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"Delanoë, président des illusionnistes", c’est la conclusion de ce texte poétique de 96 alexandrins, composés par un élu UMP du 15° arrondissement, Vincent Salette, qui concentre les critiques sur le manque de fond du bilan du mandat Delanoë 2001-2008.

Monsieur Delanoë, Messire, votre Altesse,

Votre Excellence, Monsieur le maire de Paris,

Les réponses que vous faites, en dépit des promesses,

Aux questions qui vous viennent, sont empreintes de mépris.

Si leur origine est un arrondissement

Où, en majorité, le vote se porte à droite,

Soit vous ne répondez, sans même perdre un moment,

Sinon juste d’une phrase que la question n’exploite.

C’est pourquoi aujourd’hui, sans négliger le fond,

D’une forme particulière, je couche sur papier,

Avec une plume neuve, l’objet d’une question,

Espérant par là même, que vous y répondrez.

Les grands bacs collectifs, ceux aux couvercles blancs,

Qui servent au recyclage du verre normalement,

Font tant et tant de bruit que tous les Parisiens

Les délaissent, les ignorent, et n’y mettent plus rien !

C’est dans les cours d’immeubles qu’est leur place habituelle,

Où chaque bruit résonne en mode exponentiel,

Et plus monte le bruit, moins on s’en servira

Pour ne point réveiller ceux qui habitent là.

Ma question est fort simple : pouvez-vous mandater

Ingénieurs, techniciens, experts, point n’en manquez,

Et ceux du fournisseur de ces bacs à roulettes,

Pour qu’enfin et sans gêne, tout le verre s’y jette ?

Nous restons bien sceptiques sur votre volonté

Puisqu’une saine gestion n’est pas votre objectif,

Mais vous mettre en avant, créant l’"urbiquité"

Peu importe l’objet même s’il est fictif.

Ce que vous rabâchez, les esprits le subissent,

A force de l’entendre on peut le croire fait,

Vos forces fanfaronnent, résonnent, mais point n’agissent,

L’illusion par le verbe, vous visez cet effet.

Où partent les finances, cela ne se voit point ;

En communication, c’est plus trente-cinq pour cent

Et sans compter la dîme prise aux trente-deux adjoints,

L’hexagone, votre but, exige un tout puissant.

Mensonge par addition, plus c’est gros mieux ça passe ;

Lundi dans le douzième, vous dîtes sans grimace

Pour la culture locale et son animation,

Un euro par péquin : décentralisation.

Mardi dans le treizième, vous ajoutez la suite,

Là aussi un euro pour réparer les fuites

Et les travaux d’urgence à gérer localement.

L’euro du mercredi, pour les arrondissements

Ira pour les journaux et autres actions d’info.

En synthèse vous dites donner tout ce qu’il faut ;

Au final cependant, un seul euro versé ;

Chez les illusionnistes, vous êtes couronné.

Pour vous, le Parisien par devoir est tendance.

Point d’enfant, c’est moderne ; un seul, est toléré.

Votre vae victis, exit la tolérance,

S’adresse aux familles qui ont choisi d’enfanter.

La carte "Paris-Famille", nom maudit : à la Seine.

Pour les appartements, deux chambres est suffisant,

Vous poussez à l’exode, en banlieue incertaine ;

Les familles à enfants, vulgaires opposants.

Ils ne feront plus tâche, dans l’ambiance générale

D’un gai "Paris sur Fête". Vous n’êtes point Jacob,

Patriarche fondateur, mais destructeur partial ;

Ce travers vous révèle, vous êtes pédophobe.

Illusionniste, vous l’êtes aussi sur le logement,

Au contraire de vos belles paroles, évidemment ;

A l’année il en sort de terre deux et demi

Fois moins que n’en faisaient Chirac et Tiberi.

Point bâtissez, rien ne créez, mais achetez ;

Les Parisiens qui louent ce jour, vous les chassez

Pour ceux qui sont dans vos fichiers laisser la place ;

Sur les impôts pour financer vous faites main basse.

L’effet pervers de votre auto satisfecit,

Si stagne l’offre, croît la demande d’un bon gîte.

D’un côté, le jeu des spéculateurs vous faites,

De l’autre, vous étatisez façon soviet.

Que dire de "Paris-Plage", vous la sanctuarisez

Nulle critique vous ne souffrez, belle danseuse !

Le budget com pourra la survaloriser,

Que nul n’ignore les beaux atours de nos baigneuses.

Vous prenez soin d’escamoter qu’avant vos frasques,

La fête annuelle de la Seine, au budget com

Dix fois moindre, ne se voulait une bourrasque.

La Région pour s’y associer donne une somme ;

Vous refusez, il ne faut point, la tête d’affiche

Et les médias, avec Huchon les partager ;

Les Parisiens payeront plutôt que cette potiche

Pour la plage où les Franciliens vont patauger.

Le bilan du mandat, piétinant les promesses,

Est moins louable que "Paris vaut bien une messe".

Il est comme les bambous transformant Rivoli,

Vous en parliez partout, cloné comme Dolly,

Vous juriez qu’ils tiendraient ; ils sont morts dans le mois.

Tout est à l’avenant du moment qu’on vous voie,

Le vingt-heures, France-Info, servent vos ambitions :

Solferino, l’Elysée, c’est votre vision,

Les actes comptent peu, ce n’est que secondaire.

Copperfield, Garcimore, pas besoin de primaires,

A "illusionist-land", plus sûrement qu’en France,

Sans rival vous iriez jusqu’à la Présidence.

Là, c'est un dessin dans lequel Jacques Attali joue le rôle d'un illusionniste :

sigedessin__20080122_px_470__w_ouestfrance_.jpg

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Publié le

Encore une fois les politicards se servent du mot "illusionniste" comme d'une injure... Si encore c'était fait de belle manière, on pourrait rire. Quand on ne sait pas écrire l'alexandrin, qu'on ignore tout de sa métrique et qu'on a la rime boiteuse il vaut mieux écrire en prose. Victor Hugo disait "la forme, c'est le fond qui remonte sans cesse à la surface". Ici la forme est bancale et on touche le fond du fond!!!

Owan Nemo

Publié le

Encore une fois les politicards se servent du mot "illusionniste" comme d'une injure...

Oui Daniel, ce genre de rhétorique n'est pas nouveau et le mot "illusionniste" a été mis a bien des sauces et ce depuis belle lurette.

Il bien temps de leur rendre la monnaie de leur pièce et d'utiliser l'art de l'illusion pour se moquer à notre tour de leurs travers.

Les chansonniers, les caricaturistes, les marionnetistes le font régulièrement... Alors pourquoi pas les illusionnistes ?

Publié le

tu sais Gerard que ton idée est intéressante...si on se foutait de la gueule des "politicars" (ou politicards?????) on arriverait peut être à avoir la cote auprés des média......et à être mieux considéré.....vaste programme...mais sympa..surtout que l'on connait tous leurs trucs...(idée à creuser...)

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

Publié le

Disons que pour les chansonniers, les marionetistes, les imitateurs, c'est plus facile.

Pour inventer un spectacle politique en magie...

Ca me parait plus dur ^^'

On peut toujours faire deux trois trucs avec des bons jeux de mots avec ce genre de chose :

http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php?ubb=showflat&Number=150029#Post150029

mais pour faire un spectacle complet sur le sujet, c'est plus compliqué...

Si quelqu'un a des idées... :-)

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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