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THE VERY BEST OF SIMON ARONSON

Richard Vollmer

55€, 380 pages, 37 routines et un essaie sur le chapelet, voilà qui donne une idée du temps pris pour aborder les détails de chaque routine… Attention, ce CR va être loooong, mais booooon !

Ce que j’en connais avant de l’ouvrir : Aronson est un magicien d’une créativité quasi inégalée. Il est réputé pour avoir développé son chapelet (et d’ailleurs c’est une de mes craintes car un bon chapitre du livre semble dédié au chapelet, et sachant que je me suis déjà donné la peine d’apprendre le Mnemonica, ouille ouille ouille j’ai peur de prendre cher en regrets…).

Après mes CR sur le VBO (Very best of) Hierophant et Lorayne, de nombreux contributeurs m’avaient dit « Le VBO Aronson est vraiment monstrueux, fonce » (j’anticipe, mais merci à eux, ils avaient raison !).

Bien que quelques tours dans la table des matières m’évoquent quelque chose, deux d’entre eux m’ont interpelé précédemment : Prior Commitment (merci Gilbus pour la découverte de ce tour qui « baise » les magiciens ^^) et Shuffle Bored cité dans le critique du « World Magic Shop » n°120 du 26/09/2012 lors de la présentation de « Ultimate Self Working Card Tricks » avec la démo d’un tour « automatique » qui m’a bien interpelé…

Le livre se divise en 4 catégories : Tours impromptus… ou presque, Tours utilisant un chapelet mémorisé, Tours avec arrangement, Effets très spéciaux.

I TOURS IMPROMPTUS… OU PRESQUE !

- Three for two : Aronson met l’ambiance dès la première routine : comment retrouver 3 cartes choisies séparément et de différentes manières (magicien dos tourné) et perdues dans le jeu sans jamais que le magicien touche les cartes. Le genre de tour incompréhensible, inremontable, automatique, sans préparation, avec un jeu mélangé, sans travail de mémoire particulier, sans calcul… Cette routine vaudrait peut-être à elle seul déjà le prix du bouquin, sincèrement. Mon nouveau tour favori pour 3 personnes depuis les 3 menteurs de Duvivier… Si tout le reste est de cet acabit, pas besoin d’acheter autre chose en magie des cartes je crois…

C’est ici un triple énorme coup de cœur, je ne m’en suis toujours pas remis.

- Doublestop simplified : Deux versions faciles et intéressantes où le spectateur « pense » stop lors d’une double distribution, les deux sélections se retrouvant à l’endroit défini. Une merveille d’ingéniosité.

- Mark-a-place mates : Tour de coïncidence où une carte peut se retrouver entre deux cartes que l’on souhaite. Facile, et exploitant un forçage / contrôle à l’étalement extrêmement ingénieux dont les applications sont légions. Une belle arme supplémentaire à ajouter à son arsenal.

- Self Contrôle : Après « Three for two », Simon enfonce le clou ! Autant pour Three for Two il fallait un petit peu une carte à l’œil, autant là non. Le jeu est mélangé, jamais touché par le magicien, complètement automatique, simple, facile à retenir, diaboliquement futé… et laissant beaucoup de place pour la mise en scène au moment de la révélation. Liberté absolue ! Le principe sous-jacent m’a fait des nœuds au cerveau pendant une poignée de minutes tellement c’est efficace, simple et inremontable. Il m’arrive de voir des effets basé sur des propriétés de mélange ou de replacement et de remarquer immédiatement le fonctionnement. Mais là, même en ayant l’explication il a fallu que je décortique tout pour m’en rendre compte. Énorme avantage : peut-être répété instantanément avec des conditions différentes à la conclusion (la carte et l’endroit ou elle se trouve ne sont pas figés). Encore un ENORME coup de cœur. Pourquoi faire compliqué quand on sait faire ça ?!! Allez, plus que 32 routines, ça va en faire des choses à dire à ce rythme là…

- Miss-mate : Des techniques simples pour une routine où le spectateur doit dire stop pour s’arrêter sur la jumelle, sauf qu’il se trompe, mais le magicien remet les choses en ordre grâce à une once de magie. Que c’est dur de tout aimer et de vouloir tout travailler…

- Méditation sur les as de Christ : 4 as perdus, une carte choisie et tout se révèle comme par magie à grands coups de carte indicatrice retournée, épellations, etc. Aucune technique compliquée, à se mettre dans les pattes pour passer un bon moment.

- Parangon poker : Routine de triche impressionnante à phases multiples, sauf que je n’aime pas les routines de triches. J’en ai une, à ma sauce, mais je ne la fait jamais alors pourquoi en travailler une autre ?... En plus, il y a à mon goût trop de mélanges et trop de donnes…

- La carte préférée de Simon : Demandez la carte préférée du spectateur, faites choisir une carte, sortez vos « 4 » cartes préférées, et retrouvez les cartes à contre-temps. Rien que la lecture de l’effet ne m’a pas fait envie. Mais ce thème « à la légère » de carte préféré est intéressant.

II TOURS UTILISANT UN CHAPELET MEMORISE

Aaaaaah, voilà LE morceau pour lequel j’attends de voir si je dois oublier tout ce que je sais en matière de jeu mémorisé.

- Considérations : Renvoie à « Memories are made of this », que l’on trouve en pdf gratuit sur Vanishing inc. Il présente notamment comment optimiser un système de classement (qui permet par exemple tout simplement l’amélioration du jeu invisible pour une présentation bien meilleure, ce que je me suis empressé de faire ! Wahou je ressors ce « truc » là pour en faire quelque chose qui me plaît déjà mieux). Il aborde également les principes du mélange faro, mais sans les développer… J’aurais apprécier des renvois ou une bibliographie pour aller plonger là-dedans et découvrir les arcanes de ce mélange au potentiel phénoménal.

- Two beginnings : Rien que le « plot » et la description de l’effet me plaisent. Une personne « nomme » une carte, une autre en touche une, les cartes ne sont jamais passées faces en haut, et celle qui est touchée se révèle être celle qui a été nommée.

- The invisible cards : Tour du jeu invisible sans le gimmick jeu invisible ! Faut le faire…

- Everybody’s lazy : J’aime le plot de « je vais faire un tour, le refaire, vous l’apprendre, puis vous laisser tranquille », ainsi que « faire faire » le tour par le spectateur. Mais pour le coup il y a beaucoup trop de calculs à mon goût et c’est moi qui suis « lazy ». Typiquement le genre de trucs que je ne présenterai jamais.

- Some people think : Comment retrouver une carte choisie et perdue dans un jeu mélangé par le spectateur. Judicieux, et avec de nombreuses applications possibles. Le boniment est à revoir à mon sens pour les profanes afin de ne pas les exposer à des termes « nuisibles ».

- Détecteur de mensonge : Le système est identique, et semble très fun pour déceler quand quelqu’un ment et quand il dit le nom de sa carte qui se trouve dans sa poche (magicien dos tourné). Ce tour doit être difficile selon l’ambiance qui règne et demande de la concentration pour s’y retrouver dans cette double chaîne imbriquée… Mais quelle force dans le principe !

- Topsy Turvy : Looooongue description pour retrouver 3 cartes. Beaucoup de choses à gérer et observer « sous le feu », il faut impérativement connaître son chapelet sur le bout des doigts sans hésitation. En revanche, il aborde une variante qui est plus simple (l’effet aussi par conséquent) mais qui m’attire beaucoup. Bon, par contre quand on apprend « Three for Two » en début de bouquin, on n’est pas obligé de se lancer dans le chapelet pour retrouver 3 cartes ;o)

- Passé, présent, avenir : Le plot et la description de l’effet sont intéressants. Je suis littéralement estomaqué par le concept de « clé flottante » qu’il faut que je révise pour tout bien comprendre. Ceci étant, il y a trop de calculs, et je n’ai pas pris le temps de tout assimiler. On ne peut pas forcer sa nature…

- Bait and switch : Voici un change de jeu sous les yeux de tout le monde afin d’introduire un chapelet et enchaîner sur des miracles alors que tout le monde a pu mélanger les cartes. Pourquoi dépenser 50€ avec « The Cooler » quand, pour le même prix vous avez ce change, et en prime une trentaine de routines ?... 😃

- Histed Heisted : Là, l’auteur nous annonce du lourd, avec quelque chose d’aussi puissant qu’OOTW, mais avec un chapelet. C’est une lecture de pensée grâce au pouvoir du « miscall » des cartes. Il faut effectivement connaître son chapelet sur le bout des doigts, mais voilà ici un tour mystifiant permettant de faire participer jusqu’à 10 personnes…. Avec un finale de prédiction ! La vache, ça donne envie de le faire ! Mais… il faut préparer le montage (change de jeu ?). Depuis la lecture de ce tour, j’ai repris le rythme de m’endormir en récitant mon chapelet pour véritablement dégager toutes les hésitations et décliner toutes les séries/configurations rapidement.

- Four stop intersection : Beaucoup de calculs (avec des valeure ABCDXY…), bien que peu de manip’. Les principes sont intéressants mais à mon sens rien à voir avec la force de « Three for two » qui se fait avec un jeu mélangé.

- Madness in our methods : C’est une pseudo intro aux arcanes des magiciens avec des groupes de discordes au sein des magiciens sur la manière de faire choisir les cartes. Un tour aux allures automatiques si l’on exclue qu’il s’agit d’un chapelet : 3 calculs simples mais à faire « sous le feu ». Il ne faut pas hésiter mais quand on a compris la logique, c’est de la vraie magie. Voici encore un ENORME coup de cœur. Boum boum, ça commence à faire beaucoup, je vais aller voir mon cardiologue…

III TOURS AVEC ARRANGEMENT

J’espère ici que les montages ne seront pas trop assommants ou exigeants…

- Suffle bored : Aaaah, nous y voilà ! Voici LE tour que David Penn a encensé et qui selon lui permet un beau miracle, et qui figure évidemment à son répertoire pro. Le concept et la préparation sont intéressants, mais je trouve qu’il y a moyen d’annoncer à mon sens quelque chose de plus fort que simplement le nombre de cartes qui sont retournées dans le paquet. J’en connais d’ailleurs une variante crescendo absolument facile et fort sympathique qui fait participer un spectateur.

- Point spread : C’est le principe de shuffle bored développé en 3 actes avec 3 prédictions sur les scores obtenus par les spectateurs. Typiquement beaucoup d’applications possibles à travailler, mais en l’état ce n’est pas le coup de foudre. De quoi bien phosphorer, par exemple lors de rencontres entre magicien pour pondre un truc « perso ».

- Doubly lazy : Un gros arrangement pour le tour du paresseux avec 2 cartes. Dès la description de l’effet, je me dis que le travail nécessaire semble déséquilibré par rapport à « Three for two ». JE n’ai pas bien compris le « comment » qui fait que la 2e carte est toujours au bon endroit, mais la lecture a confirmé mon premier sentiment. Verdict : « More is less ? »

- Prior commitment : Aaahhh on y arrive ! (Petite pensée pour Gilbus). Contient l’explication du contrôle « Faire et défaire » qui permet par exemple d’annuler toutes les actions des spectateurs.

Dès le début il prévient : « Mystifiera profanes, magiciens… et vous-mêmes ! », et annoncé comme le tour qui aura le plus de succès de cette anthologie, qui plus est automatique.

Effet : 2 cartes choisies et perdues par les spectateurs se retrouvent à 2 places indiquées par deux cartes faces en haut. Avec prédiction ou pas.

Il a recourt à deux jokers dédiés au tour dans leur préparation, mais c’est faisable avec 2 cartes ordinaires sorties du jeu (ce qui fait par contre perdre l’effet final de prédiction).

C’est inremontable, automatique, troublant… à noter que même en ayant l’explication sous les yeux je l’ai reproduit plusieurs fois avec des cartes faces en haut, faces en bas pour comprendre vraiment les rouages. Un truc à se mettre la tête à l’envers, j’adore ! Peut-être moins le gros coup de cœur que « Three for two », mais énorme potentiel d’histoires. Je me vois déjà par exemple parler des « lutins » qui oeuvrent secrètement pour moi et qui vivent dans le jeu. Un Bijou. Aronson nous gâte décidément. C’est de plus très versatile entre la version préparée ou impromptue… Ca en fait des avantages.

- Queenspell : Idem, sur la base de « l’intuition féminine » des dames rouges qu’on épelle pour retrouver les 2 cartes choisies. Quasi impromptu (préparation très courte), très souple, et il donne des idées pour le présenter debout (ce qui rend par extension « Prior Commitment » adaptable debout également avec une manœuvre en main plutôt que sur table. Toutes les idées sont bonnes à prendre). Il propose également une variante avec faro plutôt qu’un faux mélange pour être encore plus puriste.

- Divide and conquer : Wahou ! Toujours le même principe appliqué, mais avec des distributions successives. « Bof » direz-vous, et vous aurez sûrement raison, sauf que ça laisse ici une place folle à la comédie et à l’ambiance. Encore bravo. Et le plus : CA FONCTIONNE !!! Très bon plan pour prendre connaissance des cartes.

- Random tandem : Encore une application du contrôle, où cette fois le spectateur indique un endroit de coupe et les 2 cartes apparaissent simultanément, l’une de la moitié FEB, l’autre FEH.

- Two deck Canasta : Utilisation de deux jeux pour retrouver 2 cartes gardées secrètes et placées dans les poches du spectateur. La version de Nat Kranzo dans son DVD « Boondock Mental » m’avait laissé une meilleure impression.

- Mix and match : Principe de Jordan (j’aurais dit Gilbreath), qui mélange 2 jeux pour obtenir un paquet de 104 cartes, puis qui est ensuite re-séparé en 2 jeux (donne de 52 cartes) composés de dos rouges et dos bleus mélangés, pour retrouver miraculeusement la carte jumelle. Trop de donnes, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu autrement et plus simple…

Je passe sur les quelques routines qui ne m’inspirent rien de bien ni de mal, juste un « bof » qui me fait gagner quelques lignes.

IV EFFETS TRES SPECIAUX

- Happy birthday : Les dates anniversaires dans un agenda correspondent toutes à une carte, tandis qu’une carte à dos différent « bon anniversaire » se trouve dans le jeu… Les deux coïncident parfaitement. Basé sur un tour d’Elmsley, avec une méthode d’Aronson utilisant la valeur des cartes du chapelet afin de correspondre de manière indétectable aux jours de l’année sans répétition visible. Tout est malin, y compris le boniment et le script entièrement fournis.Voilà, ça me donne direct envie de m’en faire un beau, si vous me voyez arpenter les papeteries, vous saurez que je cherche un bel agenda perpétuel pour produire ce miracle. Pour ceux qui font des mariages ou des anniversaires, c’est un choix sûr !!!

- The calendar card : Méthode dérivée de la précédente, mais avec une utilisation TRES ASTUCIEUSE d’une carte d’anniversaire. Si je devais faire un tour à un anniversaire, ce serait à mon goût celui-ci sans hésiter ! Il donne en plus des astuces pour se faire faire une carte imprimée de qualité professionnelle, que du bonheur pour quelques euros. Que dire d’autres que merci ?

CONCLUSION

On voit souvent des débutants qui cherchent des sources pour apprendre plein de choses en magie. Je pense que pour quelqu’un qui a débuté par exemple avec les DVD de Bilis et qui a donc un minimum de technique, ce bouquin est parfait pour avoir 2 ans de boulot devant soi avec de merveilleuses routines de cartes comprenant de tout : de la triche, du mystère, des prédictions, des épellations, des transpositions… de tout de tout ! La partie chapeler serait certes sous-exploitée, mais quand bien même.

Pour moi, qui suis un peu plus avancé que quelqu’un qui sort des DVD de Bilis, j’ai l’impression d’avoir ENFIN trouvé le truc que j’ai toujours rêvé d’avoir. Des choses simples, efficaces, qui me parlent, et qui n’ont pas trop été revues et corrigées par d’autres (je fais référence à l’impression que m’avait par exemple laissé le VBO d’Harry Lorayne).

J’en ressors avec quelques questions (pour ceux qui auront lu jusque là) :

- Il fait référence au « chargeur de jeu Murray », qu’en est il ? Des pistes, des innovations s’en rapprochant portant d’autres noms, ou des conseils tout simplement ?

- Il parle de certaines cartes comme « Vous avez choisi le roi de cœur, c’est signe de bon goût », ou alors « Le neuf de carreau est connu sous le nom de ‘la malédiction d’Écosse’ » et je me demande si ces termes sont de son invention ou si au final il existe un recueil des symboliques potentielles (et si possibles amusantes) pour chaque carte comme on peut le trouver dans le tarot.

J’ai ADORE que les tours qu’il décrit avec chapelet ne nécessitent par le chapelet Aronson mais son faisables avec TOUS les chapelets du moment qu’on le connaît bien. Merci !

J’ai également beaucoup aimé les résumés en fin de tour qui reprennent succinctement chaque calcul et chaque procédure.

Verdict : un INCONTOURNABLE qui contient des pépites, des bijoux, des merveilles d’ingéniosité, et pour tout vous dire je me sens véritablement privilégié d’avoir entre les mains un tel livre, pour lequel l’auteur ne s’est vraiment pas foutu de nous en livrant le meilleur d’une vie de créations.

De quoi apprendre l’humilité, et se mettre au travail d’urgence.

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Publié le (modifié)

Ce livre m'a mis une gifle il y a 2 ou 3 ans que je l'ai lu.

Je ne m'en suis toujours pas remis!!!!

Oui Chakkan ;le"Three for two" est une merveille

"Self control" est une bombe

Moi j'ai plus qu'adorer le "Some people think",un des meuilleurs tours de cartes qui existe a mes yeux car c'est vraiment du "NO WAY!!!!!"

J'adore aussi le tour de Simon Aronson "Side-Swiped" qui ne figure pas dans son best of mais qui est tout a fait génial et automatique

[video:youtube]

Modifié par Thomas
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Publié le

Ce livre est absolument fantastique, c'est sans doute un de ceux qui m'ont le plus marqué. J'ai beaucoup présenté Prior Commitment et Divide And Conquer et le succès a toujours été au rendez-vous. Je me souviens avoir lu ce pavé avec un sourire au lèvres permanent et ton compte-rendu me montre que je ne l'ai pas encore assez exploité...

Publié le (modifié)

Vos réactions font plaisir à lire, et même si j'ai lu quelques bouquins très très bien dernièrement (cf. mes derniers CR), celui-ci est sans commune mesure celui qui m'a le plus estomaqué, et dans lequel il y a (à mon sens) le moins à trier.

Je l'ai déjà fait, mais je souhaite encore une fois à remercier tous ceux qui m'ont incité à le lire (notamment via mon CR du VBO HIerophant) : Francis L, jeremie, danslesmanches, xav5000, mat-magik.

Et pardon d'avoir écorché le nom de Richard Vollmer (avec 2 L) dans le titre du thread, ce que personne n'a remarqué jusqu'à présent :D

Modifié par Chakkan
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Publié le
Et pardon d'avoir écorché le nom de Richar Vollmer (avec 2 L) dans le titre du thread, ce que personne n'a remarqué jusqu'à présent :D

En revanche je ne sais pas si on va te pardonner de vouloir nous faire croire que ce VBO contient 337 routines et d'avoir en plus oublié de parler des 3 ou 4 dernières.

:D

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Publié le
Et pardon d'avoir écorché le nom de Richar Vollmer (avec 2 L) dans le titre du thread, ce que personne n'a remarqué jusqu'à présent :D

En revanche je ne sais pas si on va te pardonner de vouloir nous faire croire que ce VBO contient 337 routines et d'avoir en plus oublié de parler des 3 ou 4 dernières.

:D

LOL.

Ayé, modifié pour 37 routines, du coup je n'ai pas fait l'impasse sur les 300 autres.

Mais en effet, je l'ai dit une fois, celles qui ne m'inspirent pas plus que ça, je laisse en blanc. J'aurais pu décrire l'effet, mais je ne veux pas que ma description puisse être chargée d'un apriori qui pourrait nuire à l'auteur, j'en dis suffisamment de bien en général je pense pour donner envie de le lire, et du coup se faire une idée des quelques zones d'ombre que j'ai laissées, et qui pourrait tout à fait plaire à de nombreux magiciens, chacun ses goûts et heureusement ! ;)

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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