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Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

Mais d'autres ont des avis différents (Husserl par exemple 🙂)....

Il est vrai que certains sont meilleurs que d'autres.

Mais pas tous... 

(brèves de comptoir 1998-2000)

Gilbus

  • Haha 2

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

La question n'est pas de savoir si le monde existe en dehors de l'esprit.

« Moi j'pense la question elle est vite répondue. » (CLIC)

La science a creusé le sujet, on a déjà parlé de physique et d'astrophysique (donc d'énergie, de forces ou d'interactions fondamentales, de lois, d'histoire du Cosmos, etc.), parlons un peu de ce que les scientifiques dénombrent comme éléments en regardant ce tableau :

750px-Tableau_p%C3%A9riodique_des_%C3%A9

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tableau_périodique_des_éléments

Les noms qu'on donne à ces éléments sont bien évidement des créations humaines, mais comment considérer que ces éléments eux-mêmes ne seraient pas présents hors de nous (et un peu en nous évidemment) ? 

Tu as reconnu que les autres existent, chacun d'eux peut mener les études ou faire les expériences permettant de déboucher sur la conclusion que les éléments de ce tableau (par exemple) sont parmi ce qu'il peut y avoir de moins subjectif en matière d'analyse de ce qui constitue l'Univers, en attendant mieux. 

 

il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

La question est de savoir à quoi ça sert de se poser ce genre de question.

Non, ceci est une autre question, le sujet en cours est « Les signes de l'existence de la réalité », les éléments de ce tableau font partie de ces nombreux signes que tu cherches. 

 

il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

Est ce que ça fait de nous quelqu'un de plus lucide ?

Bien sûr. C'est pour ça que j'ai déjà parlé de l'éducation et de l'importance de ce qu'on met dans l'esprit des enfants (et la nôtre) au quotidien. Donner à des esprits en formation l'état du savoir et non pas les hypothèses farfelues est d'une importance majeure. 

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Publié le
Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

La question n'est pas de savoir si le monde existe en dehors de l'esprit.
La question est de savoir à quoi ça sert de se poser ce genre de question.
Par exemple : Est ce que ça fait de nous quelqu'un de plus lucide ? Est ce que ça donne des ressources pour mieux vivre son existence ? Est ce que cela rend plus cool ? Plus tolérant ? Plus ouvert ?
Bon OK, on a bien compris que, pour Kristi, ça ne sert absolument à rien de se poser ce genre de question. 🙂


Disons que je pense que ça ne sert pas à rien, mais qu'au bout de 10 ans on peut passer à autre chose 😉

Pour ma part, n'étant pas croyant, je pense que la vie n'a pas vraiment de sens en soi. Ce qui n'empêche pas d'approuver les qualités dont tu parles.

Publié le

"Montrer que l'on ne peut pas être sûr que le monde existe ne signifie pas nier sa réalité.

Je sais que ça ressemble à un grand numéro d'équilibriste pour certains mais ça méritait d'être souligné. 

(.... d'autant plus que cette idée est présente quasiment depuis le premier jour de ce fil sans avoir toujours été bien comprise. Ça valait bien 10 ans pour le préciser ! 😂

Publié le
Il y a 13 heures, Patrick FROMENT a dit :

J'ai l'impression que c'est plutôt le contraire qui est observé : la maladie ouvre souvent au questionnement métaphysique et spirituel. 

Il semble même que, parfois, lorsque le corps décline "les forces de l'esprit" s'éveillent. 

Surtout celles du grand pécheur au seuil du Tribunal céleste 🙂

 

Publié le

Dans le même Grand Atlas de la Philosophie que je citais hier, petite exploration d’une question que nous avons déjà évoquée par ici : La vérité est-elle objective ? (thème totalement en lien avec celui des signes de l’existence la réalité).

Copie de page jointe à ce message.

Je trouve la thèse (ou plutôt l’antithèse, deuxième moitié de la page) de Kierkegaard  absolument délirante et il est déplorable qu’une maison d’édition sérieuse comme Atlas relaie ces fadaises.

... Car nous avons besoin de donner à des esprits en formation l'état du savoir et non pas les hypothèses farfelues (!! 😳).

J’imagine que dans ton propos, Christian, "l’état du savoir" c’est, essentiellement, le point de vue des sciences exactes…. Et une "hypothèse farfelue" ce serait, par exemple, l'idée que la vérité n’est pas un savoir objectif mais plutôt ce que nous ressentons subjectivement comme Kierkegaard le soutient.

Plus sérieusement je l’ai déjà dit, il y a longtemps par ici : Ce débat sur la réalité et la vérité n’est pas débat intellectuel (ni même philosophique, ni même scientifique) c’est un débat existentiel.
Du coup, comme nous ne nous plaçons pas du tout du même point de vue, nous avons beaucoup de mal à nous comprendre.
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Publié le
Il y a 3 heures, Patrick FROMENT a dit :

il est déplorable qu’une maison d’édition sérieuse comme Atlas relaie ces fadaises.

... D'autant plus qu'il y a vraiment des questions hallucinantes et totalement déplacées qui sont traitées dans cet ouvrage.

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... De quoi corrompre des "esprits en formation" !

("esprit en formation" est un peu idéaliste comme formulation "cerveau en formation" me semblerait beaucoup  plus objectivable et plus conforme au matérialisme, gardons nous d'évoquer des concepts ou des entités non vérifiables et non mesurables, laissons ça à la littérature !)

Publié le (modifié)
Il y a 4 heures, Patrick FROMENT a dit :

... Car nous avons besoin de donner à des esprits en formation l'état du savoir et non pas les hypothèses farfelues (!! 😳).

J’imagine que dans ton propos, Christian, "l’état du savoir" c’est, essentiellement, le point de vue des sciences exactes…. Et une "hypothèse farfelue" ce serait, par exemple, l'idée que la vérité n’est pas un savoir objectif mais plutôt ce que nous ressentons subjectivement comme Kierkegaard le soutient.

Hello Patrick

Rapidement : tu fais bien de me poser la question car ce n'est pas le sens de mon propos. L'état du savoir englobe tous les savoirs, mais il est vrai que les savoirs scientifiques sont souvent extrêmement costauds au contraire des théories ou hypothèses farfelues parfaitement réfutées comme "la Terre est plate" ou "l'homme est une création ex nihilo et non le produit d'une évolution". Le savoir englobe également la pensée philosophique dans toute sa complexité, la connaissance des diverses cultures ou civilisations humaines, etc. 

Néanmoins, les philosophes d'antan raisonnaient sur la base d'un Monde dont ils ignoraient beaucoup. Je ne doute pas que ce soit encore le cas mais on a appris des "choses" depuis. Kierkegaard (tout comme Einstein d'ailleurs, au début) ignorait que le Cosmos avait une histoire, que l'Univers était en expansion, que la gravitation plus qu'une force devait être comprise comme une interaction fondamentale qui témoigne de la courbure de l'espace-temps, il ignorait la complexité extrême du fonctionnement cérébral (du point de vue neurologique), il n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait être la physique quantique ou la façon qu'on a de penser le Temps de nos jours, etc. (oui, je fais court, la liste de ce qu'il ignorait est presque sans limite, il vivait dans un Monde différent du nôtre pour ce qui concerne l'état des savoirs). 

Pour ce qui concerne la vérité, on en a déjà un peu parlé, mais si un gus prétend qu'il existe une usine de fabrication de Coca-Cola sur Jupiter, la vérité s'impose n'est-ce pas ? Il a tort ! La vérité c'est que c'est faux. Kierkegaard soutiendrait-il le contraire ? Où intervient la subjectivité dans un cas pareil ? 

Pour ce qui concerne le point de vue, ce dessin que tu as une nouvelle fois mis en insertion est certes amusant mais sur le fond il ne démontre rien sur la subjectivité ou la vérité :

le-6-9.jpg?w=487&h=420

En effet, l'un voit un 6, l'autre un 9, ils ont raison tous les deux car cela dépend de leur point de vue (et de ce que l'on considère qu'il s'agit bien d'un chiffre au sol, ce qui n'est pas avéré, mais ne nous égarons pas). Néanmoins on n'est même pas dans le cadre de la subjectivité car c'est objectivement que chacun voit un chiffre particulier. Ce qui est subjectif c'est qu'en voyant le même chiffre (supposons le 6) chacun l'associerait à une histoire personnelle : pour l'un ce serait le jour de sa naissance, pour l'autre le nombre de mois qui le sépare de la retraite par exemple. 

Où se situe la vérité ? Eh bien il faudrait faire une analyse qui expliquerait d'où vient ce chiffre posé au sol. Un point de vue plus éloigné montrerait par exemple qu'il y a un panneau publicitaire sur le mur à côté d'eux et qu'il manque le "6" du "06" d'un numéro de téléphone mobile, ou encore que les personnage se trouvent au n° 6 de la rue Machintruc. La vérité (si l'on considère l'objet au sol comme un chiffre) ce sera ça. Kierkegaard ne serait pas d'accord ? Mais la vérité c'est aussi qu'il ne s'agit pas seulement d'un chiffre mais qu'il est porteur d'une sorte de message, qu'il s'agit d'un objet (oui, il ne s'agit pas d'un chiffre pensé mais manufacturé par exemple), il se peut également qu'il ne s'agisse ni d'un 6 ni d'un 9 mais de tout autre chose, le fait d'ignorer ce dont il s'agit exactement au regarde des informations limitées données dans le dessin ne permet pas d'en savoir beaucoup, et cela permet en revanche d'extrapoler. Néanmoins, la vérité découlerait de l'étude des conditions, des circonstances, en cas de situation réelle (car oui, en l'état, on a juste affaire à un dessin). On ne peut que conclure que la vérité n'est pas simple à débusquer, qu'elle est complexe à cerner, mais de là à la renier, ou à ne la situer quand dans ce qu'un individu "ressens (voir le texte donné par Patrick en insertion) il y a un gouffre. 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
il y a 26 minutes, Patrick FROMENT a dit :

... De quoi corrompre des "esprits en formation" !

("esprit en formation" est un peu idéaliste comme formulation "cerveau en formation" me semblerait beaucoup  plus objectivable et plus conforme au matérialisme, gardons nous d'évoquer des concepts ou des entités non vérifiables et non mesurables, laissons ça à la littérature !)

Le cerveau et l'esprit se forment de concert. 

Celui a qui l'on a appris qu'il était dangereux de ne pas s'approcher au bord d'une falaise a de meilleures chances de survivre et éventuellement de devenir philosophe 😉, les autres ne sont probablement plus là pour disserter sur ce qu'est la vérité ou la réalité. 

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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