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Trêve de plaisanteries…

L’histoire des "miracles" de toutes sortes qu’ils soient de nature religieuse, spirite ou occulte est, certes, parsemée, de fraudes, de biais divers et d’erreurs d’interprétation.
Cependant : Les acrobaties des sceptiques pour faire entrer les cas inexpliqués dans un cadre rationaliste et matérialiste (on dit physicaliste aujourd’hui) sont, parfois, tout autant critiquables.

La position d’indécidabilité (que j’ai explicité dans un autre fil) me semble, dans bien des cas, la plus rationnelle et la plus raisonnable (particulièrement dans les cas de guérisons inexpliquées).

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il y a 38 minutes, Christophe (Kristo) a dit :

A ce sujet, un extrait du livre de Cavanna dont j'ai déjà parlé ici...

Merci Kristo ! Très sympa ces pages de Cavanna.

J’aime particulièrement ce passage :

Citation

Qu’est-ce que Dieu ?
Cette question est une manifestation de l’imperfection de notre entendement. Elle ne comporte pas de réponse sensée.

Cavanna a l’air d’accord avec moi : la question de Dieu est liée à l’entendement humain ! 🙂

Le 25/10/2021 à 13:06, Patrick FROMENT a dit :

C’est donc, peut être, dans l’entendement humain qui faut chercher la clef du problème…

CLIC

Il est vrai que les athées ont souvent écrit des choses très intéressantes et très sensées sur la question de Dieu 🙂. Ils ont compris que Dieu n’existait pas mais ils se sont arrêtés là… Ils n’ont pas transcendé le concept… Quel dommage ! Ils étaient si prêts du but !

  • Haha 1
Publié le
il y a 9 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Cavanna a l’air d’accord avec moi : la question de Dieu est liée à l’entendement humain ! 🙂

Je suis content, parce que je réalise que je n'ai pas le monopole de la lecture en diagonale 😁

Ce n'est pas Cavanna qui pense que la question de DIeu est liée à l'entendement humain : lui, il se contente de tourner en ridicule ce sophisme : l'entendement humain ne peut appréhender la nature divine, car Dieu a mis des limites à l'entendement humain.

Je pense que cet extrait relève davantage de la satire que du questionnement métaphysique 😉

image.png

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 1 heure, Christophe (Kristo) a dit :

Il y aurait bien un moyen que Dieu nous fasse croire en lui - et en sa toute puissance - avec une guérison miraculeuse. Qu'il fasse quelque chose qui paraît impossible : faire repousser un membre amputé, par exemple.
 

La question c'est plutôt : pourquoi ne le faire que pour quelques animaux comme le lézard dont la queue repousse et dans d'autres cas d'autotomie ?  Pourquoi seuls les lézards, souris et autres araignées ont droit à ce miracle ? Et pourquoi on n'a pas d'aile ? L'homme, c'est un boulot un peu bâclé quand même, je trouve...

  • Haha 1
Publié le
il y a 29 minutes, Alx a dit :

Ce n'est pas Cavanna qui pense que la question de DIeu est liée à l'entendement humain : lui, il se contente de tourner en ridicule ce sophisme : l'entendement humain ne peut appréhender la nature divine, car Dieu a mis des limites à l'entendement humain.


Je n'ai pas l'impression pas que c’est tout à fait ce que dit Cavanna. Relis 🙂

Je suis d'accord que Le cadre général du texte double page "Où Dieu se mord la queue" est effectivement celui d’une satyre mais cette satyre de Cavanna est également une dénonciation philosophique des impasses et des contradictions des croyants lorsqu’on les interroge sur la nature exacte de Dieu.

Je ne suis pas un exégète de Cavanna mais je maintiens que le passage que j’ai cité dans mon précédent message dépasse la satyre et est, en fait, philosophique. Et, pour aller plus loin, je dirais même que la suite du texte l’est tout autant :

Citation

Il est des cas où reconnaître que la question ne comporte pas de réponse est la seule réponse raisonnable

Cela ressemble fort à une position agnostique et à la défense d’une épochè (suspension du jugement) sur la question de l'existence de Dieu et de sa nature…

Cavanna, athée ou agnostique ? 🙂

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Publié le (modifié)

Je rajouterais ceci pour compléter :

Le texte de Cavanna prend le prétexte d’une question et d’une  controverse classique (sempiternelle selon lui) sur la nature de Dieu (Si Dieu a tout créé qui a créé Dieu ?) pour faire un habile procès d’intention aux croyants (nommés "déistes" et "tenants de Dieu" dans son texte).

Ce procès d’intention peut être formulé ou résumé ainsi: Lorsqu’ils sont acculés et mis face à leurs contradictions, les croyants se réfugient dans la notion de mystères divins (l’éternité et l’infinité de Dieu) plutôt que de concéder un non-savoir ou une indécidabilité (🙂) scientifique et laïque sur les questions de l’infini et de l’absolu.

Modifié par Patrick FROMENT
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Publié le
il y a 26 minutes, Christophe (Kristo) a dit :

Cavanna en parle quelques pages avant :

Ok !

Je dirais qu'il semble que Cavanna se revendique, dans ce texte, comme un athée tranquille (pour l'athée tranquille les questions sur l'existence de Dieu ne se posent tout simplement pas "il ignore Dieu et le problème de son existence").

En même temps, il est plutôt paradoxal d'être un athée tranquille et de consacrer autant d'énergie et de pages à ces questions comme le fait Cavanna.

Et, par ailleurs, il y existe d'autres écrits de Cavanna qui tendraient plutôt à le rattacher à un athéisme plutôt anticlérical et un peu moins tranquille. 🙂

(cf les différentes formes d'athéisme dont nous avons déjà parlé par ailleurs)

Sur la question des nuances entre l'athéisme et l'agnosticisme, je remarque que c'est souvent une question problématique pour les athées (et pour cause).

André Comte-Sponville explique très bien pourquoi dans son ouvrage L'esprit de l'athéisme :

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    • @Gilbus, je comprends qu'on puisse ne pas être sensible à certaines formes d'art et, évidemment, tous les goûts sont dans la nautre ET légitimes; mais il me semble que la question est plus "meta" que celle de nos appétences esthétiques. Oui alors en effet, la FRAC en France ou le FMAC en Suisse achètent des artistes locaux (ou parfois internationaux MAIS qui ont travaillé dans la région en question) avec nos impôts. Je comprends parfaitement qu'on puisse se poser la question de l'utilité de ces dépenses. C'est avant tout une façon d'archiver la scène d'une époque et d'un endroit donné. A mon avis, l'Etat devrait d'ailleurs aussi le faire pour la magie et tous les artistes du spectacle vivant. Comme le dit Christian: En Suisse, être acheté par le FMAC est un premier signe de reconnaissance pour des artistes qui parfois créent depuis 30 ans mais galèrent (petite précisionl, il n'y a aucun statut d'intermittence en Suisse, chaque artiste est livré à lui-même et doit générer ses propres revenus...que ce soit pour l'art plastique ou le spectacle vivant!). D'autre part, Je ne sais pas comment c'est en France, mais à Genève, le FMAC détient (avec notre argent, certes!) près de 300 oeuvres qui sont dans l'espace public, dans les rues, dans les parcs, sur les places. Cela va de sculptures de chevaux sur les quais à un statue de Frankenstein aux abords d'un skatepark en passant par des structures en néons sur les toits des immeubles. Qu'on les aimes ou pas, ce sont des oeuvres à côté desquelles nous passons tous les jours, sans y faire vraiment attention mais qui peuplent le décor. Sans ces oeuvres, l'esthétique visuelle de la Ville se cantonnerait à des façades et des publicités pour des sodas ou des fringues. Est-ce que ce serait préférable? Je "plussois" donc Christian sur l'utilité d'un service public qui soutient la création, l'expression d'une époque et d'un endroit donné plutôt que de la réprimer. ...Et ce, quelques soient nos goûts.
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