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Il y a 2 heures, César CHALRET (16 art) a dit :

oui 🙂

 

@Jean-Manuel (Cervier) a une approche intéressante dans Contes et Bons Amis (aussi dispo dans Imaginarium).

Une manière de ne pas que performer et aussi de mettre ses créations en valeur 😉 

Du coup, tu appliques ça à quels cas de figure ? Les passages où tu performes tes propres tours ?

Publié le

Pour moi c'est encore une démarche de découverte.

Pour introduire mon ACAAN, j'explique que je vais présenter un effet qui a rendu mondialement célèbre un Artiste qui n'a jamais réalisé cet effet. Cette amorce me permet de montrer que cet effet est effectivement insensé en échouant avec une carte et un nombre donné. Puis je glisse vers mon effet qui va réussir.

Commencer une ambitieuse en expliquant le challenge d'Houdini et l'idée de Vernon.

Pour Le tour de mon cousin qui crédite Félix (que personne ne connait à part ma Famille, mais bon 😉)

 

Ce n'est pas systématique pour moi. Mais j'aime au moins autant parler Magie que performer. Cette idée de Cervier est une inspiration pour mon texte.

  • J'aime 2

OSEApprendre Objectif, Système, Expérimente 🧠🎈🌈

Publié le

- Une autre règle que j'ajouterais : bannir le mot "routine" quand on présente un tour à des spectateurs moldus.

Pour ma part, je vois trop de magiciens, sur youtube notamment, parler de "routine" : "je vais vous présenter une routine de cartes", etc. etc. C'est vraiment un mot employé par et pour des magiciens, ça ne parle pas du tout au public à mon sens. Je préfère parler d'effet, ou d'expérience.

  • J'aime 4
Publié le
Le 09/12/2020 à 14:07, Michel (Darlone) a dit :

La première et unique règle d'or en magie à mes yeux est tout simplement de faire passer un excellent moment aux spectateurs, à rire, avoir peur, se faire surprendre, rêver... le reste importe peu.

Je pousserais à chercher la prétention de les transformer un peu... Qu'ils ne ressortent pas du moment passé ensemble avec la même perception du possible 🙂 

  • J'aime 1

OSEApprendre Objectif, Système, Expérimente 🧠🎈🌈

Publié le (modifié)

Parler des « règles d’or en magie » est une question très ouverte.

On parle de notre but ?

Dans ce cas, la réponse de Darlone me semble la meilleure pour moi aussi :

« Faire passer un excellent moment aux spectateurs, à rire, avoir peur, se faire surprendre, rêver... »

Je synthétiserai en :

« Faire ressentir une émotion intéressante au spectateur ».

L’émotion doit être intéressante : l’ennui est une émotion, et j’imagine que ce n’est pas le but…

Et cela s’enchaine effectivement dans certains cas avec la réponse de César :

« Qu'ils ne ressortent pas du moment passé ensemble avec la même perception du possible »

Mais ce n’est pas obligatoire, même si c’est un plus…

Maintenant, on peut avoir d’autres but en faisant de la magie… ce qui va impliquer une autre régle de base 😉

 

Ensuite, on peut voir les « règles d’or » comme celles qui vont permettre d’atteindre ce but.

Dans ce cas, effectivement, on peut poser bien plus de règles.

Mais que sont réellement les règles ?

En illusionnisme, les règles sont là pour éviter les problèmes qui pourraient nous détourner de notre but.

Du coup, il est tout à fait normal que tous n’aient pas les mêmes règles :

-Tous n’ont pas le même but.

Si notre but est de

-faire de l’argent ?

-de nous mettre en valeur nous-même ?

-de plaire au public ?

-ou de faire ressentir des émotions au public ?

Etc.

Certains de ces buts ne sont d’ailleurs pas incompatibles entre eux.

-tous n’ont pas la même façon d’éviter les problèmes.

 

Parler des « Règles d’or » en magie ne peut donc se faire qu’en ayant bien conscience qu’une régle ne doit jamais être suivie aveuglément :

Si la régle permet d’éviter le problème, on doit comprendre la régle, voir le problème, et se demander si on n’a pas une meilleure solution, « pour nous », d’éviter ce problème.

L’important n’est pas la règle, mais de résoudre le problème.

La pire chose étant de ne pas se rendre compte qu’on a un problème, naturellement, car on n’a alors aucun moyen de s’améliorer.

En ce sens, l’étude des règles « courantes » de l’illusionnisme est intéressante :

Prendre conscience des problème possibles.

 

Tiens, faisons un petit aperçu des propositions citées :

Citation

Ne révélez jamais le secret d'un tour (même sous la torture ).

J’imagine que c’est une blague. Pour ma part, à la moindre possibilité de sévices physiques, je lâcherais le morceau pour sauver ma peau, sans aucune hésitation… 😊

Mais effectivement, ne pas donner le secret au public me semble une première régle intéressante :

C’est le secret qui donne son sens à la magie. Si on ne veux pas du secret, autant faire de la jonglerie 😊

Néanmoins, certains magiciens utilisent le secret comme faire valoir :

Révéler un secret pour obtenir un effet, puis réaliser cet effet sans se servir de la méthode dévoilée.

Cela peut paraitre intéressant à certains.

Perso, je pense que cette démarche affaibli l’effet, même si la seconde fois, la méthode est impossible à remonter : le spectateur est averti qu’on utilise un truc dès le départ, il ne trouvera pas le truc suivant, mais il vous manquera le mystère, vous ne serez à jamais qu’un montreur de truc…

Ceci dit, certain agissent comme ça, des tours sont structurés comme ça, ils ont sans doute une raisons pour le faire.

Ou ils n’ont pas réfléchi.

Ou le mystère n’est pas leur but (c’est pour cela que définir son but au départ est important…)

Ceci dit, cette régle à une dimension éthique :

Sauf pour ce que nous avons-nous même inventé, nous ne sommes pas propriétaire du patrimoine magique, nous n’en sommes que les dépositaires, donc dévoiler ce patrimoine au public revient à voler la communauté magique…

Je ne referais pas ici le débat sur le débinage, mais il découle directement de la façon dont on voit cette régle.

A noter, bien sûr, que la régle s’applique au public.

Un apprenti magicien, qui étudie pour « FAIRE » de la magie, et non juste pour connaitre le truc (comme tout le monde dans le public), n’est pas entièrement concerné, et on peut révéler des secrets à cet étudiant, pour que se perpétue notre activité.

Mais comme c’est une affaire de motivation de la personne qui recoit le secret, il est délicat de séparer étudiants et public.

C’est à cela que servent les obstacles qui préservent les secrets : à faire le tri entre étudiants et public…

 

Citation

Ne refaites jamais le même tour la même expérience deux fois de suite devant le même public (Il y a des exceptions pour certains tours certaines expériences).

Cette règle est souvent mal comprise, elle mérite des précisions.

Quel est son but ?

Essentiellement, éviter que l’on puisse comprendre comment ça marche.

Il est évident qu’à la seconde répétition, le spectateur va être plus attentif à certaines choses qu’il soupçonne d’être le truc. Et parfois, il n’a pas tort.

Je rédigerais plutôt la régle comme ça :

« Ne pas refaire plusieurs fois le même effet au même public par le même moyen »

Changer de moyen permet d’éviter le problème.

Par exemple, dans une ambitieuse, on va refaire le même effet sans cesse, par des moyens variés qui vont annuler l’un l’autre leurs faiblesses. La répétition est alors un facteur d’accroissement de l’impossibilité, c’est précieux !

Mais même écrite comme ça, la règle n’a pas toujours raison :
Il y a des tours, dans certains cas, qui sont totalement non remontable si on ne connais pas le truc à la base. Et qui peuvent être répétés sans risque de perdre leur mystère.

Maintenant, il faut faire la part des choses dans les répétitions :

Un effet fait une fois et totalement impossible est un miracle.

Le même effet que l’on répète trop se banalise : on passe d’une chose extraordinaire à une chose plus banale, bien qu’impossible… trop d’effet tue l’effet… 😉

 

Citation

Vérifiez toujours votre matériel et la propreté de vos mains.

La aussi, c’est une régle importante, mais qui demande un peu plus de généralisation…

La propreté apparente, par exemple, dépend du contexte :

Si on joue un clochard, un tueur psychopathe, une créature des enfers dégoulinante de pus et de pouvoirs maléfiques, on peut ne pas avoir une apparence « tout beau tout rose », et bien propre sur soi.

Cela va donc dépendre du thème du numéro (un spectacle halloween sans un peu de sang dégoulinant, c’est tellement triste…), du personnage, du contexte de la représentation etc.

Je généraliserai cette régle en :

« Ayez un matériel et un aspect personnel cohérent avec votre prestation. »

Cela ne me dérange pas de me couvrir de boue, de baver et de cracher des grenouilles, ou simplement d’avoir l’air bête, si c’est pour répondre aux exigences du spectacle.

Bon, avoir l’air bête, je m'entraîne même hors spectacle…

Un magicien de cabaret ou de close up EN GENERAL, gagne à être propre. Cette régle est bien à comprendre comme un cas particulier de la règle plus générale que je propose…

Pourquoi cette régle? Pour que l'univers que l'on présente au public soit cohérent, et donc qu'il ai plus de chance d'y adhérer sans distraction qui le ramènent à une réalité triviale, donc qu'il ressente plus d'émotions… Si l'émotion est votre but 😉

 

Citation

Ne présentez jamais un tour que vous ne maitrisez pas correctement.

J’aurais envie de dire : ben, évidemment !

Mais pourquoi ?

Car si on ne maitrise pas le tour, il est possible (probable) qu’on le débine involontairement au cours de la représentation, ce qui contreviendrait à la première régle…

Mais pas que : Il y a la régle d’objectif, dont je parlais au début.

Si notre objectif est de faire passer un moment exceptionnel au public, il est probable qu’on n’y arrive pas sans un entrainement long et fastidieux, et de multiples répétitions.

Mais là encore, il faut relativiser :

Si cette régle est évidente quand on parle de débutants, elle devient plus floue quand on parle de gens ayant énormément d’expérience.

L’expérience, c’est l’intégration personnelle de tout un tas de règles dans notre façon d’être et d’appréhender la prestation. Cela peut être conscient ou non.

Un artiste ne maitrisant pas totalement un tour, mais avec une expérience dingue, pourra quand même, bien souvent, atteindre son objectif.

Ceci dit, le même, s’il prend du temps pour travailler le même tour, aura un rendu encore bien plus fort… l’expérience n’est pas une excuse pour ne pas travailler 😉

 

Citation

Arrêtez-vous à temps. Laissez aux spectateurs l'envie d'en voir plus.

Pas faux : il faut savoir s’arréter à temps, avant que la capacité d’émerveillement du public ne baisse… et que l'on perde de vue l'objectif premier...

C’est d’ailleurs un choix très délicat : quand s’arrêter ?

Cette question est délicate, car souvent, notre égo ne veut pas lâcher la rampe, on veut continuer à être le héros… parfois au détriment du spectacle…

Là aussi, il faut revoir notre but primordiale…

etc.

Des principes de cet ordre, il y en a plein…

J’ai consacré plus de 250 pages du Dictionnaire Encyclopédique Universel De La Magie De Gilbus (le DEUDLMDG) rien qu’à effleurer le sujet…

Je ne vais pas vous assommer avec ça ici…

Mais il y a un grand principe qui vaux d’être mis en avant, parmi bien d’autres tout aussi importants :

« Pensez au public !»

Voyez toujours le point de vue du spectateur, ce qu’il pense, ce que vous voudriez qu’il pense, ce qu’il pensera peut-être, et comment il se sentira si cela marche ou pas.

Aborder la magie avec des préoccupations techniques d’illusionniste, c’est prendre le problème à l’envers, l’illusion que l’on doit créer, elle se situe dans l’esprit du spectateur, pas sur la scène.

Car :

« La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur »

Tiens, encore un grand principe, non? 😉

Gilbus

 

 

Modifié par Gilbus
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  • Merci 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Le 09/12/2020 à 11:48, Jérôme BLS a dit :

- Une autre règle que j'ajouterais : bannir le mot "routine" quand on présente un tour à des spectateurs moldus.

Pour ma part, je vois trop de magiciens, sur youtube notamment, parler de "routine" : "je vais vous présenter une routine de cartes", etc. etc. C'est vraiment un mot employé par et pour des magiciens, ça ne parle pas du tout au public à mon sens. Je préfère parler d'effet, ou d'expérience.

Totalement d'accord avec toi, il y a beaucoup de magiciens qui présente leurs routines en disant que c'est une routine ou un tours et sa perd de son charme si je peux dire !

 

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

Parler des « règles d’or en magie » est une question très ouverte.

On parle de notre but ?

Dans ce cas, la réponse de Darlone me semble la meilleure pour moi aussi :

« Faire passer un excellent moment aux spectateurs, à rire, avoir peur, se faire surprendre, rêver... »

Je synthétiserai en :

« Faire ressentir une émotion intéressante au spectateur ».

L’émotion doit être intéressante : l’ennui est une émotion, et j’imagine que ce n’est pas le but…

Et cela s’enchaine effectivement dans certains cas avec la réponse de César :

« Qu'ils ne ressortent pas du moment passé ensemble avec la même perception du possible »

Mais ce n’est pas obligatoire, même si c’est un plus…

Maintenant, on peut avoir d’autres but en faisant de la magie… ce qui va impliquer une autre régle de base 😉

 

Ensuite, on peut voir les « règles d’or » comme celles qui vont permettre d’atteindre ce but.

Dans ce cas, effectivement, on peut poser bien plus de règles.

Mais que sont réellement les règles ?

En illusionnisme, les règles sont là pour éviter les problèmes qui pourraient nous détourner de notre but.

Du coup, il est tout à fait normal que tous n’aient pas les mêmes règles :

-Tous n’ont pas le même but.

Si notre but est de

-faire de l’argent ?

-de nous mettre en valeur nous-même ?

-de plaire au public ?

-ou de faire ressentir des émotions au public ?

Etc.

Certains de ces buts ne sont d’ailleurs pas incompatibles entre eux.

-tous n’ont pas la même façon d’éviter les problèmes.

 

Parler des « Règles d’or » en magie ne peut donc se faire qu’en ayant bien conscience qu’une régle ne doit jamais être suivie aveuglément :

Si la régle permet d’éviter le problème, on doit comprendre la régle, voir le problème, et se demander si on n’a pas une meilleure solution, « pour nous », d’éviter ce problème.

L’important n’est pas la règle, mais de résoudre le problème.

La pire chose étant de ne pas se rendre compte qu’on a un problème, naturellement, car on n’a alors aucun moyen de s’améliorer.

En ce sens, l’étude des règles « courantes » de l’illusionnisme est intéressante :

Prendre conscience des problème possibles.

 

Tiens, faisons un petit aperçu des propositions citées :

J’imagine que c’est une blague. Pour ma part, à la moindre possibilité de sévices physiques, je lâcherais le morceau pour sauver ma peau, sans aucune hésitation… 😊

Mais effectivement, ne pas donner le secret au public me semble une première régle intéressante :

C’est le secret qui donne son sens à la magie. Si on ne veux pas du secret, autant faire de la jonglerie 😊

Néanmoins, certains magiciens utilisent le secret comme faire valoir :

Révéler un secret pour obtenir un effet, puis réaliser cet effet sans se servir de la méthode dévoilée.

Cela peut paraitre intéressant à certains.

Perso, je pense que cette démarche affaibli l’effet, même si la seconde fois, la méthode est impossible à remonter : le spectateur est averti qu’on utilise un truc dès le départ, il ne trouvera pas le truc suivant, mais il vous manquera le mystère, vous ne serez à jamais qu’un montreur de truc…

Ceci dit, certain agissent comme ça, des tours sont structurés comme ça, ils ont sans doute une raisons pour le faire.

Ou ils n’ont pas réfléchi.

Ou le mystère n’est pas leur but (c’est pour cela que définir son but au départ est important…)

Ceci dit, cette régle à une dimension éthique :

Sauf pour ce que nous avons-nous même inventé, nous ne sommes pas propriétaire du patrimoine magique, nous n’en sommes que les dépositaires, donc dévoiler ce patrimoine au public revient à voler la communauté magique…

Je ne referais pas ici le débat sur le débinage, mais il découle directement de la façon dont on voit cette régle.

A noter, bien sûr, que la régle s’applique au public.

Un apprenti magicien, qui étudie pour « FAIRE » de la magie, et non juste pour connaitre le truc (comme tout le monde dans le public), n’est pas entièrement concerné, et on peut révéler des secrets à cet étudiant, pour que se perpétue notre activité.

Mais comme c’est une affaire de motivation de la personne qui recoit le secret, il est délicat de séparer étudiants et public.

C’est à cela que servent les obstacles qui préservent les secrets : à faire le tri entre étudiants et public…

 

Cette règle est souvent mal comprise, elle mérite des précisions.

Quel est son but ?

Essentiellement, éviter que l’on puisse comprendre comment ça marche.

Il est évident qu’à la seconde répétition, le spectateur va être plus attentif à certaines choses qu’il soupçonne d’être le truc. Et parfois, il n’a pas tort.

Je rédigerais plutôt la régle comme ça :

« Ne pas refaire plusieurs fois le même effet au même public par le même moyen »

Changer de moyen permet d’éviter le problème.

Par exemple, dans une ambitieuse, on va refaire le même effet sans cesse, par des moyens variés qui vont annuler l’un l’autre leurs faiblesses. La répétition est alors un facteur d’accroissement de l’impossibilité, c’est précieux !

Mais même écrite comme ça, la règle n’a pas toujours raison :
Il y a des tours, dans certains cas, qui sont totalement non remontable si on ne connais pas le truc à la base. Et qui peuvent être répétés sans risque de perdre leur mystère.

Maintenant, il faut faire la part des choses dans les répétitions :

Un effet fait une fois et totalement impossible est un miracle.

Le même effet que l’on répète trop se banalise : on passe d’une chose extraordinaire à une chose plus banale, bien qu’impossible… trop d’effet tue l’effet… 😉

 

La aussi, c’est une régle importante, mais qui demande un peu plus de généralisation…

La propreté apparente, par exemple, dépend du contexte :

Si on joue un clochard, un tueur psychopathe, une créature des enfers dégoulinante de pus et de pouvoirs maléfiques, on peut ne pas avoir une apparence « tout beau tout rose », et bien propre sur soi.

Cela va donc dépendre du thème du numéro (un spectacle halloween sans un peu de sang dégoulinant, c’est tellement triste…), du personnage, du contexte de la représentation etc.

Je généraliserai cette régle en :

« Ayez un matériel et un aspect personnel cohérent avec votre prestation. »

Cela ne me dérange pas de me couvrir de boue, de baver et de cracher des grenouilles, ou simplement d’avoir l’air bête, si c’est pour répondre aux exigences du spectacle.

Bon, avoir l’air bête, je m'entraîne même hors spectacle…

Un magicien de cabaret ou de close up EN GENERAL, gagne à être propre. Cette régle est bien à comprendre comme un cas particulier de la règle plus générale que je propose…

Pourquoi cette régle? Pour que l'univers que l'on présente au public soit cohérent, et donc qu'il ai plus de chance d'y adhérer sans distraction qui le ramènent à une réalité triviale, donc qu'il ressente plus d'émotions… Si l'émotion est votre but 😉

 

J’aurais envie de dire : ben, évidemment !

Mais pourquoi ?

Car si on ne maitrise pas le tour, il est possible (probable) qu’on le débine involontairement au cours de la représentation, ce qui contreviendrait à la première régle…

Mais pas que : Il y a la régle d’objectif, dont je parlais au début.

Si notre objectif est de faire passer un moment exceptionnel au public, il est probable qu’on n’y arrive pas sans un entrainement long et fastidieux, et de multiples répétitions.

Mais là encore, il faut relativiser :

Si cette régle est évidente quand on parle de débutants, elle devient plus floue quand on parle de gens ayant énormément d’expérience.

L’expérience, c’est l’intégration personnelle de tout un tas de règles dans notre façon d’être et d’appréhender la prestation. Cela peut être conscient ou non.

Un artiste ne maitrisant pas totalement un tour, mais avec une expérience dingue, pourra quand même, bien souvent, atteindre son objectif.

Ceci dit, le même, s’il prend du temps pour travailler le même tour, aura un rendu encore bien plus fort… l’expérience n’est pas une excuse pour ne pas travailler 😉

 

Pas faux : il faut savoir s’arréter à temps, avant que la capacité d’émerveillement du public ne baisse… et que l'on perde de vue l'objectif premier...

C’est d’ailleurs un choix très délicat : quand s’arrêter ?

Cette question est délicate, car souvent, notre égo ne veut pas lâcher la rampe, on veut continuer à être le héros… parfois au détriment du spectacle…

Là aussi, il faut revoir notre but primordiale…

etc.

Des principes de cet ordre, il y en a plein…

J’ai consacré plus de 250 pages du Dictionnaire Encyclopédique Universel De La Magie De Gilbus (le DEUDLMDG) rien qu’à effleurer le sujet…

Je ne vais pas vous assommer avec ça ici…

Mais il y a un grand principe qui vaux d’être mis en avant, parmi bien d’autres tout aussi importants :

« Pensez au public !»

Voyez toujours le point de vue du spectateur, ce qu’il pense, ce que vous voudriez qu’il pense, ce qu’il pensera peut-être, et comment il se sentira si cela marche ou pas.

Aborder la magie avec des préoccupations techniques d’illusionniste, c’est prendre le problème à l’envers, l’illusion que l’on doit créer, elle se situe dans l’esprit du spectateur, pas sur la scène.

Car :

« La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur »

Tiens, encore un grand principe, non? 😉

Gilbus

 

 

Alors la merci pour ton intervention car elle viens compléter le sujet qui avait un peu de mal a se lancer au début 😎

Je suis totalement d'accord avec toi il ne faut pas oublier que :

LA MAGIE NE NAIT PAS DANS LES MAINS DU MAGICIEN, MAIS DANS L'ESPRIT DU SPECTATEUR

Publié le
Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

Parler des « règles d’or en magie » est une question très ouverte.

On parle de notre but ?

Dans ce cas, la réponse de Darlone me semble la meilleure pour moi aussi :

« Faire passer un excellent moment aux spectateurs, à rire, avoir peur, se faire surprendre, rêver... »

Je synthétiserai en :

« Faire ressentir une émotion intéressante au spectateur ».

L’émotion doit être intéressante : l’ennui est une émotion, et j’imagine que ce n’est pas le but…

Et cela s’enchaine effectivement dans certains cas avec la réponse de César :

« Qu'ils ne ressortent pas du moment passé ensemble avec la même perception du possible »

Mais ce n’est pas obligatoire, même si c’est un plus…

Maintenant, on peut avoir d’autres but en faisant de la magie… ce qui va impliquer une autre régle de base 😉

 

Ensuite, on peut voir les « règles d’or » comme celles qui vont permettre d’atteindre ce but.

Dans ce cas, effectivement, on peut poser bien plus de règles.

Mais que sont réellement les règles ?

En illusionnisme, les règles sont là pour éviter les problèmes qui pourraient nous détourner de notre but.

Du coup, il est tout à fait normal que tous n’aient pas les mêmes règles :

-Tous n’ont pas le même but.

Si notre but est de

-faire de l’argent ?

-de nous mettre en valeur nous-même ?

-de plaire au public ?

-ou de faire ressentir des émotions au public ?

Etc.

Certains de ces buts ne sont d’ailleurs pas incompatibles entre eux.

-tous n’ont pas la même façon d’éviter les problèmes.

 

Parler des « Règles d’or » en magie ne peut donc se faire qu’en ayant bien conscience qu’une régle ne doit jamais être suivie aveuglément :

Si la régle permet d’éviter le problème, on doit comprendre la régle, voir le problème, et se demander si on n’a pas une meilleure solution, « pour nous », d’éviter ce problème.

L’important n’est pas la règle, mais de résoudre le problème.

La pire chose étant de ne pas se rendre compte qu’on a un problème, naturellement, car on n’a alors aucun moyen de s’améliorer.

En ce sens, l’étude des règles « courantes » de l’illusionnisme est intéressante :

Prendre conscience des problème possibles.

Ce que je voulais dire par la c'est que en magie il y a des règles que l'on peux retrouver quelque soit le but du magicien 

Les règle universelle quoi 

Par exemple ne jamais révéler le secret en fait parti car quelque soit le but du magicien, il ne faut pas oublier que la magie est la pour émerveiller les spectateurs et leur dévoiler le secret (en faisant exprès ou pas) les fais redescendre sur terre et n'apprécie plus l'expérience. Sa m'est déjà arriver de voir quelqu'un découvrir le secret d'un tour (Ce n'est pas moi qui lui ai dis 😁) et être totalement déçu (il aurait sans doute préférer ne pas le savoir)

 

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

Tiens, faisons un petit aperçu des propositions citées :

J’imagine que c’est une blague. Pour ma part, à la moindre possibilité de sévices physiques, je lâcherais le morceau pour sauver ma peau, sans aucune hésitation… 😊

Mais effectivement, ne pas donner le secret au public me semble une première régle intéressante :

C’est le secret qui donne son sens à la magie. Si on ne veux pas du secret, autant faire de la jonglerie 😊

Néanmoins, certains magiciens utilisent le secret comme faire valoir :

Révéler un secret pour obtenir un effet, puis réaliser cet effet sans se servir de la méthode dévoilée.

Cela peut paraitre intéressant à certains.

Perso, je pense que cette démarche affaibli l’effet, même si la seconde fois, la méthode est impossible à remonter : le spectateur est averti qu’on utilise un truc dès le départ, il ne trouvera pas le truc suivant, mais il vous manquera le mystère, vous ne serez à jamais qu’un montreur de truc…

Ceci dit, certain agissent comme ça, des tours sont structurés comme ça, ils ont sans doute une raisons pour le faire.

Ou ils n’ont pas réfléchi.

Ou le mystère n’est pas leur but (c’est pour cela que définir son but au départ est important…)

Ceci dit, cette régle à une dimension éthique :

Sauf pour ce que nous avons-nous même inventé, nous ne sommes pas propriétaire du patrimoine magique, nous n’en sommes que les dépositaires, donc dévoiler ce patrimoine au public revient à voler la communauté magique…

Je ne referais pas ici le débat sur le débinage, mais il découle directement de la façon dont on voit cette régle.

A noter, bien sûr, que la régle s’applique au public.

Un apprenti magicien, qui étudie pour « FAIRE » de la magie, et non juste pour connaitre le truc (comme tout le monde dans le public), n’est pas entièrement concerné, et on peut révéler des secrets à cet étudiant, pour que se perpétue notre activité.

Mais comme c’est une affaire de motivation de la personne qui recoit le secret, il est délicat de séparer étudiants et public.

C’est à cela que servent les obstacles qui préservent les secrets : à faire le tri entre étudiants et public…

 

 

C'était effectivement une blague et ici je pense que tout dépend du contexte. Par exemple dans le cas d'un étudiants cette règle ne s'applique pas mais cela relève plus du bon sens (Comment un étudiant en magie peux apprendre dans ce cas ?)

 

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

Cette règle est souvent mal comprise, elle mérite des précisions.

Quel est son but ?

Essentiellement, éviter que l’on puisse comprendre comment ça marche.

Il est évident qu’à la seconde répétition, le spectateur va être plus attentif à certaines choses qu’il soupçonne d’être le truc. Et parfois, il n’a pas tort.

Je rédigerais plutôt la régle comme ça :

« Ne pas refaire plusieurs fois le même effet au même public par le même moyen »

Oui bien sur mais du coup ce n'est plus le même tour a ce même si pour le spectateur sa reste le même tour.

A conditions bien sur que les moyen sont vraiment différents. Par exemple faire une ambitieuse avec 3 cartes ou 2 reviens au même finalement au même .

 

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

Mais même écrite comme ça, la règle n’a pas toujours raison :
Il y a des tours, dans certains cas, qui sont totalement non remontable si on ne connais pas le truc à la base. Et qui peuvent être répétés sans risque de perdre leur mystère.

Maintenant, il faut faire la part des choses dans les répétitions :

Un effet fait une fois et totalement impossible est un miracle.

Le même effet que l’on répète trop se banalise : on passe d’une chose extraordinaire à une chose plus banale, bien qu’impossible… trop d’effet tue l’effet… 😉

Totalement d'accord avec toi il y a des tours qui sont non remontable même si ils sont fais 100 fois devant le personne mais a ce moment sa ne respecte pas le règle qui dis :

Arrêtez-vous à temps. Laissez aux spectateurs l'envie d'en voir plus.

 

 

 

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

J’aurais envie de dire : ben, évidemment !

Mais pourquoi ?

Car si on ne maitrise pas le tour, il est possible (probable) qu’on le débine involontairement au cours de la représentation, ce qui contreviendrait à la première régle…

Mais pas que : Il y a la régle d’objectif, dont je parlais au début.

Si notre objectif est de faire passer un moment exceptionnel au public, il est probable qu’on n’y arrive pas sans un entrainement long et fastidieux, et de multiples répétitions.

Mais là encore, il faut relativiser :

Si cette régle est évidente quand on parle de débutants, elle devient plus floue quand on parle de gens ayant énormément d’expérience.

L’expérience, c’est l’intégration personnelle de tout un tas de règles dans notre façon d’être et d’appréhender la prestation. Cela peut être conscient ou non.

Un artiste ne maitrisant pas totalement un tour, mais avec une expérience dingue, pourra quand même, bien souvent, atteindre son objectif.

Ceci dit, le même, s’il prend du temps pour travailler le même tour, aura un rendu encore bien plus fort… l’expérience n’est pas une excuse pour ne pas travailler 😉

 

C'est évident c'est clair, mais je me souviens qu'a mes débuts j'étais tellement impatiens de faire le tour que je venais d'apprendre que je ne prenais pas le temps de bien le maitriser avant de le présenter c'est pour cela que je trouve essentiel de l'inclure dans les règles d'or pour un apprenti magicien qui vient de se lancer.

 

Il y a 11 heures, Gilbus a dit :

« Pensez au public !»

Voyez toujours le point de vue du spectateur, ce qu’il pense, ce que vous voudriez qu’il pense, ce qu’il pensera peut-être, et comment il se sentira si cela marche ou pas.

Aborder la magie avec des préoccupations techniques d’illusionniste, c’est prendre le problème à l’envers, l’illusion que l’on doit créer, elle se situe dans l’esprit du spectateur, pas sur la scène.

Car :

« La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur »

Tiens, encore un grand principe, non? 😉

Gilbus

 

 

Totalement d'accord avec toi il ne faut pas oublier que :

LA MAGIE NE NAIT PAS DANS LES MAINS DU MAGICIEN, MAIS DANS L'ESPRIT DU SPECTATEUR

Publié le

De plus les règles changent selon le contexte et l'objectif que l'on a en tête .

SI on est pro sur scène je pense que ça n'a rien avoir avec de la magie entre amis on ne peut absolument pas appliqué les mêmes théories les mêmes principes, ce qui est d'ailleurs un problème car beaucoup d'amateur tente de reproduire (et c'est normal) ce qui est écrit dans les livres/DVD or ces dvd livres sont écrit depuis le point de vu d'un professionnel.

Je pense que les règles peuvent nous rassurer, nous aider à présenter nos tours, dans le sens où "je connais les règles je les ai bien apprise donc tout va bien se passer" néanmoins je me demande si c'est vraiment pertinent de parler de règles en magie ?*

 

Ne serait-ce qu'une règle qui semble "élémentaire" celle de "ne pas révéler un torus au spectateur", il peut être intéressant de la briser (attention ! Je ne suis pas entrain de dire qu'il faut montrer à ses amis les dvd de shin lim ou expliquer la lever double etc) le fait d'expliquer, voir plus intéressant encore de demander aux gens comment ils feraient à la place du magicien et de leurs donner un exemple concret (rudimentaire) permet de renforcer de manière drastique certain effet : par exemple expliquer les rudiments des "sorties"/"multiple out" en mentalisme dans un tours de mentalisme justement va renforcer l'impossibilité                                                                                                                                          

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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