Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Recommended Posts

Publié le

Que pensent les théâtreux des comédiens professionnels vs. les troupes d'amateurs ?

Les uns vivent de leurs cachets, les autres non. Les spectacles ne sont pas toujours très différents d'un point de vue qualité, et peut on considérer que les uns usurpent les autres ou leur nuisent ?

Pourquoi vouloir toujours bien faire des clivages ?
Je suis amateur. Ou semi-pro. Car je fais de la magie à mes proches gratuitement, et parfois en restaurant moyennant finances (déclarées).

So what ? Mon niveau de réflexion ne vaut pas moins que celui d'un autre, la popularité du Magigazine l'a démontré je pense.

Certes je n'ai pas, et je n'aurai JAMAIS le niveau de Shin Lim. Mais même parmi les pros, peu l'ont. Et on trouve des amateurs avec des niveaux techniques hallucinants.

Je n'envisage pas de devenir magicien à plein temps, je rejoins Francis là dessus.

En revanche notre économie nous permet de faire cela : ne pas choisir. Rester salarié et faire des prestations.

Nous sommes dans une Ubérisation de l'économie, ou de plus en plus les particuliers proposent des prestations (livraisons, transport, location de matériel). La qualité n'est pas toujours là, mais le marché est fait pour ça : laisser sa place à chacun et la concurrence détermine ceux qui survivront.

En tout cas me livrer à l'exercice des prestations à ma modeste échelle a été un boost considérable dans ma magie !

  • J'aime 4
  • Merci 1
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Entièrement d'accord avec Chakkan,  son expérience est aussi la mienne.

Et j'ai vu des pros (dont c'est à 100% le métier) présenter des prestations navrantes (techniquement comme artistiquement), en comité d'entreprise ou en camping par exemple! Mais bon ils ne sont peut être plus pros, encore qu' en baissant sans cesse les prix.

Mais c'est certain qu'il faut du courage pour se lancer dans ce type de métier à l'avenir financier toujours incertain.

Il y a aussi un avantage à être amateur ou semi-pro me concernant je trouve, c'est que je ne suis pas obligé d'accepter tout et n'importe quoi car sinon je ne mange pas à la fin du mois. Ainsi je ne fais que ce qui intéresse et que j'aime, c'est une forme de privilège.

Modifié par darlone
  • J'aime 2

www.dedales-hypnose.fr

Publié le (modifié)

Je sais que magicien peut être un VRAI métier...mais pour la majorité des gens, ce n'est pas un métier...c'est un hobby... (ça c'est la pensée générale) 

D'ailleurs si quelqu'un te demande :"tu fais quoi comme boulot ?" et que tu lui réponds "Magicien", il va te dire: "OK...mais ton vrai métier c'est quoi ?"

Je n'ai jamais été Pro étant donné que je pouvais assumer facilement les 2 à la fois...donc pas trop pantouflard quand même...:D

La situation idéale à vrai dire...je ne vais pas me plaindre...mais c'était à une certaine époque et maintenant les temps ont bien changé...

Modifié par Francis TABARY

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

Publié le

Exemple tout récent :

Une collègue vient me trouver ce matin et me demande si je souhaite animer un événement qu'elle organise avec son association (une journée autour de l'autisme). Je devrais présenter un petit spectacle et/ou faire un atelier magie + atelier sculpture ballon. Ce à quoi je lui réponds que je ne fais de la magie que dans le cercle familial ou amis et qu'en aucun cas je n'interviendrais lors d'une fête publique. Je lui indique que j'ai vu le spectacle d'un bon pro à la médiathèque où travaille ma femme et que je peux lui trouver les coordonnées.

Savez-vous ce qu'elle me répond ? Non, un pro il va falloir le payer, comme c'est pour une assoc il faut que ce soit bénévole... Euhhh, que les membres de l'assoc soient bénévoles, c'est normal, mais je pense pas que ton livreur de boisson te les fassent gratuites... Je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui te fait un spectacle ne serait pas rémunéré... Et en plus il te fournit les ballons gratuitement, c'est un don pour l'assoc, c'est ça ???

Bref, on se prend un peu la tête et elle finit par me dire qu'elle trouvera bien quelqu'un qui lui fera gracieusement... Tout lui est dû, pas de retour, c'est beau la mentalité des gens aujourd'hui...

Bonne journée les amis

  • Merci 1
  • Embarrassé 1
  • Triste 1
Publié le (modifié)

Bon après lorsqu'il s'agit d'associations oeuvrant pour les enfants malades, l'autisme...etc c'est aussi bien que des magiciens puissent se produire bénévolement non? On peut offrir un peu de son temps et de ses compétences pour aider des associations qui font un travail difficile et qui n'ont pas de budget conséquent?

Une mairie qui tiendrait ce discours (et il y en a) cela me choque, une association qui vient en aide et qui par nature n'a pas un gros budget, cela ne me choque pas bien au contraire! Il m'arrive régulièrement de participer gratuitement à ce type de manifestation pour des associations d'aide à l'enfance, c'est une manière de participer à mon niveau à des causes justes, sachant que l'on peut malheureusement tous un jour être touché.

 

 

Modifié par darlone
  • J'aime 2

www.dedales-hypnose.fr

Publié le (modifié)
il y a 56 minutes, Richard RAHL a dit :

Savez-vous ce qu'elle me répond ? Non, un pro il va falloir le payer, comme c'est pour une assoc il faut que ce soit bénévole... Euhhh, que les membres de l'assoc soient bénévoles, c'est normal, mais je pense pas que ton livreur de boisson te les fassent gratuites... Je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui te fait un spectacle ne serait pas rémunéré... Et en plus il te fournit les ballons gratuitement, c'est un don pour l'assoc, c'est ça ???

Il ne faut pas tout mettre dans le même sac :

Évidemment, que tout n’est pas dû, que le travail mérite salaire, et que certains veulent tout sans payer, alors qu’ils ont de quoi payer.

Et c’est regrettable.

Ensuite, il y a d’autres cas :

Les appels à contributions pour une œuvre caritative, ou en vue d’aider une cause sensible, par une organisation qui n’a pas de financement spécifique, c’est très courant, et cela ne me choque pas.

Déjà, les magiciens comme les autres, ont le droit de faire dans le caritatif.

C’est même tout à leur honneur.

Les cas existent, et presque tous les magiciens que je connais ont donné de leur temps et de leur talent pour une cause ou une autre.

 

Ensuite, tu as les manifestations de petite envergure, qui sont là pour récolter des fonds dans un but précis, et n’ont pas les moyens d’embaucher un magicien à 500€ + les charges.

Tout simplement parce que la manifestation risque de ne même pas rapporter cette somme !

Là, on peut comparer avec le livreur de boisson de la buvette : la buvette, dans bien des cas de petites fêtes, est LE poste qui va rapporter de l’argent directement.

C’est un investissement.

Certes, un magicien est un investissement aussi, puisqu’il risque de faire venir du monde, par rapport à d’autres animations bénévoles moins faciles à mettre en avant.

Mais c’est un investissement à risque, alors qu’une buvette est une valeur sûre… (en tout cas, en Bretagne, ça l’est… ;) )

 

Donc , il faut relativiser :

Peut-être ta collègue voulait elle dire que payer un magicien n’était pas possible dans ce contexte ?

Ou que le but étant caritatif, elle espérait trouver un magicien au grand cœur qui offre sa prestation…

Cela n’est pas négatif.

 

Ce qui est plus dur à avaler, c’est dans le cas de structures qui ont de l’argent et ne soutiennent pas une cause spécifiquement humanitaire, et qui veulent des animations gratuits, sous prétexte qu’ils ne VEULENT pas payer >:(

 

Après, chacun peut faire le caritatif qu’il veut :

Perso, si un club de foot veut une animation, je ne la ferais pas gratuitement.

Chacun place son caritatif ou il veut, et le soutient au club de foot local dans le besoin passera sans doute auprès d’un magicien qui trouve que le foot, c’est bien.

J’ai déjà fait bénévolement, seul ou avec d’autres magiciens, des animations pour des manifestations sur l’autisme, sur le sida, le téléthon, des orphelinats en inde, des associations qui creusent des puits en Afrique, qui aident les populations palestiniennes (même si, paradoxalement, je ne soutiens pas le gouvernement palestinien…), qui bâtisse des écoles dans des pays sous-développés…etc.

Ma dernière prestation du genre était il y a 15 jours, pour la galette des rois chez les petits frères des pauvres à Rennes, une heure de magie et de magie contée pour une cinquantaine de personnes...

Un des critères pour que je classe cela dans le caritatif, c’est que le but soit de soulager une peine, et que l'argent récolté s'il y en a serve vraiment à cela.

 

A côté de cela, j’ai mes chouchous aussi, hors "caritatifs" :

Je fais des animations bénévoles dans le domaine de la jonglerie, du médiévale, du jeu, car je soutiens ces activités, comme je conçois que d’autre soutiennent le foot.

Mais dans ces domaines, il arrive que je fasse payer, tout dépend de qui demande, et du contexte….

J'ai refusé de faire gratuitement un festival de cirque, ou le public paye sa place, par exemple :
C'est organisé par une communauté de commune qui du coup devrait inclure, à mon sens, l'ensemble des participations dans son financement.

Et à l'inverse, je joue bénévolement pour des conventions de jonglerie, car c'est organisé par des associations qui triment pour financer des manifestations déficitaires, juste pour le plaisir de l'organiser pour les jongleurs.

Quand on ne vis pas de la magie, il faut mettre en balance le plaisir qu’on a à soutenir un projet, et à pratiquer devant un vrai public, et le fait que l’on ne doit pas piquer la place d’une prestation payante.

Si la structure a de quoi payer, et qu’on n’a pas d’affinités « émotionnelles » avec ce qu’elle fait, il faut les faire payer.

Gilbus

Modifié par Gilbus
  • J'aime 3
  • Merci 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Effectivement je me suis un peu emballé, vos propos sont justes, Gilbus et Darlone. L'aspect bénévolat caritatif est important. Cependant, même pour du caritatif je ne me produirais pas en public (mais ça c'est une autre histoire). Connaissant la collègue et ses habitudes, je sais qu'elle cherche à tirer un max... Mais ici, dans ma Saône-et-Loire profonde, je doute qu'elle trouve quelqu'un qui se déplace gratuitement...

 

Publié le

Après on ne connait pas le contexte ni ta collègue :D. Ceci étant le bénévolat dans ce cadre c'est aussi souvent une bonne occasion de se lancer devant un public (si on le souhaite bien entendu, et c'est là un choix personnel), sans enjeu et dans une ambiance détendue.

Après des profiteurs il y en a partout, et sous couvert de bénévolat ils cherchent à gagner de l'argent, il faut toujours être vigilant!

www.dedales-hypnose.fr

Publié le
il y a 11 minutes, darlone a dit :

Après on ne connait pas le contexte ni ta collègue :D. Ceci étant le bénévolat dans ce cadre c'est aussi souvent une bonne occasion de se lancer devant un public (si on le souhaite bien entendu, et c'est là un choix personnel), sans enjeu et dans une ambiance détendue.

Après des profiteurs il y en a partout, et sous couvert de bénévolat ils cherchent à gagner de l'argent, il faut toujours être vigilant!

Si vous saviez...

Plus sérieusement, oui c'est une bonne occasion si on souhaite se lancer. Je l'ai fait dans d'autres domaines, en bénévole aussi. Mais là oui, on est pas loin du profitage... 

  • J'aime 1

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8514
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Paloma NAHARRO
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684k

×
×
  • Créer...