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En association loi 1901 ce n'est pas illégal si tu respectes le but non lucratif (pas de bénéfices ou bénéfices réinvestis dans l'association) et que tu respectes le nombre de prestations annuelles prévues par les textes (6 par année civile de mémoire).

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Il y a 21 heures, darlone a dit :

En association loi 1901 ce n'est pas illégal si tu respectes le but non lucratif (pas de bénéfices ou bénéfices réinvestis dans l'association) et que tu respectes le nombre de prestations annuelles prévues par les textes (6 par année civile de mémoire).

Ce n'est pas exactement ce dont je me souvient de la loi 1901...

Il n'est aucunement interdit de faire du bénéfice, d'avoir un compte en banque débordant de façon permanente, de faire des placements, d'acheter des biens immobiliers (liés à l'objectif de l'association... on peut avoir plein de biens immobiliers, si ce sont des dons...)... bref, de manipuler des sous en veux tu en voila ;)

Ce qui est interdit, c'est de redistribuer ce bénéfice aux membres, sous forme d'argent.

voir article 1 de la loi:
 

Citation

 

Article 1

L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d'une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations.

 

En dehors de ça, il y a peu de limites, si ce n'est sur les biens immobiliers quand on n'est pas reconnu d'utilité publique...

voir les autres articles de la loi:

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069570

Le but de l'association doit aussi intervenir dans l'utilisation de son argent, bien sûr:

Mais une association peut investir effectivement pour acheter du matériel, consommable ou amortissable, lié à son activité.

Et aussi pour faire des investissement afin d'assurer sa pérennité: donc, avoir une réserve.

Elle peut former ses membres: matériel pédagogique, formation après d'intervenants rémunérés, stages etc.

Elle peut faire des actions liées à ses buts en direction des non adhérents aussi.

Elle peut indemniser les frais réels de ses membres, frais liés à leur activité pour l'association.

Bref, elle gère les sous quasiment comme elle veut, sauf qu'elle ne peut pas les reverser aux gens directement.

Elle peut par contre faire des dons à d'autres associations, notamment humanitaire.

L'idée de dire que l'association 1901 ne doit pas faire de bénéfices est liée à une conception idéologique de cette forme d'association, mais ce n'est pas ce qui est obligatoire.

j'ai vu par exemple, dans une association, des gens mal à l'aise car il restait des sous en caisse à la fin de l'année.

c'est une aberration:

la présence d'une confortable réserve financière permanente est un gage de stabilité pour l'association.

Si on remet en cause son existence tous les ans, en cas de mauvaise année, car on tient à tout dépenser tout le temps, c'est une conception du fonctionnement associatif,  certes, mais pour moi on ne gère pas bien son association.

Avoir de l'argent permet d'entreprendre plus de choses, et d'avoir une sécurité dans le temps.

Les association n'ont pas à avoir de complexes vis à vis de leur argent.

Les limitations imposées pour l'exonération de TVA, l'imposition sur les bénéfices etc permettent de distinguer clairement une association d'une société.

Passer ces limites, elle devient de fait une société, avec les contraintes qui vont avec...

Mais comme la grande majorité des associations sont bien loin des sommes limites, il n'y a pas de problème dans le cas dont on parle ici...

Et n'oubliez pas, messieurs les magiciens, qu'une bonne part de vos employeurs sont des associations... il ne faudrait pas cracher dans la soupe non plus...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

D'accord avec toi Gilbus c'est bien ce que je disais et que je résumais sans doute trop simplement par "bénéfices réinvestis dans l'association" :D , le but de l'asso ne peut être de faire gagner de l'argent individuellement à ses membres,ceci dit on peut reverser directement de l'argent à des personnes si elles sont salariées de l'association. Par contre créer une association, être membre du bureau et être salarié cela peut poser des problèmes ! (je dis cela pour des petits malins voulant détourner la loi)

www.dedales-hypnose.fr

Publié le

C'est sûr qu'il vaux mieux éviter les ennuis, si on veux se faire engager par une association, et ne pas être à la tête de cette association:

Les choses deviennent compliquées, si l'employeur est aussi l'employé. ;)

Remarque, ce n'est pas interdit, on ne peux pas systématiquement assimiler un membre du bureau avec la gouvernance de l'association... mais c'est juste compliqué...

Restons dans un cas simple, ou une association dont on n'est pas membre du bureau, et ou on n'intervient pas dans la gestions, nous fait un GUSO ou un contrat...

Ensuite, dans le cas d'interventions bénévoles au sein de l'association, il n'y a pas d'obstacle pour qu'un dirigeant de l'association remplisse une mission pour celle-ci, genre un spectacle.

C'est même logique qu'un dirigeant d'association s'implique dans le fonctionnement...

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)
il y a 28 minutes, Andy Scott a dit :

ou inversement ;)

 

justement non ;)

Parler pour ensuite traiter les cas difficiles passe par une dénonciation des dérives flagrantes.

Appelons un chat un chat sans peur de prononcer le mot 9_9

Simple constat.

OK, dénonçons, dénonçons, mais clairement, dans ce cas ;)

Quels cas veux tu dénoncer?

-ceux des gens faisant une asso, facturant avec l'asso, et empochant les sous ensuite sans justification?

oui, c'est mal. c'est du vol caractérisé (l'association est la victime, mais il y a peu de chance qu'elle porte plainte, vu qu'elle a été créé pour ça par le malhonnête... mais c'est totalement contraire à la loi de 1901!), aggravé de travail non déclaré, puisque l'argent est celui d'un travail qui n'a pas été soumis a des charges. Et pour ce dernier cas, ça craint!

-ceux des gens faisant une asso, travaillant bénévolement pour l'asso, et profitant ensuite des investissement de l'asso?

Ben, la, jusqu’à preuve du contraire, c'est le fonctionnement normal d'une association, ou chacun apporte son temps et ses compétences bénévolement, mais souvent bénéficie des services de l'asso.

-ceux travaillant bénévolement pour l'asso qui elle facture un client, puis se faisant engager au GUSO par l'asso, sur un autre contrat?

Ben, la, je ne vois pas ce qui est illégal. il y a une action bénévole, puis une autre qui est salariée et déclarée, donc charge payée et tout.

il est courant que les actions bénévoles des associations soient faite pour financer l'engament de professionnels ensuite : que ce soit le même qui fasse bénévole, puis salarié sur une autre action, ne me semble pas une aberration.

 

Bon, j'ai peu d'imagination pour les turpitudes, donc pouvez vous décrire les malversations engendrées par ces associations que vous vilipendez, car la, je ne vois pas trop d'autres idées...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Le réel problème ce sont les intermittents qui passent par une asso qui facture la prestation, tire un cachet sur une partie du montant facturé par l'asso et investisse leur matériel par le biais de l'asso avec le capital restant sur les comptes de l'asso. Ils veulent un fonctionnement d'entreprise avec la protection d'un salarié et l'intermittence qui tombe.

Ceux là commence à tomber avec les contrôle pôle emploi

Modifié par william scott

auteur, compositeur, interprète de rêves...

www.sebastienparis.com

Publié le (modifié)

Ben, moi, ce qui m'a toujours compliqué la compréhension, c'est que dans le domaine artistique, ce soit au salarié de faire ses démarches administratives, sa pub, démarcher ses clients/employeurs, acheter son matériel, assurer ses déplacement...

Ce qui est en fait un fonctionnement d'entreprise.

Durant toute ma carrière de salarié (non artiste!), par exemple, jamais je n'ai eut à fournir l'ordinateur sur lequel je travaillais:

Ce sont les sociétés qui m'employaient qui fournissaient le matériel, le local, le bureau, la chaise et la machine à café.

Avec les artistes, il faut qu'ils fasse tout, fournisse tout, et qu'ils ne se plaignent pas.

Et s'ils veulent faire une association pour mettre par exemple du matériel en commun, ils n'ont pas le droit?

C'est curieux, comme raisonnement, ils devraient avoir les même droit que les autres.

Même dans le milieu agricole, les regroupements de matériels au sein d'une structure sont la règle. (pourtant, niveau protection du travail, le milieu rural est pas top, il n'y a qu'a voir les conventions collectives...)

Qu'une association facture au client final, puis fasse un GUSO à l'artiste, c'est interdit aussi?

Ce que je ne comprend pas, c'est que vous ayez l'air de trouver ça répréhensible, au lieu de manifester pour avoir le droit de le faire au cas ou ça soit interdit...

Mettre du matériel en commun, c'est quand même la base, quand on a du gros matos...

Je ne parle pas des jeux de cartes, mais du son, de la lumière, des structures plateau, camions, et même des GI, pourquoi pas...

Faire des assos pour ça, ça semble le plus simple, la structure association est faite pour ça (voir article 1 de la loi 1901...)

Ce qui gène, c'est que l'association facture?

Pourtant, elles ont le droit de le faire... sinon, la moitié des assos de France tomberai, vu que beaucoup offre des services ou prestations.

Dans le cas que tu évoques, l'argent restant dans l'asso n'appartient PAS aux artistes:

C'est quand même un gros couac, ce n'est pas le fonctionnement en entreprise, ça : il n'y a pas que des avantages...

Quand à être salarié de l'asso, ils payent leurs chargent, non?

OK, pas sur la totalité de la somme payée par le client final, mais vous trouvez normal, vous, de payer des charges sociales sur ce qui va servir à acheter votre matériel?

Si l'asso fait trop de bénef, elle payera des impots, de la tva etc.

Mais pas de charges sociales sur ses achats de matériel, je ne vois pas de raison de le faire.

Pourquoi vous le faites, vous?

Bref, avoir les avantages du salarié et ceux de l'asso, je ne trouve pas ça idiot.

Si vous acceptez que l'on vous traite mal, et en êtes contents, cela ne me semble pas très sain...

heureusement, je ne suis pas vraiment magicien ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

L'analyse de Gibus est TRES pertinente !! Elle résume parfaitement notre problématique  , Nous faisons TOUT  : répet, achat matos, demarchage commerciale et préparation de celle -ci , remplissage des papiers , nous devons nous assurer par nous meme payer nos vehicules , notre lutuelle ect et malgré tout nous sommes des "SALARIES" !!!!!

 

Non William je ne trouve pas qu'un artiste passant par une asso est anormal pour faire sa paie car cette asso   effectue une part de ce travail qui "logiquement" ne devrait pas incomber   à l'artiste . D'autant plus que cette asso pour faire cela doit avoir une licence , une comptabilité ect ...

 

Par contre une Asso qui "bidouille"  travail au black  et redistribue de la main à la main le pognon aux Membres ou aux dirigeants ( Eh oui c'est TRES TRES courant !!!.....) ce sont ses assos là qu'il faut massacrer 

Publié le
Il y a 16 heures, Teddy a dit :

L'analyse de Gibus est TRES pertinente !! ....

Par contre une Asso qui "bidouille"  travail au black  et redistribue de la main à la main le pognon aux Membres ou aux dirigeants ( Eh oui c'est TRES TRES courant !!!.....) ce sont ses assos là qu'il faut massacrer 

Cool, on est en phase :)

Bon, peut être qu'il y a beaucoup d'assos dans le milieu artistique qui trichent, et font n'importe quoi avec les sous.

Je peut cependant dire que celles que je connais, ou je suis adhérent, ou membre du bureau, ou de la direction, sont toutes honnêtes.

Il peut y avoir des erreurs ponctuelles, on n'est pas des juristes, mais des amateurs.

Mais l'intention n'est jamais de gruger, les gens que je côtoient sont des gens sincères, qui font de leur mieux et ne pensent pas à mal.

C'est la grande force des associations en général, qui sont faites par des gens passionnés par ce qu'ils font.

Après, il y a toujours des brebis galeuses...

Comme partout.

Gilbus

 

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

  • Thomas changed the title to Régime auto-entrepreneur et spectacle vivant
  • 7 months plus tard...

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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