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Le 10/11/2020 à 11:59, Patrick FROMENT a dit :

Bonne question !
Spontanément je te répondrais que l’élément le plus inattaquable pour moi, c’est un argument qui va te sembler certainement très subjectif : c’est mon expérience la plus intime et aussi la plus banale, la conscience d’être. La certitude vécue (et non prouvable) que la conscience n’est pas un "phénomène" mais le tissu même de nos vies.
Je rajouterais que ce que j’ai lu de la part de philosophes ou de penseurs divers sur cette conscience d’être (depuis le cogito de Descartes en passant par Schopenhauer, les présocratiques, les sages orientaux comme le Bouddha ou Shankara et leur exploration très fine du Soi (ou du non-Soi)) ont continués de nourrir ma réflexion, ma méditation et mon expérience intime la plus profonde.

À propos de Schopenhauer (avec en prime une mise en lumière de son antériorité sur certaines réflexions reprises par Freud à son compte) :

 

 

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  • 1 month plus tard...
Publié le (modifié)

Alejandro Jodorowsky à propos  de Patchita, une "sorcière" mexicaine dont il a été l'assistant et qui pratiquait la chirurgie psychique (à main nues).

Citation

Je ne dirais jamais que les manipulations de Pachita étaient de véritables opérations, mais je ne dirais pas le contraire non plus. Et finalement, je suis arrivé à la conclusion que ce n'était pas important. En réalité, ce qui nous déstabilise, c'est notre croyance en un monde <<objectif>>, notre mentalité moderne qui se veut rationnelle. Nous prétendons toujours être les observateurs distants d'un phénomène supposé extérieur dont les mécanismes doivent être clairement définis. Dans la mentalité <<chamanique>>, en revanche, ce problème ne se pose pas. Il n'y a ni sujet observateur, ni objet observé, il n'y a que le monde, un rêve de signes et de symboles, un champ d'interaction où convergent des forces et des influences multiples. Dans ce contexte, savoir si les opérations de Pachita sont <<réelles>> ou non est incongru. Quelle réalité ? A partir du moment où vous entrez dans le champ énergétique de la sorcière, vous intégrez sa réalité et elle entre à son tour dans la vôtre, vous évoluez tous les deux dans une réalité où des pratiques de guérison sont opérantes. Et le fait est que de nombreuses personnes ont effectivement été guéries ! En revanche, si l'on s'en tient au point de vue dit <<objectif>>, je n'ai jamais pu découvrir le <<trick>>, bien que j'aie été à ses côtés semaine après semaine pendant des heures... En tout cas, on ne peut que reconnaître le génie de Pachita. Si c'était du théâtre, quelle grande actrice ! Si c'était l'illusionnisme, cette femme était la plus grande illusionniste de tous les temps ! Et quelle psychologue...

Crédibilité + effet Placebo = réalité?

On retiendra:
Si c'était du théâtre, quelle grande actrice ! Si c'était l'illusionnisme, cette femme était la plus grande illusionniste de tous les temps !

Modifié par Thierry SCHERER (Zarcanum)
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Citation

Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

Publié le
Il y a 22 heures, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

Alejandro Jodorowsky à propos  de Patchita

On trouve peu d’infos en français sur Pachita, notamment ceci (pas d’une grande qualité hélas)

https://rationalwiki-org.translate.goog/wiki/Pachita?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

De toute façon Jodorowsky n’est lui même pas une source fiable 😀
 

Je crois avoir évoqué le cas de Pachita dans VM car Mimosa m’en avait parlé. Mais où ?

Comment certaines personnes peuvent encore croire de nos jours à des opérations à mains nues à l’aide d’un couteau rouillé voire de transplantation de poumons par « chirurgie psychique », c’est ça le vrai mystère. 

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Publié le (modifié)
Il y a 4 heures, Christian GIRARD a dit :

Comment certaines personnes peuvent encore croire de nos jours à des opérations à mains nues à l’aide d’un couteau rouillé voire de transplantation de poumons par « chirurgie psychique », c’est ça le vrai mystère. 

Je ne suis pas sûr qu'ils y croient de manière pragmatique mais que le subconscient peut faire son travail, comme pour tout effet placebo. A d'autant plus forte raison si l'acte est impressionnant. C'est un peu le fond de commerce de la psychomagie selon Jodorowsky à mi chemin entre la psychanalyse symbolique de Carl Gustav Jung et les actions chamaniques à la Carlos Castaneda...

 

Il y a 4 heures, Christian GIRARD a dit :

De toute façon Jodorowsky n’est lui même pas une source fiable

On peut le penser en effet, c'est pour ça que j'ai mis en exergue la phrase:
 

Le 18/11/2024 à 10:05, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

Si c'était du théâtre, quelle grande actrice ! Si c'était l'illusionnisme, cette femme était la plus grande illusionniste de tous les temps !

Qui me semble être une forme d'aveu de supercherie sans toutefois démystifier Patchinta (car nous savons que Jodorowsky préférerait que nous croyons aux miracles). Non?

Modifié par Thierry SCHERER (Zarcanum)
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Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

  • 2 months plus tard...
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libriweb.php?ean=9782351187234&gencod=30

L'idéalisme analytique en quelques mots

Citation

Aujourd'hui, la théorie la plus en vogue pour décrire la réalité est le matérialisme (appelé aussi physicalisme) selon lequel tout ce qui est réel est constitué de matière : tout n'est que matière et la conscience n'est qu'un produit du cerveau.
Bernardo Kastrup montre que ce matérialisme est faux. Il n'est qu'un tissu de préjugés, d'approximations et de contradictions et échoue à rendre compte de la réalité et de la nature de la conscience.
Kastrup expose une autre vue de la réalité, profondément révolutionnaire et beaucoup plus conforme à la science et à notre expérience : l'idéalisme analytique. Selon ce point de vue, nous-même, notre subjectivité et le monde extérieur sont constitués d'esprit, non de matière. Tout n'est que conscience.
Les conclusions de cette thèse ont des implications considérables pour nos valeurs et notre mode de vie, ainsi que pour notre compréhension du sens de la vie, du moi, de l'identité et de la mort.
Bernardo Kastrup est le premier philosophe depuis Bergson à essayer de trouver une alternative sérieuse au matérialisme. Il a composé ici une œuvre passionnante qui fera date dans l'histoire de la philosophie et qui intéressera tous les chercheurs spirituels..
 

 

  • 1 month plus tard...
Publié le

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Disponible ici 

Citation

L’hallucination est un des mystères les plus fascinants de la vie des sens : comment peut-on percevoir quelque chose là où il n’y a rien ? Une interrogation surgit aussitôt : et si l’hallucination révélait, négativement et paradoxalement, la nature cachée de la perception ? Et si, paradoxe ultime, la perception n’était qu’une hallucination qui « réussit » ?

(...)

cette histoire apporte un matériau original à un débat qui fait rage en philosophie : comment distinguer une hallucination d’une perception ? Ce débat a connu des développements décisifs dans la « philosophie du langage ordinaire » (avec Austin). Savons-nous bien, en effet, ce que nous voulons dire quand nous parlons de « voir », ou du « réel », ou de l’illusoire, du familier et de l’étrange ?

 

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  • 4 weeks plus tard...
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Le 19/06/2024 à 11:32, Patrick FROMENT a dit :

😄

image.jpg

 

La conférence ci-dessous d’Étienne Klein répond parfaitement à cette question... par la négative !(pour les arguments, il vous faudra visualiser au moins les 20 premières minutes).

Sinon entre 17:55 et 19:35 une excellente remarque sur un sujet maintes fois abordé ici.

 

 

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    • Non, la "marge [n']est [pas forcément] solide"... (Avec le sous-entendu négatif que l'on pourrait percevoir...) Premièrement, il est normal qu'un producteur puisse vendre au public son article moins cher que le distributeur, puisque ce dernier doit l'acheter au premier... (Est-ce très réglo qu'un producteur agisse comme cela d'ailleurs ? C'est une autre question...) Là, on ne parle plus de magie mais de gestion d'entreprise... Mais ok, parlons-en... Regardons donc ces marges. Pour être sûr d'être compris, j'ai besoin de préciser les points suivants : La plupart des gens appellent "taux de marge" ce qui est en réalité en comptabilité le "taux de marque". Le premier se calcule par rapport au prix d'achat d'un produit, le second par rapport au prix de vente. Donc, dans la suite, j'essaierai de parler de marge en valeur absolue mais, si pourcentage il y a, ce sera toujours par rapport au prix public de vente (taux de marque donc). Dans notre petit milieu de la magie, ce taux de marque est généralement de l'ordre de grandeur de 40 %, nombre que je retiendrai pour la suite. (Cette valeur n'est pas imposée de façon dictatoriale par le consortium mafieux des vilaines boutiques de magie qui ne pensent qu'à voler indûment l'argent des pauvres magiciens besogneux ; elle découle de l'équilibre obtenu après des dizaines d'années d'existence de ce marché.) Pour ne pas m'embêter avec des virgules ou des conversions, je considère qu'un dollar vaut un euro, et je ne trainerai pas les centimes. Cela ne change pas le propos. Regardons donc ton exemple : 1. Marge du distributeur Le prix public de l'article est de 119,00 TTC, soit 99,00 € HT. La marge est donc de (40/100)×99=39,00 €. 2. Marge du producteur Je considère que le producteur a déjà vendu assez d'exemplaires à ses distributeurs pour avoir amorti sa fabrication. Tant que ce n'est pas le cas, la discussion n'a pas de sens (le producteur serait alors en déficit sur l'opération, ce qui est une situation qui doit durer le moins longtemps possible pour continuer d'exister). Je ne considère pas la remise non plus, sinon il faudrait aussi considérer la remise faite par le revendeur (10 % je crois avec leur carte de fidélité). Le prix public de l'article est donc de 80,00 € TTC, soit 71,00 € HT (la TVA chinoise n'est que de 13 %). Avec mon hypothèse, c'est donc aussi directement la marge. Conclusion Marge du distributeur : 39,00 € Marge du producteur : 71,00 € Qui a une marge "solide" ? Cela dit, plusieurs remarque : Beaucoup de gens (mais vraiment beaucoup...) confondent chiffre d'affaires, marge et résultat. Du coup, les conversations sont vite stériles... La marge, c'est le carburant qui permet aux entreprises de vivre (la marge n'est pas le résultat !) L'une des grandes difficultés de la gestion d'entreprise est justement d'arriver à la calculer (et à la réaliser !) correctement pour pouvoir survivre... Donner un nombre général en disant "cette marge c'est du vol" n'a pas de sens sans un paquet d'autres informations (le CA et le résultat notamment...) Qui peut définir ce qu'est une "marge solide" ? Cela n'a pas de sens... (Ayez 400 % de marge sur des perles en plastique vendues sur le marché le samedi matin, vous n'allez pas gagner votre vie ; ayez 0,1 % de marge en vendant des porte-avions, et ça devrait aller pour vous.) Quand bien même le distributeur aurait une "marge solide", serait-ce un voleur ? Imaginons qu'il achète au producteur cinq exemplaires de l'article mais qu'il n'en vende que deux. Il aurait dépensé 5 × 59,00 € = 295,00 € et aurait fait rentrer 2 × 99,00 € = 198,00 €. Il serait donc déficitaire de 97,00 €... (En fait, son déficit serait plus gros que ça, puisque cela lui crée un stock qui a un coût, et ce déficit de trésorerie doit être financé ; à combien sont les taux bancaires pour un prêt de trésorerie déjà ?) Bref... Je ne sais pas si vous m'avez suivi jusque là, mais tout l'objet de ce message était juste d'essayer de montrer que ce n'est pas parce qu'un marchand achète un truc à 60,00 € et le revend à 100,00 € que c'est un "voleur qui s'en met plein les poches"... La vraie vie est un chouïa plus compliquée... 🙂
    • En plus de ça, je prendrais ce chiffre avec de vraies pincettes. Comme dans n'importe quelle passion, quand on débute, on ne se salarie pas immédiatement… et la majorité ne le fera jamais. Sans compter que le statut d'artiste repose beaucoup sur les droits d'auteur ou la vente directe, et non sur un salariat classique. Bref, si on englobe tout le monde — du simple amateur au pro accompli —, le revenu moyen s'effondre probablement à quelques dizaines d'euros. C'est exactement comme dans la magie. Pour être plus juste, l'arbre ne cache pas seulement la forêt : c'est un caillou qui masque une planète ! 😅 
    • Gilbus, comme tu es intelligent tu admettras bien vite t’être égaré avec ce propos caricatural. Tout d’abord la quête de sens est plutôt le carburant numéro un de l’art contemporain. On pourrait éventuellement reprocher à ces créateurs leur manque de compétences techniques, leur formation manquant d’académisme, leur extravagance, leur adhésion à certains courants idéologiques, que sais-je ?, mais pas leur volonté de vouloir donner un sens à leurs productions. Je crois même tout au contraire que si une critique devait être portée aux artistes contemporains c’est justement celle d’être obnubilés par une quête de sens aux dépens de la forme.  Pour ce qui concerne leur richesse présumée, grand éclat de rire. Un effet de loupe te fait ignorer la réalité de cette multitude d’artistes peu fortunés car tu te braques (rien à voir avec Georges) sur ton ressenti lié à la minorité qui gagne ou génère beaucoup d’argent. ChatGPT peut te donner de nombreuses infos relatives à : la minorité très riche ; le groupe intermédiaire qui peut vivre correctement de son art ; et la majorité dont les revenus artistiques irréguliers sont nécessairement complétés par des activités de cours par exemple ou autres sources de revenus connexes. L’IA me donne ces chiffres :  « Le ministère de la Culture vient de publier les données 2023 sur les artistes-auteurs, à partir des déclarations Urssaf. Pour les arts visuels, les ordres de grandeur sont assez frappants. Pour un artiste plasticien En 2023, le revenu artistique annuel médian était d’environ : 600 € pour les femmes 1 000 € pour les hommes ». Si l’intention de ces artistes était selon tes termes «  de gagner un maximum de pognon sans se fatiguer » ils se sont méchamment trompés. 😉 GPT conclut : « Donc si ta question derrière est « est-ce qu’on peut réellement devenir riche en étant artiste contemporain ? », la réponse est oui, mais c’est statistiquement très rare. Le marché de l’art est probablement un des domaines où l’écart entre le revenu typique et les revenus des quelques vedettes est le plus spectaculaire. »
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