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Et si on prenait le problème à l'envers en s'inspirant de ce que les "grands" nous ont dit de l'exercice de notre art ?  Je m'explique 

Quel est ton objectif en faisant ton "tour" : montrer une impossibilité ? un puzzle ? affirmer que tu sais faire quelque chose que les autres ne comprennent pas ou ne connaissent pas ? Affirmer ta personnalité avec des arguments comme "j'ai un pouvoir", je suis un "demi dieu tout puissant" ou autre posture... si tu réponds oui à l'une de ces questions alors il sera très probable que l'on demande à voir ton jeu, que la défiance et le suspicion ne viennent systématiquement mettre en défaut ton travail... désolé je n'ai pas d'autre solution qui me vienne à l'esprit.

Maintenant prenons les choses autrement .... 

Qui je suis en tant que magicien ? Pourquoi fais je cette "démonstration magique" (dans le sens au service de quel but) ? Quelle émotion je veux faire passer ? Quels sentiments je souhaite créer chez mes spectateurs ? 

Suis je "aimable" de mon public ? Et si non pourquoi ? 

Et surtout que veux tu leur offrir ?

Si tu les invites à "passer un bon moment" à les introduire dans une véritable histoire qui commence par l'Attention puis l'Intérêt puis crée du Désir et enfin aboutit à l'Action (principe AIDA) alors, selon les enseignements des géants qui nous ont précédés, tu verras que ton public "rentre dans ton monde" et comprend qu'au delà du tour c'est un cadeau symbolique que tu leur offre ; l'assurance de passer un moment pour eux (et pas pour satisfaire l'ego du magicien).

Généralement le public ne refuse pas un cadeau s'il considère qu'il est offert de manière généreuse et qu'il porte un "message" de la part de celui qui le donne. 

Peut être ma réponse te semblera taper " à côté de la plaque"... mais tu verras avec le temps que, grâce à une exploration méthodique de la magie, la compréhension des dimensions psychologiques, du scripting, du storytelling, de la construction de ton persona (qui doit être le plus proche possible de ton toi authentique) tu changeras complètement ton rapport avec ton public et que cela soutiendra ton efficacité. 

Pour engager cette exploration il faut se sentir prêt, idéalement connaître les maîtres qui constituent une référence (chacun à leur manière) dans la réflexion et la pratique, avoir une approche méthodique (presque analytique), relier les concepts entre eux, mettre des mots sur des impressions... ce n'est pas instantané mais constitue, crois  moi, une magnifique "chasse au trésor".

Bon voyage dans cette découverte passionnante qui semble a priori moins séduisante que l'achat du dernier tour à la mode mais qui constitue cependant la recette du succès des meilleurs.  

Bien entendu je laisse à chacun le soin de t'apporter son conseil et, éventuellement, de considérer que les considérations exposées ici sont sans objet. C'est quoi qu'il en soit la réponse que je m'applique et qui m'a le plus aidée.

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Publié le (modifié)

Je trouve la réflexion et les conseils de Christophe des plus pertinents. Même si encore une fois c’est toujours un peu plus compliqué avec des proches. Cependant avoir un univers, un personnage, une écriture des routines, te permettra de sortir du « je montres un tour et mes amis cherchent à le comprendre ». Et les autres conseils te permettront de te rassurer au cas où.

Modifié par Michel (Darlone)
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www.dedales-hypnose.fr

Publié le
Il y a 1 heure, Christophe BAIXAS a dit :

Et si on prenait le problème à l'envers en s'inspirant de ce que les "grands" nous ont dit de l'exercice de notre art ?  Je m'explique 

Quel est ton objectif en faisant ton "tour" : montrer une impossibilité ? un puzzle ? affirmer que tu sais faire quelque chose que les autres ne comprennent pas ou ne connaissent pas ? Affirmer ta personnalité avec des arguments comme "j'ai un pouvoir", je suis un "demi dieu tout puissant" ou autre posture... si tu réponds oui à l'une de ces questions alors il sera très probable que l'on demande à voir ton jeu, que la défiance et le suspicion ne viennent systématiquement mettre en défaut ton travail... désolé je n'ai pas d'autre solution qui me vienne à l'esprit.

Maintenant prenons les choses autrement .... 

Qui je suis en tant que magicien ? Pourquoi fais je cette "démonstration magique" (dans le sens au service de quel but) ? Quelle émotion je veux faire passer ? Quels sentiments je souhaite créer chez mes spectateurs ? 

Suis je "aimable" de mon public ? Et si non pourquoi ? 

Et surtout que veux tu leur offrir ?

Si tu les invites à "passer un bon moment" à les introduire dans une véritable histoire qui commence par l'Attention puis l'Intérêt puis crée du Désir et enfin aboutit à l'Action (principe AIDA) alors, selon les enseignements des géants qui nous ont précédés, tu verras que ton public "rentre dans ton monde" et comprend qu'au delà du tour c'est un cadeau symbolique que tu leur offre ; l'assurance de passer un moment pour eux (et pas pour satisfaire l'ego du magicien).

Généralement le public ne refuse pas un cadeau s'il considère qu'il est offert de manière généreuse et qu'il porte un "message" de la part de celui qui le donne. 

Peut être ma réponse te semblera taper " à côté de la plaque"... mais tu verras avec le temps que, grâce à une exploration méthodique de la magie, la compréhension des dimensions psychologiques, du scripting, du storytelling, de la construction de ton persona (qui doit être le plus proche possible de ton toi authentique) tu changeras complètement ton rapport avec ton public et que cela soutiendra ton efficacité. 

Pour engager cette exploration il faut se sentir prêt, idéalement connaître les maîtres qui constituent une référence (chacun à leur manière) dans la réflexion et la pratique, avoir une approche méthodique (presque analytique), relier les concepts entre eux, mettre des mots sur des impressions... ce n'est pas instantané mais constitue, crois  moi, une magnifique "chasse au trésor".

Bon voyage dans cette découverte passionnante qui semble a priori moins séduisante que l'achat du dernier tour à la mode mais qui constitue cependant la recette du succès des meilleurs.  

Bien entendu je laisse à chacun le soin de t'apporter son conseil et, éventuellement, de considérer que les considérations exposées ici sont sans objet. C'est quoi qu'il en soit la réponse que je m'applique et qui m'a le plus aidée.

Ah ça fait du bien. Merci pour ca

C'est parce que ça ne sert à rien qu'il faut le faire sérieusement 

Publié le

A mon avis, si tu optes pour le fait d’être toujours prêt à montrer ton matériel, à faire des changes de jeux, etc. tu arrêteras de présenter tes tours…

Ce sera casse-tête, et en plus, un change ou une décharge doit aussi être motivé pour être fait de façon invisible. Et si tu répètes le tour, la motivation risque de ne plus passer…

Remettre un briquet en poche pour pouvoir le reprendre quand tu recommences le tour afin de justifier une décharge en poche, par exemple, risque de ne plus passer.

Plonger tes deux mains dans tes poches en disant : « quelqu’un a-t-il un crayon » ne passera plus si tu l’as déjà fait lors de la première présentation du tour…

Être toujours prêt à faire « examiner » son matériel me semble donc être la meilleure façon d’arrêter la magie.

Le vrai problème est que la magie est du théâtre et que le théâtre n’est pas fait pour être joué et rejoué devant des proches.

C’est pour cela que j’évite certains tours où tu as, par exemple, de toute façon 25 ou 30 % de chances en ta faveur. Par exemple, trouver une carte choisie parmi 4 ou 5. Ou trouver dans laquelle des boites (rouge ou noire) le spectateur à placer un papier…

Car, dans ce genre de tours, l’effet magique ne peut provenir que de la répétition. Sans cela, c’est juste une histoire de probabilité.

Et le spectateur peut légitimement te demander de répéter encore et encore le tour pour entrer véritablement dans un effet magique.

Or, souvent, les tours ne sont pas répétables.

Cela mis de côté, il me semble que la meilleure des solution – étant donné qu’il s’agit d’un public très particulier (ta famille et tes amis) – est justement d’opter pour une approche très particulière :

-          Sois humble. Dis que tu joues au magicien et non que tu « es » magicien (la différence peut paraitre anodine mais ne l’est pas).

-          Devant tes proches, n’aie pas peur de te qualifier de « débutant ».

-          Devant les demandes de répétitions, dis carrément qu’il ne vaut mieux pas répéter un tour, que tu le feras la prochaine fois, mais que tu as autre chose à montrer.

-          Devant les demandes d’examen des cartes, refuse. Mais poliment et avec humour. Tu peux laisser entendre que, oui, il y a un truc mais que vous êtes là pour rêver…

Enfin, choisis tes effets. C’est difficile à expliquer mais il y a des effets pour lesquels il serait impensable de ne pas laisser la chose entre les mains du spectateur. Ce n’est pas que le spectateur veut « contrôler » quoi que ce soit mais l’effet n’aurait aucune logique si l’objet n’aboutissait pas entre ses mains.

Par exemple, si tu plies « mentalement » une clef. Il serait illogique de ne pas laisser la clef entre les mains du spectateur (l’objet étant de taille réduite, tu le plies à 1 mètre ou 2 de lui, il est logique qu’il demande à voir de près la clef. Ce serait différent pour un grand foulard rouge qui devient vert).

Si tu déchires et répares un mouchoir, il serait absurde d’empocher le mouchoir et de partir sans le donner en mains. Le spectateur veut juste voir s’il a bien vu : les morceaux du mouchoir sont-ils bien rapiécés. Il ne s’agit donc pas d’une volonté de contrôle mais de l’aboutissement logique de l’effet.

Pour ces tours-là, si tu n’es pas (encore) capable de faire un change, ne les fais pas…

 

Ensuite, dans un second temps, avec plus d’expérience tu connaitras davantage de routines.

Par exemple, tout naturellement tu enchaineras un tour où le jeu change de couleur avec un autre effet te laissant la possibilité de faire un change.

Il deviendra évident dans le deuxième effet que les cartes sont bien passées du rouge au bleu. Et ta famille pourra même y toucher…

Mais, ce sera pour plus tard.

 

A mon avis, quand on débute, vouloir être examinable, se parer à réaliser des changes, etc. est la meilleure façon d’être terrorisé et de ne plus rien présenter. Or, si ta famille se permet de te « titiller », c’est justement parce qu’elle a ce statut particulier d’être ta famille.

Tu peux retourner le raisonnement : puisqu’il s’agit de ta famille tu peux lui dire sans manquer de conscience "professionnelle" que, oui, il y a un truc et que tout n’est pas contrôlable.

Mais bien, sûr, cela ne doit pas t’empêcher de préparer des changes, des « outs », etc. Simplement, tu ne devrais pas te focaliser sur ça.

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Encore une fois, comme pour le "c'est quoi le truc", il n'y a pas de solution miracle, mais une préparation en amont me semble nécessaire. Un peu dur de ne pas submerger un débutant avec trop d'infos, mais je pense que tu peux déjà bosser sur trois points:

- bien choisir tes tours et méthodes pour de la magie en famille. Dans l'absolu, rien à banir et tout est adaptable, mais peut etre que certains tours te mettent plus à l'aise, te sont un peu plus familier (un peu dur quand le seul public est la famille j'en conviens) et donc second point:

- connaitre les limites de tes effets et méthodes. Par exemple : est-ce que la méthode te permet d'autres gestuelles plus proche de la tienne? Y a-t-il des méthode que tu maitrise mieux et qui paraitront plus naturelle dans tes mains? Qu'est ce que l'effet et la méthode me permette de montrer, voir de donner à examiner? Quand est-ce que je peux lacher (et donc arreter de proteger) le jeu?

En plus de la satisfaction de la performance en générale, c'est le naturel et l'apparente honnêteté qui détournent les spectateurs du besoin de savoir. Et dernier point. 

- ralenti. c'est difficile de trouver le bon tempo, surtout quand on débute et puis on se rend compte au fur et à mesure des performances, que si le spectateur a eu le temps de tout suivre, que la performance s'est calée sur son rythme, alors il aura moins cette sensation de "j'ai rien vu mais j'aurais pu voir, donne moi ton truc, je vais l'examiner à mon rythme". 

En jouant avec tout ça, tu donneras plus de spontanéité et de naturel.
N'importe quelle carte, n'importe quel jeu, ou pas, je sais pas, mais on s'en fout, c'était fun. 


Quand la question est déjà posé (et elle sera posée, ça arrive, c'est pas grave, on est pas au top tout le temps et avec tout le monde) c'est déjà trop tard et on est dans du cas par cas et des temps de réactions qui rendent les "moi j'aurais fait ça" peu pertinents.

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Merci pour la qualité de vos interventions. Ca fait du bien à lire même si je ne me sens pas en phase sur tout (non pas que je ne sois pas d'accord, simplement que certaines considérations relève d'une remise en question qui n'est pour le moment pas de mon "niveau").

J'entends et comprends parfaitement les conseils de Christophe. 👍
Pour être beaucoup plus performant sur d'autres loisirs que la magie, j'ai eu le même parcours de remise en plat et de reconsidération de ma pratique. Mais pour en arriver à cette remise à plat, il m'aura fallu déjà une grande maîtrise des "bases". Pour ne plus avoir à y penser, pour ne plus douter des "fondations" et être serein dans mon "reset workflow".
Ta réponse m'est cohérente même si probablement un peu trop avancée pour le débutant que je suis. Mais j'en prends note car elle me parle. Ca me permet d'engager cette réflexion dès le début de mon choix de tour.

 

Karl, Gaël, merci. Vos réflexions me sont très utiles et plus à la portée de mon niveau (en tous cas plus facilement réalisables)
Je vais continuer à reconsidérer les effets, l'histoire qui entoure et qui permet d'ouvrir les perspectives sur autre chose que la simple chute. Forcément quand on débute, c'est la chute qu'on recherche mais je prends conscience que l'effet est un "ensemble" et que c'est cet ensemble qui permet au spectateur de ne pas rester focalisé sur la dernière action.

Merci à tous !
 

 

 

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Publié le

De très bonnes pistes t'ont été apportées ici, je rejoint de très près ce qui a pu être expliqué par Christophe.

Pour faire très simple, essaye d'apporter un soin particulier à la construction d' une belle histoire autour d'un tour ou d'un simple effet, en effet lorsque l'on débute on agit beaucoup plus souvent comme un "montreur de trucs" que comme un illusionniste, aussi essaye d'accorder de l'attention à ta présentation et surtout de construire une belle histoire qui va autour.

Sans évoquer toutes les subtilités qui font qu'une "démonstration" passera d'étonnante à vraiment magique, et là aussi il y a pas mal de choses à creuser, les DVD de Bebel par exemple sont une formidable piste dans ce sens, pour la cartomagie, mais transposable à d'autres pratiques, toutefois il faut déjà un petit peu de technique pour pratiquer ses routines, mais ses conseils sont précieux ...) 

La "vraie magie" selon moi se passe dans la tête des spectateurs et pas (seulement) devant leurs yeux, inspire toi de ce qu'a fait René Levant ou Christian Chelman dans un style complétement diffèrent, pour ne citer qu'eux; lorsque l'histoire est belle et bien construite, alors l'histoire n'est plus au service de l'effet, mais l'inverse et les spectateurs ne cherchent plus à savoir quel est le truc mais restent imprégnés d'une impression de "magique".

 

 

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Publié le (modifié)

Avec plaisir.

Tu peux également te tourner vers quelques ouvrages très intéressants pour pouvoir "construire" de la magie, il y a les 2 livres de Juan Tamariz les 5 points magiques et le nouveau chemin magique ou également Strong Magic et "concevoir des miracles" de Darwin Ortiz qui sont des ouvrages très riches.

Modifié par Perrich LND
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    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
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