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Je répondrai comme sur Facebook:

Je suis AE dans l'art et le spectacle vivant. En qualité de prestidigitateur. J'ai posé la question à l'Urssaf des bouches du Rhône:

_Autorisation de faire de la magie chez les particulier et les société dans le cadre prive.

_ Ils m'ont répondu que normalement je n'avais pas le droit d'avoir mon nom sur une affiche dans une salle de spectacle. Mais que c'était toléré!

Si la magie est un rêve, Bienvenue dans le pays des songes!

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)
Hello à tous.

Ce post n'a pas vocation à relancer une centaines de page de débat/engueulade ...

Hihihi :

Ça ne va pas relancer du tout le débat, effectivement ;)

Teddy avait expliqué que l’auto-entrepreneur ne pouvais être artiste qu’en étant réellement indépendant :

Pas de patron, hors lui-même, et une totale indépendance dans le montage des spectacles qu’il va créer :

Il doit louer la salle, vendre les billets, prendre son assurance, engager le personnel complémentaire si besoin, jouer (oui, un peu quand même), et gérer sa compta tout seul (ou en sous-traitant.)

Il n’aurait donc pas le droit d’être au service d’un autre.

Bon, outre la loi, qui est ce qu’elle est, c’est-à-dire dans ce cas, compliquée, j’aimerai réfléchir un peu sur la réalité :

Prenons, par exemple, un auto-entrepreneur qui fait de la plomberie :

Il est son propre patron, ça ne pose pas de problème.

Mais il a des clients :

Il ne décide pas, comme ça, de faire de la plomberie tout seul, dans une salle qu’il aurait loué pour l’occasion, et de vendre ses tuyaux soudés aux visiteurs éventuels de l’atelier, attiré par la pub de l’entrée que le plombier à lui-même collé :

S’il a un tuyau à souder chez quelqu’un, il faut bien que ce quelqu’un lui dise :

Quoi faire :

En gros, réparer la fuite, libre au professionnel de proposer plusieurs solutions (et devis)

Il ne va pas de sa propre initiative décider de changer aussi le chauffe-eau chez vous. Enfin, s’il veut être payé pour ça…

Où le faire :

Ben, sur le lavabo, là où il y a une fuite : l’auto-entrepreneur plombier choisi rarement de sa seule volonté le lieu de travail, à moins de générer ses propres fuites…

Quand le faire :

Ben, quand il y a du monde à la maison, pour lui ouvrir.

Et de préférence le plus tôt possible, qu’on puisse enfin se laver.

On voit donc que l’auto-entrepreneur plombier n’est maitre ni de ce qu’il doit faire (il peut refuser le travail, mais ce n’est pas le but ;) ), ni du lieu, de l’horaire…

Il a bien évidemment une suspicion de lien de subordination avec son client, puisque la prestation de service est toujours une entente entre le professionnel et le client.

Et cela ne pose pas de problème aux plombiers auto-entrepreneurs ?

C’est pour cela que tout le monde est surpris, quand on nous dit que l’artiste, lui, n’a pas droit à tout ça, car il deviendrait suspecté de salariat caché :

Ben, oui, c’est un peu le principe de la prestation de service… on la fait pour quelqu’un, le client (et non l’employeur…)

Donc, je veux bien croire Teddy, puisqu’il nous a montré les papiers qui vont dans son sens, mais je pose la question :

Pourquoi ?

Pourquoi une telle disparité entre le plombier et l’artiste, qui au niveau purement commercial vont tous deux faire une prestation de service ?

Sincèrement, je suis intéressé, car je ne comprends pas la différence.

Au niveau commercial, bien sûr…

Quant au niveau de la nature du travail effectué, on peut voir la différence entre un artisan et un artiste… quoique… il y aurait beaucoup à dire aussi… ;)

C’est un peu le même genre de réflexion qu’on a avec les artistes salariés, intermittents ou non, mais indépendants (non-salariés à plein temps) :

Certes, ce sont des salariés.

Mais en pratique :

-ils fixent leurs tarifs (salaire, frais de route, de consommables…Ce qui est rarement le cas, de nos jours, pour les salariés…) et ont toute latitude pour négocier avec le bénéficiaire de la prestation,

-Ils trouvent eux même leurs contrats (Pas leurs contrats, leurs employeurs, OK… mais cela ressemble drôlement à une recherche de clients, plus qu’à une recherche d’employeurs…)

-ils prennent souvent en charge l’aspect administratif quand « l’employeur » est novice : rare sont les autres type de salariés qui font tout seuls leur feuille de paye, et la donne au patron qui n’a plus qu’à signer ;)

-Ils ont leur propre matériel et véhicules professionnels (c’est bien connu, le tourneur fraiseur qu’on embauche arrive avec sa machine-outil…)

-Ils ne comptent pas leurs heures de travail hors contrat, pour faire tourner leur activité, et rester compétitif

Etc.

Bref, je trouve, moi, que les Intermittents du spectacle devraient être soupçonnés de « Patronat dissimulé », bien plus logiquement que les auto-entrepreneurs du spectacle ne seraient des « salariés dissimulés ».

Mais bon, comme on l’a dit, tout cela est bien compliqué…

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Salut Gibus , Eh oui ce n'est pas simple du tout .

Une petite différence, certes là non plus pas très palpable , c'est qu'un artisan , décidera du jour où il viendra travailler, de plus un artISTE et un artiSAN ne sont pas considérés dans la meme categorie professionnelle vis à vis de la loi il suffit de lire le code du travail spécifique aux artiste

Art. L.7121-3 du Code du Travail

« Tout contrat par lequel une personne physique ou morale s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité, objet de ce contrat, dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce ».

ensuite la fédération des AE elle même met en garde les artites contre ce régime et voici ce qu'elle dit

Il reste cependant possible de recourir au régime d'auto-entrepreneur dans le secteur du

spectacle vivant ou enregistré. Mais la circulaire du 28 janvier le réserve à deux cas

particuliers :

Le premier est celui des entrepreneurs de spectacle vivant. La circulaire rappelle toutefois

que le recours au statut d'auto-entrepreneur ne dispense pas de la réglementation applicable

à cette profession : inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des

métiers et obtention d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Pour obtenir cette licence,

rendez-vous ici ! [2]

Le second cas de figure est celui des prestataires techniques, qui peuvent légalement utiliser

ce statut.

Enfin, la circulaire rappelle aux organisateurs de spectacles (dont les collectivités territoriales)

que le recours aux services d'un auto-entrepreneur prestataire de services - et notamment

prestataire technique - est licite "à la condition que ce dernier exerce son activité de façon

réellement indépendante, faute de quoi la relation entre les parties encourt un risque de

requalification du contrat de prestation en contrat de travail". Une dérive largement possible et

donc un statut à ne pas utiliser car les requalifications feront mal !!

  • 3 months plus tard...
Publié le

Il faudrait déjà que la juriste soit crédible !!! elle enonce des énormités du style un artiste ne peut etre qu'intermittent ou en sté !!!!

Abhérent

Mais bref , nous n'allons pas UNE FOIS DE PLUS EPILOGUER sur le fait que oui ou non un artiste peut e^tre en AE , il y a des textes que "certains" interprètent à leur manière pour que cela les arrange , mais lorsqu'il y aura redressement de la part des URSSAF , ils ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant ......

Publié le
Mais bref , nous n'allons pas UNE FOIS DE PLUS EPILOGUER sur le fait que oui ou non un artiste peut e^tre en AE , il y a des textes que "certains" interprètent à leur manière pour que cela les arrange

Teddy, dans le texte suivant, à la question "Un artiste peut-il être auto-entrepreneur ?", la réponse est : "Un artiste peut être auto-entrepreneur, sauf [... suivent alors des restriction qui ne concernent pas les magiciens...]

http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F22428.xhtml

Peux-tu nous expliquer ce que j'interprète mal ici ?

Publié le (modifié)

Faut lire jusqu'au bout.

Incompatibilité avec le statut d'intermittent du spectacle

Les artistes du spectacle (acteurs, chanteurs, musiciens, etc.) soumis au régime général de la sécurité sociale ne peuvent pas opter pour le régime de l'auto-entrepreneur pour exercer leur activité, car ils sont considérés comme salariés des producteurs ou organisateurs de spectacles.

Cumul chômage/auto-entreprise

Un artiste peut cumuler l'allocation de retour à l'emploi (ARE) avec les revenus que lui procure son activité d'auto-entrepreneur dans la limite des droits restants au demandeur d'emploi en phase de création d'entreprise, et au maximum dans la limite de 15 mois, s'il est allocataire âgé de moins de 50 ans.

Le cumul est également possible avec les allocations spécifiques d'indemnisation du chômage instituées en faveur des artistes et techniciens du spectacle (annexes 8 et 10 de la convention d'assurance chômage du 19 février 2009).

L'ARE peut être cumulée partiellement avec les revenus issus d'une activité exercée dans un autre métier que celui qu'exerce l'artiste à titre principal, selon des modalités spécifiques lorsque l'artiste exerce son activité en qualité d'auto-entrepreneur.

Par contre j'ai vu que les conférenciers peuvent être auto-entrepreneur.

Modifié par Claude KAPP

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    • Merci Patricia même si je ne pense pas avoir fait une contribution si extraordinaire que cela. Disons que mes réponses ne sont pas originales mais que je raisonne d'un point vue "lisibilité pour le public" et souvent, j'estime qu'en mentalisme on a tendance a faire trop de fioritures dans les textes lors de consignes, de constatations ou de récapitulations. Il est bon d'avoir de temps en temps des choses originales et développées pour introduire une ambiance, un contexte (raconter une histoire, avoir un fil conducteur) mais lorsqu'il s'agit de consignes, il faut d'après moi être le plus direct et clair possible. C'est un peu comme les tours de cartes automatiques, leur succès repose en grande partie sur la clarté de vos consignes pour obtenir ce que vous attendez du spectateur (dans sa façon de couper, distribuer ou de mélanger les cartes à un moment par exemple). Pour les constatations, il faut selon moi les limiter au maximum aussi et faire en sorte que cela vienne du spectateur ou que ce soit si évident que le dire n'est pas nécessaire. Exemples : - donner un jeu (même spécial) à mélanger permet de montrer à tous que le jeu est ordinaire et sans préparation (2 en 1). Il n'y a pas besoin de lui dire de l'examiner, encore moins de dire que le jeu est normal et sans préparation car vous obtiendrez évidement l'effet inverse (vous introduirez la possibilité qu'il soit truqué et/ou préparé dans l'esprit des spectateurs). Puisqu'on a pris le risque de mettre le jeu dans les mains du spectateurs, c'est qu'il n'y a rien à voir (c'est ce que penseront les spectateurs). Par contre il peut y avoir une consigne ou un geste qui "impose" sans en avoir l'air une façon de couper ou de mélanger si cela est nécessaire. Ce conseil n'est pas nouveau et à déjà été donné maintes fois, ne serait-ce que sur ce forum, mais le redire peut éviter à certains de faire encore cette "erreur" assez classique, pas forcément de débutant mais simplement parce qu'on y pense pas toujours. - comme le disait Salvano, le meilleur moyen de prouver qu'un récipient est vide lorsqu'on ne peut pas en montrer clairement l'intérieur est de le vider devant les spectateurs sans chercher à montrer que c'est vide. Par exemple : vous avez un seau à champagne préparé pour une routine de seau aux pièces, vous mettez un peu d'eau, des faux glaçons, un foulard ou des confettis dans le fond et avant de l'utiliser, vous le retourner pour en faire tomber son contenu. Autre exemple : vous avez le verre "Infinity Wine". Commencez avec le verre retourné sur votre table. Ainsi, il est évident qu'il ne peut à priori rien y avoir dedans (c'est transparent et à l'envers). Pareil pour les bols de riz. Autre exemple : la boîte tiroir en carton type boîte à chaussure appelée "Magic Box" récemment vendue par Georges Iglesias (mais ce que je vais dire est valable pour toutes les boîtes tiroir). Au début de la routine, je trouve mieux de l'avoir ouverte avec quelque chose dedans (des chaussures par exemple) et au début de votre routine vous la vider puis la refermer. L'apparition à la fin sera moins évidente que si vous commencez avec votre boîte, que vous l'ouvrez pour la montrer vide puis que vous la refermer et la rouvrer pour la montrer pleine. Cela fait très "boîte spéciale". Alors que si vous la vider, que vous faites disparaître quelque chose et que cette chose réapparaît dedans, c'est déjà un peu plus subtil (même si ça reste du très classique). Je cite la boîte de Georges Iglesias car à mon sens, sa version est plus "innocente" bien que cher et fragile (ce n'est que du carton, le papier décoratif noir s'en va facilement au niveau des coins et il faut faire très attention lorsque vous l'assemblez sinon ça ne coulisse pas bien). Enfin, pour les récapitulations, je vais me répéter (inutilement sans doute) : avant de se demander comment récapituler de manière claire et/ou originale, je pense qu'il faut voir si cette récapitulation ne peut pas être évitée. Si il y a ce besoin, c'est qu'on a peur que ce qui précède ne soit pas clair dans l'esprit des spectateurs ou qu'il y avait trop de choses à retenir pour eux (trop d'étapes). Je pense comme Losander, Salvano, Finn Jon, Luc APERS, Eberard RIESE et d'autres qui ont dit à peu près la même chose : le plus dur dans un numéro que l'on pense être abouti, c'est de couper. Souvent, pour améliorer un spectacle, un numéro ou simplement une routine, il ne faut pas ajouter ou modifier (ce que l'on fait le plus souvent) mais enlever tout ce qui n'est pas vraiment utile (et ce n'est pas évident car parfois il faut retirer des choses qu'on a mis beaucoup de temps à trouver, auxquelles on tient tout en sachant que ça n'apporte pas grand chose pour le public). Ce conseil est souvent donné de manière générale mais ici, je veux parler de l'appliquer au choix de nos textes, de ce que l'on va dire. Et cette coupe doit selon moi se faire surtout sur les consignes, les constatations et les récapitulations. Pour le reste (contexte, ambiance, fil rouge, histoire que l'on souhaite illustrer par de la magie,...), on peut s'autoriser plus de liberté, d'originalité mais là aussi, si votre intention est que vos spectateurs se souviennent surtout de la magie, il ne faut pas que l'histoire prenne le dessus. Dernier outil pour inciter les spectateurs à donner une information à notre place : poser une question qui semble innocente. Je vais prendre en exemple Joaquim MATAS qui tourne en ce moment avec une conférence où plusieurs des routines présentées font appel à cela. Par exemple, plutôt que de montrer une série de jokers identiques (cartes parfois étranges pour les spectateurs) et/ou de dire qu'il s'agit de jokers, il demande à un spectateur : "De quoi s'agit-il pour vous ?". Cela rejoint ce que j'ai écrit plus haut sur l'information qui vient du spectateur plutôt que de nous mais ici, ce n'est pas seulement pour clarifier la situation mais aussi pour mieux camoufler le comptage Hamman au pelage réalisé car la question et l'attente de la réponse peut justifier une rupture de rythme dans le comptage (dans n'importe quel comptage d'ailleurs). Cela empêche aussi les spectateurs de compter des cartes également. Bref, on est sur du texte utile, au service de la routine, simple et direct.
    • Bonjour à tous, Ce n'est vraiment mon genre de descendre les créations des autres, mais là, on frise la Publicité Mensongère. Je viens d'acquérir "52 Prediction" de N2G dont la vidéo (visible sur Youtube avec le titre du tour) annonce : - No Force - Spectator can check C'est vrai quelque part, mais ce n'est pas cumulatif : - Soit on force la carte et le spectateur peut l'examiner (mais il suffit de dessiner sur le dos d'une carte et personne n'a besoin d'acheter le tour)  - Soit le spectateur pense librement à une carte, mais la révélation n'est pas du tout examinable ! Et pour tout vous dire, la révélation est même à peine "montrable" car la carte truquée qui permet de produire "n'importe quelle carte pensée" est à mon sens tellement mal faite qu'il faut prendre un très grand recul pour ne pas que le trucage se perçoive. Bien entendu, je laisse la parole à la défense, mais dans tous les cas, j'attire votre attention sur ce tour qui, de mon point de vue, ne mérite pas les 30$ que réclame son "créateur" (et à l'instant où j'écris, il fait des promos à 10$ pour écouler son stock!). Si cela peut permettre à certains d'économiser leur argent... Belle journée à vous, PS : Si l'un de vous veut me racheter le tour... écrivez-moi.
    • Eh oui. J’ai d’ailleurs signalé les productions d’Ivan dans cet autre sujet :   
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