autour de ces deux questions dans ce fil.

Par ailleurs, ces deux questions sont elles mêmes liées à une troisième question fondamentale qui est celle de la conscience. C'est par la conscience ("ma conscience" si tu préfères Benocard ;)) que j'appréhende qui je suis (ou qui je crois être) et c'est par ma conscience que j'appréhende le monde et la réalité (ou ce que je crois être la réalité).

Modifié par Shiva
  • J'aime 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Alors j'essaye (pas sûr que cela fonctionne), je fais un copier-coller. Service Juridique URSSAF 93518 MONTREUIL le 05.03.2026 vous nous avez interrogé afin d’obtenir une explication très précise sur les artistes du spectacle vivant et sur leur possibilité d’exercer leur activité sous le statut de la micro-entreprise (ancienne appellation : auto-entrepreneur). Après analyse du cadre légal applicable, nous vous confirmons que ce mode d’exercice n’est effectivement pas autorisé pour une activité de représentation artistique. Le code du travail prévoit une présomption légale de contrat de travail pour les artistes du spectacle. En effet, l’article L7121-3 du Code du travail dispose que : « Tout contrat par lequel une personne s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail, dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité qui fait l’objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce. » Cette présomption est renforcée par l’article L7121-4, qui précise qu’elle demeure valable quelles que soient la qualification ou la forme du contrat choisi par les parties. Ainsi, lorsqu’un artiste se produit devant un public dans le cadre d’un spectacle, il doit obligatoirement être rémunéré en salariat, généralement via un contrat à durée déterminée d’usage (CDDU). Plusieurs références publiques rappellent clairement que l’artiste du spectacle ne peut pas facturer son activité sous le statut de micro-entrepreneur : Le ministère de la Culture souligne que l’artiste qui exerce son activité en qualité de salarié ne peut pas se déclarer micro-entrepreneur pour cette même activité, l’indépendance étant incompatible avec la présomption de salariat. Les organisations professionnelles du secteur indiquent également que « le statut de micro-entrepreneur n’est pas celui des artistes interprètes » et confirment que toute prestation artistique est obligatoirement salariée.   En conséquence, une représentation artistique ne peut pas être facturée, et l’employeur potentiel (collectivité, salle de spectacle, association, entreprise…) doit obligatoirement engager un artiste du spectacle vivant en tant que salarié et verser les cotisations sociales afférentes au secteur du spectacle vivant. Toutefois, il est possible d’utiliser le statut de micro-entrepreneur pour des activités annexes non artistiques (ex. : ateliers, formations, vente de produits), à condition qu’elles ne relèvent pas du champ du spectacle vivant. Le site officiel Service-Public.fr le rappelle explicitement. Ces activités ne peuvent en aucun cas remplacer ou couvrir une prestation artistique. En conséquence, l’exercice de l’activité artistique du spectacle vivant sous le statut de micro-entrepreneur est juridiquement impossible en France, en raison de la présomption de salariat qui protège les artistes et encadre leurs conditions d’emploi. Toute représentation doit être déclarée par un employeur habilité, dans le respect des règles sociales et fiscales du spectacle vivant. Nous vous invitons également à prendre connaissance des liens ci-dessous : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006178234 https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22428  L'Urssaf est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.  Cordialement.  
    • Du coup, on peut imagnier que tu la partages aussi ici ? 😉
    • Pour les magicos qui m'ont demandé un support "officiel",  dans le n° 673 de la revue FFM je vous ai mis la réponse du service juridique de l'URSSAF. Bonne lecture 
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8475
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Julie BIGOT
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      682.6k

×
×
  • Créer...