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Il y a 6 heures, Gilbus a dit :

L'enfance de Nasreddin (une variante des liquides du Bengale, par Gilbus, mais qui n'a pas grand chose à voir avec les versions commercialisées)

Gilbus, perso je serai intéressé par l'enfance de Nasreddin pour voir ce que ça donne, parce que je suis allé voir un conteur il y a quelques temps pour la première fois de ma vie et ces contes de Nasreddin m'ont passablement fait [grossièreté].

Crois tu que, comme n'importe quel tour de magie, tout dépend de l'interprète ? :S

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Il y a 6 heures, marc page a dit :

Tu oublies les grelots de Gilbus, un effet retentissant !

 

Les grelot, en fait, c'est juste un free will de base, avec des grelots.

Tu me piège, puisque tu me force à admettre et confirmer ce qu'a dit Woody, qui lui aussi utilise free will ;)

Ce n'est pas parce que j'ai changé le matériel par rapport à ce que j'ai vu faire par d'autres que c'est très original:

Mais effectivement, cela va dans le sens de ce que je voulais dire, merci:

J'ai changé le tour pour qu'il corresponde à mon personnage, mon style et ma langue de bois :)

Et en fait, je m'intéresse plus à ce changement qu'au tour originel, car c'est cela qui fait que ça marche pour moi...

:)

Gilbus

 

 

 

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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

ŒSi je ne fais pas de prestation, mais que peut-être je vais pouvoir faire quelques tours, je me prépare avec des élastiques sur mon bras, ensuite les cordons de Duraty dans ma poche et un jeu de carte.(Butterfly)

Avec les élastiques j'ai déjà 10 min

Enclavement
Melting Point
Touch

TRU (nouveau)

Élastique bague
travers 2 doigts + elastic+Ricky lax
Bague sauteuse change élastique (2 elastiques ->Duraty-close-up festival) 
Elastic qui remonte Rickey lax
Stylo trace traverse (rubber penetration ->French connexion)
Stairway
Travers doigts (rubber thru hand Dan Hauss)
Traverse pouce/index (HotShot Vol1)
GWilson sur bras spectateur

Les cordons de Duraty (Enclavor & liberator)

et les cartes

mdrmdrmdr

le minimum c'est les élastiques sur le bras

mdrmdrmdr

 

  • J'aime 1
Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, HREJ a dit :

Gilbus, perso je serai intéressé par l'enfance de Nasreddin pour voir ce que ça donne, parce que je suis allé voir un conteur il y a quelques temps pour la première fois de ma vie et ces contes de Nasreddin m'ont passablement fait [grossièreté].

Crois tu que, comme n'importe quel tour de magie, tout dépend de l'interprète ? :S

Le conte est exactement comme l’illusionnisme de ce point de vue…

Tu peux avoir plein de raison de ne pas aimer :

Si l’interprète n’est pas très « efficace », car il ne sait pas divertir ou faire passer les émotions.

Je pourrais dire qu’il n’est pas intéressant, mais ça serait une synthèse un peu rapide :

-il peut manquer de base théoriques, et passer à coté de la structure et du message de l'histoire. Un peu comme un magicien qui fait un effet appartenant à une famille, mais essaie de nous vendre une autre famille...

-Il peut manquer de bases techniques. Les bases de l’interprétation ne sont pas très difficiles à apprendre, mais demandent du travail. Quelques années, en général… Cela inclus la gestion de la respiration, des silences, des variations d’intensité, de rythme, l’interprétation de personnages, l’élocution, la façon d’entrer en osmose avec son histoire, d’en garder la fraicheur etc.

-Il peut manquer de gestion du public. La gestion des regards, de délégation de construction (quand on laisse travailler l’imaginaire du spectateur), l’adresse au public, la présence etc.

-Il peut ne pas s’adapter aux circonstances du spectacle, il faut faire des choses différentes dans différents contexte (perso, je suis toujours en train de travailler la dessus, c’est pas simple… je ne sais toujours pas si je dois raconter des histoires gores aux petits enfants... ;) )

Pour l’interprète, il y a du boulot.

Bon, l’interprète peut aussi être dans un mauvais jour, cela nous arrive à tous, les fois ou fatigués ou distraits, on n’est pas dedans.

 

Mais ce n’est pas la seule raison pour qu’on aime ou pas :

Le spectateur est concerné aussi :

-Il y a le type d’histoire, sa structure, son message.

On peut, en tant que spectateur, ne pas accrocher sur une histoire, même bien dite, si elle n’est pas acceptable pour nos critères.

Bon, en fait, un bon conteur fera passer presque n’importe quelle histoire, car il la retravaillera si elle n’est pas adaptée au public actuel.

Sauf que certains conteurs n’adaptent pas les histoires, car ils se trouvent une vocation de défense d’un patrimoine ancestral, et ne veulent pas toucher à l’histoire pour cette raison.

Donc, ils font passer l’intérêt de la reconstitution historique (le conte et la façon de l’interpréter étant considéré comme un « fait » historique) avant l’intérêt du spectacle.

On assiste alors à une reconstitution d’un acte traditionnel, et ce n’est pas toujours fun pour un public moderne qui cherche juste un bon spectacle.

Il n’y a pas que le contenu du conte qui peut être traditionnel : le style d’interprétation aussi joue.

En gros, il y a plusieurs grandes écoles de pratique, en conte, dont les principales, à mon sens, sont :

-Les traditionalistes, qui utilise le patrimoine pour le patrimoine, avec les techniques d’interprétation qu’ils ont hérité des conteurs traditionnels qu’ils ont vu avant, sans techniques moderne d’interprétation, ni formation à ces techniques, la plupart du temps. L’interdisciplinarité est limitée en général à ce qui est admis par la tradition supposée, c'est à dire la chanson et les devinettes/énigmes.

-Les « modernes », qui considèrent le conte comme un spectacle devant correspondre aux critères esthétiques actuels, et vont donc utiliser toutes les techniques à leur disposition pour rendre le spectacle « vivant ». Ils osent de l’interdisciplinarité en dehors des canons traditionnels, et certains font même de la magie contée... ;)

On retrouve les premiers par exemple aux compétitions de « la bogue d’or », en Bretagne, ou la façon de faire « traditionnelle » est quasiment incontournable.

On retrouve les seconds sur les scènes sortant de ces cercles traditionnels, avec une ouverture à un public plus large.

Attention, je ne dis pas que l’un est meilleurs que l’autre, même si vous avez compris que ma préférence va aux modernes.

Les deux factions ont leurs qualités, il y a des gens très talentueux dans les deux, et les deux peuvent donner de très bons spectacles. Mais souvent pas pour le même public.

 

-Il y a le type de spectacle lui-même : il y a des gens qui, même en présence d’un bon conteur, n’accrocheront pas au fait de raconter des histoires, et ne laisseront pas la suspension du refus de croire se mettre en place.

Bon, avec un très bon conteur, c’est rare, quand même.

 

On peut faire des parallèles avec la magie, dans tout ça, non ? ;)

 

Pouf pouf…

Pour en revenir aux histoires de Nasreddin, perso, je les trouve en général plutôt drôle :

Ces contes arabes se moquent de tout, du pouvoir, du conformisme, du non conformisme, même de la religion, alors qu’on pense parfois que les musulman sont tatillons sur le sujet : il y a plein de contes sur les bigots qui sont très subtils ;)

Ce sont des histoires de sagesse, camouflées en histoires drôles.

Un peu comme un mélange d’histoires de maitres Zen du japon, et d’histoires de toto de chez nous.

Ou du non-sens à la Monty Pithon, mais arabe.

D’ailleurs, on retrouve pas mal d’histoires drôles chez nous qui sont des adaptations de contes de Nasreddin…

Et cela peut vraiment être drôle (et sage), si on sélectionne parmi les milliers d’histoires de Nasreddin qui existe, celles qui sont adaptées au public que l’on cible.

Mais tout le monde n’aime pas les Monty Pithon…. ;)

 

Pour ce qui est de l’enfance de Nasreddin, l’histoire de magie contée dont je parlais, cela va dans le sens de mon propos :

Je n’ai pas pris une histoire traditionnelle, parmi les milliers qui existent : J’ai créé une histoire de Nasreddin, de toute pièce, en respectant les méthodes utilisées dans les histoires traditionnelles, du moins je l’espère : Des conteurs marocains de grande culture, à qui j’ai présenté la chose ont validé l’esprit « Nasredinesque » de l'histoire, j’étais content…

Et ils ont aimé.

Donc, là aussi, le tout n’est pas de choisir un tour ou une histoire dans un patrimoine :

L’important, c’est de l’adapter à son personnage, son style, sa langue de bois (hihihi, tu n’as pas fini de l’entendre, Woody :) )

Est-ce que cette histoire fonctionnera sur toi, HREJ ?

Aucune idée.

Je laisse ceux qui l’on vu en parler, le public est le seul juge.

 

Gilbus

Ps: un petit stage de magie contée, ça vous dit? ;)

 

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Bon, ce ne sont pas mes indispensables, mais plutôt ce que j'ai toujours sur moi. De mon côté, j'ai toujours un petit portefeuille sur moi dans lequel je range ceci :

  • Alladin de Dominique Duvivier (mais je ne suis pas sûr de le garder celui-là)
  • L'imprimerie de Dominique Duvivier
  • Standu up monte de Garrett Thomas
  • Des loops rangés dans la carte Innercircle de Yigal Mesika
  • Extreme burn de Richard Sanders
  • Money Switch de Mickaël Chatelain
  • Split d'Yves Doumergue
  • Daemona de Fred Darevil
  • Influence de Julien Losa
  • Des cartes de visite pour des tours de mentalisme, et notamment pour SWitch de Julien Losa ou pour utiliser T-Rex de Ran Pink par exemple

Et enfin je suis toujours prêt pour éventuellement faire un Save the date (Fabien Olicard) ou La mémoire de Rabab de Fabien Olicard aussi, qui ne demande aucun matériel particulier, si ce n'est une feuille et un crayon.

Voilà, comme ça j'ai toujours sur moi des choses assez variées pour présenter quelque chose s'il en est besoin ! Ça rentre dans le JOL Packet Trick portefeuille donc ça ne prend vraiment pas beaucoup de place (une poche intérieure de ma veste), et c'est toujours sur moi pour les moments impromptus et non préparés. Quand j'ai l'intention de faire de la magie, de rue par exemple, ou chez des amis, je prends aussi mon Phantom portefeuille, et un Rubik's Cube si possible pour faire Cube 3 de Steven Bundage (mais pas si pratique que ça à porter un Rubik's cube...), et puis éventuellement un paquet de cartes. Parfois aussi Tempête sous un crâne de Dominique Duvivier.

Voilà voilà...

Modifié par D.Julien
Changement de la police d'écriture

"Il possède alors l'entière certitude de ne connaître ni un soleil ni une terre, mais seulement un œil qui voit ce soleil, une main qui touche cette terre ; il sait, en un mot, que le monde dont il est entouré n'existe que comme représentation"

Arthur Schopenhauer

Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Gilbus a dit :

Bon, l’interprète peut aussi être dans un mauvais jour, cela nous arrive à tous, les fois ou fatigués ou distraits, on n’est pas dedans.

Ce devait être le cas ce jour là, on va lui attribuer le bénéfice du doute. :D

Merci pour ta longue réponse motivée je n'en attendais pas moins de toi j'avais touché la corde sensible ¬¬

Je me doutais bien avant que tu ne répondes que le conte comme la magie dépend de l'interprète mais je ne connaissais pas ses deux écoles, traditionnelle ou moderne.

Il est certain qu'en tant qu'auditeur je préfère moi  aussi le moderne qui me correspond mieux.

Nasreddin, en tout cas les histoires que j'ai entendues m'ont semblé gentillettes et même si empreinte de philosophie un peu mièvres il me manquait ce piment oriental qui donne du piquant à la cuisine comme au conte.

Peut-être ai-je eu droit aux plus simples la première partie de soirée était pour les conteurs débutants.!?

Le petit stage de magie contée se serait avec plaisir, maintenant que j'ai un peu plus de temps pour moi je vais me rapprocher d'un club de magie et, peut-être, leur soumettre l'idée.

Mais attention Perpignan c'est le bout du monde, juste plus loin il y a Cerbère ...Qui était le chien à trois têtes gardant les enfers. :sick:

 

 

Modifié par HREJ
Publié le

Ah. Bon, les copains, les modos et les autres, prenez du pop-corn et une limonade, je suis remonté comme un coucou. Sans être furieux après toi Gil - quand même, ce n'est que de la magie, un hobby pour certains, un vague intérêt pour d'autres et même pas un métier pour toi puisque tu nous serines à l'envie que tu n'es pas magicien ;) - je n'aime pas pour autant que l'on me prenne pour un con, déjà petit ça me rendait mauvais.

Citation

aaaaa, OK, c'est juste pour piquer les tours... je comprend mieux:

Ben oui; je m'autocite : 

Citation

[...] t'as peur qu'on te pique tes idées. Hé ben justement ducon, c'est bien pour ça qu'on pose la question ![...]

Que n'avais-tu pas compris dans cette phrase :)  ?
 

Citation

 

bon, dans ce cas, voila ma liste que j'ai toujours à moins de deux mètres de moi (des fois, c'est pas dans ma poche, c'est dans un sac ;)

Le Gilbus move.

la démonstration de tricherie de Gilbus.

La lecture cuberlandique de Gilbus (mais je pense qu'il n'a pas été le premier à la faire comme ça.... quoique...)

Le jeu des jumelles (je crois que c'est de Gilbus, mais avec plein de trucs piqués à Gilbus...)

Maintenant, si on élargi aux conditions de spectacle non impromptu, tu peux ajouter :

La partie de carte contre la mort (un tour de Gilbus qui est pompé sur la démonstration de tricherie de Gilbus, pour refaire l'historique...a moins que ça soit l'inverse...)

L'enfance de Nasreddin (une variante des liquides du Bengale, par Gilbus, mais qui n'a pas grand chose à voir avec les versions commercialisées)

L'effroyable tour des ficelles de Gilbus (je ne sais plus de qui c'est tellement c'est vieux...)

Les Dames amoureuses de Gilbus, c'est cool aussi...

Et le jeu des bouchons (ça, c'est piqué dans un très vénérable picsou magazine....)

 

Voila, tu es content?   ;)

 

Ben non. Je trouve même cela assez pitoyable. Si c'était drôle encore mais même pas. Vu de ma fenêtre d'artiste du dimanche, il y a quand même deux ou trois choses à préciser :

Tout d'abord lorsque tu débutes, que tu n'es pas forcément pro ou que tu manques d'imagination, quel est le problème à demander aux autres quels sont leurs tours préférés de façon à les reprendre, s'en inspirer ou que sais-je encore ? 

Mon copain Mimosa est un des rares magiciens que je connaisse à avoir publié la majeure partie de son répertoire actuel, explications comprises. Lorsque je lui ai demandé s'il ne craignait pas de voir d'autres magiciens le copier, il m'a répondu que même si un autre faisait les mêmes tours que lui, il n'obtiendrait pas le même résultat car cet autre, précisément n'est pas lui. You are the magic.

Je ne crains donc pas livrer le détail des trois effets que j'ai toujours sur moi. D'autres les feront - ou pas - mais ils ne les feront pas comme moi.

Par ailleurs, même si je ne suis pas à l'origine du sujet, il ne me déplaît pas de voir ce que font les autres, histoire de m'en inspirer ou pas, voire de faire les mêmes tours en me disant "c'est vrai que c'est cool". L'un de nos camarades a cité double-cross, l'un de mes copains pro m'a expliqué récemment qu'il utilisait le gimmick à tours de bras - une tuerie - , mon copain Chakkan nous, explique dans un Magigazine, comment il utilise cet outil, couplé à un autre effet (du type "dans quelle main", si je ne dis pas de bêtise), bref, autant d'utilisation que de magiciens. Qu'est-ce que l'on va "piquer" là-dedans, si ce n'est de se dire "tiens, ça a l'air pas mal ce truc; je n'y avais pas pensé; voilà un outil que je n'ai pas pensé à utiliser".

Récemment notre copain Maroine a dit qu'il faisait le jeu hanté version Joshua Jay. Possédant Unreal, je suis allé voir, des fois que. Bingo :) ! Excellente version effectivement. Est-ce pour autant que nous allons faire la même routine ? Non.

Bref, autant d'exemple qui montrent que "piquer des tours" ne veut strictement rien dire, dans ce contexte.  Prendre des idées, échanger autour de cas concrets voilà ce que l'on demande dans ce type de sujet. 

Quel est ton problème avec ça ?  Si tu ne souhaites pas répondre parce que tu estimes que la démarche n'est pas la bonne ou parce que tu ne souhaites pas dévoiler ton répertoire, c'est tout à fait compréhensible mais pourquoi intervenir dans ce cas ? 

Je ne dis pas que ton propos n'est pas intéressant, je dis simplement que ce n'est pas ce que l'on demande ici. 

Il faut accepter que l'on pose ce genre de question "basique". Pour ma part, si je flashe sur un tour, par exemple, il est évident que je vais tacher de le faire mais avec une présentation personnelle qui n'aura peut-être rien à voir avec ce que fait le type qui a mentionné l'effet en question. 

On ne demande pas - en tous cas pas moi - "quels sont vos indispensables et quelles sont les présentations associées" mais simplement quels sont vos effets préférés ? 

Pour ma part, en non impromptu, j'aime enchaîner des  tours comme "Toll Free" (G. Wilson), une routine de carte ambitieuse (désolé c'est une construction perso mais très classique, si je ne détaille pas c'est parce que j'ai la flemme) et une routine de balles éponges ("Ain't no more" de Carl Andrews).

En disant cela qu'est ce que je fais ? Je réponds à la question posée. Je donne des idées, si quelqu'un décide de reprendre tel quel l'enchaînement, no problemo, de toute façon, il ne présentera pas les choses comme moi. En outre, je connais la difficulté de monter un répertoire cohérent, si cela peut aider, why not.

Et à cette occasion, permets-moi de faire caca sur cette partie de ton intervention :

Citation

 

Ou alors, en se prenant la tête, et en déduisant une constante de second degrés:

Les meilleurs tours, pour soi, c'est ceux de Gilbus ?

Ou alors, les tours adaptés à son personnage, son style, sa langue de bois?

 

Car cela relève pile-poil du point Goodwin que j'évoquais précédemment; encore une fois ce n'est pas de présentation dont on parle. Tu évoques un peu plus haut les liquides du Bengale, très bien. Tu réponds à la question - peut-être même sans le vouloir d'ailleurs mais ça c'est parce que tu te ramollis peut-être ;) - et c'est très bien. On s'en fout de la présentation de Gilbus qui effectivement ne collera certainement pas à mon personnage, par exemple. Mais si tu cites l'effet, il est digne d'intérêt. Allons donc voir :) .

Pour finir, on peut bien sur intervenir sans répondre pour plusieurs raisons, en ce qui me concerne, j'interviens parfois pour un délire mais quel est l'intérêt d'en faire des tonnes pour ne pas répondre à la question ?  Je ne dis pas que le propos n'est pas intéressant, tu figures parmi les esprits les plus aiguisés de notre forum et, en toute sincérité, si je devais être filmé sur un numéro, je serais ravi de le soumettre à ton oeil acéré mais ce n'est pas le sujet ici.

Ainsi lorsque tu dis : 

Citation

Parce que comme l'a montré Patricia, l'important n'est pas d'acheter du matériel dans un magasin de magie, mais d'apprendre des principes, que l'on va ensuite mettre en œuvre.


C'est vrai mais ce n'est peut-être pas encore ce que cherche notre ami. Il y viendra mais ce n'est peut-être pas encore le moment dans son parcours.

En outre Patricia a fait une réponse complète et plutôt pratique. De son côté SébastienO a froidement décliné une liste d'effets. Très bien. Où est le mal ?

Par ailleurs, si ton altruisme te pousse malgré tout à intervenir, pourquoi ne pas répondre à la question en évoquant explicitement quelques-un de tes effets préférés mais en ajoutant à l'issue une réflexion de plus haut niveau, comme tu sais si bien le faire ?

Pour terminer, je laisse de côté les interventions d'Andy toujours très prompt à répondre de façon tout a fait explicite et en plein dans le sujet, pour tacler notre Belge Conservateur : lui aussi ne réponds pas souvent à ce type de question (et d'ailleurs, y en a marre de Khanar >:( !). Sauf que son intervention concernant le talent est sarcastique et drôle et que si l'on veut savoir quels sont ses tours préférés, y a qu'a visionner les vidéos qu'il publie sur le forum. Ai-je déjà pompé l'une de ses routines : OUI ! J'ai repris presque mot pour mot (enfin presque, je n'évoque ni le jeu ni James Bond parce que... Cela ne correspond pas du tout à mon personnage si tenté que j'en ai un :) ) son excellent Capharnaüm car c'est LA réponse selon moi à "Comment avez vous commencé la magie ?". 

Voilà. Ceci dit, à la relecture je suis assez déçu, pas vraiment de trucs drôles, juste l'expression d'un point de vue et, malgré quelques tentatives de saillies drolatiques, même pas de vannes bien vachardes, comme j'aime. Je sens que je vais perdre des points... :D;) .

W.

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
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