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Le 29/09/2018 à 01:10, Christian GIRARD a dit :

Non, franchement Marc, le temps c'est un concept vraiment complexe à saisir. 

À ce propos, Le Temps (qui passe?) d'Étienne Klein :

Citation

L'heure qu'il est, le temps qu'il fait, l'espace du souvenir ou de la prévision : de quelque côté qu'on l'aborde, par le passé, le futur ou le présent, le temps s'échappe et nous fuit. Il est sans matière et pourtant nous habitons en lui, nous sommes emportés par lui, comme tout ce qui existe. Etienne Klein, à la fois physicien et philosophe, propose ici quelques pistes pour cerner la plus immédiate et la plus difficile de toutes les questions.

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Étienne Klein, quel sacré coquin celui ci.

Quand on l'attend fermement sur un terrain précis en Recherche, il devient de suite nébuleux en chroniqueur de mes balls sur un sujet vague. 

Endiray le pote du cousin du chauffeur du dentiste bourré qui a dit un truc. 

Modifié par Fred Hô
Publié le (modifié)

 

Ce que tu exprimes reprend un peu ce passage de sa fiche sur Wikipédia :

Citation

Présenté régulièrement comme physicien dans les médias, Etienne Klein n'est pourtant pas physicien de profession. Physicien de formation (il est détenteur d'un DEA en physique théorique de l'Université Paris-Sud), il n'est pas docteur en physique (il est en revanche détenteur d'un doctorat en philosophie des sciences de l'Université Paris-Diderot). Bien qu'ayant écrit de nombreux essais et réflexions sur le domaine de la physique et la philosophie des sciences, il n'a jamais publié d'article de recherche dans des journaux de physique avec comité de lecture.

 

Le "pote du cousin du chauffeur du dentiste qui a dit un truc" a certainement dû lire l'oeuvre de Klein 😉 

Citation

 

Conversations avec le Sphinx, les paradoxes en physique, Albin Michel, coll. « Sciences d'aujourd'hui », 1991, Lgf/Le Livre de poche, 1994

Sous l'atome, les particules, Paris, Flammarion, coll. « Dominos » (no 13), 1993, 126 p. (ISBN 2-08-035187-7)

Regards sur la matière. Des quanta et des choses, avec Bernard d’Espagnat, Paris, Fayard, coll. « Le temps des sciences » 1993, 309 p.

Le temps, Paris, Flammarion, coll. « Dominos » (no 52), 1995, 124 p. (ISBN 2-08-035252-0)

avec Marc Lachièze-Rey, La quête de l'unité : l'aventure de la physique, Paris, Albin Michel, coll. « Sciences d'aujourd'hui », 1996, 200 p. (ISBN 2-226-08830-X, ISSN 0246-5558, notice BnF no FRBNF35851619)

Le Temps et sa flèche [actes du colloque], dir. Étienne Klein et Michel Spiro, 1996 ; Champs Flammarion, 2000 et 2013

La physique quantique, Paris, Flammarion, coll. « Dominos » (no 99), 1996, 126 p. (ISBN 2-08-035266-0, notice BnF no FRBNF35820618)

Le Trésor, Dictionnaire des sciences, coauteur (sous la direction de Michel Serres et de Nayla Farouki), 1997

L'atome au pied du mur: nouvelles, Paris, Éd. le Pommier, coll. « Romans & plus », 2000, 154 p. (ISBN 2-746-50053-1, notice BnF no FRBNF37102306)

L'unité de la physique, Paris, PUF, coll. « Sciences, histoire et société », 2000, 336 p. (ISBN 2-13-050585-6, notice BnF no FRBNF37099428)

Moi, U235 noyau radioactif, avec Bernard Bonin et Jean-Marc Cavedon, Paris, Flammarion, 2001, 208 p.

Le temps existe-t-il ?, Le Pommier, Collection Les petites pommes du savoir, 2002

La science nous menace-t-elle ?, Paris, Le pommier, coll. « Les petites pommes du savoir » (no 34), 2003, 62 p. (ISBN 2-7465-0109-0, notice BnF no FRBNF39053694)

C'est bizarre !, Le Pommier, coll. « Quand la science a dit... », 2003

Les Tactiques de Chronos, 2003 ; Champs Flammarion, 2004 et 2009

Petit voyage dans le monde des quanta (Une partie de cet ouvrage a fait l'objet d'une première publication sous le titre : La physique quantique, 1996), Paris, Flammarion, coll. « Champs » (no 557), 2004, 204 p. (ISBN 2-08-080063-9)

Il était sept fois la révolution, Albert Einstein et les autres, Paris, Flammarion, 2005, 237 p.

Le temps qui passe (ill. Sophie Jansem), Paris, Éd. le Pommier, coll. « Les minipommes » (no 16), 2006, 59 p. (ISBN 2-7465-0307-7)

Les jeunes et la science : faire face à la crise des vocations scientifiques, Documentation française, 2007

Le facteur temps ne sonne jamais deux fois, Flammarion, 2007

Les Secrets de la matière, Plon, 2008 ; rééd. Librio, 2015

Galilée et les Indiens. Allons-nous liquider la science ?, Flammarion, 2008

Pourquoi je suis devenu chercheur scientifique, Bayard Jeunesse, 2009

Discours sur l’origine de l’univers, 2010, Champs Flammarion, 2012

La Science en jeu, en collaboration avec Jean-Michel Besnier, Hervé Le Guyader et Heinz Wismann, Actes Sud, 2010

Le Small Bang des nanotechnologies, Odile Jacob, 2011

Anagrammes renversantes, ou le sens caché du monde, en collaboration avec Jacques Perry-Salkow, Flammarion, 2011 et 2013

Rugby quantique, en collaboration avec Jonny Wilkinson et Jean Illiopoulos, Paris, les Presses de l'ENSTA, 2011

D'où viennent les idées (scientifiques)?, Paris, Éd. Manucius, 2013

En cherchant Majorana, le physicien absolu, éditions des Équateurs/Flammarion, 2013 ; rééd. coll. Folio, no 5891, 2015 – élu meilleur livre 2013 dans la catégorie Sciences par le magazine Lire

La Physique des infinis, dialogue auquel participent outre Étienne Klein, Francis Bernardeau, Sandrine Laplace et Michel Spiro, éditions la ville brûle, 2013

Le Monde selon Étienne Klein, Les Équateurs/France Culture, 2014

Y a-t-il eu un instant zéro ?, Gallimard, 2015

Que cherchons-nous dans nos origines ?, en collaboration avec Sophie Marinopoulos et Michel Wieviorka, Belin, 2015

De quels atomes sommes-nous faits ? La matière ce qu'on ne sait pas encore, avec Anna Alter, Le Pommier, 2015

Le Pays qu'habitait Albert Einstein, Actes Sud, 2016

Tout n'est pas relatif, Flammarion, 2017

Sauvons le progrès, dialogue avec Denis Lafay, éditions de l'Aube, 2017

Matière à contredire, essai de philo-physique, éditions de l'Observatoire, 2018

Qu'est-ce que la gravité ? Le grand défi de la physique, codirigé avec Philippe Brax et Pierre Vanhove, Dunod, 2019

De quels atomes sommes-nous faits ? La matière ce qu'on ne sait pas encore, avec Anna Alter, Le Pommier, 2015

Ce qui est sans être tout à fait. Essai sur le vide, Actes Sud, 2019

En savoir plus sur les compétences de Klein ici

https://fr.wikipedia.org/wiki/Étienne_Klein

Modifié par Christian GIRARD
Publié le

Incroyablement encyclopédique. Je ne peux que saluer. 

Factuellement, il reste pauvre à bien des égards. 

Publié le

Eh bien moi j’aime les gens qui sont à la fois philosophes et scientifiques (voire un peu métaphysiciens) comme l’étaient Aristote, Descartes, Newton et tant d’autres…

Vos échanges sur Étienne Klein me font penser à un autre scientifique-philosophe : Michel Bitbol (lui, il se paye le luxe d’être médecin en plus de philosophe et physicien).


La science : l’étude objective des phénomènes au moyen de la méthode expérimentale.

La philosophie : l’ensemble de toutes les questions qu’on peut se poser sur soi même et le monde et leur investigation par la méthode rationnelle.

La métaphysique : L’investigation rationnelle de toutes les questions qui se situent au delà de l’expérience.


Au fond, on ne sait pas très bien ce que sont le temps, l’espace, la matière, la conscience…

La plupart des questions fondamentales restent sans réponse.

Qui est "légitime" pour parler de ces sujets ? Certainement le scientifique, le philosophe et le métaphysicien, chacun avec leur angle de vue différent et complémentaire.

 

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  • 2 weeks plus tard...
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Le 29/09/2018 à 05:32, Marc Page a dit :

Je maintiens qu'à l'issue (allez disons du CP plutôt), la plupart des enfants savent lire l'heure, le temps qu'il faut pour aller de chez eux à certains points à pied ou en voiture, leur date de naissance et leur âge, etc... qui montrent qu'ils ont compris ce qu'était le concept du temps (un des moyens d'organiser sa vie).

Chacun peut définir ce concept comme il veut. Il n'empêche que la majorité les gens (tous âges et tous pays confondus) savent lire l'heure, dire à quelle date ils sont nés, etc...

Si pour toi ce n'est pas cela avoir compris ce qu'était le temps, on rentre dans un débat philosophique et je n'ai pas envie d'y passer du temps.

Je dirais plutôt que ce qui m'intéresse est du domaine de la "philosophie de la physique", cf. ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_de_la_physique

Citation

 

En philosophie des sciences, la philosophie de la physique étudie les questions fondamentales sous-jacentes à la physique moderne, soit l'étude de la matière et de l'énergie et la façon dont elles interagissent. La philosophie de la physique se penche sur les questions métaphysiques et épistémologiques essentielles que pose la physique : la causalité, le déterminisme, et la nature d'une loi physique. Elle se concentre également sur des questions que soulèvent les grands thèmes de la physique contemporaine :

La cosmologie physique : l'espace, le temps, et l'origine et le destin de l'univers ;

La thermodynamique et la physique statistique : l'énergie, le travail d'une force, le hasard, l'information ;

La mécanique quantique : les interprétations divergentes dans ce domaine, et les conclusions controversées.

Il y a des siècles, l'étude de la causalité et de la nature fondamentale de l'espace, du temps, de la matière, et de l'Univers faisait partie intégrante de la métaphysique. Aujourd'hui, la philosophie de la physique fait surtout partie de la philosophie des sciences. Les physiciens se servent de la méthode scientifique pour définir les vérités universelles et les constantes qui gouvernent les phénomènes physiques, et la philosophie de la physique se penche sur les résultats de ces recherches empiriques.

 

Donc je maintiens pour ma part qu'aucun enfant de CP ne peut  comprendre ce qu'est le "concept du temps". Pour ma part ça reste encore une grande énigme...

Pour ceux que ça intéresse, encore une intervention qui fait chauffer les neurones, d'Étienne Klein : 

"ACTISCE - Conférence : Le futur existe-t-il déjà dans l'avenir ? - Étienne Klein - 21/05/2019"

Citation

Nous avons l’habitude de représenter le temps par une ligne formée de points analogues à ceux qui se trouvent dans l’espace. Cette représentation du temps masque un problème redoutable : lorsqu’un instant est présent, où se trouvent les autres instants, notamment ceux du futur ? Existent-ils ailleurs, depuis la nuit des temps, attendant seulement de devenir présents l’espace d’un instant, au moment où le temps passera par eux ? Ou gisent-ils encore dans le néant, hors de toute réalité, pour ne devenir fugitivement réels qu’au moment où ils seront présents ?

 

 

 

  • Merci 1
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« On ne mesure pas le temps évidemment, on ne mesure même pas les durées. On mesure la transformation des durées par le biais d'une spatialisation. Donc ce qu'on mesure avec une montre  ou autre chose ce n'est même pas des durées, c'est des avatars de la durée. »

Source : CLIC

Pour les plus curieux, la vidéo complète :

"QUE NOUS RÉVÈLE LA POLYSÉMIE DU TEMPS ? 29 nov. 2019" :

 

Publié le
Le 03/11/2019 à 16:23, SébastienO a dit :

La vidéo YouTube ayant disparu, voici la même en deux parties sur Dailymotion.

 

Dans la contituité de sa première vidéo sur Bruno Charvet, la chaîne YouTube MaxEstLa continue sur sa lançée.

  • J'aime 2
Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, SébastienO a dit :

Dans la contituité de sa première vidéo sur Bruno Charvet, la chaîne YouTube MaxEstLa continue sur sa lançée.

Clair, net et sans bavure.

Merci à SébastienO d'avoir relayé. 

Et bravo à MaxEstLa d'avoir réussi ce coup de maître avec son acolyte anonyme.  

Modifié par Christian GIRARD
  • J'aime 1
Publié le

Et pour compléter la vidéo de MaxEstLa, voici la vidéo originale de Bruno dont il est question.

 

De manière surprenant, la vidéo, qui à un mois maintenant, est toujours en ligne.

Bon, après la vidéo de MaxEstLa vient juste de sortir aujourd'hui, donc je serais pas étonné qu'elle disparaisse bientôt.

Je suis en tous cas très curieux de voir les possibles répercussions que cette vidéo aura.

 

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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