Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Recommended Posts

Publié le

Je viens de commencer la lecture du Mental Miracles de Richardson...il y a un tout un chapitre sur le "mentalisme métaphorique" où il raconte l'histoire au fur et à mesure où l'effet se produit et quand on voit le genre d'effets, on se dit que l'on va repenser toutes ses idées...et le moindre "tour" devient une histoire dont les spectateurs se souviennent très longtemps...

Dans ce domaine, inutile de vous reparler de Mr Chelman (d'ailleurs si vous m'entendez à propos de mon défi photo dessin je serai ravi... :-) toute demande vaut un refus...)

Tout ca pour dire qu'en mentalisme, on arrive à le faire à plusieurs degré (voir aussi le post parallèle de fred darevil sur l'utilisation du cadenas de Maven! un régal!) donc c'est plutôt encourageant pour s'y mettre non...?

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 59
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Par exemple la magie de M. Boris Wild, une excellence!

Donnez leur les solutions, ils les piétineront...

Seb a tout dit... Réfléchissez plutôt à ce qu'il explique.

Zappy (et pourquoi pas Dire que Vaquera sait gérer son stress pendant qu'on y est...)

PAS DE PANIQUE!

Publié le

Certains numéros sont tout simplement des visuels avec des niveaux de recherches en fonction des qualités de son créateur.

Tout ne vient il pas de là?

N'y a t'il pas confusion des genres.

Un magicien doit il faire du visuel, un numéro visuel est il magique, une personne se présentant comme magicien et réalisant un visuel fait il de la magie, n'existe t'il pas des numéros présentés par des non magiciens qui sont 100 fois plus magiques?

Combien se posent la question, non pas de la cohérence de leur numéro, mais de la pertinence de celui ci par rapport au nom "magicien" qu'ils endossent.

Si vous étiez réellement magicien, vous empresseriez vous de faire apparaitre des parapluies, des cannes, des oiseaux ou des vélos?

N'essayeriez vous pas de changer le monde, de changer la vision des gens sur le monde ou la vision des gens sur les autres?

Circulez !

Publié le

Attention, on a bien dit qu'il n'était pas question de "justifier" ce que nous faisons mais de leur donner un sens... et cela est bien différent..la nuance est aussi subtile je pense que lorsque Eugene Burger dit: "Simple but not easy"

Si il pleut en arrivant sur scene, que le gars est sans rien et qu'il fait apparaitre les parapluies dont il a besoin , pour les distribuer à des passants (jouès par des comédiens qui passent et repassent en changeant de vetement pourquoi pas) par exemple, là ca prend un sens! ca devient magique!

Je caricature un peu ce qu'a dit Draco mais c'est pour insister (d'ailleurs cette idée est pas mal du tout tiens! lol). On ne demande aucune justification, juste que le passeport pour s'évader soit tamponné à la douane du numéro..

Publié le

Hello,

Juste deux mots pour rebondir sur les propos de mon copain Seb. Avez-vous déjà vu comment Seb met en pratique cet "emotional hook" ? C'est une leçon que j'ai toujours à l'esprit et que j'essaye de mettre en pratique systématiquement.

Deux exemples :

- memento : ou comment réaliser un agenda très pratique à l'aide d'un jeu invisible et révéler la date de mon mariage (ceci dit, cela n'était pas très difficile ;) :grin:).

- "hooked" : comment faire choisir deux cartes à P. Bruel et Guy Roux qui aient un sens pour eux ? Il "suffit" de faire choisir deux cartes d'un jeu bicycle rider's back dont les faces ne représentent que des joueurs de fooball.

Pour le reste, c'est Zappy qui a raison :D :

Seb a tout dit... Réfléchissez plutôt à ce qu'il explique.

Amicalement

:cool:

Woody

Publié le

En effet Woody tu fait bien de mettre l'accent sur "la mise en pratique" des acorches émotionelles.

Seb sait effectivement de quoi il parle : D. Coperfield est surement un des magiciens qui a le plus usé (et abusé parfois... ) de ce genre de chose.

Je tiens quand même à faire une remarque d'importance : avoir une acroche émotionelle ce n'est pas encore avoir une mise en scène. Il ya une tendance chez certains magiciens à tout miser sur ce genres de choses et à penser que cela va sufir à amener l'émotion chez le spectateur.

Or il est clair que certaines personnes sont capables de vous tenir en halleine en vous racontant leur petit déjeuner alors que d'autres vous ennuirons fermes avec le plus efficace des scénarios d'hollywood.

C'est pourquoi je relativiserai fortement le "Why should i care" de Burger. Je me souviens d'ailleur de certaines routines de burger ou il annonce d'entrée que le personnage qu'il a rencontré et qui lui a donné tel objet était le diable. Ce qui a pour effet non pas de capter l'attention mais de téléphoner dés le début ce qui devrait être la chute.

Lisez STORY de Robert McKee, sur ces sujet là c'est beaucoup plus actuel et pointu que tout ce que vous pourez trouver dans la litérature magique. L'auteur aborde le sujet de "l'émotion", et montre comment "l'émotion" n'intervient qu'au moment d'un Climax ou d'une chute. c'est pourquoi le terme émotional Hook peut préter à confusion. Il s'agit plutôt de créer de l'intéret de façon pertinente comme Seb avec son jeu sur le thème du Foot, que de créer de l'émotion dés le début de la routine.

On retrouve un peu la même idée du point de vue de l'acteur lorsqu'on prend Stanislavski ou M. Tchekov (ou tous les autres en fait...) Les émotions ne doivent jamais être jouées, si émotions il ya ce n'est que le résultat d'une succession d'action justes qui entraine une réaction juste chez l'acteur et chez le spectateur.

On voit donc que l'émotion vient au bout d'un processus.

Vouloir capter l'intéret du public en l'entrainant d'emblé dans une "émotion" est une illusion qui mène chez l'acteur à "pomper" c'est à dire essayer de provoquer en lui des émotions de façon artificielle, et mène le scénariste à utiliser des trucs ou des situations stéréotypées, du type mélodramatique le plus souvent (ce que je reprocherai à beaucoup de mises en scènes du grand David... mais qui suis-je ? :blush:).

Magicien, comédien, artiste de rue 

Publié le

Hello et merci à toi Corneille (et Woody !). Amen pour ta référence au McKee, qui a d’ailleurs donné il y a quelques mois une hallucinante série de séminaires à Paris, devant des salles ultra-combles. Le livre aura 10 ans cette année, et pas une ride…

Je n’ai pas dû être très clair sur le sens premier du "hook": il ne s’agit pas à tout prix de coller dès le départ une *émotion* du type violons dégoulinants, mais juste un *thème* le plus universel possible (la chance, la vieillesse, la mort, l’intuition, la guigne, les souvenirs, le hasard, le sparadrap qui n’arrête pas de coller au doigt, une réplique célèbre d’un film, une fable de La Fontaine, etc.) qui pourra, effectivement, permettre d’engendrer une émotion, si cela est souhaité… Je suis d’accord avec toi, il ne s’agit pas dès le départ de sortir la musique de Titanic et la photo de la petite fille orpheline, battue et leucémique… Quand je traduis ça par "implication émotionnelle", c’est pour dire que si le thème est assez fort, ou drôle, pour ne laisser personne indifférent et si le thème colle bien à ce que le magicien souhaite dire, il lui sera d’autant plus facile d’installer son effet et créer son impact, et de le rendre mémorable.

Bien entendu, le "hook" est un point de départ et ne se substitue pas au travail d’écriture, au jeu, à la technique si elle est nécessaire. Le "hook" est un propos, une raison d’aller parler aux gens et de leur faire vite comprendre que vous allez leur parler de quelque chose d’intéressant et dont ils se rappelleront, et pas de votre beau jeu de cartes dont l’une a la fâcheuse tendance d’être "ambitieuse" (la coquine !). Bref, je te rejoins sur ce que tu dis et amen à toi pour tes précieuses précisions, comme dirait l’autre.

Quant au sujet de Copperfield, je suis effectivement contaminé depuis longtemps par sa méthode de travail (on ne se refait pas), mais on ne peut pas non plus nier que ça lui a plutôt réussi, et que ça a donc réussi à la magie, par extension. Ce que tu lui reproches provient de deux faits : 1- il est le produit de l’école de Broadway et 2- dès le départ, ses numéros obéissaient à une contrainte drastique : chaque illusion était formatée en "clip" et devait durer trois à quatre minutes pour la télé, dans lesquelles il fallait caser l’intro, la procédure de l’illusion, le final de l’illusion, l’épilogue et le rappel. D’où les aspects que tu as pu trouver téléphonés. DC possède des coudées plus franches depuis quelques années et, d’ailleurs, tous les numéros "romantiques" et dansés avec les partenaires ont été sortis du show.

Comme exemple de référence, se reporter (je ne m’en lasse pas) à la carte de base-ball déchirée et raccommodée (1993), c’est un cas d’école… Une carte à jouer déchirée et raccommodée mérite de figurer parmi les nominés pour l’Oscar du tour le plus con : je fais choisir une carte du jeu et la fais signer, la déchire en quatre pour la raccommoder aussitôt... On transpire devant le danger : déchirer un bout de carton sans la moindre valeur, courant ainsi le risque de dépareiller un jeu de cartes à 10 balles ! Heureusement, la carte finit raccommodée… Certes, au prix des mouvements les plus alambiqués de la Terre (je parle des versions les moins bonnes… car certaines sauvent l’honneur…). Par contre, que l’on se rassure, la carte finit toujours pliée et signée, donc le jeu est ruiné quand même... Mais c’est pas grave, on est magiciens, alors ça passe… Help... Des tas de magiciens ont réfléchi a de fantastiques scénarios pour donner un sens au fait de déchirer un bout de papier et le raccommoder instantanément après (le dernier en date étant Laurent Beretta). Dans le cas de DC, avant même de se pencher sur la méthode, le point de départ a été de trouver l’objet à déchirer et d’arriver à faire crisser des dents tous les spectateurs lors de chaque déchirure… La carte à jouer est donc devenue une carte de base-ball rarissime (en prenant le temps d’expliquer à l’écran pourquoi elle était si rare et si précieuse), déchirée devant son propriétaire et l’assureur de ladite carte, au bord de l’apoplexie. J’ai détaillé tout cette routine dans un autre post, je ne vais pas tout retaper. On n’aime ou n’aime pas ce scénario, mais on est en plein dans le "hook" et c’est un exemple que je conseille à chacun de revoir, pour s’amuser…

S.

Publié le

Bon allez, je donne mon avis (ooooooh...).

Je suis assez d'accord avec vous, au fond. Il faut donner une âme à un numéro.

Mais je rajouterais ceci : la magie, c'est quand même des apparitions, disparitions, lévitations...et pas une pièce de théatre.

Ce que je veux c'est qu'on voit du plus en plus dans les championnat où autre, des gens qui, pendant 10 min de numéro, on raconté une bien jolie histoire, mais à part s'amuser avec des D'lites, et bien ils n'ont pas fait grand choses de "réellement" magique, excusez moi.

Maintenant, pour faire de la magie, il faut avant tout faire autre chose (danse, théatre, jonglage, etc...) et op, pourquoi pas, si possible et si on peut, un effet magique...et bien je trouve ça domage.

L'inverse est tout aussi mauvais : j'ai vu en live DC et DL : bilan : même si dans le shows de DL il n'y avait que 5 "vrais" effets, et dans celui de DL 25000, et bien la encore c'est la qualité qui a primée

Je pense donc qu'il faut trouver un juste milieu : bien sûr, c'est bien plus beau avec une histoire, un personnage, un bon jeu de comédien, et la ya pas photo. Mais il ne faut pas oublier que l'on fait de la magie. Il faut un minimum d'effets.

PS : au sujet de DC : moi j'adore. Et même si c'est vrai qu'il y a beaucoup de baratin avant et après, au moins l'effet réalisé vaut le coup d'attendre. Dans ce cas oui, vive les mise en scène à ralonge.

A+

Publié le

Un des plus beaux exemple est pour moi les as Mc Donald de D. C. avec en fond les photos de son grand père. Il y a une émotion intense dans ce numéro que je ne me lasse pas de "re re re re voir". Alors qu'au fond ce ne sont que quelques cartes...

Des cartes oui.... ;)

Pour mieux comprendre le réel, il faut parfois passer par l'imaginaire...

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8421
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Laurent HEYRAUD
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      84.9k
    • Total des messages
      682.8k

×
×
  • Créer...