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Publié le
- la recherche de méthodes toujours plus "clean"

Si les magiciens qui recherchent toujours une nouvelle méthode "plus clean" passaient plus de temps à bosser celles qu'ils connaissent déjà, ils n'auraient peut-être pas besoin de nouvelles méthodes...

Encore une fois, on ne me fera pas croire que pour beaucoup, le dernier "truc" qui sort n'est pas le jouet à posséder avant de passer au suivant...

Des magiciens qui s'illusionnent eux-mêmes en pensant que c'est le truc qui fait l'effet, la distraction du spectateur, son efficacité, etc.

Ok, le spectateur trouve la carte à laquelle il pense à la position voulue... qu'est-ce qu'on en fait ? Comment on rend cela utile, présentable devant des profanes ?

Ok, on sait faire 10 peeks d'informations différents. Qu'en fait-on ? Comment on l'utilise ? On fait épeler le mot dans la tête ? On demande au spectateur de visualiser un écran blanc devant lui ?...

Un menuisier passe ses journées à chercher une nouvelle version d'un outil qu'il possède déjà, ou cherche-t-il à fabriquer quelque chose, avec ses tripes, qui plaira aux autres ?

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Publié le

Quand je parle de recherche de méthodes, je parle de recherche de méthodes dans les médias actuels et passés. La pépite n'est pas forcément dans la nouveauté.

Je ne pense pas qu'un magicien passe plus de temps à chercher de nouveaux tours qu'à travailler les siens.

Ton post illustre bien le fait que les présentations sont rarement discutées et publiées.

Ceci dit je comprends aussi cet état de fait : quand on a une nouvelle idée de présentation originale, on n'a pas forcément envie qu'elle fasse le tour des magiciens. Les thèmes de présentation (le plot, le texte...) de routines restent ce qui est le moins divulgué.

Publié le (modifié)

Bien que la tendance que R!chard cite ne puisse être ignorée (il n'y a qu'à voir la partie du forum dans laquelle nous nous trouvons), il faudrait voir à ne pas créer une oposition là où elle n'a pas lieu d'être

Comme le magicien, si le menuisier pratique la menuiserie pour lui même et le plaisir de contempler son ingéniosité, il est dans le cas que R!chard semble condamner.

Selon moi, il faut savoir se situer entre les deux. Le plaisir de proposer une expérience valable pour autruit et la satisfaction d'une idée ingénieuse. D'autres y ajouteront la reconnaissance des paires, mais personnellement, je m'en cogne.

Il me semble qu'une position extreme dans l'un ou dans l'autre peu entrainer une certaine forme de cynisme.

"De tout façon, le spectateur ne connait rien,..."

C'est dans la recherche d'un tout qu'un performer satisfait le public et lui même.

Et ça se prête à tous les domaines. Personnellement, dans le design, j'alterne souvent entre proposer des idées que je trouve ingénieuses et qui tombent à plat, et des idées que je trouve sans intérêt et qui sont appréciées.

Je suis satisfait de mon travail lorsque j'atteins l'équilibre, un travail dont je suis fier et qui a l'impact voulu: la satisfaction du client.

Mais j'ai conscience que la satisfaction du client est prioritaire, car sans lui, je ne peux pas me dire designer.

Comme le magicien doit son statut à son public, et non à ses connaissances.

Donner avant de prendre.

C'est comme la citation de Derren Brown que l'un des membres de ce forum a choisi comme signature (j'ai oublié le pseudo), sur le fait d'aimer ses effets, mais ne pas faire l'erreur de leur donner le rôle principal.

Modifié par munky
Publié le

Pas de manichéisme non ;)

Le point commun entre le menuisier et le magicien qui cherche le nouvel ACAAN juste pour en connaître un de plus, qu'il oubliera quand un autre sortira ?

Tous les deux peuvent déclarer "Je mastique"...

Publié le

"Le point commun entre le menuisier et le magicien qui cherche le nouvel ACAAN juste pour en connaître un de plus, qu'il oubliera quand un autre sortira ?"

Cette recherche de la dernière méthode est surtout dû au fait que pour certains tours, on recherche le "Graal" et c'est le cas notamment pour l'ACAAN.

Publié le

La recherche du Graal ?...

Une recherche de passionnés Amateurs (de Caan) qui s'est transformée en une course au business pour certains, et à une recherche du prochain joujou pour d'autres.

Pendant ce temps, le spectateur ne ressent aucune différence...

Le truc n'est pas l'effet, les spectateurs n'ont pas connaissance du truc. C'est donc quelque chose tourné totalement vers le magicien, qui ne sera jamais satisfait, même quand on lui expliquera la méthode dont il a entendu parler depuis des années, mais qu'il n'a pas trouvée sur le web.

Une version est un Graal tant que les "chercheurs de Graal" ne connaissent pas la méthode, n'en ont aucune idée (exemple parfait, celui de Vollmer). Dès qu'ils le découvrent, il n'y a plus le secret, la magie retombe, ils lui trouvent des défauts, et se relance dans la quête du prochain. Ils veulent toujours trouver la méthode qui n'utilisera pas de technique, ni de truc... et le magicien se met à croire en l'existence de l'effet sans truc plus que le spectateur auquel il le présente.

Quatre "Graal" célèbres en cartomagie:

Le tour des 21 cartes

ACAAN

Open Prediction

Out of this world

Des tours bien ch....., souvent mal présentés où on compte des cartes, et on en compte encore...

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    • https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ils-ont-change-le-monde/les-pyramides-sont-des-centrales-electriques-8090250  
    • il te faut MECANO Brillant Métaux LOUIS XIII Laine d'acier Louis XIII Avel Numéro 0000  tu devrais avoir un tres bon resultat si vraiment ta pièce a de la valeur, et que tu veux etre tranquille, trouve un bijoutier "a l'ancienne" ( un VRAI artisan bijoutier) ils ont les produits professionnel ...
    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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