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Si le body ça t'va, le spirit ça m'va. 

Sinon, pour être plus terre à terre, crois-tu vraiment que des gars peuvent « devenir Bouddhas », se réincarner, etc. Sérieusement ? 

Citation

Il existe cinquante-deux niveaux de Bodhisattvas : dix degrés de la foi, dix degrés de la demeure, dix degrés de la pratique, dix degrés du transfert de mérites, dix terres, éveil correct et équivalent, et éveil merveilleux. Au début se trouvent les novices qui apprennent les théories en les mettant en pratique, ils doivent s'entraîner pendant trois grands kalpas d'après le Mahāyāna pour devenir Bouddhas, et au bout du chemin se situent les très grands Bodhisattvas tels qu'Avalokiteshvara et Manjushri qui, ayant déjà été Bouddhas dans le passé, reviennent dans notre monde en jouant le rôle de Bodhisattva pour faciliter le progrès et l'éveil de ceux qui le veulent de leur plein gré.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bodhisattva

 

Sinon, je suis tombé sur cet article (pas encore lu en détail), qu'en penses-tu ? Extraits :

Citation

 

Le Bouddhisme et les femmes ... Ce n'est pas le bonheur, non plus. 21 Septembre 2016

L’histoire religieuse du Bouddha ne cesse de placer la femme comme une inférieure au plan civil comme religieux.

Le Bouddha ne remit pas plus en question les castes qu’il ne bouleversa l’ordre social indien en rehaussant le statut des femmes. Le code de discipline des nonnes (Bhikshuni-vinaya) et ses commentaires les placent en effet systématiquement à un rang inférieur. Ainsi, " une nonne ordonnée depuis cent ans doit se prosterner aux pieds d’un moine ordonné le jour même ". Ce glissement du social dans le religieux est aussi vraisemblablement à l’origine du principe selon lequel seul un homme peut atteindre l’état de Bouddha, les femmes ne pouvant prétendre qu’aux premiers degrés de l’éveil spirituel.

Les propos négatifs à l’égard des femmes auraient été proférés par Bouddha au bord de l’agonie et ont été consignés dans les soutras , ils ont fortement influencé la rédaction des codes civils et contribuent largement au maintien du statut d’inférieure à la femme religieuse ou laïque en pays bouddhistes.

 

Citation

 

Les femmes bouddhistes, aux débuts du bouddhisme, jouissaient d’une position plus élevée que celles qui les ont suivi, et pourtant, elles sont montrées, dans de nombreux textes bouddhistes, comme jalouses, stupides, passionnées et pleines de haine. Les prototypes pour cette image négative de la femme, sont les filles de Mara, personnifications de la luxure, de l’avidité, et de l’envie. Et il est conseillé aux hommes pratiquants qui ont mis leurs corps et leurs esprits sur la "voie de la libération" de tenir les femmes à distance. On dit que les femmes ont cinq obstacles, c’est-à-dire qu’elles sont incapables de devenir un roi Brahma, Shakra, un roi Mara, akravartin ou Bouddha. Le corps de la femme est considéré impur et honteux.

"Les femmes peuvent détruire les purs préceptes

Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs

En empêchant les autres de renaître au paradis

Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

 

 

Citation

Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.

 

 

Citation

Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c’est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage !

 

Etc. 

 

Je vous laisse lire le reste de la charge qui est sévère, ici :

http://www.le-blog-de-la-pintade.fr/2016/09/le-bouddhisme-et-les-femmes-ce-n-est-pas-le-bonheur-non-plus.html

 

Voir aussi :

"Mais pourquoi le Dalaï Lama veut-il être remplacé par une femme ? " alors qu'il a écrit dans son ouvrage Comme la lumière avec la flamme :

Citation

 

"L'attirance pour une femme vient surtout 
De la pensée que son corps est pur 
Mais il n'y a rien de pur 
Dans le corps d'une femme

De même qu'un vase décoré rempli d'ordures 
Peut plaire aux idiots 
De même l'ignorant, l'insensé 
Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps 
Avec ses trous excrétant les éléments

Est appelée par les stupides 
Un objet de plaisir".

 

À lire ici :

https://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2013/04/24/mais-pourquoi-le-dalai-lama-veut-il-etre-remplace-par-une-femme.html

Publié le

Christian,

Je ne suis pas bouddhiste moi même (plutôt sympathisant bouddhiste ou, en tout cas, on va dire très intéressé par la philosophie bouddhiste et souvent en accord avec cette vision particulière de l'existence).

Les questions que tu posent sortent un peu du cadre du sujet de ce fil mais bon...

Au sujet de l’idée de la réincarnation : Ce n’est pas une idée uniquement bouddhiste ou hindouiste, elle existe en occident depuis l’antiquité (chez Platon notamment). Après le terme "réincarnation" est impropre dans le bouddhisme puisqu’il n’y a pas d’âme qui se réincarne, renaissance serait plus approprié dans le cas du bouddhisme (c’est un courant de conscience sans cesse fluctuant qui passe de vie en vie). Il faudrait aussi préciser les nuances entre réincarnation, métempsycose…


Bref… l’idée me semble pertinente dans la mesure où énormément de choses que nous pouvons observer dans la nature se basent sur des cycles.


Dans une certaine mesure nous nous réincarnons d’instant en instant, à chaque inspiration et expiration, notre corps ne cesse de changer, de mourir et de renaitre ainsi que notre esprit qui n’est jamais le même. Que le processus se poursuive après la mort physique sous une autre forme ne me me pose pas de problème conceptuel majeur.

Au sujet de la position des femmes dans le bouddhisme : la question est complexe car il n’y a pas un bouddhisme mais des bouddhismes.

Il faut voir la part culturelle des choses aussi.

Le Bouddha a pu dire des bêtises au sujet des femmes (tout comme Freud en a dit lui aussi)… Après, comme tu le sais, je fais le tri et j'évite de  "jeter le bébé avec l’eau du bain". 🙂

Publié le
Il y a 4 heures, Christian GIRARD a dit :

"L'attirance pour une femme vient surtout 
De la pensée que son corps est pur 
Mais il n'y a rien de pur 
Dans le corps d'une femme

De même qu'un vase décoré rempli d'ordures 
Peut plaire aux idiots 
De même l'ignorant, l'insensé 
Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps 
Avec ses trous excrétant les éléments

Est appelée par les stupides 
Un objet de plaisir".

Ça aussi c'est à remettre dans un certain contexte.


Il existe dans le bouddhisme tibétain un certain nombre de pratiques et de méditations où tu visualise le corps d'une femme qui t'attire et tu l'imagine en décomposition et en putréfaction. Le but étant de prendre conscience de l'impermanence des choses et de la relativité de nos attachements (dans certains cas c'est ton propre corps que tu visualise en décomposition). Je conçois que ce type de pratiques puissent nous sembler, à nous, un peu morbides. Il faut aussi remettre ça aussi dans le contexte culturel et dans l'ensemble des pratiques tibétaines relatives à la mort.

Publié le
il y a 27 minutes, Patrick (Shiva) a dit :

Les questions que tu posent sortent un peu du cadre du sujet de ce fil mais bon...

Tu as fait référence aux Bodhisattvas dans un document où l'on lit « L'enseignement du Dalaï-lama », j'ai juste été emporté par le sillage. 

 

 

il y a 30 minutes, Patrick (Shiva) a dit :

Au sujet de l’idée de la réincarnation : Ce n’est pas une idée uniquement bouddhiste ou hindouiste, elle existe en occident depuis l’antiquité (chez Platon notamment). Après le terme "réincarnation" est impropre dans le bouddhisme puisqu’il n’y a pas d’âme qui se réincarne, renaissance serait plus approprié dans le cas du bouddhisme (c’est un courant de conscience sans cesse fluctuant qui passe de vie en vie). Il faudrait aussi préciser les nuances entre réincarnation, métempsycose…


Bref… l’idée me semble pertinente dans la mesure où énormément de choses que nous pouvons observer dans la nature se basent sur des cycles.

L'idée te paraît pertinente... dès lorsqu'elle s'éloigne considérablement de ce qui nous en est communément présenté. Ce à quoi tu adhères est finalement un postulat quasi scientifique, à savoir que la matière, l'énergie, se composent, se décomposent, se recomposent...  « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. » (Anaxagore)

 

il y a 40 minutes, Patrick (Shiva) a dit :

Dans une certaine mesure nous nous réincarnons d’instant en instant, à chaque inspiration et expiration, notre corps ne cesse de changer, de mourir et de renaitre ainsi que notre esprit qui n’est jamais le même. Que le processus se poursuive après la mort physique sous une autre forme ne me me pose pas de problème conceptuel majeur.

 

Encore un problème d'emploi de vocabulaire abusif à mon sens. Je disais exactement un peu la même chose en avril 2018 mais sans parler de « réincarnation » ni même de « mourir » ou « renaître » :

Le 12/04/2018 à 13:16, Christian GIRARD a dit :

Non car je me suis créé mes propres contraintes et que je continue d'apprendre, de ressentir etc. donc d'évoluer. "Le changement c'est maintenant" :D. Si tu me lis dans VM, tu verras que je suis plutôt lié à l'idée qu'un être est en perpétuelle "mutation" (transformation) et que les continuités de vies psychiques et/ou physiques sont une apparence, un leurre utile mais qu'à chaque seconde on est autre. 

Source : https://virtualmagie.com/forum/sujet/22144-les-signes-de-lexistence-de-dieu/?do=findComment&comment=574508

 

 

 

Publié le
il y a 4 minutes, Patrick (Shiva) a dit :

Il existe dans le bouddhisme tibétain un certain nombre de pratiques et de méditations où tu visualise le corps d'une femme qui t'attire et tu l'imagine en décomposition et en putréfaction. Le but étant de prendre conscience de l'impermanence des choses et de la relativité de nos attachements (dans certains cas c'est ton propre corps que tu visualise en décomposition). Je conçois que ce type de pratiques puissent nous sembler, à nous, un peu morbides. Il faut aussi remettre ça aussi dans le contexte culturel et dans l'ensemble des pratiques tibétaines relatives à la mort.

Merci en effet de contextualiser. De toute façon la putréfaction elle-même peut être perçue comme un processus positif de « régénération ». Mais le texte était quand même centré sur la femme. S'il s'était agi de « l'être humain » dans son ensemble et sa diversité en tant que corps animal « excrétant les éléments » ce serait un peu moins choquant n'est-ce pas ? (Ça me rappelle qu'il faut que j'ouvre un sujet ou que j'édite un message sur Bill Gates.)

Publié le (modifié)
il y a 20 minutes, Christian GIRARD a dit :

L'idée te paraît pertinente... dès lorsqu'elle s'éloigne considérablement de ce qui nous en est communément présenté. Ce à quoi tu adhères est finalement un postulat quasi scientifique, à savoir que la matière, l'énergie, se composent, se décomposent, se recomposent

Je ne sais pas ce que tu appelles "ce qui nous est communément présenté" mais pour ma part cette vision "scientifique" de la renaissance est conforme à ce que j'entends chez bien des enseignants bouddhistes (le petit côté "métaphysique" en plus ☺️).

Matthieu Ricard pour ne citer que lui dit ceci :

Citation

Concernant la réincarnation, les méprises sont fréquentes et nombreuses même parmi les bouddhistes. Selon le bouddhisme, effectivement, il n'y a pas d'âme et il n'y a pas non plus de ‟personne” considérées comme des entités distinctes. Il n'y a qu'un flot dynamique d'expérience, instant après instant, que l'on appelle la conscience. Dans le monde de l'inanimé, il est admis que « rien ne se crée, rien de ne perd ». Il n'y a que des transformations. La matière ne peut naître ex nihilo. Selon le bouddhisme, il en va de même de la conscience, qui ne peut ni surgir de rien ni passer de l'existence phénoménale au néant. D'où l'idée d'un continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être.

 Source

Modifié par Patrick (Shiva)
Publié le (modifié)

... et ce que Matthieu Ricard appelle un "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être" est le tissu de notre vie même sans parler de "renaissance". Nous ne cessons, en effet, à chaque instant, de passer d'état d'être en état d'être. ☺️

Modifié par Patrick (Shiva)
Publié le
Il y a 1 heure, Patrick (Shiva) a dit :

Matthieu Ricard pour ne citer que lui dit ceci :

Selon le bouddhisme, il en va de même de la conscience, qui ne peut ni surgir de rien ni passer de l'existence phénoménale au néant. D'où l'idée d'un continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être.

Ah tu sors le joker « Mathieu Ricard ». Ce "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être" dont il parle n'est pas étayé par des arguments scientifiques. S'il faut adhérer aux idées farfelues 😉 du bouddhisme, pourquoi pas à celles d'un Dieu incarné en homme, crucifié puis ressuscité, ou aux foudres de Zeus tant qu'on y est... En tout cas, pour ce qui concerne le monde des idées, ces mythologies et ces cosmogonies émerveillent, que d'inventivité dans ces esprits humains à travers les millénaires pour tenter de trouver des réponses aux mystères du Monde. 

 

Il y a 1 heure, Patrick (Shiva) a dit :

... et ce que Matthieu Ricard appelle un "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être" est le tissu de notre vie même sans parler de "renaissance". Nous ne cessons, en effet, à chaque instant, de passer d'état d'être en état d'être. ☺️

Ce serait quand même étrange qu'au lieu de « tissu de notre vie même sans parler de "renaissance" » sa main ait dérapé sur le papier (ou le clavier) pour écrire malencontreusement "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être". Mais bon, c'est bien là le problème de l'interprétation, on peut faire dire ce qu'on veut à des phrases un peu nébuleuses. Mais enfin, soyons un peu bouddhiste et gageons que tout cela n'a finalement pas beaucoup d'importance...  🙂 

Publié le
il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

Ah tu sors le joker « Mathieu Ricard ». Ce "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être" dont il parle n'est pas étayé par des arguments scientifiques

Il ne s'agit pas de théorie scientifique. C'est juste une compréhension disons phénoménologique de nos états de conscience. Il y a aussi des philosophes non bouddhistes qui voient les choses comme ça. Regardes du côté de William James avec son "pragmatisme radical" et son concept de "l'expérience pure". Ernst Mach développe une vision très similaire dans son "analyse des sensations".

Pas le temps de développer mais j'en ai déjà parlé par ici.

Ernst_Mach_Innenperspektive (1).png

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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