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Je crois que tu peux même remonter encore un peu... René Descartes: "Les Méditations métaphysiques" parues en 1641.

Ah ! J'ai cru que personne n'allait en parler, sauf que l'on peut remonter, trois ans plus loin encore avec "Le Discours de la Méthode", du même René Descartes (à jouer) et dans lequel apparait pour la première fois le fameux "Je pense donc je suis" (repris effectivement trois ans plus tard dans les méditations métaphysiques), qui répond quasiment à la question.

Allez, on peut remballer et passer à autre chose :) !

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Je pense donc je suis.

Je pense… : Je dirais (tout au plus) que quelque chose pense.

Le « Je » et le « Moi » font référence à une entité trop complexe à définir et trop insaisissable. De nombreux chercheurs spirituels et pas des moindres (le Bouddha par exemple) ont tenté vainement de saisir ce « moi » et ce « je ». Les psys (qu’ils soient d’inspiration psychanalytique ou plus scientifique comme les comportementalistes) rencontrent la même difficulté.

...donc... : voila une relation de causalité basée sur la première affirmation (qui, elle-même, est déjà sujette à forte caution).

Je note que certains courants en philosophie (la phénoménologie par exemple) ont des visions tout à fait originales des relations de causalité voire remettent complètement en question le principe de causalité. Il n’y aurait qu’une série de phénomènes qui apparaissent successivement (ou instantanément, tout dépend de la vision qu’on a du temps) sans relation les uns avec les autres. La causalité étant vue comme une construction mentale. Là encore, je ne veux pas dire que je souscris totalement à cette vision. J’alimente simplement le débat et je montre que toutes les évidences peuvent être remises en question.

je suis. Tiens, le tétragramme hébraïque YHWH traduit tantôt par « Jéhovah », « Yahvé » ou, pour les versions les plus modernes de la Bible, « l’Eternel » signifie « Je suis celui qui est »…

Revoila Dieu ?

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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le tétragramme (que les versions plus modernes traduisent en effet par "l'Eternel" ou par "le Seigneur", ce qui est plus proche de la tradition juive) peut en effet se traduire par "Je suis celui qui est" (ou, plus correct grammaticalement: "Je suis celui qui suis") ou par "Je suis: Je suis". Ce qui donne à penser que Dieu est l'être par excellence, celui qui est (qui était et qui vient...). Et qu'alors, nous ne sommes qu'à travers Dieu.

Cela dit, la réflexion sur "je" est très intéressante: "Je" n'est-il pas l'union parfaite d'un corps et d'une âme formant un tout?

Il semble bien qu'il y ait une continuité entre le "Je" que je suis actuellement, le "Je" que j'étais il y a 20 ans et le "je" que je serais demain. C'est toujours la même personne. Et pourtant, mes pensées ne sont pas les mêmes (mais elles restent marquées par la notion du temps). Les cellules qui composent mon organisme ne sont pas les mêmes (quoique toutes descendantes d'une seule), les acides aminés, les protéines, les atomes qui composent ces cellules ne sont pas ceux qui étaient présents à l'origine, et pourtant je reste moi. Bien que composé d'atomes qui ont pu appartenir auparavant à un bœuf, une pierre, une salade, une limace, un dinosaure, Jules César ou Ravaillac, je ne suis ni l'un ni l'autre de ces êtres/objets. Cela me permet de penser que le côté matériel de l'Homme n'est pas tout, car je ne suis pas la résultante de ce bœuf, de cette salade, du dinosaure ou de Jules César. Bien que composé des mêmes briques (je pioche à chaque instant dans de nouvelles boîtes de Lego), je suis différent et forme un tout. Assembler les briques, même selon un ordre très précis, ne donnera pas un être animé comme moi. Il manquera quelque chose que certains ont appelé "souffle vital" et qu'on peut approcher de la notion d'âme.

La question se pose alors: à partir de quand un composé de moi n'est-il plus moi? Qu'en est-il de la main que je me suis faite amputée? Qu'en est-il des amygdales qu'on m'a enlevées? De ma peau qui desquame? de la main étrangère qu'on m'a greffé à la place de celle perdue?

P.S.: j'ai toujours mes deux mains "d'origine".

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cdmdu.

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Merci Clément pour ces réflexions. C’est un peu là que j’espérais en venir en posant cette question de la réalité de l’existence, laquelle amène forcément à cette autre question que tu abordes : Qui est « Je » ?... Des personnes ont médité 20 ans dans des grottes de l’Himalaya pour tenter de trouver un début de réponse à cette question.

Qui est « Je » ? L’âme ? (si on croit à l’âme), Le corps ? (si on croit au corps :))…

Lorsqu’une personne décède et qu’on se trouve devant son corps il est de coutume de dire « Il est parti ». Il semblerait que « Je » ne soit pas dans le corps (même si le corps fait partie du « Je » mdr ).

L’âme, l’esprit, la conscience font référence à des processus immatériels, impalpables et insaisissables…

Qui est donc « Je » ? Certainement un ensemble, un agrégat temporaire et incertain de diverses choses impermanentes et en perpétuelle évolution et changement (comme peuvent l’être le corps et la conscience).

Si rien n’existe en soi d’une manière autre que changeante et relative quelle est, au fond, la nature (la réalité) ultime des choses ?

P.S. On vient de m'extraire une dent de sagesse, il y a pas longtemps. :)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Le véritable penseur n'a pas peur des apparentes contradictions de ce qui lui apparaît comme réel. Il sait que le vrai est dans le faux, et le faux est dans le vrai. Mais cela ne l'empêche pas de s'efforcer de distinguer le vrai du faux. En cela, il est un chercheur de vérité, même s'il sait que les réponses qu'il trouve ne seront jamais vraies que pour lui.

Source : L'homme à la découverte de son âme - Carl Gustav Jung -

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Bon... plus sérieusement...: Il doit bien exister quelque chose si nous sommes là pour en parler. Là où on peut s'interroger c'est au fond et pour faire court : quelle est la nature de ce qui existe ?

Ben historiquement, le questionnement ontologique apparaît avec Parménide dans son Ode "de la nature".

Avec ta question tu en es donc au niveau de réflexion des présocratiques. Tu vois qu'en cherchant un peu tu trouveras de quoi t'amuser, car l'ontologie a eu l'occasion de faire l'objet de quelques menus écrits en plusieurs milliers d'années... Bonne chance :)

  • 2 weeks plus tard...
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Hé Hé Hé ....

Sujet très intéressant ... Malheureusement, il n'est pas facile d'en débattre sans s’être mis d'accord sur le sens du mot réalité .... Qu'est-ce donc que la "réalité" ... a part un mot qui n'a guère de définition valable.... (comme "amour" ... ou "liberté" ...)

Le monde dans lequel j'évolue, moi, ainsi que mes semblable ..existe... on peu difficilement remettre en cause cette affirmation (je la prend ici comme postulat).

En revanche ce monde n'est que le résultat de mes perceptions sensorielles et de ma logique ... en ce sens, nous vivons dans un monde constitué de pensée.

On peut facilement imaginer qu'il existe une autre réalité en dehors de celle la ... matérielle ou autre ... en dehors de nos perceptions... difficile d'en savoir plus plus puisque par quazi-définition elle nous serait étrangère.....

(C.A.D ... en gros : si on vivait dans la matrice ... Aurions nous seulement des indices pour nous en rendre compte ...)

C'est donc entre autre le physicien (que je suis (même si il est périlleux pour l'étudiant de se posé en spécialiste)) qui tente de percer les mystères de la matière ....du hors-nous.

Et là........

Si les matérialistes primaire croient religieusement (et sans en avoir déja vus ...) a l’existence du proton ou de l’électron .... Le spécialiste se rend bien compte que ça commence sentir le roussit...

Qu'est-ce qu'un électron ....? sûrement pas l'image commune qu'on en a : un toute petite bille (argenté sans doute... avec une charge électrique...)

Pour mois la réponse la plus approprié serait : "un électron .... c'est un vecteur de norme 1 de l'espace de Hilbert"

La Physique quantique a démontré (d'abord Théoriquement... Puis expérimentalement ( voir les expérience d'Alain Aspect !!! (quelle coïncidence ce nom de famille.... ))) que la structure même de ce qui devrait êtres les briques de la matière est modifier par la conscience....

Le simple fait d'avoir conscience d'une information sur un électron... modifie celui-ci INTRINSÈQUEMENT!

Le monde de la matière et de la pensée sont donc bien plus intimement liées que ce qu'on peut penser.

J'espère vous faire mal au cerveau avec cette petite pierre de l'édifice de la déconstruction du réel....

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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