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Popopop ! Attention; il fallait bien trouver un titre qui résume le propos mais par magiciens pro j'entends des magiciens du calibre de David Stone, Etienne Pradier, Bebel, James Brown, etc. Bref, les stars, quoi. Enfin par dernières nouveautés, j'entends ben les tours évoqués tout récemment dans les Etagères Magiques, par exemple (Blade, IceBreaker, Destiny Deck, etc.).

Le sens de ma réflexion est le suivant : nombreux sont les amateurs à être friands de ces trucs parfois franchement géniaux que nous proposent les créateurs, pensant plus ou moins consciemment que ces nouveautés leur permettront d'être de meilleurs magiciens. Non pas meilleurs techniquement mais meilleurs car ayant ajouté à leurs répertoires un effet qui, sur le trailer, leur apparaît comme miraculeux et contrastant avec le reste de leur répertoire ou, du moins, amenant celui-ci à un niveau un peu plus spectaculaire. Un bon achat en entraînant un autre, c'est l'escalade. Cet aspect a déjà été évoqué ici à plusieurs reprises je n'en parlerai donc pas car ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est le rapport de ces stars de la magie aux "nouveautés" (appelons les comme ça).

En effet, si l'on regarde bien, le répertoire de ces stars est certes personnel et n'intègre finalement pas beaucoup de ces "nouveautés" ou de ces créations que l'on nous vend. Bien sur, des Bob Kohler, Dani DaOrtiz, Kevin James, etc. diront parfois d'un de ces trucs qu'il est vraiment trop génial, qu'il regretteront toute leur vie de ne pas y avoir pensé avant, que décidément le créateur aurait du garder le truc pour lui tellement c'est bon et patati et patata sans que l'on ne les voit jamais présenté le truc en question.

Bref, tout ça pour dire mais... A qui s'adressent donc ces "trucs" et quel rapport entretiennent nos stars avec ces "nouveautés" ? A part quelques exceptions - je suis récemment tombé sur une vidéo de Fred Razon utilisant "Misled", ou Antonio ayant flashé sur "Ringo" par exemple - , il ne me semble pas que nos stars les utilisent. Je ne vois pas Etienne Pradier présenter "Print", par exemple ni James Brown utiliser "Blade". Non, ils restent sur un périmètre paraissant plus "propless" ou du moins plus personnel.Cela ne les empêchent pas pour autant de présenter de la bonne magie, d'être relativement novateur et de publier parfois  eux-même un DVD ou un livre regroupant quelques unes de leurs routines.

Ou alors, ils consomment peut-être autant que les amateurs ne serait-ce que pour faire oeuvre de veille artistique (ou technologique) mais ne trouvent que très peu de "workers" à intégrer finalement à leur répertoire ?

Qu'en pensez-vous ?

W.

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J’en pense que le marché de la magie est devenu un marché de jouets et de loisirs pour adultes. Certains magiciens commercialisent même des tours qu’ils n’utilisent pas! Il y a cependant des exceptions Bernard Billis ayant par exemple utilisé des créations de Michael Châtelain.

 

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www.dedales-hypnose.fr

Publié le (modifié)

Oui, certes mais c'est, je pense, un autre sujet. David Stone commercialise des outils qu'il utilisent réellement en spectacle tandis que Christian Engblom par exemple a créé et commercialise "the cooler" bien que lui ne l'utilise pas. J'ouvre une parenthèse à ce sujet; après avoir essuyé plusieurs remarques teintées de reproche, il s'en est expliqué. Au regard des questions qu'on lui posait, il senti qu'il y avait une opportunité commerciale et puis il a eu l'idée du cooler, même si lui n'en avait pas besoin. Aucune contradiction là-dedans selon moi. Fin de parenthèse.

Pour revenir à la réflexion initiale, je viens d'y penser : Jean-Jacques, Gaetan, Francis, Otto, nos stars à  nous 🙂,  quels rapport entretenez-vous avec toutes ces "nouveautés" ? Vous intéressent-elles ? Y êtes vous parfois sensibles ? Ou au contraire, ce n'est pas votre marché, le vôtre étant plutôt "entre pros" et "underground" ? Bref, toutes ces questions, quoi 🙂 .

Modifié par Woody (Philippe)
Publié le

J'ai rencontré Étienne Pradier il y a un an environ, dans le cadre d'une conférence.

Il nous a bien sûr présenté les tours de son répertoire. Et après la conf, nous sommes tous allés manger. Et là, la conversation est devenue beaucoup plus informelle, et Étienne nous a montré DFB (tout nouveau à l'époque).

Je ne sais pas s'il achète des tours pour les mêmes raisons que les amateurs, s'il veut juste avoir une ou deux nouveautés pour les copains magiciens (au bout d'un moment, ça doit être relou qu'il te fasse Pablo Aces tous les ans 😄) ou si c'est de la "veille", mais je confirme que les magiciens pro (certains en tout cas) sont aussi friands de nouveautés que nous...

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Je pense que lorsqu'un pro se dirige vers une  nouveauté c'est parce qu'elle correspond à un besoin, et s'il utilise un gimmick récemment sorti c'est qu'il va l'intégrer à une routine.

Il y a peu Antonio a utilisé mintbox, Pradier à fool us s'était servi de steam, il y en a d'autres et Bernard Billis est aussi un bon exemple.

Souvent l'erreur d'un amateur est de se servir du gimmick de façon basique et de ne pas pousser la réflexion plus loin que ce qu'on lui propose dans le dvd dudit gimmick. 

Je ne vois pas pourquoi un pro se passerait d'un bon gimmick qui fait le buzz, mais en tant qu'artiste il se doit d'en faire autre chose que tout un chacun.

Perso je ne suis pas pro mais j'aime bien me servir de gimmick de façon détournée, par exemple dans une de mes routines un wow me permet de faire apparaître le visage d'un chanteur sur la carte que la spectatrice avait choisie.

 

 

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Ça, c’est du sujet !

 Nous évoluons dans deux mondes parallèles. Le pro, Star ou pas, ne vie pas la magie comme le non  pro. Pour le pro, c’est son gagne pain, Ses tours sont rodés, il les maîtrise et va enchaîner parfaitement, presque mécaniquement. Du coup, en prestation, il n'intègre pas les dernières nouveautés. Au péril de devoir revoir tous ces enchaînements, la logique globale de son spectacle et surtout d’engendrer un risque d’une moins bonne qualité. Imaginez une troupe de théâtre jouant une pièce de Molière qui décidait de remplacer une partie de la pièce  par un bon mot entendue lors du dernier sketch de Jamel !

Apres vient l’amateur, je parle de l’amateur au sens propre : quelqu’un qui aime, cultive et recherche, ce dernier est passionné par son art. Du coup, il achète les nouveautés, autant pour découvrir de nouvelles choses (piqué par la curiosité de ne pas tout comprendre) que pour les produire à son public de proches. Et je suis persuadé que pro ou pas, nous avons tous envie de montrer des choses nouvelles soit à nos proches soit à Alx après une conférence autour d’une bière !

Pour moi,  il y a donc des pro pour lesquels la magie est un métier (chez eux, certain cuisiniers ne mangent que des plats à emporter car ça les gavent de se faire à manger). Et il y a des passionnés, pro ou pas qui ne peuvent s’empecher D’acheter tout se qui sort et/ou qui semble novateur. 

 

 

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il y a une heure, Laurent F. a dit :

nous avons tous envie de montrer des choses nouvelles soit à nos proches soit à Alx après une conférence autour d’une bière !

Excellente idée !

Si d’autres ont envie de me payer une bière et de me faire un tour, je renouvelle l’expérience avec joie 😁

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L'important, c'est que ça valide !

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Il y a 14 heures, HREJ (Yves) a dit :

Souvent l'erreur d'un amateur est de se servir du gimmick de façon basique et de ne pas pousser la réflexion plus loin que ce qu'on lui propose dans le dvd dudit gimmick. 

Je suis assez d'accord. Non pas que l'amateur soit un âne mais il ne possède pas toujours le "réflexe créatif" qu'un pro a développé grâce à son expérience professionnelle (n'oublions pas qu'il ne fait que ça). 

Pour ma part, Max et Damien (MD) ont souvent - voire toujours 😉 - d'excellentes idées pour aller un peu plus loin que ce qui est écrit dans la notice.

Il y a 9 heures, Laurent F. a dit :

Ça, c’est du sujet !

Ah t'as vu 🙂 ; c'est pas comme l'aut'con avec son sujet consacré à la "magie de vieux", hein !

Ceci dit, merci Alx pour l'éclairage concernant l'exemple d'Etienne Pradier. C'est toujours intéressant de voir ce que peut faire un pro avec un gimmick/effet/matos que l'on peut tous acheter et surtout parfois de voir le "work in progress" (sinon c'est quoi DFB 😋 ?)

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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