Aller au contenu

Recommended Posts

  • 2 months plus tard...
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Quelques points et idées intéressantes (il paraît qu'il faut accorder avec le genre du terme le plus proche...)

Je découvre ici de vrais arguments antidiscriminatoires qui, pour la première fois, me paraissent crédibles : je peux entendre que la formulation des offres d'emploi ("un informaticienne (H/F)" vs "un informaticien ou une informaticienne") ait un impact sur la psychologie du candidat (ou de la candidate 😊).

Le débat se positionnant sur les neuro-sciences, je trouve la démarche beaucoup plus crédible que s'il s'agissait de réformer le français au nom d'une guéguerre absurde. Epicène nouveau !

Pour autant, les termes "sapeuse-pompière" ou "autrice" me font quand même mal aux yeux (j'ai déjà du mal avec "auteure"...). Et la féminisation de certaines professions favorise des doubles sens indésirables : la phrase la médecine n'a rien pu faire pour moi signifie-t-elle que la femme qui me soigne (la doctoresse) n'a pas trouvé le diagnostic, ou que c'est l'ensemble du corps médical (la Médecine) qui est impuissant ?

Je suis beaucoup plus favorable à l'utilisation des doublons ("les Françaises et les Français" ou "les musiciens et les musiciennes") qu'à l'emploi du point médian, qui rend difficile la lecture et l'écriture. Et qui ne dispose pas d'une version orale : si j'écris "les musicien·ne·s", comment dois-je le prononcer ?). Je serais même enclin à mettre en premier les plus nombreux ou les plus nombreuses : pour un groupe de trois femmes et deux hommes, les musiciennes et les musiciens, et inversement.

Enfin, pour revenir sur les accords dits de proximité ou de majorité, je ne partage pas l'avis des guides cités par Marianne. A l'heure de la simplification orthographique (une autre polémique sur laquelle j'ai déjà eu l'occasion d'exprimer mon avis de vieux grincheux), je ne trouve pas judicieux de permettre plusieurs formes valides selon l'interprétation de la personne qui écrit. La simplification, oui (et encore !), mais le chaos, non ! 

 

  • J'aime 2
  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 18 heures, Alx a dit :

un informaticienne (H/F)

J'aurais aimé le faire exprès, mais c'est un lapsus calami. Je ne suis pas sûr de ce qu'il révèle... 🤔

  • Haha 2

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Je pense que la parité, l'égalité, le respect, le fait de considérer une personne comme un être humain quelques soit son sexe, sa race, sa religion, sa situation de handicap... passe avant toute chose par l'éducation. L'écriture inclusive est pour moi aussi efficace dans ce domaine qu'un emplâtre sur une jambe de bois... et comme Alx je préfère le doublon.

  • J'aime 1

www.dedales-hypnose.fr

  • 1 month plus tard...
  • 2 months plus tard...
  • 1 month plus tard...
Publié le
Le 01/06/2021 à 14:11, Christian GIRARD a dit :

Un autre article relatif à l’écriture inclusive : 

https://www.lemonde.fr/blog/fredericjoignot/2017/10/10/lecriture-inclusive-exclut/

Encore un article intéressant, merci Christian !

Comme je l'ai déjà dit dans ce sujet, je partage l'opinion de Catherine Millet :

Citation

A propos des inclusions dans les mots : « J’ai essayé d’en prononcer certains. C’est infernal ! La dictée devient impossible. Ce n’est pas un langage oral, or l’oralité vient avant l’écriture. »

Et que penser de l'argument d'Eliane Viennot, qui soutient la féminisation des noms des métiers... mais pas tous ?

Citation

Je m’élève contre “agriculteur.rice” par exemple, le mot est trop compliqué. Il faut utiliser le point pour féminiser les terminaisons simples, et une seule fois.

Si je perçois bien la volonté de concilier écriture inclusive et simplification orthographique, j'ai du mal à voir comment une telle suggestion serait applicable. Alors quoi ? La féminisation des métiers ne serait valable que si le nom du métier est facile à féminiser ? Nous aurons des "charpentières" mais des "femmes astrophysiciens" ? C'est ridicule.

D'autant plus que les francophones n'ont pas attendu les directives officielles pour féminiser des noms de métiers. Tout le monde dit "la pharmacienne", alors que ce terme ne désignait, classiquement que "l'épouse du pharmacien" (comme "la générale") : depuis qu'il y a des femmes diplômées en pharmacie, le bon sens prévaut, et tout le monde emploie la version féminine de ce nom de métier ; dans les dictionnaires, c'est même devenu le sens principal de ce mot, la définition classique étant à juste titre qualifiée de "désuète" . Est-il vraiment nécessaire de nous imposer des néologismes ? Ne pourrait-on pas attendre qu'ils apparaissent d'eux-mêmes, quand le besoin s'en fera ressentir ?

Je suis par ailleurs atterré qu'on puisse vouloir féminiser des mots dont l'origine n'a rien de masculin. Je pense au barbarisme "une sans-papièrE" (ou "sans-papier·ère"), que je considère comme une forme brutale de négationnisme étymologique : le mot concernerait-il les spécialistes du sans-papiage ? 🙄 Nos petits-enfants apprendront-ils que "c'est en sans-papiant qu'on devient sans-papier·ère" ?

Au-delà de l'objectif louable de lutte contre la discrimination, on bascule dans une forme de novlangue ridicule, qui ne m'évoque pas 1984 mais Orange mécanique...

  • J'aime 2
  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 5 minutes, Alx a dit :

on bascule dans une forme de novlangue ridicule, qui ne m'évoque pas 1984 mais Orange mécanique...

Et l'on ne va pas arrêter de sitôt de se creuser le rassoudok ! (Clic)

 

Un billet d'humour sur la féminisation d'homme-grenouille :

https://www.capital.fr/economie-politique/ecriture-inclusive-et-pour-les-hommes-grenouilles-on-fait-comment-1409037

  • J'aime 1
  • Haha 2
Publié le

« Le Conseil international de la langue française a récemment publié une motion sur le rejet du point médian de l’écriture dite inclusive. Sa position rejoint ainsi celle des institutions de langue française de France, de Suisse, du Québec et de Belgique. »

https://news.google.com/articles/CAIiEAOgxkdTkwSyWDnWBxs4rNoqGQgEKhAIACoHCAowi8yECzCWq4EDMMz7tQY?hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr

  • J'aime 1

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Une nouvelle capsule : « La Marque », une routine de book test un peu spéciale avec un livre classique. Je voulais conjuguer le mentalisme et la magie traditionnelle dans une ambiance romanesque. L'idée directrice était de créer un effet de book test plus magique que mentaliste. Le passionné d'histoire et le pratiquant d'escrime de spectacle que je suis ne pouvait choisir un autre thème que le célèbre roman d'Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires ! J'ai toujours été fasciné par la relation entre Athos, le comte de La Fère, et la belle Milady. C'est elle qui a donné l'ambiance de la routine. Ici, le spectateur commence par choisir un marque-page « personnage du roman » parmi plusieurs, puis l’insère dans une édition ancienne de l'ouvrage. Il regarde la page qu'il a marquée. Le magicien lui demande quel personnage y est mis en valeur, et il répond : la comtesse de Winter. Il retourne alors le marque-page et, à son grand étonnement, c'est le portrait de Milady... Tout en racontant l'histoire de Milady, le magicien approche le dos du portrait de la flamme d'une bougie : au dos apparaît alors la marque d'infamie, la fleur de lys. Le coin est déchiré et remis au spectateur. Ce dernier déchire ensuite le portrait et le place dans une boîte ancienne. Le portrait est alors reconstitué, sauf le coin avec la fleur de lys, qui correspond pourtant parfaitement à la déchirure d'origine... Côté matériel : recherche d'une édition ancienne en petit format (un livre normal et tout à fait examinable) du roman, recherche d'une boîte en bois « particulière » qui fasse d'époque avec sa customisation, puis création et vieillissement des portraits. « Il est des femmes que l’on condamne au fer rouge… et d’autres que l’on porte à jamais dans le cœur. Sous les ombres et le silence du château de la Fère sommeille encore un souvenir qu’aucun temps n’a pu détruire : celui d’Athos et de Milady de Winter. Entre amour, trahison et damnation, un portrait sera déchiré, une marque oubliée réapparaîtra des flammes… et ce que l’on croyait effacé reviendra pourtant du passé. Car certaines blessures ne guérissent jamais. Et l’on n’efface pas impunément ce que l’on a aimé. »
    • Je veux bien acheter l’accent fautif figurant dans le mot « Accéssoire ». (Oui, je sais, ma remarque elle-même ne pointe pas au cœur du sujet, elle n’est qu’accessoire.) 
    • Les Atomes, de Jean Perrin : https://www.instagram.com/reel/DY1Kzn6te60/?igsh=MWx4bHozM3h6cjBteA== https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Atomes
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8481
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Jean-Baptiste ROUILLARD
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.1k
    • Total des messages
      682.8k

×
×
  • Créer...