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Invité lancelot
Publié le (modifié)

Chéres amies, Chers amis, bonjour !

Certains d’entre vous, nouveaux ou plus anciens, s’interrogent sur l'art difficile de faire un close-up de manière professionnelle.

C’est pourquoi je vous ai concocté quelques leçons qui, je l’espère, vous aideront lors de vos prestations. Sans plus attendre, voici…

La leçon numéro 1 : le tour de carte

Arriver avec cinq jeux de cartes complets et chacun de couleur différente. Ne pas saluer ni être ne serai-ce que cordial ou urbain envers les gens attablés : vous êtes le magicien, m erde, vous êtes au-dessus de ça, tout de même, enfin quoi ! Si on vous fait une remarque, proférer quelques injures et se plaindre véhémentement du mépris que l’on réserve aux artistes, que le travail de nos jours n’est pas reconnu, que c’est un scandale, quitter la salle en colère en insultant tout le monde. Bien. Il est évident que vous avez amené dans votre mallette de close-up man professionnel une table et des chaises supplémentaires : utilisez-les. Faites se lever et déplacer les spectateurs, surtout s’ils mangent, pour les installer autour de votre table. Demander à ce qu’on coupe la musique, interdire aux serveurs d’intervenir, bâillonner les ch ieurs afin de prévenir toute intervention intempestive des spectateurs. Une fois ces préliminaires indispensables effectués, le tour proprement dit peut commencer.

Donner les cinq jeux à un spectateur, les lui faire mélanger tous ensemble, afin de bien montrer qu’ils ne sont pas truqués, si l’on excepte les deux jeux radios et le biseauté. Une fois que les jeux ont été bien mélangés, demander, afin d’écarter tout idée de compérage, à un autre spectateur de reclasser les jeux par couleur de dos, ensuite chaque jeu par couleur “trèfle-pique-carreau-cœur”, ensuite par ordre de l’as au roi, sachant qu’exceptionnellement le valet sera placé après le huit, sauf en ce qui concerne le jeu vert, où les neuf et les dames doivent être inversées, c’est pas compliqué, nom de dieu !

Pendant ce temps, aller boire un verre.

A votre retour, prendre le jeu jaune. Les quatre autres jeux ne servant à rien dans ce tour, il suffit de les ranger dans la poche. Évidement, il faut auparavant les remettre dans leurs étuis respectifs, faire un emballage cadeau et les insérer dans un sac plastique hermétique, car les jeux sont chers et il faut les protéger.

Demander à un spectateur de choisir un nombre entre 528796 et 1256789 EXCLUS (c’est très important). Une fois que le spectateur a dit son nombre, remercier tout le monde, votre close-up est fini pour ce groupe, passer à un autre groupe.

Aller boire un coup.

Au retour, faire le “jeu électrique”, ça fait toujours son effet.

Si vous n’obtenez pas d’applaudissement, proférer quelques injures et se plaindre véhémentement du mépris que l’on réserve aux artistes, que le travail de nos jours n’est pas reconnu, que c’est un scandale, quitter la salle en colère en insultant tout le monde.

Retourner boire un coup.

Revenir, déplacer votre table et les chaises, et se diriger vers d’autres mangeurs, en les invitant à vous suivre par cette subtile accroche : “A vous, bande de c ons”.

Une fois qu’ils sont assis, donner le jeu jaune, demander à un spectateur de se souvenir de la 6éme carte après le huit de cœur en partant du dessus, et de la 12éme en partant du DESSOUS après le valet de trèfle, sachant, cela va de soi, qu’il doit faire ceci SOUS la table, c’est pas compliqué nom de dieu ! Récupérer le jeu, faire un double-lift suivi d’un side steal inversé, procéder à un aftus (méthode Lehnard Green numéro 27 modifié Vallarino), empalmer 8 cartes, faire trois sauts de coupe et les 27 faux mélanges que vous connaissez. Citer Marlo, ça fait toujours bien. Redonner le jeu au spectateur.

Demander au spectateur de faire un château de carte sur la table avec l’intégralité du jeu. Pour le bon fonctionnement du tour, le château doit faire au moins 1.5 mètre de hauteur, c’est pas compliqué nom de dieu !

Aller boire un coup. Vous devriez d’ailleurs avoir le temps d’en reboire un deuxième.

Revenir, voir que le spectateur n’a pas fini, retourner boire un coup, qu-est-ce que je vous disais ! (c'est ça, l'expérience...).

Discrètement, se coller un scotch double-face d’environ 10 cm sur 10 cm sur le front, y ajouter de la Wax (”de toutes les matières, c’est la Wax que je préfére”, en vente chez les bons marchands de trucs, 629 euros le pot de 50 gr pas cher).

Re-revenir à la table. Si le spectateur n’a pas réussi à faire un château de carte prestigieux, proférer quelques injures et se plaindre véhémentement du mépris que l’on réserve aux artistes, que le travail de nos jours n’est pas reconnu, que c’est un scandale, quitter la salle en colère en insultant tout le monde, aller boire un coup.

Si le spectateur a réussi, foutre un grand coup de boule dans le château de carte. Une carte reste, avec un peu de chance, collée sur votre front : annoncer que c’est la carte qui sera choisie par un spectateur au close-up que vous allez effectuer le 27 mai 2014 pour l’Amicale des Amoureux des Phoques en état de Décomposition.

Aller boire un coup, revenir, proférer quelques injures et se plaindre véhémentement du mépris que l’on réserve aux artistes, que le travail de nos jours n’est pas reconnu, que c’est un scandale, quitter la salle en colère en insultant tout le monde.

Se mettre aux élastiques. (ceci fera l’objet de notre leçon n° 2). Note : il est important de prévoir des aspirines pour le lendemain.

Modifié par lancelot
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Une vidéo serait la bienvenue ou alors une liste des insultes

boit-sans-soif

bougre d'ectoplasme à roulettes

anacoluthe

apophtegme

chenapan

coloquinte à la graisse de hérisson

Cyrano à quatre pattes

doryphore

escogriffe

espèce de porc-épic mal embouché

extrait de cornichon

...

J’ai envie d’ajouter, au risque d'en heurter certains :

TOPINAMBOUR À LA GRASSE D’OIE !

La liste complète ici :

INSULTES

C.G.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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