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Ce sont surtout les états et les banques centrales qui ont édictés ces règles.

Moui enfin les états ont accepté les règles demandées par les banques.

A cela s'ajoute le problème de la loi Giscard de 1973

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France

Je pense que la thèse selon laquelle les banquiers ne se rendaient pas compte de ce qu’ils faisaient et des conséquences que cela pouvait avoir est crédible (au début du système en tout cas)… Les phénomènes macro-économiques ne sont pas évidents à voir. La formulation même selon laquelle « argent=dette » nécessite déjà du recul pour être identifiée et formulée ainsi.

Moui enfin les banquiers se rendent bien compte que ça leur permet de se remplir les poches...

Qu’on s’entende bien : le but de ce film est surtout de valider la thèse que notre système économique est devenu fou et qu’une autre alternative est possible : celle d’une économie solidaire et circulaire sans croissance.

Tout à fait d'accord.

Le système actuel ne fonctionne que sur le dogme de la croissance, ce qui est intenable.

Il se trouve que je suis plutôt d’accord avec les deux propositions (notre système est fou et autre chose est possible que la course au toujours plus). Cela n’empêche pas de critiquer le film et d’en pointer les faiblesses, il semble notamment que le film présente de manière inexacte ou partielle certains faits historiques (tout ça est très bien expliqué dans le long débat d’Arrêt sur Images).

Je le regarderai, ça m'intéresse.

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Bon... Il est temps de... ( :) ) parler de... l'illusion de la main en caoutchouc.

Cette expérience a été réalisée en 1998 par Matthew Botvinick, chercheur à l'Université de Princeton, elle a fait l'objet d'un article dans la prestigieuse revue Nature.

Cette expérience devrait fortement intéresser les magiciens.

C'est une illusion de perception assez incroyable.

Pour cette expérience, vous devez vous procurer une main droite en caoutchouc (en principe vous trouverez ça chez tout bon marchand de trucs... ou magasin de farces et attrapes :) ).

Vous devez aussi trouver une personne qui jouera un rôle d'assistant.

Le déroulement de l'expérience est le suivant :

- Asseyez vous en face à face devant une table à face avec votre assistant.

- Posez un classeur ou un gros livre debout sur la table légèrement à votre droite et placez votre main droite dérrière le paravent ainsi formé de manière à ce que vous ne puissiez pas voir votre main droite.

- Disposez la main en caoutchouc devant vous de manière à pouvoir la voir.

- Demandez à votre assistant de tapoter et de caresser simultanément votre main droite (cachée dérrière le livre) ainsi que la main en caoutchouc.

- Votre assistant doit être en parfaite synchronisation. Ce qu'il fait sur votre main, il doit le faire à l'identique avec son autre main sur la main en caoutchouc.

- Regardez bien la main en caoutchouc et soyez attentif à ce que vous ressentez.

- En principe, en assez peu de temps (une minute tout au plus), vous aurez la sensation que l'on tapote et caresse la main de caoutchouc que vous voyez et non votre main cachée.

... Vous ne me croyez pas ? Essayez et reparlons-en ici si vous voulez... Vous allez voir ça surprends :) !

Nous pourrons aborder les différentes interprétations de ce phénomène étrange si ça vous dit (et là ça va assez loin, croyez moi).

En attendant, amusez vous bien. ;)

Du nouveau à ce sujet :

Imaginez un instant qu'il existe un remède pour éradiquer le racisme et permettre ainsi que nous vivions tous en harmonie, sans préjugés. On en est encore loin, mais des chercheurs de la Royal Holloway University de Londres et de l'Université de Barcelone ont peut-être une piste.

Leurs travaux, publiés dans la revue "Trends in Cognitive Sciences" montrent que des techniques d'illusion permettent facilement de tromper la perception que l’on a de soi-même, qu’il s’agisse du genre, de l‘âge ou, de la couleur de peau. Mais surtout, les personnes soumises à l’illusion semblent ensuite plus tolérantes envers la différence qu’elles ont expérimentée.

LIRE L’ARTICLE: http://fr.euronews.com/2015/02/19/des...

[video:youtube]

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Eh oui Christian : Nous ne sommes pas notre corps (pas plus que nous ne sommes nos pensées d’ailleurs) ! ;)

Ce qui est particulièrement intéressant c’est que, depuis que ce sujet a été lancé on peut se poser la question suivante : Ok ! Nous pouvons effectivement nous demander s’il existe une réalité extérieure immuable ou bien s’il n’y aurait pas, pour le moins, une sorte de interdépendance entre notre monde intérieur (la conscience) et le monde extérieur (la matière). On peut aussi se demander ce qu’est le Moi. Ce sont d’ailleurs ces deux questions qui sont au coeur du sujet que nous explorons ici.

…Mais, au fond ça change quoi que le monde soit une illusion ou pas ? Puisque finalement, je ressens le monde et il semble bien que j’interagisse avec lui.

Et qu’est ce que ça change de savoir de savoir (ou d’entrevoir) qui je suis au plus profond de moi, au delà de mon corps et de mes pensées ?

Eh bien le fait de voir, d’entrevoir ou même d’avoir une vague intuition de tout ça aide à trouver une certaine paix… Paix de l’esprit, paix avec soi-même et paix avec les autres.

De même que les personnes qui avaient expérimenté cette illusion semblaient plus tolérantes avec la différence qu’elles ont expérimentée.

No stress… tolérance… zen… C’est un peu comme Paul Binocle : le jour où il s’est rendu compte que le monde n’existait pas, la vie est devenue beaucoup plus simple pour lui ! mdr

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No stress… tolérance… zen… C’est un peu comme Paul Binocle : le jour où il s’est rendu compte que le monde n’existait pas, la vie est devenue beaucoup plus simple pour lui ! mdr

D'ailleurs, il s'agit là d'une pratique majeure des Six yogas de Naropa

Les Six Yogas de Naropa (Tibétain na-ro'i-chos-drug), littéralement les six Dharma, pratiques ou enseignements, sont un ensemble de pratiques méditatives tantriques du Bouddhisme tibétain.

Ce petit livre est une bonne introduction à ce système de yoga :

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Extrait (page 55) :

Le bouddhisme mahayana considère l'univers comme une illusion dénuée de consistance. Cette doctrine est même fondamentale dans le système madhyamika. Cependant, lorsque nous parlons du caractère illusoire du monde sensible, il ne s'agit pas seulement de théories, mais d'une réalité qu'il faut vivre et réaliser au plus profond de soi, à chaque instant.

(ben oui... ça rigole pas ! :) )

un peu plus loin :

Comme notre sentiment de réalité passe essentiellement par l'identification à notre corps physique, ce yoga propose un travail destiné à lui faire perdre sa "pesanteur", à effacer notre croyance en sa réalité. Car c'est bien d'une croyance qu'il s'agit.

... L'expérience de la main en caoutchouc pourrait faire partie des Six yogas de Naropa. :)

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Certains d’entre vous connaissent peut être la célèbre fresque de Raphaël qui se trouve au Vatican. Le peintre représente Platon en train d’indiquer de son doigt « le ciel des idées » tandis qu’Aristote désigne de sa main la terre au-dessous de lui.

(…)

Platon, dans cette fresque, lève le doigt vers le haut car il serait « idéaliste », tandis qu’Aristote le tend vers l’ici-bas, car il serait « réaliste ».

(…)

(Dans son acceptation la plus radicale l’idéalisme considère que l’existence des choses n’est qu’une croyance).

(…)

Le réaliste (on dirait plus volontiers, aujourd'hui l'empiriste ou le matérialiste) pense au contraire que la connaissance vient de la sensibilité.

(...)

Le génie de Kant est de prendre conscience que cette distinction qui semble claire ne l’est pas du tout. (…) De manière foudroyante Kant écrit : « Sans la sensibilité nul objet ne nous serait donné, et sans l’entendement, nul ne serait pensé. Des pensées sans intuition sont vides ; des intuitions sans concepts, aveugles. »

Fabrice Midal – Comment la philosophie peut nous sauver – 22 méditations décisives

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La réalité de l’existence ?

Je suis certain que RIEN n’existe en dehors de MOI.

Et pour ce qui est de MOI, j’ai un doute…

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Dans ce livre absolument remarquable :

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… le Dalaï Lama nous explique (page 47) que traditionnellement lorsqu’un maitre s’assoit sur un trône pour enseigner il récite les vers suivant tirés du Soutra du Diamant :

Vois toutes les choses composées ainsi :

Comme des étoiles, des hallucinations ou les flammes vacillantes des lampes,

Comme des illusions, des gouttes de rosée ou des bulles sur l’eau.

Comme les images d’un rêve, des éclairs ou des nuages.

"Toutes les choses composées" dans le bouddhisme, c’est tous les phénomènes : du plus petit caillou à la plus grande montagne, le monde, l’univers et même votre Moi (le corps, les pensées etc…).

Donc en résumé : Avant de s’assoir sur le trône pour enseigner, le maitre voit tout comme étant une illusion (le trône, la salle dans laquelle il enseigne, le temple et même l’enseignement qu’il va donner, les auditeurs etc…).

Ayant pris conscience que tout ça est une immense illusion et une rigolade (une grande farce si vous préférez), il peut alors enseigner. mdr !!!

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L'INREES présente les après-midi Conférence, 4h pour l'essentiel d'une thématique ! :

Samedi 21 Mars 2015 de 15h50 à 20h00

Le réel est-il réel ?

Qu’est-ce que la réalité ? Physique quantique, théorie de l’information, conscience… ces mots font désormais partie de notre quotidien. Mais comprend-on correctement ce qu’ils désignent ? La physique quantique est-elle réellement la clé, l’explication, de ces phénomènes extraordinaires, de ces « anomalies » dont on ne peut aujourd’hui plus contester la réalité ?

Au-delà des simplismes, alors que les citadelles de la science vacillent les unes après les autres, découvrez lors de cet événement INREES les éléments de compréhension du changement de paradigme en cours.

Des détails sur cette série de conférences ici (il ne reste que huit places) :

http://www.inrees.com/Conferences/Le-reel-est-il-reel-evenement-INREES/

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ces « anomalies » dont on ne peut aujourd’hui plus contester la réalité ?

On ne peut plus contester l'irréalité du réel mais l'irréel a une réelle réalité...

Je reprends une aspirine, une seconde, j'arrive...

ce qui est sûr, c'est que les conférenciers n'ont plus grand chose de réel ! mdr

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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