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Mais pour quelle raison les gens disent-ils qu’ils sont “énervés” quand ils voient un beau tour de magie qui semble impossible ? C’est ce que je ne comprends toujours pas après 3 ans en France.

Vous ne trouvez pas que c’est absolument beau, ce sentiment de mystère qu’on ressent grâce à un tour de magie bien présenté ? 

Je suis en train de regarder “Mentaliste dans la tête des stars” sur TF1 et j’ai entendu les gens crier “ça m’énerve !” au moins 12 fois... C’est très pénible je trouve...

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Oui c'est une expression qui est exaspérante... Les gens ne sont pas vraiment énervés mais ils n'ont pas d'autres expressions pour exprimer leur sentiment...

De temps en temps, je joue le jeu : "Ah mais il ne faut surtout pas vous énervez ! C'est très mauvais pour votre tension... dans ces conditions, je préfère tout arrêter...", ou je dédramatise : "oui ça fait souvent ça les premières minutes... c'est parce que vous êtes tendus au boulot. Ca ira mieux dans quelques minutes quand vous lacherez prise...(mais pas de trop haut)"

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Il y a 9 heures, TheMisteryMagic a dit :

Mais quand même... Ils ont vraiment insisté sur le nombre de fois où on entend "c'est énervant" dans cette émission...

Cela vient de l'esprit Français "Cartésien" de René Descartes:

……...............

Définition

Posséder un esprit méthodique, rationnel, clair et logique.

Origine

Un esprit cartésien présente des qualités intellectuelles caractéristique de René Descartes, philosophe et mathématicien français de XVIIe siècle.

En 1619, il a la révélation d'un "méthode universelle pour la recherche de la vérité"

Il écrit son oeuvre maîtresse, en 1637, Discours de la méthode pour bien conduire la raison et chercher la vérité dans les sciences.

...........

Donc quand quelque chose viens bousculer les certitudes d'un Français, cela l'énerve.

C'est à mon sens ce qui fait que le métier de magicien en France est si difficile à être rentable.

Les gens ne sont pas prêts à payer pour être "énervés".

Quand tu vas en Angleterre, aux USA, en Allemagne, etc... C'est bien considéré d'être magicien. Les gens qui te voient faire un tour de magie, sont tout de suite bienveillant. 

Alors que dans les pays Francophones c'est tout juste où on t'envoie balader voir les gosses ( on admet juste en France que tu as le droit d'amuser les gosses)

mdr mdr mdr mdr

C'est pour cela que je fais beaucoup les enfants.

mdrmdrmdrmdrmdr

 

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Il y a 10 heures, Seulgi Kim a dit :

Mais pour quelle raison les gens disent-ils qu’ils sont “énervés” quand ils voient un beau tour de magie qui semble impossible ? C’est ce que je ne comprends toujours pas après 3 ans en France.

Vous ne trouvez pas que c’est absolument beau, ce sentiment de mystère qu’on ressent grâce à un tour de magie bien présenté ? 

Je suis en train de regarder “Mentaliste dans la tête des stars” sur TF1 et j’ai entendu les gens crier “ça m’énerve !” au moins 12 fois... C’est très pénible je trouve...

C'est une vieille expression française pour dire qu'on est épaté. C'est tout.

Melvin

Publié le
il y a 33 minutes, Melvin a dit :

C'est une vieille expression française pour dire qu'on est épaté. C'est tout.

Non je crois bien que c'est plus profond.

C'est ce qui rend le Français si spécial aux yeux du monde entier.

On est un petit pays (66 millions) et pourtant le monde entier nous envie notre façon de vivre, de voir les choses, de critiquer, de râleur.

Donc cela nous viens de cet esprit cartésien que l'on nous enseigne depuis la maternelle.

La rançon de cet esprit, c'est de ne pas accepter de voir des "miracles" sans avoir l'explication rationnelle.

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il y a 2 minutes, claudemage a dit :

Non je crois bien que c'est plus profond.

C'est ce qui rend le Français si spécial aux yeux du monde entier.

On est un petit pays (66 millions) et pourtant le monde entier nous envie notre façon de vivre, de voir les choses, de critiquer, de râleur.

Donc cela nous viens de cet esprit cartésien que l'on nous enseigne depuis la maternelle.

La rançon de cet esprit, c'est de ne pas accepter de voir des "miracles" sans avoir l'explication rationnelle.

Ok, toi tu parles de l'origine profonde de l'expression "ça m'énerve" ( = "cet effet magique contredis mon esprit cartésien"), moi je parlais plutôt de sa signification dans le langage courant "c'est énervant" ( = c'est épatant, je ne comprends rien).

Je pense que l'expression vient aussi du fait que qqchose qu'on ne comprends pas est stressant. Un peu comme quand tout est normal dans une machine (toutes les pièces sont bonnes), et pourtant ça ne marche pas : on est énervé que ça ne fonctionne pas alors que tout semble normal. Y a de ça aussi à mon avis dans cette expression.

Mais c'est vrai que cette expression n'est pas très belle, pas très juste, et même "énervante" mais elle est bien ancrée chez les Français. On aurait peut-être préféré "mais c'est magique".

Melvin

Publié le

ba, il y a plein de choses qui énervent:

 

Mais le plus attendrissant, c'est le "ça m'énerve" de Garcimore...

Quoi qu'il ne s'énervait pas toujours, lui:

 

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Le 03/02/2018 à 08:57, claudemage a dit :

Cela vient de l'esprit Français "Cartésien" de René Descartes:

Je crois qu'il faut arrêter de dire "les Français sont cartésiens".
La France, c'est aussi le pays des 'Tuche'.

Les généralités à 2 balles ça va bien, on a des cartésiens, des superstitieux, des génies et des neuneus dans les mêmes proportions que dans les autres pays.

L'expression est une élipse : "ca m'énerve - de ne pas comprendre -"

Et si on considérait la chose autrement : les français ne sont pas énervés de ne pas comprendre parce qu'ils sont plus cartésiens que les autres (ah , ah, ah quel nombrilisme - je me gausse), mais parce que nous sommes globalement NULS dans la promotion du divertissement.

TOUS les autres pays ont su développer des divertissements de qualité et éduquer leurs spectateurs à apprécier ces moments, et nous non. (Tiens, en France on n'aurait pas été bons pour éduquer les masses, ça vous rappelle pas notre école vs. celle du reste du monde ? Pourtant on ne dit pas "Ah mais c'est parce que les élèves Français sont pas comme ceux des autres pays...")

Et pour sortir des généralités à 2 balles que j'abhorre, sur le terrain vous en avez combien des gens qui disent "ça m'énerve" par rapport à la totalité de vos spectateurs ? Et sur ceux qui le disent, combien sont vraiment énervés ?
Ils disent peut être ça parce qu'ils ne savent pas quoi dire.... comment réagir à l'impossible ? 
Certains disent "ah je suis choqué !!". Le sont ils vraiment ?
Certains ne disent rien. Sont ils déçus ?
Certains réagissent par le rire. Avez vous fait un tour marrant ?

Ne vous cantonnez pas à une réaction.
Pour info, quand les gens disent "ça m'énerve", je leur réponds "Moi aussi !! Vous pensez que ça me met dans quel état de voir ça tous les soirs ???" Et ils rient et on passe à autre chose.

Ce n'est pas une expression négative.

En revanche, si vous entendez ça TOUT LE TEMPS, posez vous une question : "pourquoi le problème viendrait des spectateurs" ?
Comment la magie est elle présentée ?
Que puis-je changer pour avoir des meilleures réactions ?

Et là, c'est un autre monde. 

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Bienvenue !

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David

mnemonaute_tn.jpg

Publié le (modifié)
Il y a 1 heure, Chakkan a dit :

En revanche, si vous entendez ça TOUT LE TEMPS, posez vous une question : "pourquoi le problème viendrait des spectateurs" ?
Comment la magie est elle présentée ?
Que puis-je changer pour avoir des meilleures réactions ?

Très très intéressante question que tu évoques, Chakkan !

Comment notre magie est-elle ressentie.

Et quel contrôle avons-nous dessus…

Consultons ensemble un extrait du DEUDLMDG, je vous mets pas tout, mais juste le moins barbant (ce qui est éloquent sur l’intérêt du reste…)

Le ressentit du spectateur.

Les magiciens produisent des effets les plus forts possibles, en général, car ils veulent avoir un fort impact sur les émotions de leur public…

Mais quel impact ?

Passer tant de temps à travailler la puissance de notre effet, pour en faire un miracle, et ne pas se préoccuper de l’endroit où le miracle va se créer (la magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur…), et de la façon dont cela va se faire, n’est-ce pas un peu ballot ?

Voyons donc comment est ressentie la fameuse « émotion magique », quand on arrive à la faire passer.

...

-Déjà, il y a souvent un blanc : l’esprit s’arrête sous le coup de la surprise. C’est le premier effet sur le spectateur, qui peut parfois être très court objectivement, et long subjectivement.

-Mais immédiatement, l'intellect repart, et résume rapidement les solutions envisageable : C’est l’étape dangereuse pour nous, il pourrait trouver un indice, ou pire, une autre solution plus évidente que celle que nous avons utilisé.

… (renvois vers des paragraphes sans intérêts sur les effets à surprise et les effets à suspens, et sur la construction de solutions chez le spectateur...)

-Puis, s’il n’y a aucune solution, comme on l’espère, il peut y avoir plusieurs réactions secondaires :

-Une stupéfaction prolongée. Bonne chose, une émotion qui s’ancre dans le temps sera plus mémorable. Mais peu spectaculaire pour l’entourage.

...

-Une explosion visible. Le sujet s’agite, voire gesticule, ou fait des bruits bizarres, avec un discours de l’ordre qu’un QI de 12 : ne vous inquiétez pas, ça passe rapidement, et le spectateur retrouvera vite sa santé mentale.

-Une prise à témoin du reste de l’assistance : Cette réaction arrive presque toujours !
Le sujet jette un œil autour de lui, pour voir si les autres partagent sa stupéfaction. Si les autres ont une réaction visible aussi, le spectateur se laissera alors aller à plus d’expressivité, ayant la bénédiction du groupe : on a une expression de l’émotion qui s'auto-alimente alors.

A noter que cette phase est très intéressante pour le magicien : durant ce temps où tout le monde s’entre regarde avec les yeux écarquillés, on peut charger un éléphant dans la manche, et certains ne s’en privent pas. Mais le timing est très précis, et délicat à mettre en place, car cela doit se travailler avec un public… on a un créneau variant d’une demi seconde à 2 secondes environ.

...

-Et enfin et finalement, l’expression elle-même :

Très souvent, c’est un rire : non pas qu’il y ait de l’humour de premier degrés dans ce qu’on vient de faire.

Le rire est dans ce cas une catharsis, destiné à se rassurer, après avoir été mis en panique.

Comprendre l’univers est une chose indispensable à l’homme, depuis bien avant que l’espèce n’envisage sérieusement de descendre des arbres.

Nous ne sommes pas bien forts, dans la nature, et étions souvent confronté à des dangers d’ordre physiques, dans les premier temps de l’espèce.

Nous avons donc développés une technique de survie : on essaie de comprendre ce qui se passe.

Quand le magicien nous prouve qu’on ne comprend rien, on a donc une atteinte à notre sens de la survie, c’est génétique !

Le rire vient de ce que l’on comprend, en fait, qu’il n’y a aucun danger physique.

Mais notre protection, notre intellect, est ébranlé quand même…

...

De la même façon, certain vont s’enfuir, ou du moins se détourner : réaction de refus de voir ses protections s’ébranler, et donc retour à une stratégie plus primitive de sauvegarde par la fuite.

...

Certains vont s’énerver, ou du moins dire qu’ils s’énervent. En fait, il ne s’énerve pas vraiment au niveau physique, vous avez peu de risque de prendre un coup de poing pour avoir retrouvé la bonne carte, mais une sensation d’énervement intellectuel est aussi un type de réponse à la perte de la stratégie cognitive de survie : On se mobilise pour le combat.

Cette réaction est à prendre en compte pour que les spectateurs ne restent pas dans le mode « il m’énerve », dans le sens qu’on évite en général que le numéro ne tourne au défi, qui va entrainer un perdant et un gagnant :

Dans tous les cas, quelqu’un perd, il vaut mieux éviter…

 Mais on peut énerver « un peu » les gens.

Il faut juste leur permettre de lâcher du lest ensuite.

Pour cela, les techniques sont multiples :

Faire évoluer le ressentit de VOTRE personnage, pour qu’il soit à son tour dans l’embarrât.

Faire une complicité avec le public, pour que votre personnage et le public ressentent la même émotion.

Ou minimiser ce qui vient d’être fait, en sortant une chose encore plus forte.

Cette dernière solution est parfois employée à certains moment de numéros ou les effets arrivent en cascade croissante, c’est ce que j’appelle l’effet d’avalanche, ou un chose en entraine une autre, de plus en plus forte, pour finir par ensevelir la réaction des spectateurs, qui repartent depuis le début dans le ressentit de l’émotion magique, et vers une expression différente de la confrontation.

On retrouve souvent cette notion d’avalanche dans la présentation des carrés magiques, ou le nombre prédit est sortis de la somme d’une ligne, de toutes les lignes, des colonnes, des carrés de coins, du centre, des cases de coins etc…

Le rythme s’accélère au fur et à mesure que l’on sort nos nombre du carré, comme autant de lapin d’un chapeau, et à la fin, les gens ne calculent même plus  avec nous, ils sont submergés par l’accumulation.

ou encore, on peut détourner ce qui aurait pu passer pour un défi intellectuel vers une notion de poésie et de merveilleux: on va ainsi éloigner l'effet du réel, apparemment. En fait, c'est faux, l'effet a bien eut lieu dans la réalité, mais on va amortir le choc.

...

Une réaction qui peut être plus dangereuse que « l’énervement », c’est la colère : on a été plus malin que le spectateur, qui ne nous aime pas, et doit donc faire tout ce qu’il peut pour nous rendre la pareille.

On a fait passer notre spectateur pour un idiot, on l’a ridiculisé, on a dévalorisé son intelligence (outils de survie !)

Bref, c’est pas cool pour le spectateur.

On est là dans l’aboutissement d’un processus de défi, qu’il sera ensuite difficile d’inverser.

Pour cela, le mieux est de ne pas arriver à ce point.

Si cela vous arrive, tout n’est peut-être pas de votre faute :

Le magicien précédent qu’a rencontré notre spectateur l’a peut être laissé avec une notion de défi irrésolu, ou le spectateur a eu une journée éprouvante et a besoin de se défouler sur quelque chose, et c’est vous.

Où c’est peut-être vraiment vous.

Quoi qu’il en soit, cela montre bien qu’il est utile d’installer une relation personnelle entre vous et le public, et plus encore entre vous et un spectateur qui va intervenir, pour désamorcer ce genre de choses.

On peut être sympa.

Ou rigolo.

Ou on peut être complice…

Bref, n’importe quelle attitude qui nous rapproche du public.

Cela n’implique pas d’être ami, mais il faut qu’on parte sur des bases neuves, en se différenciant des expériences précédentes du spectateur.

Cette approche au sens littéral du public va permettre d’avoir ensuite un ressentit de l’effet magique différent, et non conflictuel.

Mais c’est à chacun de trouver son approche et son personnage, et sa façon de présenter son personnage, pour briser ce genre de barrières.

 

Voilà, je vous propose maintenant de remplacer les points de suspension qui émaillent ce bout de texte par vos propres réflexions, puis de remplacer mes réflexions entières par les vôtres...

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Cette comédie musicale est un plateau d'artistes où Dominique WEBB intervenait à plusieurs reprises avec des numéros de grande illusion et dont il était l'organisateur si j'ai bien compris. Je remet la vidéo que tu avais diffusée plus au dessus pour qu'elle soit "à côté" de ta réponse pour l'illustrer mais merci d'avoir répondu. L'illusion du cheval et de son cavalier qui rétrécissent y est visible entre 3min20s et 3min55s :   L'idée est originale. C'est le principe de l'apparition /disparition d'un éléphant, comme l'ont présenté Doug Henning et bien d'autre avant lui mais utilisé pour une transformation qui plus est assez amusante. La mise en scène fait intervenir un écran pour une transformation en ombromanie. A ma connaissance, l'illusion (le principe de base) est du magicien allemand Alois KASSNER. Je me suis rendu sur le site Artefake pour avoir la date dont je ne me souvenais plus et je suis tombé sur une chose intéressante : "Toto, l’éléphant (1929). C’est le directeur du cirque Stosch-Sarrasani qui a inspiré cette illusion en 1926 à Kassner, mais la route fut longue pour mettre en place un dispositif capable de faire disparaître un animal de cette taille et d’acheter un éléphant pour voyager avec. La disparition d’un éléphant vivant3 sur scène est un événement dans le monde entier et Toto devient très vite une star. Kassner dépense beaucoup d’argent pour son éléphant qui lui rend bien par le succès considérable qu’il lui rapporte. Il embauche des soignants spécialisés et loue une grange à la périphérie de chaque ville pour lui servir de refuge. Chaque jour, Toto se promène dans les rues jusqu’à ce qu’il atteigne le théâtre lors des représentations, devenant ainsi la meilleure publicité pour l’illusionniste. Kassner se produit avec Toto pendant quatorze ans, jusqu’en 1943 date de sa mort. Le magicien dû lui tirer une balle dans le cœur à cause du choc que l’éléphant reçu lors des bombardements aériens qui le rendit malade. Après la mort de Toto, Kassner continue un certain temps cette illusion avec un cheval." Attention ! Je vous vois venir ! Je ne fais pas mention de cela pour dire que Dominique WEBB aurait repris l'idée. D'autres, ne disposant pas d'un éléphant sous la main, ont dû penser à remplacer ce dernier par ce qui était plus à leur portée (que ce soit du point de vue pratique, technique, artistique ou financier). C'est un bon numéro. Je le reconnais. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il justifie le côté légendaire. J'ai plus entendu parler de son piano volant que de ce numéro. Et pourtant j'aurai tendance à préférer ce numéro à celui du piano volant que je trouve bien désuet aujourd'hui (la technologie ayant tellement évoluée depuis, c'est normal) mais c'est une histoire de goût là. Les VMistes ici présents qui ont vu ou mieux, vécu un spectacle ou un numéro de WEBB ont-ils d'autres choses à partager ? Puisqu'on a assez parlé de ses "écarts", parlons maintenant de son oeuvre en tant que magicien (pas en tant que producteur, etc...) et si possible, des choses peu connues de lui ou qui ont été un peu oubliées. Je n'ai pas connu les années 70 et très peu les années 80 (je suis né en 1988) donc faites-moi revivre la période de la magie de Dominique WEBB. J'ai aussi eu une boîte de magie de Dominique WEBB étant gamin, achetée d'occasion sur un vide grenier. Elle m'avait attirée par son contenu. Cependant j'ai plus utilisé et trouvé mon bonheur dans une autre boîte de magie acheté aussi d'occasion sur un vide-grenier : Magie 2000 de Kassagi (un autre personnage sur lequel il aurait à dire aussi !). Et la boîte "Passe-passe" de Gérard Majax qui sentait bon la savonnette parce que le sac à l'oeuf y avait été remplacé par un gant de toilette et une savonnette. Parfois je l'ouvre et elle sent encore très bon. Fin de ma petite madeleine de Proust. Faites-nous vivre la vôtre.  
    • Bonjour, Baisse de prix à 50€, FPI pour la France. La magie d’Yves Carbonnier puise son inspiration auprès des plus grands : Hofzinser, Le Paul, Jennings, Vernon, Elmsley… Elle s’est nourrie et se nourrit toujours de l’amitié des magiciens les plus exigeants : Ascanio, Tamariz, Bilis, Giobbi. C’est une magie savante et limpide, intelligente et sensible, où la rigueur de la construction s’allie à la dextérité et au velouté des mouvements. Une magie sobre mais très impactante. La magie d’Yves Carbonnier n’est donc pas  » à vendre « , ni livrée  » clés en mains « . Elle sollicite le lecteur, qui doit se mettre à son tour au travail, se poser les bonnes questions pour avancer. On trouvera dans ce livre un festival de routines mitonnées avec amour comme de bons petits plats : des ingrédients choisis avec goût et discernement, une préparation savante et souvent originale, un service élégant et discret qui ne prend jamais le pas sur le plaisir de la dégustation.
    • Sa comédie musicale ! Changement du plus gros cheval contre le plus petit de monde, un moment donné il y avait neuf lévitations en même temps, petite anecdote : il est convoqué à une télé en Afrique, on lui dit que l'antenne sera à lui pendant 90 minutes et cela  en direct. Impossible de faire appel à ses compères, il commence à hypnotoser les gens du studio y compris l'un des cameramans qui s'écroule immédiatement. Et ça marche ! "J'étais aussi étonné que le public, sinon encore plus." Dominique, tu me manques ! otto
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