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Un futur diplôme de magicien :

https://www.lepoint.fr/societe/le-carnet-le-diplome-de-magicien-des-duvivier-certifie-par-l-etat-16-08-2019-2330064_23.php

N’est-ce pas l’une des libertés de l’artiste de n’etre jugé que par le public? Une formation pourquoi pas mais comme toute formation marginale celui qui paye a le diplome ou il y a un vrai examen et un vrai niveau exigé ? Si je compare avec certaines pratiques en hypnose ou en escrime artistique ce n’est pas gagné , souvent c’est payé = diplôme...Formation niveau Bac +2 doit on en deduire que l’on doit etre obligatoirement titulaire du Bac...pas mal de questions et je ne sais pas vraiment quoi penser de cette initiative.  C’est peut être un pas de plus vers la reconnaissance ? Après bénéficier de l’experience de DD et du Double fond cela doit être top. Votre avis?

Modifié par Michel (darlone)
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www.dedales-hypnose.fr

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Publié le

j'aurais plutôt tendance déjà à penser que c'est une évolution logique (bonne ou mauvaise), comme dans beaucoup de domaines artistiques ce genre de diplôme servira dans des contextes particuliers comme bosser dans des écoles avec des cours réguliers, être embauché par des entreprises dans le cadres de séminaires ou autres activité de type, etc...des activités ou l'on souhaite obtenir rapidement une presta qui colle à la demande particulière de l'entreprise en se disant que la personne embauchée sera capable de le faire.(diplôme à l'appuie)

Après pour le reste il existera toujours l'expérience du terrain qui aura une valeur à part entière.(du moins je l'espère)

Depuis quelques années il y a des écoles de "Djing" qui ont commencées à apparaitre, c'était pourtant un domaine ou l'on faisait ses preuves et sa réputation sur le terrain.

En précisant que je n'ai aucune expérience dans ce domaine professionnel donc je ne serais pas le mieux placé pour mettre ça en perspective

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Publié le

Je suis dubitatif, c'est normalement à chacun de ressentir et de créer l'expérience magique  c'est à dire un savoir faire, une émotion qu'il veut transmettre, de la manière et du style qui lui convient tout en ajoutant ses routines et ses habitudes.

Mais qu'est ce qui est sanctionné par ce diplôme et pourquoi est ce que c'est Duvivier qui le fait?

Publié le
Il y a 4 heures, Michel (darlone) a dit :

N’est-ce pas l’une des libertés de l’artiste de n’etre jugé que par le public?

L'artiste est jugé par la public en tant qu'artiste, effectivement, mais pour devenir artiste il faut avoir une formation, soit en autodidacte, en école, etc. La formation diplomante — si c'est bien validée par un organisme public — permet souvent avoir une formation plus complète à tous les niveaux et notamment au niveau culturel (parfois on oublie que l'art c'est la culture !!) et de donner les outils nécessaires à l'artiste pour continuer son parcours.
Je pense qu'avoir un diplôme peut aider au fait que la magie ne soit plus un art marginal.

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Il y a 2 heures, Christian CHELMAN a dit :

Il y a plus simple, plus rapide et tout aussi valable.

https://www.canva.com/fr_fr/creer/diplome/

 

On est d’accord, un bac+2 en magie quelle blague...c’est une plaisanterie, les clients vont ils choisir un magicien sur ce critère, j’en doute, dans l’industrie, déjà ça se discute (en connaissance de cause) alors dans le domaine artistique: cela fait suite aux nombreux diplômes fantômes que l’on distribue en France pour étoffer les chiffres de réussite universitaire....bac +5 en cuisine chinoise, en point de croix, en réglage de moulinet mitchell pour la pêche à la tanche...le seul gagnant dans ce système c’est l’enseignant qui vend sa formation inutile....

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Je pense que si l'on veut une vraie culture de la magie en France, cela passera aussi par des diplômes reconnus sur notre histoire et nos traditions. Évidemment cela n'a aucun rapport avec le talent, le génie, l'accueil du public, mais cela permet de transmettre des bases et une culture commune, comme c'est le cas pour les beaux arts, la musique, la danse...c'est aujourd'hui trop jeune pour être apprécié, mais Duvivier père et fille font du bien à notre art avec cette initiative. 

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Publié le

Je ne connais pas le contenu de ce futur diplôme en magie, mais un diplôme national est crée pour former et cette formation n'est pas forcement attachée au fait d'avoir un travail avec un grand salaire ou — dans le cas d'un artiste — de gagner une carrière artistique de succès, parce que pour cela (notamment dans le cas de l'artiste), on a besoin d'une chose appelée TALENT (😮) et aucun diplôme va offrir le talent... MAIS une bonne inspiration et formation peuvent aider à le développer. 
Je profite pour rappeler que dans le CNAC (où on peut trouver aussi un peu de formation en magie) existe un diplôme national Bac+3.
D'ailleurs, par rapport aux "diplômes fantômes", je pense qu'un diplôme national — et notamment en niveau Bac+4 ou Bac+5 — ne devrait pas être un diplôme sans base théorique puisque pour entrer à étudier à la fac en ce niveau il faut présenter un dossier avec un certain niveau de capacité de recherche et être capable de développer un travail personnel.  

 

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Je vais vous faire part d'une anecdote, que j'ai raconté d'ailleurs mercredi soir au club.

 

En début d'année j'ai travaillé en milieu scolaire, notamment en classe ULIS (classe spéciale pour enfants handicapés).

 

Alors qu'il restait 30mn avant que ça sonne et que les enfants n'avaient plus aucune activité, j'ai voulu leur apprendre à mélanger les cartes (travail de la motricité fine).

 

Remarque de l'enseignante : "la magie c'est dans la cour, je veux qu'ils fassent ceci cela" (j'ai oublié l'activité qu'elle voulait mais retenu le fait que la magie n'avait qu'une valeur de jeu/divertissement à ses yeux).

 

Un peu plus tard on m'a passé un mémoire sur la magicothérapie avec des trisomiques et récemment dans un "ça se discute" de 1995 que je regardais sur la magie, un des intervenants parlait justement des bienfaits de la magie, notamment le travail de motricité.

 

Tout ça pour dire qu'un diplôme permettrait de valoriser la discipline aux yeux de certains.

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Faiseur de trucs et de bidules.

Publié le

Je souhaiterais juste clarifier une chose :

Mon intervention est simplement objective par rapport à l'existence des diplômes artistiques. Je ne me consacre pas professionnellement à la magie mais à un autre métier artistique et à la formation des artistes. Je ne connais pas le contenu du cité diplôme, ni la personne ou personnes qui l'ont fait ni sous quelles conditions ; mon intervention ne défend que le fait que toute formation artistique doit être accompagnée d'une formation culturelle et professionnelle (comme on fait actuellement avec d'autres diplômes) puisque parfois j'ai lis des avis sur ce forum "beaucoup trop" gratuits sans tenir compte qu'il existe déjà depuis des années et des années d'autres formations artistiques dont le parcours est validé en France et à l'étranger et des personnes consacrées à la formation des artistes. Egalement, toute formation artistique devrait être interdisciplinaire afin de faciliter la compréhension de certains aspects de l'art.

Voilà. Buenos dias y buena suerte.

 

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    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
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