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Bonjour , je suis un peu "fatigué" de dire reredire, rereredire que A.E. pour un artiste est quasiment impossible puisque nous ne sommes JAMAIS independants quant au jour, heure, lieu, de prestation.

A PARTIR DU MOMENT où un "donneur d'ordre" ( traduisez : ORGANISATEUR) vous donne l'obligation de ses 3 éléments VOUS AVEZ AUTOMATIQUEMENT UN LIEN DE SUBORDINATION pour l'URSSAF et donc vous ne pouvez pas etre en A.E.

J'ai la lettre de l'URSSAF service Juridique qui le confirme , vous pouvez toujours tenter votre chance , MAIS le jour où l"URSSAF controlera l'organisateur , ils vous tomberont dessus et vous redresserons et la ca va piquer !!! et ce n'est pas la pseudo juriste qui vous paiera la facture !!.....

De plus essayez d'obtenir votre licence de Producteur et votre RC ( OBLIGATOIRE dans ce domaine ) ce n'est pas gagné!!!!!

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Faut lire jusqu'au bout.

Incompatibilité avec le statut d'intermittent du spectacle

Oui, là nous sommes d'accord, on ne peut pas être à la fois intermittent et AE pour la même activité, ce qui est la moindre des choses... :) (Mais on peut être intermittent et AE pour une autre activité...)

Moi je parle de ceux qui ne veulent pas être intermittents. De ceux qui ne veulent pas bénéficier des allocations chômage ni d'aucune aide. Ils veulent juste faire leur prestation et la facturer.

Pour ceux-là, d'après le texte que j'ai cité (et la fameuse circulaire dont j'ai oublié le charmant numéro, et tous les autres textes que j'ai pu trouver), qu'est-ce que j'interprète mal dans la phrase : "Un artiste peut-il être auto-entrepreneur ? Un artiste peut être auto-entrepreneur, sauf s'il exerce des activités artistiques rémunérées par des droits d'auteur qui dépendent de la Maison des artistes ou de l'Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa)."

Bonjour , je suis un peu "fatigué" de dire reredire, rereredire que A.E. pour un artiste est quasiment impossible puisque nous ne sommes JAMAIS independants quant au jour, heure, lieu, de prestation.

A PARTIR DU MOMENT où un "donneur d'ordre" ( traduisez : ORGANISATEUR) vous donne l'obligation de ses 3 éléments VOUS AVEZ AUTOMATIQUEMENT UN LIEN DE SUBORDINATION pour l'URSSAF et donc vous ne pouvez pas etre en A.E.

Je sais Teddy que tu es "fatigué", mais à partir du moment où tu affirmes les choses d'une façon très "forte" sur quelque chose, et que en lisant les textes officiels on a l'impression que tu n'as pas exactement raison, on a aussi envie de revenir parler de notre point de vue. Ne serait-ce que pour que ceux qui se posent la question aient matière à réfléchir et à se renseigner auprès des autorités compétentes...

Il ne faut pas faire que lire les textes de lois, il faut comprendre le sens de la loi.

L'article L.762-1 du code du travail ("Tout contrat par lequel une personne physique ou morale s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n'exerce pas l'activité, objet de ce contrat, dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce.") sert à protéger les artistes.

S'il n'y a rien d'autre, alors par défaut le statut de l'artiste est le statut le plus avantageux, à savoir celui de salarié. Là nous sommes d'accord.

Mais si l'artiste lui-même est inscrit au Registre du commerce, alors il n'est plus considéré de fait comme salarié (c'est la partie de la phrase "...dès lors que cet artiste n'exerce pas l'activité, objet de ce contrat, dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce" qui le dit).

Le fait qu'il y ait une heure et un lieu de prestation ne constitue pas un lien de subordination. Le traiteur aussi doit être présent à un lieu et à une heure donnés, et le cela ne le contraint pas à être salarié.

En bref, je ne cherche pas forcément à avoir raison. J'expose juste ce que je pense avoir compris des textes officiels que j'ai lu. Mais je suis prêt à ce que l'on m'explique ce que j'ai mal compris.

J'ai la lettre de l'URSSAF service Juridique qui le confirme

Peux-tu nous la faire passer en intégralité s'il-te-plaît ? Cela m'intéresse, merci ! :)

Publié le
Salut Gibus , Eh oui ce n'est pas simple du tout .

Une petite différence, certes là non plus pas très palpable , c'est qu'un artisan , décidera du jour où il viendra travailler, de plus un artISTE et un artiSAN ne sont pas considérés dans la meme categorie professionnelle vis à vis de la loi il suffit de lire le code du travail spécifique aux artiste

Art. L.7121-3 du Code du Travail

« Tout contrat par lequel une personne physique ou morale s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité, objet de ce contrat, dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce ».

ensuite la fédération des AE elle même met en garde les artites contre ce régime et voici ce qu'elle dit

Il reste cependant possible de recourir au régime d'auto-entrepreneur dans le secteur du

spectacle vivant ou enregistré. Mais la circulaire du 28 janvier le réserve à deux cas

particuliers :

Le premier est celui des entrepreneurs de spectacle vivant. La circulaire rappelle toutefois

que le recours au statut d'auto-entrepreneur ne dispense pas de la réglementation applicable

à cette profession : inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des

métiers et obtention d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Pour obtenir cette licence,

rendez-vous ici ! [2]

Le second cas de figure est celui des prestataires techniques, qui peuvent légalement utiliser

ce statut.

Enfin, la circulaire rappelle aux organisateurs de spectacles (dont les collectivités territoriales)

que le recours aux services d'un auto-entrepreneur prestataire de services - et notamment

prestataire technique - est licite "à la condition que ce dernier exerce son activité de façon

réellement indépendante, faute de quoi la relation entre les parties encourt un risque de

requalification du contrat de prestation en contrat de travail". Une dérive largement possible et

donc un statut à ne pas utiliser car les requalifications feront mal !!

Il y a 10 ans j'ai écrit un petit texte humoristique. Je vois avec effroi que la réalité a dépassé la fiction....

"un bon artiste est en règle avec l’administration française. Donc un bon artiste est en permanence inscrit au chômage ! Vous devez impérativement vous inscrire à L’ASSEDIC, l’ANPE, CONGES SPECTACLES, l’AFAP, GUICHET UNIQUE, CHAMBRE DE COMMERCE, SYNDICATS CGT et CFGT, LA GRANDE LOGE D’ORIENT, la PREFECTURE de votre département et au MEDEF. Mais je le répète : la plus importante démarche à faire est l’inscription au chômage. Cela vous donne l’aura d’un « grand » qui n’accepte pas n’importe quoi. Un magicien qui est en règle avec ces organismes indispensables, prouve qu’il est professionnel. Ne croyez surtout pas à ceux qui vous disent « travaillez au début n’importe où, pour n’importe quel cachet et si nécessaire au black ! » : Ce sont des escrocs ! Les entreprises du monde entier se battent pour payer à un débutant qui rode son numéro les mêmes sommes astronomiques qu’ils dépenseraient pour un vieux con qui fait son minable numéro depuis dix ans au « LIDO ». Surtout n’acceptez pas n’importe quoi : vous êtes une nouveauté, vous avez un plan de carrière, vous êtes donc précieux !

Si au hasard un petit comité des fêtes à la campagne ou un particulier a le désir de vous engager, exigez toutefois avant le spectacle :

Votre paiement par virement administratif

Votre fiche de paie, celle de vos partenaires, de votre maquilleuse, votre coiffeur et votre agent et manager personnel (tous des « intermittents »)

Une copie du reçu de ses cotisations pour les Congés spectacles, l’ASSEDIC, le GRISS, l’URSSAF, la SACEM, les syndicats, la TVA, pour les impôts supplémentaires (sécheresse, fonds de secours, remboursement de la dette sociale) et de la taxe sur les boissons.

Demandez aussi un double de l’autorisation préfectorale, déclaration préalable de l’embauche, contrat d’assurance accident et maladie (avec mutuelle !), sa licence d’entrepreneur de spectacle, son numéro d’inscription au registre du commerce, ainsi que ses déclarations d’impôts des cinq dernières années, ainsi que son casier judiciaire. Tout cela prouve que vous n’êtes pas un amateur et qu’on vous ne la fait pas !

Une personne de bonne volonté et en bonne santé ne mettra généralement pas plus de six mois pour faire ces démarches absolument nécessaires. Et n’oubliez pas : pas de fausse pitié avec les magouilleurs ! Accepter un règlement en liquide n’aura qu’un sens : dénoncer votre client aux organismes concernés après paiement. De cette façon votre client ne vous oubliera jamais."

www.ottowessely.fr

  • 1 année plus tard...
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Animateur d'activités culturelles, techniques ou ludiques, c'est possible!

Photographe, c'est possible...

AE n'est donc pas compatible avec le Statut MAGICIEN, oui c'est vrai

pourtant, j'estime qu'il y a environ 400 magiciens en France qui sont en micro-entreprise.

Combien on eu de redressement et qui ont payé cette amende? à ma connaissance : 0

Combien sont en prison? 0

Publié le

C'est magnifique en France , parce qu'on ne tombe pas sur LE gendarme qui va vous controler en alcotest , allons y gaiement continuons à rouler bourré meme si on tue une personne au passage , ce n'est pas grave 400 autres bourrés ne sont pas inquiétés !!!! Belle mentalité !

Les artistes professionnels sont en train de crever parce que les medias les decrivent comme des nantis et des profiteurs , parce que d'autres qui ont une bonne situation la semaine peuvent se permettre de travailler au BLACK le week end en cassant les prix face aux professionnels et enfin parce que les plus malins se disent qu'en faisant semblant d'etre en régle avec l'A.E. et des cotisations à "minima" tout se passera bien

Bravo continuons ainsi et vive la France

( C'etait le coup de gueule du printemps)

Publié le

c'est bien ça le problème!!!

bonjour je suis intermittent = ( dans la tête du client) je suis un chômeur qui travaille de temps en temps...

Magicien en auto entrepreneur :

Bonjour je suis chef d'entreprise, je peux vous proposer mes services.

et vous n'aurez qu'une facture.

pourquoi, diable, un DJ, à parfaitement le droit d'exercer en A.E, comme un photographe, mais pas un illusionniste?

et est ce que les DJ et les photographe pro, viennent pleurer?

je suis pour l'égalité, si un magicien est auto entrepreneur, pourquoi pas tout les autres?

bref, ceux qui font du black, défendent le black.

ceux qui sont intermittent défendent les intermittent

ceux qui sont A.E défendent les A.E.

Publié le

D'accord , mais en réalité l'A.E. est dévoyée car il faut IMPERATIVEMENT etre AUTONOME et n'avoir aucun lien de SUBORDINATION avec un organisateur pour utiliser l'AE dans le spectacle . Or je ne connais que TRES TRES TRES TRES peu de magicos , voir pas du tout qui loue un palais des congres ,ou une minable salle des fetes fait la pub , organise la billeterie paye la SACEM etc etc etc donc ils dependent bien d'un "SUBORDONNE"

Dernièrement discutant avec une personne de l'Urssaf , c'est dans leur "valise" de controler les AE spectacle ( il y a bon banania) et une methode TRES simple pour savoir si il y a lien de subordination avec un organisateur ce sera d'aller chercher le bordereau de SACEM et voir qui l'a payé !!!!!!!

Publié le
D'accord , mais en réalité l'A.E. est dévoyée car il faut IMPERATIVEMENT etre AUTONOME et n'avoir aucun lien de SUBORDINATION avec un organisateur pour utiliser l'AE dans le spectacle . Or je ne connais que TRES TRES TRES TRES peu de magicos , voir pas du tout qui loue un palais des congres ,ou une minable salle des fetes fait la pub , organise la billeterie paye la SACEM etc etc etc donc ils dependent bien d'un "SUBORDONNE" …

Je suis d’accord que c’est dans les textes, mais je n’ai toujours pas compris pourquoi c’est dans les textes…

Un plombier en AE, par exemple :

Il ne va pas faire lui-même des fuites dans son atelier, et les vendre réparées au client, sur les marchés :

Il va venir sur demande du client, aux heures ou le client est là, pour faire ce que demande le client.

Il n’a pourtant pas de subordination, mais à un rapport normal de prestataire à client.

Pourquoi n’est-ce pas la même chose en spectacle ?

Le client veut un spectacle pour l’anniversaire du gamin.

Le magicien viens à l’heure convenue, il ne décide pas de venir la semaine suivante.

Il fait le spectacle de la durée convenue, avec éventuellement un thème convenu : ces critères sont utilisés dans le cas de toute prestation de service.

Tout cela met un lien de subordination ?

Ben, je ne vois pas la différence entre ce type de prestation et une société de prod qui obtiendrait le contrat…

Je comprends que cela te fasse râler, Teddy, car les charges ne sont pas équitables par rapport aux artistes « salariés ».

Mais il y a des contreparties :

Pas de statut d’intermittence possible, des vacances et de la retraite hypothétique, prise de risque personnelle (bon, on la retrouve dans le cas des artistes salariés, ok… ), nécessité d’avoir une licence etc.

Bref, tout cela n’est pas très au point… mais je n’ai sans doute pas tout compris, n’étant pas politicien…

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

C'est à dire que la "nuance" entre artiste et reprenons le plombier par exemple c'est que le plombier va dire " je suis disponible jeudi , je viens donc ce jour là" tandis que l'artiste devra IMPERATIVEMENT etre présent à l'heure dite sur le lieu de prestations et d'autant plus qu'il "dépendra" de son commanditaire en ce qui concerne la pub , le reglement de la sacem , la billéterie etc..... C'est d'ailleurs pour cela qu'ils obligent à avoir la LICENCE pour que ce soit l'artiste qui fasse TOUTES les demarches administratives .

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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