Tableau d'honneur
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Salut à tous ! J'ai une grande nouvelle à vous annoncer : je me lance très bientôt dans une tournée de conférences et je serai ravi d'aller à la rencontre des passionnés de magie et de mentalisme ! Pour ceux qui ne me connaissent pas encore ou peu, je suis mentaliste, auteur et créateur. Récemment lauréat du Nostradamus d’Or 2026 (meilleur mentaliste européen), je me produis en France et à l’international. Mon approche est axée sur un mentalisme moderne, épuré, très crédible et directement exploitable, que ce soit pour le close-up ou la scène. Qu'est-ce qu'on va aborder durant cette conférence ? L'idée est de partager avec vous du matériel concret et directement prêt pour vos prestations, mais aussi toute ma démarche de réflexion et de création. Au programme des routines décortiquées : Les 3 boulettes : Une prédiction directe, propre et impossible avec trois boulettes de couleur et un choix 100 % libre (pas d'électronique, pas de forçage apparent). Intuition : Une routine de cartes élégante basée sur les perceptions inconscientes pour transformer un simple tour de cartes en vraie expérience de mentalisme. Souviens-toi : Une expérience de psychométrie impromptue et émotionnelle en close-up pour révéler un souvenir personnel sur un papier. Pure : Ma routine de scène emblématique. À partir de simples papiers et d'un matériel minimaliste, on construit une séquence complète à fort impact. Deux comme un : Une démonstration de connexion mentale où le spectateur devient lui-même capable de lire dans mes pensées. L’objet souvenir : Un travail autour de la lecture comportementale et de l'émotion pour accéder aux souvenirs profonds d'un participant. Influnchal : Une démonstration d'influence psychologique et de manipulation des souvenirs conçue pour marquer durablement les esprits. D'ailleurs, pour les plus curieux qui aimeraient jeter un œil à ce que je propose déjà en vidéo ou en lecture, vous pouvez retrouver une bonne partie de ces créations dans les conférences VM directement ici : https://www.virtualmagie.com/etiquette-produit/taha-mansour En plus des explications pas à pas, nous prendrons le temps d'échanger sur la théorie : Comment construire un mentalisme crédible et émotionnel Le travail du personnage L'écriture, la mise en scène et la construction de routine Les principes du cold reading Une session de questions / réponses pour échanger en toute liberté ! Les dates et lieux de la tournée Voici les premières étapes de la tournée : 23 septembre : ARGH Grenoble 10 octobre : Nantes (conf + masterclass) 11 octobre : AMBM Lorient 12 octobre : GRMT Tours 12 novembre : OEDM Paris 19 novembre : St-Etienne Proposer une date dans votre club / association : Si vous faites partie d'un club de magie, d'un cercle de mentalisme ou d'une association et que vous souhaitez m'accueillir pour cette conférence, contactez-moi directement par MP (message privé) ! La conférence peut facilement s'adapter au format et aux attentes de votre équipe. Au plaisir de vous croiser très vite sur les routes et de partager un super moment de mentalisme avec vous ! À très bientôt,2 points
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Cela va faire huit mois que je possède l'Alpha Wallet et il est, pour l'instant, le meilleur portefeuille que j'ai pu avoir entre les mains, pour faire de la cartomagie et plus généralement, pour présenter des effets de voyages impossibles avec des cartes ou des petits objets de type bague, clé ou pièce. Sa taille est un entre-deux qui me convient parfaitement : ni trop grand comme le JOL, ni trop petit. Il rentre dans toutes les poches du pantalon. Sa fonction SUC est excellente et permet de faire l'effet de la carte signée dans le compartiment zippé du portefeuille, de façon convaincante, sans trop d'effort. Mais surtout, il vous permet vraiment de choisir la manière dont vous souhaitez présenter la révélation finale, et ce à tout moment d'une routine: carte emp***ée dans le compartiment zippé depuis le côté gauche ou le côté du portefeuille, carte non emp***ée dans le compartiment zippé côté gauche, carte emp***ée dans l'enveloppe, et ce même après avoir effectué une première révélation dans le compartiment zippé, gimmick Insta/wallet transformer/ wallet hacker compatible avec l'une des fentes du portefeuille, gimmick du F1 nitro wallet également intégrable au portefeuille, espace suffisant pour ranger un permis de conduire rose/ vieille CNI... Vous pouvez ainsi faire voyager trois cartes signées instantanément dans trois compartiments différents du portefeuille, en crescendo, du moins au plus impossible : fente libre, compartiment zippé, enveloppe scellée (cf. vidéo à partir de 3:38). Ci-dessous une petite compilation de "handlings" personnels de ce portefeuille qui ne me quitte plus. Son seul bémol à ma connaissance: le brunissage des tranches du portefeuille n'a pas été correctement fait par le fabricant, ce qui a pour conséquence que l'enduit a tendance à décoller. Pour l'instant, je n'ai eu à constater qu'un petit décollement de 5 mm. Certes, c'est assez frustrant au regard du prix qui n'est pas négligeable. Mais cela me semble rattrapable avec un produit adapté et un ustensile de maroquinerie facilement trouvables sur le marché. Et ce défaut est largement compensé par tout ce que permet de faire ce portefeuille. A voir dans la durée, s'il résiste au temps. Pour l'instant, à part ce petit décollement rattrapable, tout va bien, après 8 mois d'utilisation régulière.2 points
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Et si nos certitudes de magiciens s’effondraient une fois soumises à la rigueur de la méthode scientifique ? C’est tout l’enjeu de cet ouvrage captivant écrit par des psychologues et chercheurs universitaires passionnés de magie (notamment Alice PAILHÈS, chercheuse spécialisée dont le travail croise la psychologie, l’hypnose et le mentalisme, aux côtés du professeur Gustav KUHN). Vous pouvez retrouver mon CR complet ici https://www.virtualmagie.com/articles/tests/lectures/psychologie-de-la-magie-alice-pailhes-gustav-kuhn-de-la-scene-au-labo/1 point
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Il permet effectivement de sortir des impasses du matérialisme sans retomber dans un dualisme cartésien (ou un idéalisme trop spiritualiste voire mystique). Il me semble, aussi, qu'il permet de dépasser, d'une certaine manière, la dualité entre l'esprit et la matière puisque ce qui devient fondamental chez Whitehead, ce n'est plus ni l'esprit ni la matière, mais l'expérience... ou, plus exactement, les événements d'expérience dont l'esprit et la matière sont des abstractions dérivées ! Oui ! Et du coup je ne suis pas sûr que Christian et toi utilisiez le mot "pragmatique" avec la même définition. ... Au sens où il me semble que pour un philosophe pragmatique, une expérience c'est le fait qu’il y ait quelque chose qui soit vécu, ressenti ou éprouvé, plutôt que simplement décrit de l’extérieur. Et surtout : L'expérience n'est pas quelque chose qui apparaît miraculeusement à la fin d'un processus matériel ; elle appartient dès le départ à la structure du réel. (désolé si ce n'est pas très compréhensible... J'essaie de faire au mieux sans chatGPT )1 point
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Salut Taha ! Merci pour ton message & ta proposition, je crois que tu viens également concourir au congrès de Troyes cette année? Tu peux nous en dire un peu plus1 point
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Tu es taquin Thierry ! Je vais être un peu provocateur, mais je dirais que dès que nous passons de l’observation de phénomènes et de leurs régularités à l’affirmation qu’ils révèlent un monde qui existe objectivement, indépendamment de toute expérience et de tout observateur, nous ne faisons plus seulement de la science : nous faisons de la métaphysique ! Et c'est peut être une des choses les plus intéressantes à retirer des presque 300 pages de ce fil.1 point
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Merci Christian ! Il y a aussi cet ouvrage un peu dans la même veine : On peut aussi citer les ouvrages de Trinh Xuan Thuan qui tente souvent des rapprochements entre les connaissances scientifiques et les sources philosophiques issues du bouddhisme. Après ce n'est pas à toi que je vais apprendre qu'il convient d'être prudent avec ce genre de rapprochement ! C'est un peu comme le mysticisme quantique, il y a un énorme saut logique entre : - certaines idées bouddhistes ressemblent à certaines caractéristiques de la physique quantique et - la physique quantique démontre les intuitions du bouddhisme1 point
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@Patrick FROMENT J’apprends la parution de cet ouvrage dont le sujet devrait t’intéresser : Source : https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2026/08/30/laurent-nottale-astrophysicien-la-vacuite-dans-le-bouddhisme-affirme-le-meme-principe-que-la-relativite-d-einstein_6760670_6038514.html1 point
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Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario. Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public. Et là…Je me suis ramassée. Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules… Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité . Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi ). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) . Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention : elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !) Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE : Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.1 point
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Bonjour Olivier, Pour vous répondre précisément : ma déception vient du fait que cette méthode me paraît irréaliste et infaisable en pratique. Même en théorie, l'approche ne me convainc pas du tout, et sur le terrain, la mise en œuvre se heurte à des contraintes bien réelles qui la rendent inapplicable au quotidien. C'est pour cela que je la trouve totalement infaisable.1 point
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Non, non, tu n'as pas dit ça, pas de problème... Mais l'entend souvent, alors j'ai profité de mon message pour glisser un ou deux trucs que je voulais dire en plus... Tout d'abord, il est normal que le consommateur (que nous sommes tous à un moment ou à un autre...) aille au moins cher pour un produit identique. C'est la base de la libre (et saine) concurrence, et c'est rudement important pour avoir une économie juste et efficace... Les prix sont libres, les acheteurs sont libres d'aller acheter où ils le veulent, c'est parfait. En revanche, le marchand qui propose un prix supérieur à un autre n'est pas forcément le "méchant" (pour ne pas utiliser de termes encore moins élogieux...) Il peux y avoir de très bonnes raisons (et la raison de "vouloir faire rentrer plus d'argent" peut en être une, par exemple pour payer un salaire, un loyer, ou l'Urssaf...) Alors, plusieurs choses intéressantes dans cette remarque : D'une part, pour chaque article, on ne sait pas s'ils sont achetés chez le même fournisseur (une boutique A peut commander chez un grossiste intermédiaire, et une autre boutique B peut avoir directement commandé chez le producteur, à des conditions différentes). Même si les boutiques A et B commandent chez le même grossiste, elles n'ont pas forcément les mêmes conditions (remises différentes, conditions de paiement différentes, etc.) C'est le jeu des négociations commerciales... Même si elles ont les mêmes conditions, l'impact du prix d'achat n'est pas toujours le même : les frais de port et de douane pour cinq exemplaires commandés ou pour vingt ne sont pas très différents (ils ne sont pas quatre fois plus chers dans ce dernier cas), et donc l'impact sur le prix de revient d'un exemplaire n'est pas du tout le même. Même si tout ce qui précède est identique, les boutiques A et B ne sont pas forcément soumises aux mêmes charges. Rien que la TVA : entre une boutique assujettie et une qui ne l'est pas, l'écart de prix public entre les deux est de 20 % pour une marge et un résultat identiques ! Une boutique pour vouloir "faire un coup marketing", ou mettre en avant des "produits d'appel", avec justement une marge extrêmement réduite sur ces articles là pour faire venir plus de clients... Les boutiques A et B ne font pas la même taille, et ne n'ont pas les mêmes frais... Une "grosse" boutique avec beaucoup de clients peut se permettre de baisser sa marge (d'être plus "agressif" sur le prix), car elle en vendra plus d'exemplaires (et d'autant plus qu'elle se sera positionnée moins chère que ses concurrentes)... L'important n'est pas la marge, mais le produit (marge) × (quantité vendue). Il vaut toujours mieux vendre cent trucs avec une marge de 1 que dix trucs avec une marge de 5... Et, oui, les boutiques ne font pas nécessairement la même marge sur un article, et donc ? Encore une fois, la marge d'un produit ne veut pas dire grand chose. Ce qui compte c'est la marge globale d'une activité, et la marge c'est "l'essence qui fait avancer la machine"... Un tank aura besoin de plus d'essence qu'un Solex pour avancer, une boutique A peut avoir besoin de plus de marge qu'une boutique B pour payer son loyer... Voilà quelques paramètres (il y en a d'autres) qui expliquent les différences de prix d'un même article chez des boutiques différentes. Tous ces paramètres se cumulent, sont parfois corrélés et sont souvent carrément difficiles à déceler... La gestion financière d'une entreprise est loin d'être un exercice facile, et est surtout très mouvante au fil du temps et de l'évolution continue du contexte économique... On peut expliquer tous les trucs théoriques que l'on veut, je crois sincèrement que l'on ne peut vraiment comprendre tout cela qu'en étant réellement gérant d'une boutique de magie (et encore). Croyez bien que la plupart des boutiques de magie sont gérées par des gens sérieux, passionnés, qui se démènent et qui prennent tous les risques pour continuer à vivre de leur passion. Ce ne sont pas des voleurs ni des profiteurs. En conclusion : comparez les boutiques, achetez là où vous préférez (pour le prix notamment, mais il peut y avoir d'autres critères : le conseil, le service après-vente, les cadeaux, etc.) Mais gardez en tête que chacune de ces boutiques essaye de faire au mieux, qu'aucune n'est une "vilaine méchante"...1 point
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Non, la "marge [n']est [pas forcément] solide"... (Avec le sous-entendu négatif que l'on pourrait percevoir...) Premièrement, il est normal qu'un producteur puisse vendre au public son article moins cher que le distributeur, puisque ce dernier doit l'acheter au premier... (Est-ce très réglo qu'un producteur agisse comme cela d'ailleurs ? C'est une autre question...) Là, on ne parle plus de magie mais de gestion d'entreprise... Mais ok, parlons-en... Regardons donc ces marges. Pour être sûr d'être compris, j'ai besoin de préciser les points suivants : La plupart des gens appellent "taux de marge" ce qui est en réalité en comptabilité le "taux de marque". Le premier se calcule par rapport au prix d'achat d'un produit, le second par rapport au prix de vente. Donc, dans la suite, j'essaierai de parler de marge en valeur absolue mais, si pourcentage il y a, ce sera toujours par rapport au prix public de vente (taux de marque donc). Dans notre petit milieu de la magie, ce taux de marque est généralement de l'ordre de grandeur de 40 %, nombre que je retiendrai pour la suite. (Cette valeur n'est pas imposée de façon dictatoriale par le consortium mafieux des vilaines boutiques de magie qui ne pensent qu'à voler indûment l'argent des pauvres magiciens besogneux ; elle découle de l'équilibre obtenu après des dizaines d'années d'existence de ce marché.) Pour ne pas m'embêter avec des virgules ou des conversions, je considère qu'un dollar vaut un euro, et je ne trainerai pas les centimes. Cela ne change pas le propos. Regardons donc ton exemple : 1. Marge du distributeur Le prix public de l'article est de 119,00 TTC, soit 99,00 € HT. La marge est donc de (40/100)×99=39,00 €. 2. Marge du producteur Je considère que le producteur a déjà vendu assez d'exemplaires à ses distributeurs pour avoir amorti sa fabrication. Tant que ce n'est pas le cas, la discussion n'a pas de sens (le producteur serait alors en déficit sur l'opération, ce qui est une situation qui doit durer le moins longtemps possible pour continuer d'exister). Je ne considère pas la remise non plus, sinon il faudrait aussi considérer la remise faite par le revendeur (10 % je crois avec leur carte de fidélité). Le prix public de l'article est donc de 80,00 € TTC, soit 71,00 € HT (la TVA chinoise n'est que de 13 %). Avec mon hypothèse, c'est donc aussi directement la marge. Conclusion Marge du distributeur : 39,00 € Marge du producteur : 71,00 € Qui a une marge "solide" ? Cela dit, plusieurs remarque : Beaucoup de gens (mais vraiment beaucoup...) confondent chiffre d'affaires, marge et résultat. Du coup, les conversations sont vite stériles... La marge, c'est le carburant qui permet aux entreprises de vivre (la marge n'est pas le résultat !) L'une des grandes difficultés de la gestion d'entreprise est justement d'arriver à la calculer (et à la réaliser !) correctement pour pouvoir survivre... Donner un nombre général en disant "cette marge c'est du vol" n'a pas de sens sans un paquet d'autres informations (le CA et le résultat notamment...) Qui peut définir ce qu'est une "marge solide" ? Cela n'a pas de sens... (Ayez 400 % de marge sur des perles en plastique vendues sur le marché le samedi matin, vous n'allez pas gagner votre vie ; ayez 0,1 % de marge en vendant des porte-avions, et ça devrait aller pour vous.) Quand bien même le distributeur aurait une "marge solide", serait-ce un voleur ? Imaginons qu'il achète au producteur cinq exemplaires de l'article mais qu'il n'en vende que deux. Il aurait dépensé 5 × 59,00 € = 295,00 € et aurait fait rentrer 2 × 99,00 € = 198,00 €. Il serait donc déficitaire de 97,00 €... (En fait, son déficit serait plus gros que ça, puisque cela lui crée un stock qui a un coût, et ce déficit de trésorerie doit être financé ; à combien sont les taux bancaires pour un prêt de trésorerie déjà ?) Bref... Je ne sais pas si vous m'avez suivi jusque là, mais tout l'objet de ce message était juste d'essayer de montrer que ce n'est pas parce qu'un marchand achète un truc à 60,00 € et le revend à 100,00 € que c'est un "voleur qui s'en met plein les poches"... La vraie vie est un chouïa plus compliquée...1 point
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Le problème vient du fait que le bois utilisé réagit trop aux variations d’humidité. Cela peut même arriver aux meilleurs : j’ai dans ma collection plusieurs objets d’Alan Warner qui ont mal réagi à ces problèmes d’humidité. L’une des solutions consiste à humidifier légèrement la palette, puis à placer un contrepoids dessus.1 point
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Nous sommes prêts à débattre de tout (et même de son contraire), mais il faudrait pour cela que tu développes un peu : qu'est-ce qui te donne à penser que les bouddhistes se trompent ? Pourquoi l'homme ne fait-il pas partie d'une âme groupe ? Qu'est-ce qu'une âme groupe ? Et en quoi l'homme n'est-il pas un animal ? Qu'est-ce que la double humanité ? Avec autant de questions... le sujet est reparti pour 127 pages !1 point
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