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Publié le

Vous arrive-t-il de vivre parfois une sorte de blues à cause de la promesse que vous êtes censé donner ("je fais de la magie, je suis magicien") et vos effets que vous trouvez finalement "inutiles et petits" (une carte se retourne, j'ai retrouvé la carte choisie entre deux jokers, un nœud a disparu de ma corde...) ?

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Melvin

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Publié le

Le faux noeud qui disparait ou le noeud sauteur 😃

Oui, avec mes élèves, ça m'arrive régulièrement de me dire "ça c'est pas terrible" mais eux adorent car ce sont majoritairement les choses les plus simples qui les font rêver, avec une belle histoire.

Et les petits s'attachent plus à l'univers qu'il y a autour d'un effet, c'est ce que j'aime chez eux, et le blues disparait... comme par magie ! 😉

Publié le (modifié)

Bonjour Melvin,

Rassure toi, cela nous arrive tous d'avoir un coup de blues.

Ceci étant dit et pour en revenir à la magie, tout est question de présentation, je dirais même d'attitude vis-à-vis de tes effets.

Si tu n'es pas convaincu de présenter des miracles, tu risques de communiquer ce message à tes spectateurs.

Prenons un exemple. Imaginons que tu étales le jeu face en bas et que toutes les cartes sont faces en bas puis que tu mimes le fait de prendre la carte choisie et de la jeter face en l'air dans le jeu et que lorsque tu étales le jeu face en bas, la carte choisie est en effet face en l'air, tu n'imagines pas l'effet que tu peux produire avec un tour d'apparence aussi simple.

Si le spectateur est vraiment convaincu que tu n'as rien fait alors pour lui, c'est de la vraie magie.

Nous avons énormément de mal en tant que magicien obsédé par la méthode de réaliser l'effet que produit une routine sur le spectateur.

Relis "Concevoir des miracles de Darwin Ortiz", tu devrais pouvoir retrouver la foi.

 

Modifié par Philippe Noël

La magie au bout des doigts

http://illusionniste.be/

Publié le (modifié)

Je ne parlais pas de la puissance de l'effet fait sur les spectateurs, puisque même un effet simple peut avoir un fort impact magique, ou même de ne pas croire à ce qu'on fait, je parlais plus de manière général sans forcément de rapport avec la réussite d'une prestation, plus de manière philosophique (plus profonde) : quid du différentiel entre le rôle de magicien que l'on se donne et les effets finalement bien anodins que l'on propose (même s'ils sont puissants sur les spectateurs) ?

Modifié par Melvin

Melvin

Publié le

Moi je suis comme Melvin et il m'arrive de ressentir ce blues envers la magie.

Comme il dit la puissance du tour sur le public n'a rien a voir dans cet état de fait, je dirai même que je suis très déçu d'épater encore avec une disparition d'un foulard au FP mais que j'ai souvent le même sentiment avec une routine très élaborée. 

Que le public soit conquis ou non ne change rien à l'affaire, nous pratiquons souvent un art de paresseux et nous pouvons surprendre et enthousiasmer notre public très facilement ce qui n'existe pas dans d'autres arts.. Comme si un musicien avec un "Au clair de la lune" soulevait les foules !

La magie est un art mineur aurait dit Gainsbourg comme il l'avait dit de la chanson.

  • J'aime 3

Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

Publié le

Je crois comprendre ce que tu veux dire par Blues du magicien, cela m'arrive régulièrement en Close UP , quand tu viens de faire un tour qui est impossible, que tu démontres impossible, que tu le refais que le spectateur te réponds:

"ouais, c'est pas possible mais je suis sur qu'il y a un truc, et que tu bidouille avec tes mains"

ce qui m'arrive moins souvent avec les tours de scène où tu ressents le silence ou que les applaudissements retentissent.

En fait si en Close UP tu regardes les autres spectateurs et qu'ils sont bouches bées, t'occupe pas de celui qui te casses le coup contemple les autres, ceux qui sont en train de se dire, [grossièreté] c'est pas possible...

Depuis que je fais cela en Close UP, cela vas mieux, tu as  souvent un type qui ne veut pas se laisser embarquer, et ce qui compte c'est de rendre incrédule un maximum de personnes, si tu y arrives alors tu es payés de tes efforts, ne t'arrête pas à celui qui rue dans les brancards.

Lève les yeux regarde les autres et sourie, il y à de fortes chances pour que les autres rembarres le gars où se mettent à applaudir.

En scène les troubles fêtes sont noyés par le nombre.

De prés c'est trop fort pour eux, donc ils réagissent violemment, c'est que tu as touché une corde sensible. En fait c'est bon signe c'est que cela a marché.

Effectivement cela n'a rien à voir avec le type d'effet, un petit effet simple (pour toi) provoque autant qu'un grand, il faut se mettre à la place du Moldu et nous nous sommes blasé c'est donc sur la réaction du spectateur qu'il faut apprécier ton effet, et si ce jour là si tu es bon alors apprécie les réactions et goutte ton "pouvoir".

Si tu as une réaction polie du genre,

"heu ! vous savez quand passe le prochain train?",

alors là oui pose toi des questions et c'est un coup à avoir le blues, mais si tu as une réaction violente ou dédaigneuse alors t'inquiète pas c'est que cela à marché.

Regarde ton public et savoure.....

 

Publié le (modifié)

Melvin,

Tu soulèves à mon sens une question très importante.

Quel personnage vas-tu interpréter en tant que magicien?

Lorsque Eugène Burger sortait un jeu de cartes et tout en le tenant en main droite disait avec sa voie inimitable: "J'ai toujours été fasciné par les cartes. Vous savez, des fortunes ont été perdues ou ont été gagnées avec un simple jeu de cartes ...", il donnait de l'importance à son personnage et par là même de l'importance à ses effets.

Mais ce type de présentation ne convient pas à tout le monde.

Je pense que la question à se poser est quel est ton choix artistique.

Veux-tu faire réfléchir, voir philosopher tes spectateurs ou désire-tu par exemple juste les faire rêver?

Faire un choix artistique conscient est à mon sens très important.

Modifié par Philippe Noël
  • J'aime 4

La magie au bout des doigts

http://illusionniste.be/

Publié le
il y a 5 minutes, claudemage a dit :

Je crois comprendre ce que tu veux dire par Blues du magicien, cela m'arrive régulièrement en Close UP , quand tu viens de faire un tour qui est impossible, que tu démontres impossible, que tu le refais que le spectateur te réponds:

"ouais, c'est pas possible mais je suis sur qu'il y a un truc, et que tu bidouille avec tes mains"

ce qui m'arrive moins souvent avec les tours de scène où tu ressents le silence ou que les applaudissements retentissent.

Je me retrouve totalement dans les propose de Claudemage. Quand je ressens un Blues c'est le plus souvent en close-up avec des spectateurs qui ne se laissent pas emporter...

Parfois aussi une forme de lassitude lorsque je fais et refais les mêmes routines, une perte de motivation encore une fois le plus souvent lorsque les spectateurs ne sont pas très réceptifs. Renouveler de temps en temps mes routines cela participe aussi à ma remotivation, un petit défis supplémentaire, est-ce que cela va marcher, comment les gens vont réagir...

  • J'aime 2

www.dedales-hypnose.fr

Publié le (modifié)

La réflexion de Melvin est très intéressante et je me demande même si elle ne pourrait constituer la structure même de la création d'un personnage de magicien qui présenterait des effets (certes très forts) mais d'une inutilité déconcertante.
A ma connaissance, il y a une place à prendre...

PS : la force de l'effet étant inversement proportionnelle à son utilité.

Modifié par Gérard Bakner
  • J'aime 4

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Invité
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    • Merci Michel pour ton intervention, Je ne voudrais en aucun cas créer non plus de polémique. Et il est évident que le régime spécifique d'assurance chômage (et non pas statut) d'intermittent est à privilégier pour exercer son métier d'artiste. Et je répète souvent à mes étudiants que l'entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise est fait pour essayer, compléter ou démarrer une activité. Il n'est pas intéressant d'y rester trop longtemps. Mais malgré tout, je cherche, je rassemble et je cite les textes a l'appui de mes affirmations.  Teddy, tu dis (...) un organisateur qui ne fournit pas la "matière"  prouverait qu'il n'y a pas "lien de subordination" Or  cela ne se cantonne pas à la fourniture du materiel direct ( le materiel de magie , le moyen de transport ) mais AUSSI   au son , aux lights ,  à la location de salle , aux frais de publicités et de com de l'évènement ect  La définition du lien de subordination se caractérise par la réunion de trois pouvoirs exercés par l’employeur :  le pouvoir de donner des ordres et des directives (pouvoir de direction) le pouvoir de contrôler l’exécution de ces directives (contrôle) le pouvoir de sanctionner les manquements du salarié (pouvoir disciplinaire).  Il semble et plusieurs jurisprudences l'ont notée que le pouvoir disciplinaire, par exemple ne peut s'exercer que dans le cadre d'un contrat de travail et du non respect de celui-ci ; Article L1331-1 Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré par l'employeur comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération. Par ailleurs rien n'empêche un micro-entrepreneur de cumuler la micro entreprise avec un emploi salarié, même pour exercer la même activité sauf si il est intermittent. Je propose donc d'envoyer aux différents organismes institutionnels, une demande de précision.    
    • Bonjour à tous ! Aujourd'hui on reçoit Gianni Henderson avec qui on va parler grandes illusions !
    • Effectivement Luc parle que si l'organisateur ne fournit pas  le "matériel" pour produire le show l'artiste peut travailler en AE.  Mais il ne faut  pas oublier que l'organisateur fournira la salle et sans doute le son et les lumières. Qu'il s'occupera de la com et peut être même du coût et méthode des droits d'entrée DONC il est subordonnant . Par ailleurs, un artiste en AE ou Micro ne PEUT PAS choisir une fois en AE et une fois en traditionnel salarié via un prod ou le GUSO. Je ne connais aucun artiste totalement indépendant pour se produire et en permanence.   J'ai la réponse de l'URSSAF (service juridique- 2013 ) sur le sujet qui est sans aucune contestation possible.  Le fait d'être intermittent ou non n'a aucun impact sur le fait de ne pas pouvoir exercer en AE ou Micro. Par ailleurs le grand danger c'est qu'il n'est déja pas possible de "choisir" une fois l'AE et une fois le salariat. Comme tu le dis d'ailleurs à la fin de la video, un organisateur qui ne fournit pas la "matière"  prouverait qu'il n'y a pas "lien de subordination". Or cela ne se cantonne pas à la fourniture du materiel direct (le matériel de magie, le moyen de transport) mais AUSSI au son, aux lumières, à la location de salle, aux frais de publicités et de com de l'évènement, etc...
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