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  • 6 months plus tard...
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Quelques nouvelles sur ce sujet qui me passionne toujours autant.

Voici un Bâton de Jacob conservé au Musée Galilé de Florence :

Bastone_di_Giacobbe_inv_3167_IF_46850.jp

Je pense que vous reconnaîtrez aisément une baguette sombre avec 2 extrémités blanches... :D

Le Musée Galilé propose une visite virtuelle (je n'ai pas retrouvé cette pièce dans les visites virtuelles), et des ressources en lignes très intéressantes (çà me donne bien envie d'y aller).

https://www.museogalileo.it/

Et surtout une ressource (en Italien) concernant l'utilisation du Bâton de Jacob:

https://mostre.museogalileo.it/waldseemuller/iwal.php?c[]=39603

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Mon regard sur les publications Close-Up :

http://closeupcritique.wordpress.com/

  • 3 années plus tard...
  • Thomas changed the title to Pourquoi "Bâton de JACOB" ?
Publié le

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

  • 1 année plus tard...
Publié le (modifié)

Bonjour à tous,

Eratosthène se sert d'un bâton appelé "gnomon" pour déterminer le périmètre de la Terre (et non pour démontrer sa rotondité comme on peut le lire parfois). Encore un bâton qui est instrument de physique et là aussi, il y a un lien avec une étoile, le Soleil.

@PaulMagie : je ne comprends pas l'italien mais merci pour le lien vers la vidéo décrivant l'utilisation du bâton de Jacob car sur la photo il n'est pas évident de voir que la partie verticale aux extrémités dorées est mobile.

Modifié par Thomas
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Publié le (modifié)
Il y a 11 heures, Marc Page a dit :

Eratosthène se sert d'un bâton appelé "gnomon" pour déterminer le périmètre de la Terre (et non pour démontrer sa rotondité comme on peut le lire parfois). Encore un bâton qui est instrument de physique et là aussi, il y a un lien avec une étoile, le Soleil.

Un sujet dans VM à ce propos, ici : 

 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le (modifié)

La méthode exacte de mesure de la distance entre Syène et Alexandrie par Eratosthène reste un mystère.

L'hypothèse du comptage des pas d'un chameau est souvent avancée dans les présentations visant à vulgariser le raisonnement qui lui a permis de déterminer la circonférence de la Terre mais dans les manuels scolaires et ressources à ma disposition, la distance se limite souvent à une valeur donnée en "stades" ("stades égyptiens" dans certains ouvrages), unité pour laquelle l'instrument utilisé n'est pas indiqué.

Il n'est même pas sûr qu'Eratosthène ait réalisé cette mesure lui-même. Sa théorie est avant tout l'exploitation de mesures (hauteur de la partie du gnomon qui émerge du sol, taille de son ombre à Alexandrie et distance entre Syène et Alexandrie) à l'aide d'outils et de règles mathématiques simples (aujourd'hui en tout cas) : la tangente (et arctangente), la règle des angles associés et un calcul de proportionnalité (appelé trop souvent à tort "produit en croix"). S'ajoute à cela sa considération (d'entrée de jeu) que la Terre est sphérique et que le Soleil est suffisamment éloigné de la Terre pour considérer ses rayons comme arrivant parallèles entre eux à sa surface (la totalité des manuels scolaires à ma disposition et quelques ressources supplémentaires pour l'histoire des sciences présentent en tout cas ce postulat de départ).

Le raisonnement d'Eratosthène permet d'expliquer que, en considérant des rayons parallèles entre eux qui arrivent sur Terre, le gnomon à Syène n'a pas d'ombre et celui à Alexandrie en a une à 12h le jour du solstice d'été. L'expérience et le raisonnement d'Eratosthène permettent donc au passage de soutenir (démontrer ?) le fait que la Terre est sphérique mais c'est bien la détermination de la circonférence de la Terre qui est son objectif. Pour lui, la sphéricité de la Terre ne fait aucun doute.

A noter également que je n'ai encore trouvé aucune précision sur l'outil ou la méthode utilisée planter le bâton bien verticalement donc vers le centre de la Terre (et en faire donc un gnomon). L'hypothèse la plus probable (mais ce n'est que mon avis) est qu'il devait sans doute utiliser un fil à plomb.

Le fait que Syène et Alexandrie soient à peu près sur le même méridien était-il un coup de chance ou avait-il des données là dessus ? Je n'ai rien trouvé à ce sujet non plus.

Sinon, d'autres physiciens (précurseurs d'Eratothène) auquels s'intéresser par rapport au gnomon :

Anaximandre "serait l'inventeur" du gnomon ou en tout cas, un des premiers à exploiter l'ombre d'un bâton planté verticalement dans le sol.

Pline l'Ancien évoque celui inventé par le Grec Anaximandre (VIe siècle avant J. -C.), et Hérodote atteste de l'usage du gnomon chez les Babyloniens (autour du Ve siècle avant J.

Les faits sont si anciens que les traces sont évidemment rares et qu'on donne le titre "d'inventeur" au premier nom auquel le gnomon semble être associé.

Anaxagore fait les mêmes observations de départ qu'Eratosthène (un gnomon planté à Syène à 12h le jour du solstice d'été n'a pas d'ombre, un gnomon planté à Alexandrie le même jour en a une). Sauf qu'il considère la Terre comme étant plate et explique donc la différence (ombre / pas d'ombre) par des rayons de Soleil qui ne sont pas parallèles entre eux. Le problème c'est qu'en déterminant la distance à laquelle se trouve le Soleil (un peu de trigonométrie), il trouve 6500 km... "il y a comme un défaut" comme disait Fernand Raynaud (oulala...un jeune de 35 ans qui cite Fernand Raynaud, ça fait drôle aujourd'hui).

figure3-8.png

Voilà. Je passe le bâton relais pour un sujet à bâtons rompus sur les ancêtres possibles de notre baguette magique.

 

Modifié par Marc Page
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Publié le
Le 11/08/2021 à 17:52, Christian GIRARD a dit :

« LE VIEUX TOUR DU BÂTON ROMPU » :

http://www.crcb.org/le-vieux-tour-du-baton-rompu/.html 

 

Je vais tester l'expérience dès que possible. Quelqu'un l'a tentée ?

A mon avis, il faut déjà opter pour des clous sans tête car, si les anneaux de papier résistent durant la rupture du bâton, ils pourraient se déchirer sous le poids de chaque "moitié" de bâton qui tomberait d'un côté mais resterait partiellement accrocher un instant à cause de la tête des clous.

La taille des boucles de papier n'est pas précisée mais j'imagine que pour être en papier de soie, il ne faut pas qu'elles soient trop grandes.

Si cela fonctionne comme annoncé, ce serait une jolie curiosité physique à présenter après une belle routine d'anneaux de Möbius avec des anneaux de papier journal.

Merci pour cette découverte en tout cas !

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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