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Publié le
il y a 10 minutes, Frédéric NAUD a dit :

N'en parlez pas à mon facteur... 

Ca fait pas un pli !

  • Haha 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Pour ce qui est de la création, je pense que chaque petit individu a quand même sa petite pierre à apporter, de par l'unicité de son vécu, de ses souvenirs, de son inconscient. L'énergie vitale est un carburant et chacun trace son propre itinéraire.  Le choisit-on vraiment ? Je n'en sais rien mais comme il est unique, il vaut la peine que l'on explore le monde, que l'on se questionne, que l'on produise. Comme le dit Gilbus, on réinventera peut-être l'eau tiède mais si on y met du coeur, cette eau aura quand même un petit goût unique.

  • J'aime 3

Fredopathe

  • Thomas changed the title to Créer ou Apprendre en Magie ?
Publié le
Le 15/03/2021 à 18:39, Frédéric NAUD a dit :

Le choisit-on vraiment ?

Dans la série netflix "personne ne regarde" (je sais, on a la culture qu'on mérite...), il y a un proverbe qui reviens en ritournelle :

"La vie n'est pas arbitraire par hasard"

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Le 15/03/2021 à 18:39, Frédéric NAUD a dit :

je pense que chaque petit individu a quand même sa petite pierre à apporter, de par l'unicité de son vécu

N'oubliez jamais que vous êtes unique ! Comme tout le monde... 

  • Haha 3

We're looking for a better solution to the problem when we should be looking for a better problem to work on.

  • 1 année plus tard...
Publié le (modifié)
Le 12/03/2021 à 21:34, Gilbus a dit :

Le hasard, c’est l’ignorance.

Mais cela n’a aucun rapport avec le fonctionnement de l’univers : ce n’est pas parce que les humains ne peuvent prédire quelque chose que cela arrive par hasard.

Reprenons l’exemple de l’arbre à l’automne.

Personne parmi nous ne peut prévoir quelle feuille tombera en premier, quel sera son parcours, et où elle touchera terre.

Enfin, personne parmi les humains.

Mais l’univers, lui, n’a pas les limitations humaines : la feuille tombe et se pose exactement ou l’univers la fait se poser, par l’enchainement d’un nombre quasi illimité (à l’échelle humaine) de facteurs.

Mais ce n’est pas parce que nous ne pouvons pas calculer une chose que cette chose n’existe pas : la feuille tombe, et se pose.

Le hasard, c’est le mot qu’on emploie quand il y a trop de cause, ou des causes trop complexe pour que nous puissions les envisager toutes et prévoir l’effet final.

Mais l’univers n’a pas besoin que les humains comprennent pour avancer… et faire tomber les dominos.

Certains tenant de la physique quantique disent que celle-ci prouve l’existence du hasard.

C’est une assertion particulièrement déloyale, car personne ici, à ma connaissance, ne maitrise assez les mathématiques de la physique quantique pour les comprendre…

Mais soit, la physique quantique dit que…

Le seul petit oubli, c’est que la physique quantique, comme l’ensemble des connaissances humaines, d’ailleurs, est un outil pour comprendre l’univers.

Ce n’est PAS l’univers.

Juste un outil, qui est utile dans plein de cas, qui a ses limites et ses champs d’applications (va-t’en faire des sauts quantiques pour un truc visible à l’œil nu 😉 ), et ne répond pas à toutes les questions.

Donc, pour ceux qui prouverai par cette physique quantique que le hasard existe, rappelez vous de quoi vous parler : un outil.

La carte n’est pas le territoire, l’univers est bien plus vaste que ce qu’en perçoit la science et les humains en général, même si se dire qu’on le comprend est bien rassurant…

 

Maintenant, le libre arbitre :

Damned, mais si l’univers est une série de dominos, comment font ceux qui pensent que le libre arbitre peut exister, et créer des dérives dans la ligne temporelle, voire de nouveaux circuits ?

Cela serait imaginer que celui qui prend les décisions par libre arbitre n’est pas lui-même une partie de l’univers.

Et que toute pensée, toute émotion, toute action n’est pas directement un enchainement de dominos également, comme le reste de l’univers.

Que l’on soit matérialiste (dans ce cas, nos pensées sont juste un enchainement de signaux électromagnétiques, donc prévisible si on possède TOUS les éléments de base), ou que l’on soit spiritualiste d’une manière ou d’une autre (et là, on peut parler de destin, de volonté cosmique ou autre…), nous ne sommes pas à l’écart de l’univers, nous en sommes une partie.

Comment prenez-vous vos décisions ? TOUTES vos décisions ?

En fonction de ce que vous êtes, et de vos interactions avec votre environnement.

Deux choses qui sont précisément des conséquences de causes et d’effets antérieurs.

Encore une fois, des choses qui sortent du domaine de la connaissance humaine, en très grande partie.

Mais si on parle du fonctionnement de l’univers, pourquoi vouloir mettre les créatures vivantes à part ?

 

Maintenant, il me semble qu’une attitude saine, face à un univers entièrement prédestiné, mais hors de notre domaine de connaissance, c’est de s’en fiche.

On ne va pas se prendre la tête sous prétexte que tout est déjà écris, que le temps soit une dimension déjà complète, ou que le présent soit la seule chose qui existe, d’ailleurs.

Il faut accepter notre ignorance, car pour connaitre l’univers entièrement, il faudrait ETRE l’univers, pour que la carte SOIT le territoire.

On ne peut pas comprendre tout, mais on peut en comprendre assez pour que l’univers ne soit pas trop chaotique, et relativement confortable pour notre petit esprit et notre petit niveau d’existence.

En ce sens, comme la prédestination totale est hors de notre compréhension totale, autant continuer à penser qu’à notre niveau d’existence, nous sommes libres de faire un truc qui ressemble à du libre arbitre, et que nous sommes entourés par des flots d’ignorances que l’on va appeler « hasards ».

C’est largement suffisant pour notre vie humaine.

Ce libre arbitre et ce hasard ne sont pas un reflet de la réalité cosmique, mais une fois qu’on en est conscient, on peut vivre dans nos illusions de liberté et de hasard, et c’est une vie sympa pour des humains.

Réduire l’univers à ce que l’on en comprend, c’est un anthropomorphisme, ce n’est pas de la science 😊

La science actuelle nous montre déjà un univers hors de notre compréhension au quotidien, ou les objets matériels n’existent plus vraiment, ou l’espace et le temps ne sont pas ceux que l’on perçoit dans notre vie de tous les jours etc…

Et c’est très bien, c’est bien que la science avance….

Mais je crois que nous sommes loin de tout savoir, et que tout savoir est justement une chose qui n’est pas possible pour les humains.

Et nous ne sommes pas assez importants pour que cela soit ennuyeux, je crois 😊

Alors vivons libres et insouciants dans notre « réalité » c’est le mieux que l’on puisse faire 😊

Gilbus

 

Je reviens sur cette phrase de Gilbus :

Citation

 personne ici, à ma connaissance, ne maitrise assez les mathématiques de la physique quantique pour les comprendre…

Du coup voici la réponse d'un mathématicien, Hugo Duminil-Copin (médaillé Fields en 2022) et d'un physicien, Thierry Giamarchi : « Le hasard existe-t-il vraiment ? ».

Ci-dessous une intervention qui devrait intéresser Gilbus. Selon l’état actuel des connaissances en physique quantique il existe un aléa intrinsèque, un aléa objectif, un aléa fondamental. Des expériences contredisent l’hypothèse des variables cachées. Peut-être que plus tard on découvrira une « sur-théorie de la physique quantique » qui chamboulerait tout ça mais « aucune expérience à ce jour n’a pris en défaut les équations de la MQ », donc n’invalide la théorie dans son état actuel. Par ailleurs, il existe une « puissance simplificatrice du hasard ».

 

Modifié par Christian GIRARD
  • J'aime 2
Publié le

Merci Christian pour ce lien... 

Qui conforte ce que je pense, naturellement. 

Il commence par expliquer que ce que les gens tiennent pour du hasard n'en est pas, juste des choses un peu dures à prévoir (ou alors, de la paresse à mettre en oeuvre ce qu'il faut pour prévoir...) 

Ensuite, il explique que le hasard donne une solution élégante aux équations de la physique quantique, et que c'est donc le meilleur modèle que l'on ai pour l'instant. 

Mais que ce n'est pas grave, car les modèles probabilistes sont les plus agréables à utiliser. 

Parfait. 

A aucun moment il n'aborde la façon de fonctionner de l'univers. 

Il parle "juste" de la façon de fonctionner des mathématiques de la physique quantique. 

Ceux qui confondent la carte et le territoire pourraient se plaindrent qu'il ne les a pas prévenu de la distinction, mais les lecteurs assidus de cette discussion n'en sont plus la, j'espère 😉

Je trouve la physique très amusante :

Des gens qui manipulent des particules sans savoir si ce sont des particules ou des ondes, cela m'a toujours fait rire... 

Surtout que les concepts d'ondes et de particules sont uniquement des antropomorphismes, comme nous le savons tous 😂

Gilbus

  • Haha 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Voici le message de @Dani LARY d'il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber. Merci de vos conseils et "Vive l'espoir..."
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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